«Pensées multiples» Avant-Propos «Patrie Famille Travail»





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PATRIE FAMILLE TRAVAIL

« Pensées multiples »

Avant-Propos

« Patrie Famille Travail » pourquoi ce titre ? Certainement pas pour réhabiliter Pétain qui avait cru bon d’en faire sa devise et que mon père a combattu au prix de sa vie* ! Mais pour rappeler que ces valeurs fondamentales de la société restent des valeurs fondamentales même après que certains aient cru pouvoir les compromettre au service d’une personne et d’une politique qui en étaient la négation. L’homme politique qui aurait été en droit d’en faire sa devise est plutôt de Gaulle qui, lui, les a mises en pratique.
C’était une escroquerie politique et intellectuelle que de vouloir les opposer à « Liberté Egalité Fraternité » dont, loin de leur être incompatibles, elles sont le complément essentiel. C’est pourquoi les réflexions politiques qui suivent sont regroupées -un peu artificiellement- sous ces trois titres.
Il y en a un quatrième, « Dieu », qui peut surprendre dans un livre qui se veut politique et social, et non philosophique et religieux. Mais on ne peut l’éviter car depuis que l’humanité existe elle a toujours fait référence à des dieux ou à un Dieu. Philosophiquement et sociologiquement, il n’y a pas tellement de différence entre le Dieu Râ des Egyptiens, ancêtre de celui d’Abraham, et l’Etre Suprême de Voltaire, et même les formes diverses de polythéisme impliquent l’existence d’un monde divin au-dessus du monde humain. Même l’athéisme moderne a du mal à se reconnaître comme tel, la plupart des athées de nos jours préférant se présenter comme agnostiques, et la « Philosophie des Lumières » elle-même ne pouvant nier son origine judéo-chrétienne . Il n’est donc pas possible de mener une réflexion politique et sociale approfondie sans aborder le problème religieux.
Ces réflexions ne prétendent pas être une nouvelle doctrine politique, philosophique ou économique (il n’y en a que trop !). Elles essaient de traduire ce qu’un « honnête homme » de ce temps, parmi beaucoup d’autres, ressent à l’égard de ces doctrines actuellement régnantes, ou prétendant à régner, dans le monde où il vit. Pas afin de rejeter ou promouvoir l’une ou l’autre. Mais afin de les relativiser en rappelant qu’aucune doctrine n’a jamais fait le bonheur de l’humanité, et qu’à toutes les époques ce que l’on appelle faute de mieux le « bon sens », doit être le guide qui empêche les gouvernants de se laisser égarer par les faiseurs de doctrines, et de trier le bon grain et l’ivraie dans leurs contenus.
Beaucoup de ce qui est écrit ici a sans doute été dit ou écrit par d’autres mais souvent dans des ouvrages peu accessibles à des non-spécialistes de la philosophie , de l’économie ou de la politique. C’est à ces hommes et femmes moyens que sont 99% de nos compatriotes que ces réflexions s’adressent.

