Première partie : Le développement des échanges internationaux





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Des échanges internationaux multipolaires




dossier élève

Objectifs :


  • Étudier et appréhender l’évolution des échanges internationaux ;

  • Interpréter et expliquer la mesure des échanges internationaux à travers le solde de la balance des transactions courantes ;

  • Identifier et caractériser les principaux pôles d’échanges internationaux ;

  • Expliquer le rôle des firmes multinationales dans le développement des échanges internationaux.


Première partie : Le développement des échanges internationaux
Document 1 : évolution des exportations mondiales de biens et de services depuis 1980 (en milliards de dollars)




1980

1985

1990

1995

2000

2005

2010

2013

Biens

2 036

1 954

3 490

5 168

6 457

10 508

15 300

18 816

Services

396

411

831

1 222

1 522

2 573

3 896

4 720

Total

2 432

2 365

4 321

6 390

7 979

13 081

19 196

23 536

Source : OMC


Document 2 : évolution des échanges de biens en France depuis 1950 (en milliards d'euros)


Source : INSEE

Document 3 : évolution des échanges de services en France depuis 1950 (en milliards d'euros)



Source : INSEE


Document 4 : évolution des échanges extérieurs de la France (biens et services) depuis 1950(en % du PIB)


 

1950

1960

1970

1980

1990

2000

2010

2013

Exportations

12,5%

11,6%

15,8%

19,6%

19,2%

25,8%

24,3%

26,3%

Importations

13,9%

13,6%

14,8%

22,6%

21,0%

26,0%

27,2%

29,0%

Source : INSEE


Question 1 : Décrivez l’évolution des échanges internationaux au niveau mondial depuis 1980.

Question 2 : Dégagez les grandes tendances de l’évolution des échanges internationaux de la France depuis 1980.

Deuxième partie : La mesure des échanges extérieurs de la France


  • La balance des transactions courantes




Document 5 : Solde des transactions courantes de la France depuis 2011 (en milliards d’euros)



Source : Banque de France, traitement DG Trésor

Document 6 : Le compte de transactions courantes


Le compte de transactions courantes comprend [plusieurs] composantes.

  • La balance des biens est appelée balance commerciale, et comptabilise exclusivement les échanges de marchandises : matières premières, biens de consommation, biens d'équipements. La balance commerciale est tout simplement la différence entre les exportations et les importations de marchandises.

  • Les services retracent toute une série d'échanges : tourisme, communication, services financiers, informatiques, audiovisuels et culturels, etc.1

  • Les revenus comprennent la rémunération des salariés et des revenus d'investissements.

Philippe Narassiguin, Économie Monétaire Internationale, 2010
1 Également services d’assurance, de télécommunications, d’informatique, voyages, transports... (Note de l’auteur)


Document 7 : La France est déficitaire dans ses échanges économiques avec l'étranger


La France n'a pas vraiment amélioré en 2013 le résultat de ses transactions courantes avec le reste du monde, encore largement déficitaires malgré l'excédent de ses échanges de services et une légère amélioration de son déficit commercial persistant. Le déficit des transactions courantes s'est maintenu à un niveau élevé, à 30,3 milliards d'euros, soit 1,4% du Produit intérieur brut, a annoncé lundi la Banque de France. […]

La balance des transactions courantes est un bon indicateur de la situation d'une économie par rapport au reste du monde car elle va au-delà des seuls échanges de biens, déficitaires depuis de longues années en France. Elle prend en compte ceux, croissants, de services ainsi que les revenus des investissements et ceux du travail versés entre agents économiques en France et à l'étranger. […]

Autre composante des transactions courantes, les revenus "reflètent notamment les profits tirés de l'activité internationale des groupes français, les revenus de placements financiers et, en sens inverse, la charge des intérêts versés en contrepartie de l'endettement auprès de l'étranger", explique la Banque de France. […]

La Voix du Nord, 23.06.2014



Question 3 : Pourquoi peut-on dire que le solde des transactions courantes est indicateur plus pertinent que le solde commercial pour mesurer les échanges d’un pays avec le reste du monde ?

Question 4 : Analysez l’évolution du solde des transactions courantes de la France depuis 2011 à partir de l’étude de ses trois composantes principales




  • La balance commerciale



Document 8 : Ce que cache la baisse du déficit commercial de la France


L'amélioration du solde du commerce extérieur peut traduire aussi bien le dynamisme d'une économie que son ralentissement. Or 2013 est plutôt le reflet de la deuxième option. Dans une conjoncture économique mondiale difficile, avec la récession1 en zone euro et le ralentissement de l'activité dans les pays émergents, la France a vu en effet se contracter l'ensemble de ses échanges avec l'extérieur. Aussi bien les exportations de biens, qui ont fléchi de 1,3% en valeur, que les importations. Celles-ci se sont simplement repliées davantage, de 2,3%. La baisse du déficit est donc essentiellement due à la baisse en valeur de nos importations, elle-même due, pour moitié, à la baisse du coût de notre approvisionnement en énergie. De ce point de vue, la France a bénéficié de la baisse du prix du pétrole. […] La facture énergétique équivaut toutefois toujours à 83% du déficit total sur l'année. 

