Affaire Volkswagen : le couple franco-allemand ébranlé ? (Cercle des économistes)





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Les marchés européens nettement pénalisés par Volkswagen, le secteur pétrolier et la Chine


Boursorama le 28/09/2015 à 15:38

http://s.brsimg.com/static-1443422285/cache/i/content/images/c/7/f/c7f01e7fd1529848cc73d7431f9111d7-627x377.jpgNouvelle séance de baisse marquée pour les marchés actions ce lundi.

Nouvelle séance de baisse marquée pour les marchés actions ce lundi.

Après leur fort rebond de vendredi, les marchés s’affichaient en nette baisse lundi à la mi-journée. La nervosité des investisseurs est palpable, alors que l’affaire Volkswagen prend de l’ampleur, que le pétrolier Glencore chute, et que les profits des entreprises chinoises se contractent.


Nouvelle séance de baisse marquée sur les marchés européens. À 15h30, le CAC40 s’affichait en baisse de 2,20%, alors que le Dax allemand perdait plus modestement 1,29% à la même heure.

La volatilité des marchés actions est très forte depuis plusieurs semaines, avec un enchaînement de rebonds et de rechutes alternant jour après jour. Les valeurs industrielles (« cycliques ») sont les plus chahutées dans ces mouvements.

Pas d’impact des élections catalanes


« La baisse n’est pas liée à la Catalogne, le marché n’en tient pas compte », a déclaré à Boursorama Tangi Le Liboux, stratégiste chez Aurel BGC.

Le sujet fait référence aux élections catalanes de dimanche, où le parti séparatiste a obtenu la majorité des sièges, mais sans obtenir la majorité des voix, comme cela a été résumé par l’ensemble de la presse lundi matin. L’élection était surveillée par les investisseurs. Une victoire totale des séparatistes aurait pu provoquer des remous en Espagne, et écorner une nouvelle fois l’image de l’unité de la zone euro, ce qui n’est finalement pas le cas.

Automobile : le dossier Volkswagen prend de l'ampleur


La baisse du jour est en grande partie due à l’aggravation de l’affaire Volkswagen en Allemagne, entraînant l’ensemble du secteur automobile à la baisse ce lundi.

L’affaire des « moteurs truqués » se transmet désormais à la marque Audi, filiale de Volkswagen. Le groupe a communiqué sur le fait que « plus d’un million de véhicules de la marque Audi seraient dotés de moteurs contenant le même logiciel que celui des moteurs Volkswagen », expliquait Tangi Le Liboux. Or, « pour Volkswagen, la marque Audi est une vache à lait [marque particulièrement rentable] ».

« Le problème, c’est que ces véhicules sont souvent achetés pour la puissance de leur motorisation, or si les moteurs devaient être modifiés à cause des rejets polluants, ils offriraient probablement une puissance moins élevée, ce qui serait pénalisant pour les ventes », poursuivait le stratégiste. Par ailleurs, « Une enquête officielle a été ouverte en Allemagne pour trouver les responsables de la fraude », ajoutait-il.

Dans ce contexte, la correction de Volkswagen en bourse se poursuivait lundi, avec une nouvelle baisse de 7% à 15h10, à 107 euros l’action.

Les valeurs de l’énergie entraînées par la chute de Glencore


Les valeurs du secteur pétrolier pâtissaient également d’un mauvais sentiment de marché, en partie dû aux déboires du secteur automobile, mais aussi à la violente chute de Glencore (-26% à 14h30), géant de la distribution de produits pétroliers.

« L’action a été pénalisée par une note d’analyse d’Investec, qui estime que le groupe aurait des problèmes de soutenabilité de sa dette si les prix de l’énergie restaient aussi bas qu’actuellement », expliquait Tangi Le Liboux. Le groupe est pénalisé car « le marché n’y croit plus du tout », et ce « malgré l’absence d’autres nouvelles sur l’entreprise ».

La chute du groupe impacte l’ensemble des valeurs du pétrole et de l’énergie, à l’instar de Total (-2,5%).

Chine : nouveau signal rouge


La Chine, qui n’était plus tout à fait au cœur des craintes au cours des dernières séances, participe de nouveau au mauvais sentiment de marché de ce début de semaine. « La Chine a publié une statistique selon laquelle les profits des groupes industriels ont chuté de 8,8% en rythme annuel au mois d’août. Il s’agit du plus mauvais chiffre depuis 2011 », remarquait toujours le stratégiste d’Aurel BGC.

