I la consommation et l'épargne





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Consommation et épargne
I La consommation et l'épargne

L’acte C°-E est complexe : ainsi, penser qu’une ↓ impôt sur le revenu permet une ↑ C° est hypothétique car les français peuvent épargner plus (retraite, avenir des enfants donc une C° lointaine).

  • micro-économie : partie de la science économique qui analyse les comportements des individus ou

entreprises, et leur choix dans le domaine de la P°, de la C°, de la fixation des prix et revenus.

  1. Définitions et mesures de la consommation

    • Les définitions

  • Consommation : utilisation d 'un B ou S qui part usure ou destruction permet de satisfaire directement les

besoins des agents économiques. On y distingue trois grandes catégories :

    • C° intermédiaire : valeur de B et S totalement transformés ou détruits au cours du processus de P°

    • C° finale : utilisation d’un B ou S pour satisfaire un besoin sans qu’il y est P° ultérieure. Il en existe

deux catégories : la C° individuelle (celle d’un ♂ ou un petit groupe dont on ajoute l’auto-P° et auto-C°) et la C° de B publique (produit par l'Etat, les collectivités locales… qui ont un prix inférieurs au coût de P°).

    • C° de B libres : utile à l'♂ mais qui ne sont pas produit par lui et existe en quantité illimitée (air…)

  1. La consommation selon le système européen des comptes (SEC 95 → année de référence)

  • dépense de C° des MG est égale à la valeur de leur dépenses en B et S de C° marchands, une partie de

la C° non marchande, les dépenses d'éducation ou santé. On y incluse aussi les loyers imputés que les MG propriétaires de leur logement se versent implicitement à eux-mêmes.

  • C° effective des MG est obtenue en ajoutant dépenses supportées par la collectivité dites "individualisable"

c-a-d les dépenses dont le bénéficiaire peut être défini. Elle est un meilleur indicateur du niveau de vie.

  • C° collective : concerne les dépenses en B indivisibles effectuée par une administration publique

  1. L'analyse de la consommation par fonction

On regroupe B et S en grde catégorie homogène répondant à la satisfaction d'un même type de besoin. Chaque catégorie est affectée d'un coefficient budgétaire qui exprime la part relative de la dépense dans le budget totale.

  1. Deux outils d'analyse macro-économique de la consommation des ménages

    • Les propensions à consommer

      1. Propension moyenne à consommer (C ÷ R) : part du revenu consacré à la C°.

      2. Propension moyenne à épargner (E ÷ R) : part du revenu consacré à l’E

      3. Propension marginale à consommer („C ÷ „R) : indique la „ C° suite à une „ revenu

      4. Propension marginale à épargner („E ÷ „R)

  • Soit un revenu (R) d’un MG qui se répartit en C° (C) et E (E). On a : R = C + E ou C = 0.8 et E = 0.2

◙ R1 = 1000, C1 = 800, E1 = 200 ◙ R2 = 2000, C2 = 1500, E2 = 500

Donc „C ÷ „R = (C2- C1) ÷ (R2- R1) = 0.7

Ainsi, le revenu à augmenter de 1000 et la C° de 700.

    • Les lois d’Engel (économiste et statisticien allemand du XIXème) montre 3 postes de C° :

► B inférieurs dont élasticité > 1 (ex: alimentation) ► B neutres dont élasticité = 1 (ex : logement, loyer)

► B supérieurs dont élasticité < 1

  • élasticité : désigne la variation relative d’une grandeur (effet) p/r à la variation relative d’une autre grandeur (cause). Par ex : élasticité de l’O ou de la D d’un B p/r à son prix. e = [„C/C] ÷ [„R/R]

II La fonction de consommation dans la théorie générale de Keynes

Il analyse C° dans la Théorie Générale désireux de comprendre la crise (vision court-terme et macro-économique).