Quant au reste de la baisse des importations, il peut être imputé à la faiblesse de la demande intérieure au cours d'une année qui n'a connu que 0,2% de croissance. "La baisse du déficit commercial ne signifie pas qu'il y a un dynamisme très fort des exportations", résume Christophe Blot, économiste à l'OFCE. "Les deux tiers de nos échanges se font avec l'Union européenne, qui sort à peine de récession. […]

Certains secteurs de l'économie sont pourtant dynamiques. Avec une progression de 3,3% de ses exportations, le secteur de l’industrie agro-alimentaire (IAA) consolide son excédent à 7,1 milliards d'euros. Les exportations pharmaceutiques atteignent un niveau record, grâce à une croissance de 2,5% par rapport à 2012. Enfin, l'aéronautique conserve son statut de premier excédent commercial sectoriel avec 22 milliards d'euros, dépassant de près de 2 milliards d'euros celui enregistré l'année dernière. Merci à l'année record d'Airbus. 

Pourtant, comparés à ceux de l'Allemagne, les chiffres du commerce extérieur français font piètre figure. L'excédent commercial allemand enregistre en 2013 son plus haut niveau jamais atteint depuis que cette statistique est compilée, en 1950, pour atteindre 198,9 milliards d'euros. "Le débat sur notre manque de compétitivité est récurrent", reconnaît Christophe Blot. "Soit nos coûts de production sont incriminés, soit des facteurs hors-coûts : la capacité à innover, à capter une demande. L'Allemagne vend des biens à des prix plus élevés que les nôtres". […]
1 Désigne précisément une phase de deux trimestres consécutifs de baisse du PIB d’une économie nationale. Le terme traduit plus généralement l’idée d’une baisse ponctuelle de l’activité économique. (Note de l’auteur)

Laurent Martinet, L’expansion, 07.02.2014




Document 9 : Principaux excédents ou déficits en 2013 (en milliards d’euros)



Source : Douanes – Données estimées CAF-FAB


Document 10 : Ventilation géographique des échanges extérieurs de biens de la France en 2013 (en milliards d’euros)



Source : DGDDI, calculs Banque de France





Question 5 : Dégagez les raisons de la baisse du déficit commercial de la France en 2013.

Question 6 : Identifiez les principales forces et faiblesses des échanges extérieurs français en 2013.

Question 7 : Analysez la répartition géographique des échanges extérieurs de biens de la France en 2013.

  • Les échanges de services


Document 11 : échanges internationaux de services de la France (en milliards d’euros)

 

Recettes

Dépenses

Soldes

Services

192,0

173,7

18,3

Dont Transports

37,1

38,8

-1,7

Dont Voyages

42,7

32,3

10,4

Dont Autres services

112,2

102,6

9,6

Source : Banque de France



Document 12 : Transports en 2013

(en milliards d’euros)



Source : Banque de France


Document 13 : Voyages en 2013

(en milliards d'euros)


Source : Banque de France



Document 14 : La France en déficit extérieur de 30,3 milliards d'euros en 2013


La Banque de France estime à 16,6 % du PIB l'endettement net du pays vis-à-vis de l'étranger.

Heureusement que les échanges extérieurs ne se limitent pas au seul commerce de marchandises, lequel accuse chaque mois un déficit de l'ordre de 4 à 5 milliards d'euros. La France se défend sensiblement mieux en matière de services. C'est ainsi que le tourisme a rapporté l'an dernier quelque 10,4 milliards d'euros de façon nette. Avec d'un côté les dépenses des touristes étrangers en France : elles se sont élevées à 42,7 milliards d'euros en 2013, et de l'autre les dépenses des touristes français à l'étranger, qui ont atteint 32,3 milliards d'euros en 2013. C'est dire qu'elles poursuivent imperturbablement leur course (elles n'étaient que de 31,1 milliards en 2012). […]
Jean-Pierre Robin, Le Figaro économie, 24.06.2014



Question 8 : Comment peut-on expliquer l’excédent des échanges de services de la France ?


Troisième partie : L’émergence de nouveaux pôles d’échanges
Document 15 : Exportations de biens et services (en milliards de dollars et en % des exportations mondiales)




1980

2000

2013

 

Montant

%

Montant

%

Montant

%

Afrique du Sud

n.d.1

n.d.

