L’architecture sous toutes ses formes





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date de publication04.10.2017
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SOMMAIRE

L’architecture sous toutes ses formes


L’architecture est un ensemble d’éléments qui forme un tout 2

Paris et style Haussmannien 5

Le logement et le lieu de vie, des indicateurs du niveau de vie d’une population et sources d’inégalités 8

LESS IS MORE : L’esthétique épurée et minimaliste de l’architecture 10

Bibliographie 12




L’architecture occupe une place importante dans nos sociétés à tel point qu’aujourd’hui elle détermine le niveau de vie d’une population. On peut par exemple citer le cas de l’architecture haussmannienne inventée entre 1870 et 1880 et dont les façades étaient construites en pierre de taille, un matériau très prisé et utilisé seulement pour la construction d’édifices importants. Nous prendrons l’architecture minimaliste afin d’étayer un exemple de style architectural. Mais l’architecture n’est pas seulement un indicateur du niveau de vie, c’est également un art durable pour nos sociétés. En effet, elle joue le rôle de mémoire de l’Humanité, de vitrine sur notre histoire. Cela s’explique par le fait que de nombreuses constructions datant de plusieurs siècles nous soient parvenus jusqu’aujourd’hui. C’est le cas notamment des pyramides d’Egypte ou des temples Incas pour ne citer qu’eux. L’architecture n’est pas un point fixe mais un ensemble d’éléments qui la compose.



L'architecture est un ensemble d'éléments qui forme un tout




L’architecture, un art conçu par un architecte mais pas uniquement
L’architecte est un homme important lors de la construction d’un édifice. Au cœur de la conception d’un bâtiment, il doit pouvoir faire la liaison entre les différents acteurs qui y contribue. Il étudie la commande du client, s’entretient avec l’entrepreneur. Son statut s’est transformé au fil des siècles. D’unique concepteur, il est passé à un stade où il doit accroître ses compétences en s’entourant d’ingénieurs, de paysagistes, d’urbanistes et d’informaticiens par exemple. Ainsi l’architecte est plus crédible aux yeux des demandeurs. C’est un changement sociologique important de l’architecture. Bien qu’il y ait toujours eu de nombreux corps de métiers impliqués dans la construction de ces bâtiments. L’architecte seul ne peut arriver à bout de la construction, il doit pouvoir compter sur d’autres comme des ingénieurs, un maître de chantier, des fournisseurs de matériaux etc… Il y a eu de nombreuses transformations, notamment au niveau des nouvelles technologies qui changent la donne dans la création de nouveaux bâtiments. Une autre transformation a mis l’architecte au premier plan au fil de l’Histoire : auparavant bien qu’il y ait déjà un minimum d’interactions entre l’architecte et le commanditaire de l’ouvrage, on se souvenait de ce dernier et non de l’architecte. C’est très souvent le cas pour les vestiges d’édifices anciens. Maintenant l’architecte est aussi important que le commanditaire et de nombreuses interactions créent la richesse de leur création.
Le patrimoine, enjeu important pour l’Humanité

Un architecte est une personne qui exerce l’art de l’architecture. En effet, l’architecture

est vue comme un art. Certains disent que celle-ci est le plus durable des arts. Cela s’explique par le fait que de nombreuses constructions datant de plusieurs siècles nous soient parvenus jusqu’aujourd’hui. C’est le cas notamment des pyramides d’Egypte ou des temples Incas pour ne citer qu’eux. L’architecture permet de nous rendre compte de notre passé. C’est une sorte de mémoire de l’Humanité, une vitrine sur notre Histoire. Ceci pose le problème de la conservation de ces bâtiments. Ces derniers font parti du patrimoine. La question de la conservation du patrimoine se pose comme un problème fondamental pour les générations futures. N’oublions pas de mentionner que l’architecture permet de faire passer un message. La création architecturale est un art et il doit donc répondre à un pourquoi faire cela et comment afin de délivrer un message ou dégager une impression pour celui qui regarde l’œuvre, y vit ou y travaille. En effet, la construction résulte d’une volonté réfléchie. C’est aussi une façon de créer de l’ordre et du sens dans un monde qui est en constante évolution. De créer un bâtiment qui permet à la fois de protéger, couvrir nos vies et qui est « beau » à voir, voilà ce qu’est l’architecture. Cela dépasse la simple nécessité de protection, mais permet aux Hommes d’exprimer des croyances, des espérances, des aspirations ainsi que des cultures.
Source d’inspiration, le patrimoine a un impact très important dans l’imaginaire des êtres humains. En effet, ces derniers veulent toujours inventer, innover. Mais ils sont incontestablement influencés par les édifices qui ont déjà été bâtis. L’architecture n’est pas née avec les premières habitations créées par les êtres humains. D’après de nombreux professeurs en architecture, celle-ci est née lorsque de premières maisons furent édifiées en brique. Ces bâtiments sont bien souvent inspirés de la nature. En observant les animaux qui ont eux même créé une façon d’utiliser des matériaux pour s’isoler du reste de la nature afin de se protéger, se tenir au chaud.
L’architecture, une façon d’exprimer le pouvoir

