Réflexion sur la notion d’identité(s) européenne(s)





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EUROPE – chapitre 1 année 2011-2012

Plan du chapitre 1 :

Réflexion sur la notion d’identité(s) européenne(s)



Introduction : Europe, Europes
I. L’impossible tableau géographique de l’Europe

A) L’Europe, une convention

1) une représentation de l’espace liée à l’histoire

2) Y a-t-il une personnalité « naturelle » européenne ?

3) Les spécificités européennes résident-elles dans des critères géographiques humains ?
B) La signification géopolitique des limites conventionnelles de l’Europe
II. L’Europe est diversité
A) L’Europe est une juxtaposition d’Etats-nations anciens et nouveaux

1) Une rupture récente : 1989-91

2) Une structure duale
B) L’Europe est une communauté de cultures

1) Diversités linguistiques

2) Diversités religieuses

3) Diversités politiques et économiques

4) Les grandes lignes de fracture
III. L’Europe, une construction historique et un projet

A) L’Europe est l’espace d’une mémoire

1) Un abri ouvert et gradué

2) Naissance et construction d’une Europe marchande au M-A

3) un patrimoine culturel original et complexe

4) L’Europe est une communauté culturelle / un héritage (cf carte de J. Lévy)
B) L’Europe est l’espace d’un projet

1) volonté permanente de reconstituer l’empire romain

2) Des projets unificateurs

3) La construction européenne : « une Europe à géométrie variable »
C) Réflexions contemporaines sur la question d’identités européennes

1) Déclaration de Copenhague (1973)

2) Vers une société européenne, H. Kaelbe (1988)

3) « Nous appartenons tous à la maison commune Europe » M. Gorbatchev (1987)



Module III

Géodynamique continentale de l’Europe et de l’Afrique

3.1. L’Europe

3.1.1. Identités et diversités de l’Europe



Introduction sur les termes de l’intitulé du programme …

« Géodynamique continentale » n’est pas « géographie du continent européen », terme que l’on aurait pu trouver dans les programme il y a quelques années. Ce terme invite à prendre en compte le « mouvement », le « changement », les « évolutions » en cours. Il ne s’agit donc plus de dresser un tableau statique du continent européen mais d’étudier un continent en évolution. Les dynamiques géographiques résultent des formes prises par l’intégration économique, sociale et politique, dans un continent dont l’histoire, chargée de ruptures et de divisions, montre aussi les cohérences culturelles.
Le mot « continent » … montre qu’il faut prendre l’Europe dans une acception large : l’Europe s’entend à l’échelle du continent : la partie orientale en fait partie. Il ne s’agit donc pas d’étudier l’Union Européenne (même à 27) comme dans l’ancien programme mais l’ensemble du continent européen avec les difficultés de limite géographique que cela pose … en tout cas Bielorussie, Ukraine, Moldavie, Roumanie, Bulgarie et …. Une partie de la Russie ainsi les Etats de l’ex-Yougoslavie (seule la Slovénie appartient à l’UE)….

La notion de « frontières » devra être un élément important de notre réflexion.
Les différentes sous parties devront être traitées en 6 semaines /7 semaines environ.
3.1.1. Identités et diversités en Europe

Il s’agit de s’interroger sur les spécificités du continent européen…
3.1.2. La construction européenne et ses dynamiques géographiques

Partie historique sur la construction européenne, de 6 à 25, et partie géographique sur l’organisation géographique de l’UE. Cela ne signifie pas qu’il faille écarter les Etats non membres, en effet, ceux-ci font partie de l’étude : leur future intégration ? Leurs relations avec l’UE ?
3.1.3. Les mutations économiques et sociales et leurs conséquences géographiques dans l’Union Européenne

C’est le seul point pour lequel on étudie l’Europe dans une acception réduite – en fait de moins en moins – puisqu’on prend en compte l’Europe des 25.
3.1.4. Géopolitique de l’Europe

L’étude géopolitique permet de mettre en évidence les conséquences actuelles et d’aborder la place et l’action de l’Europe dans le monde.

NB. L’espace est un cadre « géographique », mais aussi un enjeu « politique ».


Module III

Géodynamique continentale de l’Europe et de l’Afrique

3.1. L’Europe

3.1.1. Identités et diversités de l’Europe


Chapitre 1 : Réflexion sur la notion d’identité(s) européenne(s)


Introduction : Europe, Europes

L’intitulé de cette première sous- partie sur l’Europe suscite la réflexion : pourquoi ces « pluriels » pour « identités » et pour « diversités ». et pourquoi pas pour Europe / Europes… ?
Une question : Qu’est-ce que l’Europe ?


  1. Le mot Europe est polysémique :

  • c’est un espace étendu aux limites conventionnelles => le continent européens, l’Europe géographique comprenant 49 Etats et 736 millions d’habitants

  • c’est l’Union Européenne, espace plus restreint mais central, doté d’institutions, composé aujourd’hui de 27 Etats et de 500 millions d’habitants.