35,0

0,4%

110,1

0,5%

Allemagne

225,7

9,3%

634,9

8,0%

1 744,0

7,4%

Brésil

21,9

0,9%

64,6

0,8%

281,3

1,2%

Canada

75,2

3,1%

316,9

4,0%

537,9

2,3%

Chine

18,1

0,7%

279,6

3,5%

2 414,9

10,3%

Espagne

37,1

1,5%

82,6

1,0%

242,1

1,0%

Etats-Unis

273,1

11,2%

810,8

10,2%

2 263,1

9,6%

France

159,5

6,6%

408,2

5,1%

816,7

3,5%

Inde

11,6

0,5%

59,1

0,7%

464,6

2,0%

Italie

97,3

4,0%

297,0

3,7%

628,9

2,7%

Japon

150,7

6,2%

548,5

6,9%

863,0

3,7%

Royaume Uni

38,7

1,6%

126,0

1,6%

313,7

1,3%

Russie

n.d.

n.d.

114,8

1,4%

589,1

2,5%

Monde

2 432

100%

7 979

100%

23 536

100%


1 Non disponible

Source : OMC


Document 16 : Les BRICs, les nouveaux émergents

Le monde économique de ces cinquante dernières années a été dominé par les pays de la triade, Etats-Unis, Europe, Japon. Mais cette situation évolue avec l’émergence de pays à la taille de continent, Brésil, Russie, Inde et Chine en particulier, qui composent l’acronyme BRIC ; depuis peu BRICS, puisque l’Afrique du Sud a officiellement intégré le quartet en 2011. La Corée du Sud et la Turquie aspirent à les rejoindre (Add T for Turquey !).

à eux cinq, ils abritent plus de 43% de la population, 20% de l’activité mondiale (15 000 milliards de dollars de PIB) et réalisent entre 15 et 20 % du commerce international, dans une dynamique sud-sud de plus en plus affirmée (500 milliards de commerce interne attendus pour 2015).

Pascal Monier, L'économie générale, 2013




Question 9 : Classez selon le critère de votre choix et par ordre décroissant les principaux pays exportateurs de biens et de services respectivement en 1980, 2000 puis 2013. Que peut-on en déduire ?

Question 10 : Comment peut-on expliquer l’évolution des principaux pôles d’échanges entre 1980 et 2013. ?



Quatrième partie : Le rôle des firmes multinationales dans le développement des échanges internationaux

Document 17 : Les multinationales au cœur des échanges mondiaux


Trois tendances caractérisent le commerce mondial depuis une vingtaine d'années : l'accélération des échanges, qui augmentent nettement plus vite que la production mondiale ; la montée en puissance des pays émergents, de la Chine en particulier, désormais de loin le premier exportateur mondial ; et des déséquilibres massifs dans les soldes commerciaux entre pays.

Cette vision purement macroéconomique du commerce mondial masque cependant le rôle majeur des grandes firmes globales, dont les processus de production sont de plus en plus internationalisés. La faiblesse des coûts de transport et la facilité des communications servent en effet l'organisation des chaînes de valeur1 à l'échelle mondiale. Celle-ci passe par l'établissement de filiales à l'étranger - les filiales étrangères des sociétés transnationales produisent 10 % du produit intérieur brut (PIB) mondial et réalisent environ le tiers des exportations mondiales -, mais aussi de plus en plus par la sous-traitance. Les firmes transnationales fragmentent ainsi leur chaîne de production entre une multitude de pays, arbitrant les avantages comparatifs de chaque territoire selon des critères de coût, de qualité ou de délais. Les produits d'Apple tels que l'iPhone sont emblématiques de ce recours massif à la sous-traitance. A la limite, la firme globale n'a plus aucune activité de fabrication, mais elle capte pourtant le plus gros de la valeur ajoutée.


L'iPhone, un produit “made in world”


Quel est le pays d'origine d'un produit ? L'iPhone illustre la complexité de cette question. Conçu par Apple en Californie, il est assemblé en Chine par une entreprise taïwanaise (Foxconn), à partir de composants fabriqués dans différents pays. Les exportations d'iPhone à partir de la Chine viennent gonfler l'excédent commercial chinois, alors que la valeur effectivement ajoutée dans ce pays est minime. Ce cas extrême montre que les chiffres traditionnels du commerce international donnent une indication biaisée des relations commerciales bilatérales. Mesuré en valeur ajoutée, le déficit commercial des Etats-Unis vis-à-vis de la Chine était estimé à 165 milliards de dollars en 2008, contre 285, selon la comptabilisation traditionnelle.


Principaux composants de l'iPhone 3G




Déficit commercial bilatéral des Etats-Unis lié à l'iPhone en 2009, en millions de dollars




1 Ensemble de fonctions économiques de l’entreprise (conception, production, commercialisation, etc.) organisées de manière cohérente pour former un « chaîne » à l’origine de la création de valeur ajoutée.

Sandra Moatti, Alternatives économiques, Hors-série n° 090, octobre 2011





Question 11 : Analysez le rôle des firmes multinationales dans le développement des échanges internationaux.

Question 12 : Montrez, à travers l’exemple d’Apple, que le solde de la balance commerciale donne une indication parfois biaisée1 des relations commerciales entre deux pays.




1 Biaisé : légèrement faussé, trompeur par rapport à la vérité.

Économie - X.1. Des échanges internationaux multipolaires - Dossier Élève Page /6

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