TABLE DES MATIERES

Avant-Propos 1


I.- PATRIE 3

La gifle 5

Europe des Nations 7

La « Communauté internationale » 9

Droit Romain ou Common Law ? 13

Euratom 15

Le modèle américain 17

Le diable nucléaire 19

Le petit Satan iranien 22

Histoire et morale 24

Morale et politique 26

Gauche et doite 28

Démocratie et partis 31

Egalitarisme et démocratie 33

Parité et V° République 36

La révolution politique nécessaire 37

La révolution informatique 40

Décentralisation 42

Vers la VI° République 45

II- FAMILLE 49

Morale et société 51

Mariage 54

Féminisme 57

Ecoles et Universités 60

Médecine « libérale » 62

Banlieues 65

SOS psychologues 69

Permis de conduire 71

ONG 73

III- TRAVAIL 77

L’or et l’argent 79

Commerce mondial ou assistance 81

Travail et salaire 84

Emploi à vie 86

Richesse et justice sociale 89

Nationalisations 91

La mode des murs 93

Odeurs de pétrole 95

Multinationales et mafias 97

IV- DIEU 101

Dieu ou le Big Bang 103

Dieu ou l’évolution ? 106

Politique et religions 108

La mort de la déesse Raison 111

« Le XXI° siècle sera spirituel… » 112

Laïcité à la française 114

CONCLUSION ? 117

I - PATRIE
Le patriotisme fait partie aujourd’hui, en France, des « valeurs ringardes ». Pourquoi ? Est-ce seulement parce que Pétain a cru pouvoir l’invoquer au service d’une politique de collaboration avec Hitler ? N’est-ce pas aussi, au-delà des frontières françaises, à cause de la façon dont les nationalismes allemand et japonais l’ont dévoyé, des millions de morts de la première guerre mondiale, et de l’anéantissement de Berlin, Dresden, Hambourg, Tokyo, Hiroshima et Nagasaki ?
Or il faut distinguer le patriotisme du nationalisme. Bien qu’il faille se méfier de tous les mots en « isme », ce suffixe n’a pas le même sens dans « patriotisme » que dans « nationalisme », « socialisme », « communisme », « libéralisme », etc… Tous ces derniers « ismes » désignent des doctrines qui prétendent subordonner toute l’organisation de la société au dogme principal dont elles se réclament. Le nationalisme de Maurras n’est pas le patriotisme de de Gaulle.
Le patriotisme n’est pas une doctrine mais un sentiment. C’est le sentiment d’appartenir à une communauté plus large que la famille, la cité, le métier, etc… mais cependant suffisamment proche pour que l’on soit prêt à lui sacrifier beaucoup de choses : de son temps, de son argent, et parfois même sa vie. Ce sentiment très fort se nourrit d’une histoire et d’une culture partagées, et notamment le plus souvent d’une langue commune qui est le ciment essentiel d’une nation (avec quelques exceptions notables telles que la Suisse).
Ce sentiment naturel qui ne s’étendait guère au-delà de la cité dans l’Antiquité, s’est élargi au Moyen-Age, encouragé par les monarchies et principautés qui y voyaient un moyen de lutter contre leurs forces centrifuges. Il a culminé avec la création des principaux Etats-Nations actuels au XIX° siècle, pour dégénérer dans les nationalismes totalitaires et belliqueux du début du XX° siècle.
Est-ce à dire, comme certains le font, qu’il s’agit d’un sentiment dangereux, et qu’il convient donc d’éradiquer pour ne pas risquer la rechute dans les nationalismes ? Faut-il, comme certains le proposent, y substituer un « patriotisme européen » ou même une « citoyenneté mondiale » comme le proposait déjà, il y a 50 ans, Gary Davis ? Mais outre qu’un sentiment ne se décrète pas, un « nationalisme européen » ne serait-il pas aussi dangereux pour la paix du monde que ses prédécesseurs nationaux ? Après tout, Hitler ne voulait-il pas instaurer le « nouvel ordre européen » et Staline l’ « internationale communiste » ? Les totalitarismes ne sont jamais à court de prétextes, et si on leur enlève celui de la nation, ils auront vite fait d’en trouver un autre. Il est donc aussi stupide de condamner les patriotismes nationaux au nom de leurs dérives nationalistes qu’il l’est de condamner l’Islam au nom de l’islamisme.