À cet ensemble s’ajoutent « les propos de Christine Lagarde rapportés ce matin dans Les Echos », au sujet d’une probable baisse des prévisions de croissance mondiale de la part du FMI à cause du ralentissement des pays émergents. « J’ai vu la nouvelle défiler sur un terminal Bloomberg, et tout le monde est désormais au courant de cette information », nous expliquait Tangi Le Liboux.

En facteurs mineurs, s’ajoutent à la séance de vendredi le fait que « la séance de vendredi a connu un rebond qui n’était pas vraiment expliqué par des nouvelles fondamentales », ce qui accentue la rechute après ce phénomène de rebond technique. Les interrogations sur les prochaines décisions de la Fed, mais aussi l’approche du mois d’octobre réputé mouvementé, étaient autant de raison de prudence, relevait également le stratégiste.

La route semée d'obstacles du nouveau patron de Volkswagen

Publié le 28 septembre 2015, à 00h38

 INFOS REUTERS  En Bourse, la capitalisation de Volkswagen a fondu de 30%, soit 23 milliards d'euros, sur la semaine écoulée, l'équivalent de plus de deux fois la valeur de PSA Peugeot Citroën. Matthias Müller, le nouveau président du directoire, doit tenter de résoudre simultanément plusieurs problèmes, dont certains étaient déjà clairement posés avant l'affaire des moteurs diesel et risquent désormais de s'aggraver.

Volkswagen sait déjà qu'une nouvelle équipe dirigeante et la refonte de ses structures ne suffiront pas à le remettre sur le droit chemin après le scandale mondial de la tricherie aux tests anti-pollution.

Au-delà des décisions adoptées vendredi par le conseil de surveillance, les dirigeants, les salariés, les clients et les actionnaires du groupe s'efforcent de deviner quelles seront les prochaines étapes de son calvaire.

Matthias Müller, le nouveau président du directoire, doit tenter de résoudre simultanément plusieurs problèmes, dont certains étaient déjà clairement posés avant l'affaire des moteurs diesel et risquent désormais de s'aggraver.

La dégradation de la rentabilité de la marque VW n'est pas le moindre d'entre eux mais dans l'immédiat, la priorité sera d'apaiser le scandale du truquage des tests d'émissions polluantes aux Etats-Unis, dont l'impact potentiel a été comparé à celui de la marée noire de 2010 pour le géant pétrolier BP.

De ce point de vue, Volkswagen pourrait commencer par opter pour la contrition publique en lançant une vaste campagne publicitaire sur le marché américain, estime un dirigeant du groupe, qui a requis l'anonymat.

"L'humilité doit être le maître mot", a-t-il dit.

VW a mandaté un cabinet juridique américain pour mener une enquête indépendante, une tactique de gestion de crise déjà adoptée dans le passé par de grandes multinationales comme General Motors ou News Corp.

Le temps presse: les procédures judiciaires, les enquêtes officielles, les demandes d'indemnisation et de rappels de véhicules se multiplient déjà et leur coût global pourrait vite excéder les 6,5 milliards d'euros prévus par le groupe.

ABANDONNER LE DIESEL AUX ÉTATS-UNIS ?

En Bourse, la capitalisation de Volkswagen a fondu de 30%, soit 23 milliards d'euros, sur la semaine écoulée, l'équivalent de plus de deux fois la valeur de PSA Peugeot Citroën.

Limiter les retombées de l'affaire aux Etats-Unis doit passer avant toute autre considération, estime un gérant d'un fonds européen qui figure parmi les 20 premiers actionnaires de Volkswagen.

"C'est ensuite qu'il faudra discuter des orientations stratégiques", ajoute-t-il, précisant que Volkswagen pourrait devoir remettre en cause la place accordée au diesel dans ses activités.

"Ce scandale leur fournit une occasion de se demander dans quelle direction ils doivent aller en terme de portefeuille de modèles", dit-il.

Pour Max Warburton, analyste financier de Bernstein, Matthias Müller doit aller encore plus loin et renoncer totalement à vendre des véhicules diesel aux Etats-Unis, afin de libérer des capitaux pour investir dans les voitures à moteur hybride et d'autres technologies peu polluantes.

"VW est obligé de penser grand et d'être audacieux", résume-t-il.

Plus largement, de nombreuses voix plaident au sein du groupe en faveur d'un changement de culture incluant une décentralisation des processus de décision.

La centralisation excessive sous la direction de Martin Winterkorn, qui a démissionné mercredi de la présidence du directoire, et de Ferdinand Piëch, qui présidait le conseil de surveillance jusqu'en avril, est jugée depuis longtemps inadaptée à un groupe rassemblant 12 marques et 119 usines dans 31 pays.