L’architecture est forcément associée à une création faite par l’Homme. Elle est née d’une volonté de vouloir édifier des structures plus grandes qu’une simple habitation. En effet, les ensembles bâtis doivent pouvoir être utilisés pour une fonction bien définie. C’est pourquoi, avant toute autre volonté, le bâtiment doit être fonctionnel. Il sert à remplir une fonction d’habitation par exemple, de protection. C’est une nécessité première dans la vie humaine. Mais il n’a pas fallu attendre très longtemps pour voir émerger une autre dimension de l’architecture. Celui de la volonté politique. En effet, certains commanditaires ont demandé à des architectes de concevoir et construire des bâtiments qui n’ont pas pour seul but une fonctionnalité déterminée. L’architecture permet de faire la démonstration d’une certaine puissance. Quelque soit le type de pouvoir qui demande la conception du dit bâtiment, un but de démonstration de force est poursuivi. Nous pouvons notamment citer les pouvoirs religieux catholiques qui ont voulu à une certaine époque, en particulier durant le Moyen Age, montrer leur puissance en construisant de grandes et belles églises ou cathédrales. Ces constructions permettaient de faire passer un message aux croyants ainsi qu’au reste de la population, des ennemis de l’Eglise. Il y va de même pour les autres religions qui ont construit de plus en plus de beaux édifices religieux afin d’ébahir leurs croyants respectifs et les autres puissances religieuses. Certaines civilisations poursuivaient aussi l’idée d’atteindre leur Dieu, en faisant de plus en plus hautes structures. Le pouvoir politicien n’est pas en reste, notamment à l’heure des rois et reines, lorsque ces derniers demandaient la construction d’un château.
Les outils, éléments indispensable à la conception des bâtiments

Il ne faut pas oublier que la construction nécessite des outils. Ces derniers sont notamment les matériaux. En effet, pierre, bois et brique furent les premiers matériaux utilisés par les architectes. Ces matériaux étaient présents dans les régions habitées par l’Homme. L’architecture a été très influencée par son environnement immédiat. En effet, selon le climat, les matériaux à disposition, la culture des populations vivant sur cet espace, le terrain sur le quel ils vivent, les croyances, mais aussi la destination à laquelle sera destiné le bâtiment l’architecture est différente. D’autres matériaux ont été inventés ou trouvé au fil des siècles. Nous pouvons citer l’acier, le verre ou encore le béton. Ils ont permis des changements conséquents dans la vision architecturale. Ces nouveaux matériaux permettent l’éclosion de nouvelles visions, des images, des figures dans la tête des architectes ou des commanditaires. Le béton a permis de construire des édifices en hauteur comme les tours par exemple. L’invention de l’ascenseur à la fin du XIXème siècle a permis la construction de tous beaucoup plus hautes. L’acier, un matériel plus léger que le béton a permis d’autres avancées architecturale. La multiplication des matériaux utilisables, les innovations des ingénieurs, l’évolution des mentalités ont confectionné différents style d’architecture comme le roman, le gothique, le rococo ou le minimalisme par exemple.

L’architecture, rêve d’Homme façonné à chaque instant

Architecture mêle fonctionnalité qui répond à un besoin mais qui mène aussi une réflexion sur l’Homme, la vision qu’il a de lui-même, son approche envers la nature. Le bâtiment qui naît de ces conceptions ne perd pas de sa valeur. En effet, plus encore que la réponse à une destination définie par un besoin, qu’un habitat qui se concilie avec son environnement, l’architecture joue un rôle social et politique. Elle est toujours en perpétuelle évolution, grâce aux personnes elles-mêmes qui vivent, travaillent, visitent, explorent, ajoutent ou enlèvent des éléments, recréent, arpentent ces bâtiments, quel qu’il soit. Le rêve, l’imagination reste indubitablement un élément maîtrisé par les seuls êtres humains, où l’architecture n’est qu’une façon de l’exprimer.