  • C’est une civilisation multiséculaire aux marges changeantes, une utopie ou un idéal politique => l’Europe unie, l’Europe libérée… l’Occident.


2. La question de l’identité de l’Europe est une question problématique :

L’Europe aurait-elles plusieurs identités ? Cela ne reviendrait-il pas dès lors à dire qu’elle n’a pas de véritable identité clairement définissable ? S’il y a tant de diversité en Europe, en effet, comment trouver son unité, est-ce un rêve, une utopie ?
Les discussions récentes autour de la constitution européenne ont montré l’actualité d’une telle question. La chute du mur de Berlin a rélégué dans le passé le fait l’identité « occidentale » de l’Europe et a posé la question de la définition de l’Europe.

= Elément de discorde entre les partenaires européens, difficulté pour définir une identité commune. Débat sur la question des racines chrétiennes de l’Europe. La question de l’entrée de la Turquie dans l’UE pose d’abord la question de l’identité européenne… appartient-elle ou non à l’Europe ?
D’où un premier chapitre, menant une réflexion sur l’identité / les identités européenne(s) et tentant de répondre à la question « qu’est-ce que l’Europe ? ».
Si on considère un continent comme une étendue de terres entourée par des océans, où doit-on fixer les limites de l’Europe, qui est amarrée à l’Asie ?

Quels sont les éléments géographiques, humains, historiques… qui permettent « d’individualiser »/ « d’identifier » l’Europe ?

Attention : quand on traite de l’Europe il n’est pas possible de séparer l’histoire et la géographie ; c’est un espace-temps social, une période en même temps qu’un territoire.

I. « L’impossible tableau géographique de l’Europe »
Cette expression du géographe Jacques Levy a pour but de montrer l’impossibilité / la difficulté d’une délimitation a priori du continent « Europe ». Et cependant ne pas oublier que l’Europe est le continent, à partir duquel s’est fait le découpage du monde. L’Asie, l’Afrique, et plus encore l’Amérique et l’Océanie n’existent en effet que par rapport à l’Europe. (faire la comparaison à l’inverse avec la représentation concentrique du monde par les Chinois).
Statut particulier par rapport aux autres continents : l’Europe se trouve en continuité massive avec un autre. C’est un cap du continent asiatique (d’où le terme EURASIE) Cela pose un pb de limite que ne rencontrent ni l’Afrique, ni l’Amérique, ni l’Antarctique …
Continent européen (selon les délimitations habituelles, qui incluent le Caucase)

10 millions de km², soit 1,95% de la surface terrestre, et 6,75% des terres émergées

Limites conventionnelles =

  • façades maritimes : Méditerranée (détroit de Gibraltar) / détroit du Bosphore

  • monts Oural et Caucase à l’Est et au Sud


A. Un continent conventionnel



  1. Une notion floue ou fluctuante au gré des époques : Europe et géohistoire

(analyse de Christian Grataloup1)



  • En fait l’Europe résulte d’une représentation de l’espace liée à l’histoire : l’Europe ne désigne pas forcément le même territoire selon l’époque.


NB. C’est vrai de l’Amérique aussi (notons que dans le programme, il y a « les Amériques »)

Au XVIe s. les Espagnols et Portugais colonisent « l’Amérique » : il s’agissait de l’Amérique du sud.La théorie Monroe (1823) par laquelle les EU s’arrogeaient un droit de priorité sur l’ensemble de leur continent a contribué à donner un nouveau sens à l’idée d’Amérique.
D’où des représentations de l'Europe différentes selon les époques :
au XVIe siècle, l'Europe est représentée comme une femme (tradition que l'on retrouve encore jusqu'au XIXe siècle et même de nos jours) dont la tête est à l'Ouest, alors même que le tissu de sa robe s'atténue progressivement vers l'Est, montrant par là que dès cette période, la limite orientale est extrêmement floue.

Cette idée d'Europe est née au Moyen-Age, dans le monde carolingien, ce qui est l'occasion de dire que l'Antiquité n'est pas européenne (et non pas que l'Europe n'a pas d'Antiquité) : il est en effet très difficile de dresser une géographie de l'Antiquité, largement héritée du monde romain. Mais pour les Grecs par exemple, l'Europe se résumait à la partie sud et à la rive occidentale des Balkans (confins boréens).