EN FINIR AVEC LE "CLIMAT DE PEUR"

Un "climat de peur" interne pourrait être l'une des explications du scandale des tests, estime un cadre du groupe, tout comme il avait joué un rôle il y a deux ans dans le fait que des plaintes de clients chinois sur les défauts de boîtes de vitesses aient été passées sous silence pendant plusieurs mois.

"Nous devons créer une atmosphère dans laquelle les problèmes peuvent être abordés ouvertement avec les supérieurs et non dissimulés", a dit jeudi Berndt Osterloh, le principal responsable syndical de VW.

Deux autres défis de taille attendent Matthias Müller: enrayer la baisse des ventes en Chine et redresser la marque VW elle-même.

Avant que n'éclate l'affaire, VW peinait déjà à trouver cinq milliards d'euros à économiser pour améliorer sa rentabilité, aujourd'hui inférieure à celle de Renault et PSA.

Elle avait promis de réduire ses coûts d'un premier milliard dès cette année, un objectif réaffirmé trois jours avant que n'éclate le scandale du diesel, lors d'une présentation aux investisseurs intitulée "Stabilité en période de volatilité".

Désormais l'humiliation infligée à Volkswagen par le truquage des tests pourrait l'obliger à baisser ses prix, donc à réduire encore ses marges, ce qui ne ferait qu'augmenter les économies nécessaires.

"Les révélations (américaines) pourrait avoir un impact négatif sur la capacité de VW à maintenir des tarifs de marque haut de gamme", a estimé Harald Hendrikse, analyste de Morgan Stanley dans une note cette semaine.

Avec Reuters (par Andreas Cremer ,avec Laurence Frost, Jurik Iser, Sinead Cruise et Paul Ingrassia; Marc Angrand pour le service français)

Volkswagen : ouverture d’une information judiciaire contre l’ancien patron

Le 28/09 à 13:25, mis à jour à 15:07

La cellule de criminalité économique du parquet de Brunswick a ouvert une information judiciaire « du fait de plaintes au pénal » déposées contre Martin Winterkorn. - SIPANY/SIPA

Contraint à la démission mercredi dernier suite au scandale des moteurs diesel truqués, Martin Winterkorn est désormais au cœur d’une enquête en Allemagne.

Dire qu’il y a encore quelques jours, Martin Winterkorn se préparait à voir son mandat à la tête de Volkswagen prolongé jusqu’en 2018… C’était avant la révélation que le constructeur allemand avait installé un logiciel pour manipuler les tests antipollution sur 11 millions de ses véhicules diesel à travers le monde. Depuis, le président du directoire du groupe de Wolfsburg a été la première victime du scandale en étant contraint à la démission, mercredi dernier. Les ennuis s’accumulent puisqu’on apprend ce lundi qu’une information judiciaire a été ouverte contre lui en Allemagne : le parquet de Brunswick a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour fraude contre l’ancien patron « du fait de plaintes au pénal » déposées contre Martin Winterkorn – qui siège toujours à la tête du holding Porsche SE, propriétaire du groupe Volkswagen. Parallèlement, Volkswagen lui-même a déposé plainte contre X dans la même affaire, pour établir les responsabilités dans l’origine du scandale.

Ce lundi, alors que VW continue de chuter en Bourse , Audi a révélé que 2,1 millions de ses véhicules étaient équipés du logiciel fraudeur, parmi les 11 millions concernés dans le monde. De son côté, Berlin a donné ce lundi à VW jusqu’au 7 octobre pour présenter des mesures afin de remédier au problème de ces véhicules qui ne répondent désormais plus aux normes antipollution. « La KBA [l’Autorité de sûreté automobile, NDLR] a sommé Volkswagen de présenter des mesures fermes et un calendrier permettant de savoir quand une solution technique pour les voitures concernées peut être mise en oeuvre. Un délai jusqu’au 7 octobre a été fixé », a indiqué le ministère des Transports allemand.

La gigantesque opération de remise aux normes qui se profile – en Allemagne mais aussi aux Etats-Unis et certainement dans d’autres pays ensuite – va grever un peu plus les finances de Volkswagen, qui risque toujours une amende de 18 milliards de dollars aux Etats-Unis. Le constructeur a déjà provisionné 6,5 milliards d’euros pour couvrir les coûts du scandale mais l’impact financier pourrait être encore plus important. La banque allemande DZ Bank estime qu’il pourrait en coûter 1 à 3 milliards de plus. Sans compter les conséquences futures sur les ventes d’un groupe qui a perdu la confiance de nombreux consommateurs...
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