Catherine ADARVE



Paris et le style Haussmannien



L’immeuble haussmannien est aujourd’hui une catégorie de la promotion immobilière. L’adjectif pourrait suggérer qu’il s’agit de bâtiments édifiés dans les années 1850-1870. Or, les immeubles ainsi désignés ont été construits avant l’avènement du Second Empire et bien après la chute de ce régime.

Paris se présentait comme une ville médiévale au début du XIXème siècle. Pauvre, insalubre, malsaine avec une circulation difficile, elle avait la réputation de la « ville la plus sale d’Europe ».

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Afin de faire face à cela, Napoléon III nomme Georges Eugène HAUSSMANN préfet de la Seine le 22 juin 1853. Ce dernier a eu pour mission d’aérer la ville en aménageant des espaces verts mais également en construisant tout un système d'approvisionnement en eau et un réseau d'égouts. D’autre part, le but de ce projet était d’unifier et d’embellir les différents quartiers et monuments de Paris en créant des voies reliant chaque quartier. Un ensemble urbain était alors créé.

Cet ensemble se caractérisait principalement par la construction des immeubles dit « Haussmanniens ». Ces immeubles construits entre 1870 et 1880 sont aujourd’hui connus de tous. Auparavant, ces immeubles étaient nommés « Maisons à loyer » ou encore « Maison de rapport ». Ce n’est que plus tard que le terme « immeuble » est apparu.  L’immeuble est un bâtiment comportant un

certain nombre d’appartements qu’un propriétaire loue. C’est une innovation sociale importante.

A l’époque ces immeubles étaient de bons produits de placement. En effet, ils rapportaient 6 à 7% en termes de capital en 1860 tandis que la rente de l’Etat ne rapportait que 3,8%. Ainsi, au fil du temps, de plus en plus de compagnies immobilières et d’assurances ont investi dans ces immeubles devenus des produits financiers.

Quant à la dénomination de ces immeubles il aurait été plus « logique » d’employer un terme se référant aux « travaux Napoléonien » ou encore « le style du Second Empire » que les « Haussmanniens ». Il faut savoir qu’il y avait plusieurs opposants politique à l’encontre de Napoléon III et les attaques liées à cette opposition se manifestaient essentiellement sur le Préfet c’est-à-dire Haussmann. De là sont apparus plusieurs dénominations liées à Haussmann.

Ainsi, le style post-Haussmannien ou « Belle époque » fait référence à la période entre 1870 et 1895. A ce moment là, sous la IIIème République, Haussmann n’est plus préfet. Ce style est caractérisé par le bow-window qui est une manière de faire les fenêtres sous une espèce de serre en encorbellement. Il est alimenté également par l’apparition de coupoles et de retondes.

Cependant, la caractéristique principale des immeubles Haussmanniens repose sur l’architecture et les matériaux qui sont employés.

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En effet, toutes les façades sont construites en pierre de taille. Ce matériau était spécifiquement utilisé pour les édifices importants. On retrouve également des balcons situés au premier étage (dit étage « noble ») et au cinquième étage.

La Cour est également un élément important dans l’immeuble : elle permet l’éclairage des pièces.
Par ailleurs, selon les emplacements des immeubles les détails liés à l’architecture différaient. En effet, une différenciation était notée par rapport au type de quartier et le type de clientèle.

Ceci était d’autant plus distingué par le prix du loyer.

De plus, la structure des appartements n’était pas faite de manière à ce que chaque individu se sente « chez soi ». En effet, il y avait une circulation commune entre chaque chambre, les espaces n’étaient pas séparés par des portes. C’est essentiellement à la fin du XIXème siècle que commence à apparaitre les appartements tels qu’ils sont connus à ce jour. Ainsi, au début du XXème siècle les différents membres de la famille se replient entre eux dans un même habitat. Une intimité est dès lors créée entre ces membres qui ont désormais leur propre pièce à coucher. Cette « invention sociale » part du fait qu’il faut séparer les pièces de chaque appartement par un couloir afin de mieux coexister dans l’appartement.
Les enjeux de la politique urbaine de Paris étaient dans un premier temps de créer de grandes voies afin de faciliter la circulation mais également de créer une sorte de lotissement linéaire de chaque côté des voies en promouvant une offre immobilière au centre de la ville. Il était question de savoir si les couches bourgeoises allaient rester à Paris ou bien partir en Banlieue. Il y avait ainsi une logique de revalorisation du centre qui était considérée comme une ville insalubre. Ce nouveau type d’habitat a donc été construit dans le but de séduire cette population.