A – Les facteurs de la consommation

Selon Keynes, le revenu établie une relation fonctionnelle avec la C° (revenu global – montant de la dépense de C°) et est le seul facteur que l’on peut utiliser sur une vision macro-économique. Le revenu est divisée en deux part (R = C + E) et ce sont les facteurs objectifs et subjectifs qui déterminent la part de la C° et l’E dans le revenu.

  1. Les facteurs objectifs

Ils peuvent provoquer des changements (temporaires) dans la part du revenu consacré à la consommation.

  • Les variations de la valeur du taux d'intérêt

  • Les variations de la politique fiscale (ex : ↓ impôt…)

  • Les chgts dans les prévisions concernant les revenus futurs, le rapport entre revenu présent et futur

  1. Les facteurs subjectifs

Ils indiquent pourquoi les agents s’abstiennent de dépenser la totalité de leur revenu. Ces facteurs sont considérés comme stables (analyse à court terme).

► Motif de précaution, de prévoyance ► Le calcul, l’ambition

► L’indépendance, l’initiative ► L’orgueil, la varice

  1. Commentaire sur les facteurs

Keynes accorde aux facteurs subjectifs un rôle plus important car ils expliqueraient que la part du revenu consommer demeure assez stable. Il estime que le revenu global est la variable principale qui détermine la C°. Il ne fait pas référence à une interprétation particulière des comportements individuels des agents économique.

B – Les outils d’analyses : propension à consommer et la loi psychologique

C’est avec l’↑ R et C° que Keynes a introduit la propension marginale à consommer et la loi psychologique.

a) La propension moyenne à consommer et la propension moyenne à épargner (voir ↑)

b) La loi psychologique

"La loi psychologique fondamentale à laquelle nous pouvons faire toute confiance à la fois a priori en raison de notre connaissance de la nature humaine et a posteriori en raison des enseignements détaillés de l'expérience, c'est quand moyenne, la plupart du temps, les ♂ tendent à accroître leur C° à mesure que leur revenu ↑ mais non d'une quantité aussi grande que l'accroissement du revenu".

III La discussion de la loi psychologique

La loi psychologique fondamentale trouverait son fondement dans le fait que pour les communautés riches, la C° est un même acte car ils disposent des besoins de rang élevé et intermédiaire.

C'est la propension marginale à consommer (c) qui fournit cette règle en chiffrant la relation fonctionnelle entre le montant du R et la C° qu'il engendre.

A court terme, la (c) peut connaître des ∆ en fonction du moral global des MG. Sur le long terme, elle témoigne d’une certaine stabilité : il n’y aurait donc pas tendance à une ↑ E des MG lorsqu’il y a une ↑ R . L’hypothèse de la stabilité est privilégiée signifiant que le court terme et le long terme se rejoignent.

IV Le problème de la stabilité, de la fonction de consommation

      1. Analyse de la courbe de consommation keynésienne C = f(R)

Chez Keynes, les facteurs subjectifs (précaution, prévoyance, calcul, orgueil…) ont peu de chance de subir des ∆ significatives à court terme car ils déterminent la position de la fonction de la C° mais des facteurs objectifs (chgt des prévisions, variations imprévisibles…) peuvent la modifier.

      1. La fonction linéaire et la stabilité de la propension marginale à consommer




On constate que 0 ≤ pmC ≤ 1 = pMC


  1. La fonction affine

Il faut que C = cY + C0

→ C0 représente le minimum pour survivre.

On constate une consommation incompressible car si Y = 0

alors C = C0

  1. L

    a fonction de la consommation





V Premières reformulations de la fonction de la consommation

  1. L’actualisation : le taux d’intérêt

C’est une méthode de calcul qui permet d’évaluer aujourd’hui un revenu à percevoir ou une dépense à engager dans le futur.