La diversité des patriotismes est l’une des grandes richesses de l’humanité. Le patriotisme allemand n’est pas le même que le français, ni l’anglais, ni le danois, ni le suisse. Mais tous ces patriotismes, et les cultures qu’ils incarnent, ne cessent d’interagir et de s’enrichir mutuellement. Le patriotisme américain, qui est d’une nature très différente des patriotismes européens du fait de l’histoire qu’il incarne, n’est pas, et de loin, le moins ardent, et le fait de siffler le « star spangled banner » sur un stade de football américain, en admettant qu’il soit imaginable, susciterait une émeute. « Right or wrong, my country ! »*, ce slogan illustre bien ce patriotisme américain, et montre que, quoi que l’on en dise, ce patriotisme n’est pas plus à l’abri qu’un autre de la dérive nationaliste.
Et d’ailleurs, en supposant que l’on puisse abolir d’un trait de plume les patries et les patriotismes, par quoi les remplacerait-on ? Par un retour aux anciens patriotismes infranationaux, provinces ou cités ? Personne n’y songe sérieusement, tant ce serait une régression, non seulement politique, mais scientifique et culturelle. Par un « patriotisme mondial » ? Mais chacun voit bien qu’il ne correspond à aucune réalité : si après 50 ans d’efforts et d’intégration économique on n’a toujours pas vu naître de « patriotisme européen » ailleurs que chez quelques militants zélés, comment imaginer le voir apparaître soudainement au niveau mondial ?
Par rien, répondent beaucoup très sérieusement. On n’a nul besoin de patriotisme, l’idéologie des droits de l’homme, et l’expansion du commerce libre sont les moyens pour l’humanité de parvenir à la richesse et à la paix, dans un monde sans frontières. Cette idéologie nouvelle, qui ne se proclame pas encore comme telle, mais anime déjà nombre d’initiatives politiques ou non (médecins sans frontières, avocats sans frontières, ONG de toutes sortes) est éminemment respectable, et porteuse d’espoir à long terme. Mais est-elle réaliste à court et à moyen terme ? Signifie-t-elle, pour l’immense majorité des habitants de la planète, quelque chose à quoi ils soient prêts à sacrifier leur temps, leur argent, et leur vie ? Le fait qu’elle le signifie pour une petite minorité admirable, comme avant elle les communautés missionnaires, est un bonne chose pour l’humanité. Mais ce cosmopolitisme (qui a toujours existé à des degrés divers) ne peut, par définition, remplacer le sentiment patriotique en tant que ciment d’une société. Dans la mesure où il fait appel à une logique de générosité, il s’apparente davantage à une idéologie philosophique ou religieuse qu’au sentiment social qu’est le patriotisme.
Or ce sentiment social, et l’invitation au dépassement de l’intérêt individuel immédiat qu’il permet de susciter sont essentiels au progrès des sociétés. Certes, dans toutes les sociétés, il existe des personnes prêtes à se dévouer au bien commun, scientifique, social ou culturel sans souci d’intérêt personnel. Mais ce n’est qu’une infime minorité. Déjà plus nombreux sont ceux qui sont prêts à le faire « pour la patrie » dans la mesure où ils ont le sentiment, enraciné dans l’histoire, que leur intérêt personnel est lié à celui de la patrie. Mais, à tort ou à raison, la plupart d’entre eux n’ont nullement le sentiment, que leur intérêt personnel soit lié à l’humanité dans son ensemble.
Même si l’on se sent « citoyen du monde », ou même seulement « citoyen européen » de cœur, la coopération des patriotismes en vue du bien commun européen ou mondial est préférable, sur le simple plan de l’efficacité et donc du progrès universel, à leur dilution dans un humanitarisme ou un européanisme bien-pensant mais beaucoup moins mobilisateur. La taxe d’embarquement au profit du tiers-monde de Chirac est le type même de la fausse bonne idée. Les citoyens français ne sont pas prêts à accepter des impôts mondiaux s’ajoutant aux leurs, alors qu’ils sont prêts à accepter que leur Gouvernement consacre, avec l’accord de leurs députés, des sommes raisonnables pour aider ces pays. Leur patriotisme est légitimement fier que leur pays soit généreux vis à vis des autres, alors que leur absence de sentiment d’appartenance à une « patrie » mondiale ou européenne leur fait rejeter l’idée que ces communautés puissent lever un impôt. Comme disait Pascal, « qui veut faire l’ange fait la bête ». C’est de l’angélisme de prétendre « décréter » le patriotisme mondial ou européen ou abolir les patries pour éviter les nationalismes.