Ce n'est donc qu'au VIe siècle que l'on peut commencer à parler de monde européen, avec notamment la mappemonde d'Isidore de Séville. Le découpage en trois continents (Europe, Asie, Afrique), la représentation du T dans l'O, dérive en fait une lecture biblique du monde2. On peut retrouver ce découpage tout au long du Moyen-Age : l'Est est toujours représenté en "haut" (il s'agit de l'Eden), Jérusalem et le tombeau du Christ au centre et l'Europe en "bas"33
Il faut attendre le XVIe siècle pour que cette lecture du monde soit laïcisée, avec la découverte d'un quatrième continent (représenté pour la première fois sur la carte de l'Allemand Waldseemüller en 1507 sous le nom d'« America »). Ce nouveau continent n'existant pas pour la Bible, l'Eglise se voit contrainte de déconnecter la lecture du monde d'une lecture littérale de la Bible. Quant au cinquième continent, l'Océanie, il n'a été "inventé" qu'au début du XIXe siècle, encore une fois par les Européens. Les Européens ont donc"inventé" le monde, ce qui explique la vision européanocentrée utilisée la plupart du temps en cartographie.

Sur le frontispice de l'atlas d'Abraham Ortelius (datant de 1570), la domination européenne est mise en scène avec une hiérarchie traditionnelle des quatre continents. L'Europe règne tandis que la riche et opulente Asie lui est soumise mais moins cependant que les sauvages Afrique (paraissant nue, brûlée par les ardeurs du soleil) et Amérique (représentée par des Amérindiens cannibales).
Si on remonte dans le temps, l’Europe c’est donc tour à tout l’Occident Chrétien, l’empire napoléonien, l’Union européenne… d’où l’émergence d’Europe à géométrie variable.
De ce point de vue l’Europe a pu être réduite au XXe siècle à la sa partie occidentale. Cela était appuyé par l’émergence de la notion de « triade » dominant le monde (EU, Europe de l’ouest, Japon). Cette configuration ternaire traduisait l’émergence du Japon, mais aussi le rattrapage par l’Europe de l’Ouest de son retard de développement vis-à-vis des EU (cf. prog. 1ère année).

Dans ce sens l’Europe de l’ouest était un ensemble de pays, connaissant des structures économiques, sociales, politiques comparables, adhérents à l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), mais pas nécessairement membre de l’Union Européenne.



  1. Y-a-t-il une personnalité « naturelle » européenne ?




  • Les climats : Là encore diversité des géosystèmes4 européens (milieu océanique, continental du plus dégradé au plus rigoureux), méditerranéen et montagnard… mais dans une certaine limite. [carte]


1ère spécificité : L’Europe se situe presque entièrement (à l’exception de sa frange arctique) dans la zone tempérée, ce qui signifie que tous ses climats possèdent une saison chaude et une saison froide.
2e spécificité : l’Europe se situe en position de façade occidentale qui l’oppose à l’Asie orientale, au NE américain… mais la rapproche de la côte ouest des EU et du Chili. L’effet de façade est significatif car il se traduit pas une variation ans la rigueur de l’hiver et surtout par le caractère humide ou sec de la saison chaude.
3e spécificité : situation d’isthme : l’imbrication des terres et des mers caractérise la configuration physique de l’Europe. Le « continent » s’amincit vers l’ouest et se compose d’un ensemble complexe de péninsules et d’archipels. En Europe, on n’est jamais très loin de la mer… (cependant l’influence maritime n’est pas sensible partout évidemment… mais cela facilite/ a facilité les échanges par voie maritime)
Aucun de ces éléments ne suffit cependant à constituer une identité européenne propres.
Indiquez les grandes aires climatiques sur la carte de l’Europe (carte physique)


  • Le relief [carte]


Un relief banal (pas différent des autres continents)

Plaines, plateaux, montagnes…

Grande plaine du Nord de l’Europe

Plus montagneux au sud…

Principaux massifs montagneux = Alpes, Caucase, mais pas plus pénétrables que les massifs hercyniens (Massif central) ou les Apennins, ou les chaînes dinariques.



  1. Les spécificités européennes résident-elles dans des critères géographiques humains ? (qualitatifs)



  • Une carte politique très morcelée [carte] : Des Etats petits, sauf un


Carte politique. L’Europe serait le lieu du monde où la fragmentation des Etats serait la plus marquée.

49 Etats en comptant 5 micro-Etats (Andorre, Monaco, St Marin, Vatican, Liechtenstein), les Etats de l’ex-Yougoslavie, la Russie, les républiques de Transcaucasie (Georgie, Arménie, Azerbaïdjan ?), mais en excluant la Turquie…
Parmi les critères humains plus qualitatifs, on retiendra celui des langues : en tout 99 langues. (pour des superficies du même ordre, l’Inde pourrait lui être comparée). L’Europe se caractériserait-elle alors par sa diversité linguistique ? en réalité, l’Afrique apparaît comme une mosaïque plus bariolée que l’Europe.
Les héritages culturels explique que l’Europe a peu de maxi-Etats (vs Asie ou Amérique)

En fait ce qui fait défaut à l’Europe c’est un type d’Etat alliant un territoire important (plus d’un million de km²), et une population faible (moins de 50 millions d’hab) comme c’est le cas pour la Mongolie, le Congo démocratique, l’Argentine…
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