Pour comprendre le mécanisme de l’actualisation, imaginons qu’un capital C0 est placé avec un taux d’intérêt (r) pendant (n) années. Au bout de la 1ère année, on a C1 = C0 + r × C0, au bout de la 2ème années : C2 = C0 (1 + r)2

Par conséquent, on aura : Cn = C0 (1 + r)n

  1. Le poids des habitudes

L’instabilité de la propension à consommer sur le court terme peut être expliquer par les habitudes : on constate que les ajustements de la consommation aux modifications du revenu courant ne sont pas immédiat mais décalés dans le temps. Ces retards sont à la fois volontaires, le consommateur s’étant habitué à un certain niveau de consommation, et contraints, car certaines dépenses sont incompressibles à court terme.

VI Débat sur les fondements micro-économique de la fonction de C° keynésienne

  1. Le rôle des anticipations : la théorie du revenu permanent

En 1957, M. Friedman présente une théorie de la fonction de C° où il reproche à Keynes une vision trop statique du comportement du consommateur. Il veut montrer que les politiques conjoncturelles keynésiennes (lutte contre le chômage, récession) n’ont pas d’effet.

Ainsi, selon Friedman, le consommateur dissocie au sein de son revenu effectif, ce qu’il juge comme étant de nature durable (revenu permanent noté Yp) de ce qu’il considère comme ayant un caractère temporaire ou accidentel (revenu transitoire noté Yt). De même, sa C° globale est composée de deux éléments, une composante pure permanente et une composante transitoire.

La part transitoire du revenu et de la consommation diffère sans qu’il y ait de règles préétablies : ainsi, la propension à consommer fluctue en fonction des anticipations optimistes ou pessimistes des agents économiques.

Lorsqu'un agent décide de consommer, il le fait en tenant compte de deux choses :

  • Le revenu permanent : revenu prévu, anticipé par le consommateur pour une période de plusieurs années

(environ 3 ans). On le détermine en fonction de ses revenus passés, de son patrimoine et sa capacité à emprunter. Avec la prise en compte du capital humain pour évaluer les revenus futurs, le revenu permanent est alors la moyenne pondérée entre les revenus passés, courant et futurs.

  • L

    e revenu transitoire : dépend d'évènements imprévus où de fluctuations à court terme.


Si l’agent interprète une ↑ revenu comme provisoire alors il

épargne ce surplus dans la crainte d'une baisse futur de son

pouvoir d'achat. Le consommateur peut donc prêter

ou emprunter aux taux d'intérêts courant du marché et

ce, dans un univers économique dominé par la certitude.


  1. L’influence de la démographie : l’hypothèse du

cycle de vie

Modigliani souligne qu’en général les revenus du travail sont

répartis irrégulièrement sur la durée de la vie. Le revenu salarial suivrait une courbe en cloche avec l’âge, du fait d’une productivité du travail faible en début de carrière et en fin de vie.

Or, il fait l’hypothèse que les individus désirent un niveau de consommation relativement stable tout au long de leur vie. Afin de lisser leur potentiel de C°, ils sont alors dans l’obligation d’opérer des transferts de ressource sur leur cycle de vie par des opérations d’épargne et d’emprunt. Ces transferts se traduisent schématiquement par un profil de patrimoine net (actif – passif ; placements réalisés – capital emprunté).

Le consommateur durant son cycle de vie passe par trois phases de gestion optimisée de son patrimoine :

  • La jeunesse de 0 à 30 ans : on s’endette pour financier sa formation et faire face aux dépenses

d’installation

  • L’activité de 30 à 60ans : la ↑ revenu permet de se désendetter puis on accumule un patrimoine en vue de

son inactivité future.

  • La retraite : on couvre ses besoins en vendant progressivement les divers éléments de son patrimoine.

Il pose : W (patrimoine) = C0 + [C1 ÷ (1 + r)1] + [C2 ÷ (1 + r)2]




  1. La prise en compte de la répartition des revenus

En 1949, Duesenberry élabore une théorie socio-économique de la fonction de consommation, qui repose sur l’idée que les ménages déterminent leurs choix de consommations en imitant les modes de vie de la couche sociale immédiatement supérieure.