La construction de ces immeubles dit Haussmanniens n’étaient pas uniquement dédiée aux classes bourgeoises. Ces immeubles englobaient toutes les catégories sociales. D’ailleurs, la répartition des différentes classes sociales étaient réalisées en fonction de la structure de l’immeuble. Il existait ainsi une de sorte de mixité sociale au sein d’un même immeuble.

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Nous pouvons ainsi visualiser grâce à la caricature ci-dessus représentée que le rez de chaussé était attribué à la concierge. Les bourgeois étaient disposés au premier étage (d’où le terme « étage noble »). Ces derniers bénéficiaient d’une hauteur beaucoup plus grande afin de pouvoir recevoir un nombre considérable d’invités. Cette spécificité marquée par la hauteur est notable : au fur et à mesure des étages la hauteur et l’espacement des appartements diminue. Ces appartements étaient essentiellement occupés par les classes modestes, des peintres, des artistes. Le dernier étage qui est le sixième était spécialement conçu pour les bonnes.

Ce type de description n’était pas seulement relaté dans les caricatures. En effet, la littérature a souvent mis en évidence l’agencement de ces immeubles ainsi que les rapports de mixité sociale qui leurs sont attribués. Ainsi, Honoré de Balzac en fait une description exacte dans le père Goriot. Ce dernier étant riche habitait un appartement au premier étage de son immeuble. Au fil du temps, il se sacrifie pour ses filles qui avaient réussi à prendre sa fortune. Ruiné, le père Goriot finit par grimper les étages au fur et à mesure pour finir au sixième étage dans une chambre de bonne et méprisé par ses filles. Une certaine « ségrégation urbaine » est ici mise en évidence.

Aujourd’hui, l’ascenseur a changé les « valeurs » correspondant aux immeubles Haussmanniens. En effet, il est aujourd’hui davantage préférable de vivre en hauteur : une certaine tranquillité et une vue agréable est appréciée. Les fonctions des appartements se ressemblent toutes que ce soit par rapport à la hauteur ou encore au type de parquet. Quant aux prix, ils n’y a plus de grande distinction qui est faite : ces immeubles sont accessibles et habités par les populations aisées. Il n’y a plus de mixité sociale.

Nadia MKACHER

Le logement et le lieu de vie, des indicateurs du niveau de vie d’une population et sources d’inégalités

« Le bonheur ou le malheur, à partir du moment où l’on possède de quoi se nourrir, se couvrir, se loger, on les porte en soi. » Cette citation d’Henri Laborit, un chirurgien français qui compare le logement à un outil de première nécessité illustre bien l’importance du logement pour les populations, à tel point que les candidats à l’élection présidentielle font de ce sujet un des débats majeurs de leurs campagnes. Le logement joue un rôle important car il est l’un des premiers facteurs d’inégalité et de disparité sociale. On assiste ainsi à un phénomène d’entassement des populations défavorisées dans des zones urbaines sensibles (ZUS), alors que les populations plus aisées se regroupent au sein de résidence pavillonnaire. Cette « fragmentation » de la population entraine un manque de cohésion et une rupture du lien social entre les populations aisées et défavorisées.

L’architecture du logement laisse entrevoir des disparités

Les grands ensembles des années 1960/1970 sont de façon générale assimilés à la typologie architecturale (tours, barres) typique du logement des populations rencontrant des difficultés sociales donc ayant un niveau de vie relativement faible. Ceci est d’autant plus vrai pour les grands ensembles présentant un caractère dégradé où l’assimilation aux populations en difficultés est quasi systématique. Il y a en fait une tendance forte à la stigmatisation des personnes vivant dans les grands ensembles (vivre dans un grand ensemble = être pauvre).

D’autre part, certains types de maisons reflètent bien le niveau de vie élevé de leurs occupants du fait de leur composition et qualité architecturales : maisons d’architectes, maisons bourgeoises, villas. Les éléments de décors soignés et les matériaux « nobles » (pierre de taille, meulière, fer forgé…) sont notamment significatifs d’un niveau de vie relativement élevé dans la mesure où les habitations qui en sont dotées ont généralement un prix de vente/d’achat élevé. La complexité architecturale reflète bien souvent un niveau de vie relativement aisé. Mais il faut aussi nuancer car par exemple dans les immeubles haussmanniens à Paris, on trouve des populations à hauts revenus dans les grands appartements et des personnes plus modestes dans les chambres de bonnes au dernier étage. Mais à l’origine, ces immeubles étaient occupés par de riches familles. Il y a là aussi une évolution dans le temps à considérer.