La gifle


Le non français au référendum européen n’était pas un non à l’Europe, mais une gifle aux auteurs du projet de constitution, et aux partis « de gouvernement » (comme ils disent) qui étaient derrière eux. M. Giscard d’Estaing a eu raison de dire, après ce vote et en toute modestie, qu’il ne serait jamais possible de faire un meilleur projet de constitution que le sien. C’est exact : il ne sera jamais possible, de faire accepter une « constitution », c’est à dire une structure fédérale, par des peuples qui ne veulent pas du fédéralisme, autrement que par la méthode qu’il a adoptée.
Pris entre les intégristes fédéralistes européens, dont il fait partie et qui font la loi à Bruxelles, qui voulaient une « constitution » afin de trancher définitivement le problème institutionnel européen en leur faveur, et la majorité des gouvernements et des peuples qui ne veulent pas d’une Europe fédérale, il a pris le parti de noyer le problème dans un rideau de brouillard de 700 pages. Il a accumulé dans ces pages tout ce que voulaient et ce que ne voulaient pas les uns et les autres, sans se soucier des contradictions : il était ainsi possible de démontrer, en fonction des interlocuteurs, que la constitution était fédérale, ou qu’elle ne l’était pas, et même comme on a tenté de le faire en France, que la constitution n’était pas une constitution ! Mais sachant que ces contradictions devraient nécessairement être tranchées par les institutions, il a pris soin de les composer de manière à être sûr qu’elles trancheraient dans le sens fédéraliste. La sur-représentation des petits pays, non seulement au Conseil des Ministres, mais aussi à la Commission , au Parlement, et surtout à la Cour de Justice (composée d’un membre par Etat et votant à la majorité simple) n’a pas d’autre but. Les voix additionnées des juges allemand, anglais, espagnol, français, italien et polonais, représentant les trois quarts de la population européenne, n’auraient pas fait le poids face aux juges représentant le dernier quart, et c’était cette Cour qui avait le dernier mot sur tout.
Mais s’il y a une chose dont les peuples ont horreur, c’est qu’on les prenne pour des imbéciles sous prétexte qu’ils ne sont pas des intellectuels. Certes, ils n’ont rien compris au texte qu’on leur proposait. Mais il ne faut pas oublier que les plus éminents juristes n’y comprenaient rien non plus. En démocratie les électeurs obéissent davantage à leurs intuitions qu’à leurs raisonnements. Ils ont senti, plus qu’ils n’ont compris, le piège. Plus que le non à un texte, ils ont dit le mot de Cambronne à ses auteurs.
En effet, depuis plus d’une génération, la classe politique européenne, droite et gauche confondues, vit sur la base d’un consensus mou qui lui assure des carrières confortables. L’élément de base en est l’OTAN : étant admis que les Etats-Unis assurent la sécurité de l’Europe pour peu qu’elle leur obéisse sur l’essentiel, on se défausse sur eux de la responsabilité de prendre les décisions de politique étrangère majeures, et surtout de la nécessité de consacrer des sommes importantes à la Défense. (Si la France en consacre plus que les autres, c’est qu’elle n’ose pas, vis à vis de son armée, renoncer au niveau auquel de Gaulle avait réussi à la placer.) Le second est le dogme du libéralisme qui évite d’avoir à prendre la responsabilité de politiques énergétique ou industrielle coûteuses. Même le courage de conserver une politique agricole semble maintenant leur manquer. Le troisième, conséquence des deux premiers, est qu’il faut laisser à Bruxelles le soin de décider des choses importantes, et ne conserver au niveau national que ce qui concerne la chasse, la pêche, et l’affinage des fromages (comme l’a écrit textuellement, et sans rire, Jean Louis Debré pendant la campagne référendaire).
Sur la base de ce consensus, nos hommes politiques pouvaient, sans risque, mener leur carrière d’hommes politiques de chefs-lieux de cantons, dans les habits somptueux d’hommes politiques nationaux. Ce qui allait mal était la faute de Bruxelles ou de Washington, ce qui allait bien était leur mérite. Leurs rivaux étant d’accord avec eux sur ces options essentielles, ils n’avaient pas à se donner le mal de les défendre, et ne risquaient pas qu’on les rende responsables de leurs conséquences. Une alternance confortable de périodes de pouvoir et d’opposition, arbitrées en fonction de la plus ou moins grande satisfaction accordée à des intérêts catégoriels, garantissait une stabilité de l’emploi allant bien au-delà de l’âge légal de la retraite.
Et voilà que le peuple, qui ne comprend rien à ces jeux subtiles, et à qui on dit que le libéralisme est la loi de Bruxelles et de l’OMC, et que l’on ne peut pas baisser la TVA sur la restauration sans un accord unanime à Bruxelles, décide de bousculer ce beau château de cartes, et de donner une gifle à ceux qui l’ont bâti.
Le réflexe normal quand on reçoit une gifle est de se venger. C’est ce que notre classe politique est en train de tenter de faire en prévoyant de faire rentrer par la fenêtre en 2007 ce que le peuple a fait sortir par la porte. Mais quand la gifle est donnée par le Souverain, la sagesse populaire enseigne qu’il est plus prudent de s’incliner. Nos grands partis politiques, qui ont organisé de fait le retour au vieux régime des monarchies électives, feraient bien de se réveiller, et de se souvenir que c’est le peuple qui est souverain. Sinon, il est fort à craindre qu’à la prochaine échéance il le leur fasse comprendre. Mais il est alors à craindre que le beau bébé démocratie soit rejeté par mégarde en même temps que l’eau sale du bain.
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