Cet effet de démonstration du voisinage social pousse à consommer proportionnellement plus. En effet, les agents économiques ne définissent plus leur consommation en fonction de leur revenu personnel (revenu absolu) mais aux dépenses et donc aux revenus des catégories qui leur sont les plus proches : c’est la théorie du revenu relatif.

  1. L’effet de cliquet et l’effet de mémoire

  • Effet de cliquet

Existence d’une non-reversibilité des la ∆ d’une variable économique que l’on a l’habitude de voir orientée vers la hausse. Ainsi, les habitudes de C° seront maintenues lorsque se produit une baisse du pouvoir d’achat que le public considère comme provisoire.

  • Effet de mémoire (T. Brown)

Cela signifie que le système ne revient pas en arrière : ainsi, sachant que le niveau de C° est déterminé par le revenu, une baisse de celui-ci ne modifie pas la C°, le ménage préférant réduire son épargne.

L’épargne
I Les déterminants à court terme de l’épargne

  1. Epargne et revenu : l’approche keynésienne

Chez Keynes, l’épargne est l’excès du revenu sur la dépense de C° donc l’épargne apparaît comme un résidu. C’est une décision consciente et positive. C’est un investissement, un placement afin de se garantir contre les risques liés à l’inconnu du futur.

Pour Keynes, les hommes ont une préférence pour la liquidité : cette préférence est à l’origine d’une contraction de l’épargne qui va limiter le financement de l’investissement. Donc il n’y a pas nécessairement égalité entre l’épargne et l’investissement car une partie du revenu non consommé est conservé sous forme liquide.

Trois motifs interviennent dans l’épargne non financière :

  • Transaction

  • Le motif de précaution : pour prévoir des évènements imprévus → argent conservé.

  • L’épargne de spéculation : épargne conservée pour profiter des avantages futurs du marché financier

  1. La théorie néo-classique et le rôle du taux d’intérêt

Dans la théorie néo-classique, le taux d’intérêt joue un rôle déterminant : c’est un sacrifice, une renonciation à la C° immédiate (→ désutilité, c-a-d que le revenu doit être utilisé uniquement pour la consommation et donc l’épargne est un facteur négatif).

Pour eux, c’est les ∆ des taux d’intérêts qui déterminent l’évolution de l’épargne et de la consommation.

  1. Le rôle des facteurs psycho socioculturels

On analyse le rapport entre l’évolution des prix et l’épargne vis-à-vis des facteurs sociologiques.

  • Les anticipations inflationnistes

Dans une économie où les taux d’inflation ↑ svt avec une croissance forte, les ménages adoptent un comportement de fuites devant la monnaie et préfère consacrée leurs encaisses monétaires à l’acquisition de marchandises. En effet, ceux-ci sont sensibles à l’inflation et donc à une baisse prévisible de leur pouvoir d’achat.

  • L’effet d’encaisse réelle

Appelé aussi effet Pigou, cet effet établit un lien entre la valeur réelle des encaisses, ou actifs monétaires, détenues par les particuliers et la demande de biens de consommation.

Ainsi, par exemple, une ↓ prix entraîne une ↑ de la valeur réelle des encaisses. Pigou suppose que les agents souhaitent maintenir celle-ci au même niveau : le surplus de valeur ainsi créé servira à alimenter la demande de biens de consommation. La déflation n’est pas pour lui facteur de récession.

  • L’effet Fisher

C’est l’effet de l’inflation anticipée sur le niveau des taux d’intérêt nominaux. Ainsi, en période de baisse des prix (déflation), l’effet d’encaisse réel peut être contrarier car si les ménages se sont endetter durant la période précédente ils doivent rembourser une dette dont le poids réel est accrue par la baisse des prix ce qui augmente l’effort d’épargne et peut alimenter la dépression.

  1. Les déterminants à long terme

    • La fiscalité et l’épargne

    • Le crédit qui permet d’emprunter pour consommer ce qui va transformer la C° future. Il est considéré comme une épargne ex post : acquisition d’un bien que l’on rembourse ensuite.

    • Le logement

    • La retraite : la répartition ou la capitalisation

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