Au-delà de l’architecture, le niveau d’entretien, l’état du bâti, est un assez bon indicateur du niveau de vie des occupants puisqu’il reflète généralement des difficultés financières à assurer l’entretien de l’habitation. Par exemple, de plus en plus d’immeubles en copropriétés présentent de fortes dégradations car les propriétaires ne peuvent plus assurer les charges d’entretien.

Le lieu de résidence est un berceau de naissance d’inégalités sociales et économiques

Les populations les plus modestes s’entassent dans des zones urbaines sensibles ce qui influent fortement sur leur niveau de vie comme en témoignent certains chiffres : il faut savoir tout d’abord que le taux de chômage dans ces zones est deux fois supérieur à la moyenne nationale (près de 19% soit une personne sur cinq). Toujours à titre de comparaison, le revenu mensuel moyen des populations vivant dans ces zones urbaines sensibles est de 1814 euros contre 2795 en moyenne en France. Le problème est double avec ces zones urbaines sensibles : d’une part ils nuisent à l’économie du pays mais également à la mobilité sociale.



D’autre part, on peut constater que dans certaines villes du monde, les populations se retrouvent nez à nez sans pour autant se côtoyer. C’est par exemple le cas à Rio de Janeiro au Brésil, ou les favelas se retrouvent juste en face des immenses buildings symbole de la puissance économique du pays. Cet exemple représente bien la « fragmentation » de la population selon le niveau de vie. Les populations ne se mélangent donc pas, il n’y a aucune interaction entre eux. Les hommes se ressemblent mais ne se mélangent pas, ainsi les pauvres restent avec les pauvres, et les riches restent entre eux.

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Les favelas au premier plan qui côtoient les buildings du quartier d’affaire de Rio.

Mais il faut nuancer ces propos : en effet avec la conjoncture économique difficile que nous connaissons, il est de plus en plus fréquent de voir des ménages aisés rejoindre des zones HLM pour profiter de loyers plus faibles. Ainsi, ces zones voient cohabiter de plus en plus des populations riches et modestes. Néanmoins, cette « implantation » des familles riches dans les HLM est critiquée par la classe politique : en effet, François Fillon l’ancien premier ministre y voit là un moyen de faire des économies et demande clairement de chasser les riches des HLM.

Des mesures pour lutter contre ses inégalités face au logement 

Les hommes politiques ont bien compris l’enjeu du logement dans nos sociétés : ainsi, ils ont décidé de mettre en place des mesures visant à limiter les disparités sociales.

En ce qui concerne tout d’abord les Zones Urbaines Sensibles, le gouvernement a mis en place l’apport de subvention à toute entreprise s’implantant dans ces zones sensibles. Cette mesure vise à favoriser le développement économique de ces zones via l’implantation d’entreprise susceptible d’embaucher du personnel vivant dans ces lieux « défavorisés ».

D’autre part, le gouvernement a procédé il y a peu à la destruction de cité HLM et de logement qui étaient jugés insalubres et donc inhabitables. Le gouvernement a décidé de reconstruire ces zones HLM pour que les populations qui y vivent ne se sentent pas délaissées et puissent y vivre dans de bonnes conditions, digne d’un pays comme la France. Le gouvernement a ainsi annoncé la construction de 150 000 logements sociaux pour redorer l’image que la population se fait de ces zones HLM.

http://24.media.tumblr.com/tumblr_l8mi5boog81qaw03ro1_500.jpg Destruction d’une cité HLM dans le Rhône

Antoine PASQUINI

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Bibliographie

  • GLANCEY Jonathan – L’Architecture- Grund, 2007

  • MELVIN Jeremy – Découvrir l’architecture – Groupe Eyrolles, 2006

  • TEXIER Simon – L’architecture exposée, La Cité de l’architecture et du patrimoine - Gallimard Bouygues Immobilier, 2009

  • PINON Pierre - Atlas du Paris haussmannien

  • LEPOUTRE David - Histoire d’un immeuble haussmannien



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Bibliographie

  • GLANCEY Jonathan – L’Architecture- Grund, 2007

  • MELVIN Jeremy – Découvrir l’architecture – Groupe Eyrolles, 2006

  • TEXIER Simon – L’architecture exposée, La Cité de l’architecture et du patrimoine - Gallimard Bouygues Immobilier, 2009

  • PINON Pierre - Atlas du Paris haussmannien

  • LEPOUTRE David - Histoire d’un immeuble haussmannien





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