Le revenu des ménages et son utilisation : Consommation et épargne





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Le revenu des ménages et son utilisation : Consommation et épargne

Par Jean-Pierre TESTENOIRE ; mise à jour 2012 par Marie BERRAH

  1. Les revenus des ménages

  2. L'utilisation du revenu des ménages : consommation et épargne




1. Les revenus des ménages

Le revenu primaire représente les recettes monétaires que les agents tirent de leur contribution, directe (production) ou indirecte (placement de l'épargne), à l'activité économique. On distingue quatre formes principales de revenu : les revenus du travail (exemple le salaire pour les ménages), les revenus de l'épargne (intérêts et dividendes), le profit (des entreprises) et la rente (revenu régulier qui ne dépend pas du travail mais de la propriété foncière ou des placements en emprunts publics). Les ménages répartissent leur revenu net disponible (après versement des impôts et cotisations sociales et encaissements des revenus indirects) entre la consommation et l'épargne.

I - L'origine des revenus

Les revenus représentent la contrepartie monétaire de l'activité productive des agents ou de la collectivité.

Typologie générale

Le revenu primaire, complété par des transferts (allocations, subventions), correspond au revenu brut. Le revenu net, ou revenu disponible d'un ménage comprend les revenus d'activité, les revenus du patrimoine, les transferts en provenance d'autres ménages et les prestations sociales (y compris les pensions de retraite et les indemnités de chômage), nets des impôts directs.

Revenu brut = revenus primaires + revenu secondaire (ou de transfert)

Revenu net = revenus bruts – (impôts directs + cotisations sociales)Le revenu réel mesure le pouvoir d'achat c'est-à-dire la quantité de bien et services qu'il permet d'acquérir compte tenu de l'évolution des prix. Le revenu réel se distingue du revenu nominal, exprimé en quantité de monnaie, qui ne tient pas compte de l'évolution de l'inflation.

ZOOM 1 : Illustration

Un salarié reçoit, en début d'année un salaire de 1000 € Au cours de l'année, il bénéficie d'une augmentation de 2 %. Son salaire nominal en fin d'année est de 1020 €

• S'il n'y a pas d'inflation au cours de l'année, le salaire nominal (et son évolution) correspond au salaire réel, soit une augmentation de 2 %

• Si l'inflation est de 1,5 %, le salaire réel n'augmente donc que de 0,5 points, soit 1005 € en terme de pourvoir d'achat par rapport à l'an passé.

• Si l'inflation est de 3 %, le salaire réel diminue alors de 1 points, soit un pouvoir d'achat de 990 € par rapport à l'an passé.

Le revenu national (total des rémunérations reçues par tous les agents pour leur participation à la production) c'est-à-dire le total des revenus primaires, est égal au PIB, diminué du total des impôts liés à la production et augmenté des subventions reçues par les agents.

RN = PIB + Revenus versés au reste du monde – revenus reçus du reste du monde[1]

Une seconde approche du revenu national illustre son utilisation. En effet, le Revenu national est affecté à la consommation (C), l'épargne et l'investissement (I) Les impôts (G, ou dépenses publiques), et aux opérations avec les agents non résidents (exportations – importation soit X-M).

RN = C+ I + G + (X-M)

La consommation des ménages représente l'utilisation de bien ou de services marchands ou non marchands destinés à satisfaire des besoins. Les biens marchands sont consommés en fonction du revenu disponible, c'est-à-dire en fonction du pouvoir d'achat du salaire le plus souvent) compte tenu de l'indice des prix, déterminants ainsi le niveau de vie.

ZOOM 2 : Des mots pour le dire, le lexique de l'Insee http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/liste-definitions.htm

Le revenu disponible
Le revenu disponible d'un ménage comprend les revenus d'activité, les revenus du patrimoine, les transferts en provenance d'autres ménages et les prestations sociales (y compris les pensions de retraite et les indemnités de chômage), nets des impôts directs. Quatre impôts directs sont généralement pris en compte : l'impôt sur le revenu, la taxe d'habitation et les contributions sociales généralisées (CSG) et contribution à la réduction de la dette sociale (CRDS).

Le pouvoir d'achat du salaire
Le pouvoir d'achat du salaire est la quantité de biens et de services que l'on peut acheter avec une unité de salaire. Son évolution est liée à celles des prix et des salaires. C'est ainsi que, si les prix augmentent dans un environnement où les salaires sont constants, le pouvoir d'achat diminue alors que si la hausse des salaires est supérieure à celle des prix le pouvoir d'achat pourra augmenter. La notion ici retenue est le salaire mais le raisonnement s'applique à l'ensemble des ressources (travail, capital, prestations familiales et sociales...).

Le pouvoir d'achat de la monnaie
Le pouvoir d'achat de la monnaie est la quantité de biens et de services qu'il est possible de se procurer avec une unité monétaire. Du fait de la hausse des prix, le pouvoir d'achat de la monnaie se déprécie au cours du temps. À l'extérieur du pays il diminue en cas de dépréciation et de dévaluation et augmente dans les cas inverses. Pour observer l'évolution réelle de l'activité économique (production, consommation,...) il est donc nécessaire de tenir compte des effets de l'inflation. On distingue ainsi les évolutions à prix courants (sans correction de l'effet de l'inflation) des évolutions à prix constants (avec correction de l'effet de l'inflation). Dans le premier cas il s'agit d'une évolution en valeur et dans le second d'une évolution en volume. Pour approximer l'inflation (ou la déflation), on utilise en général l'indice des prix à la consommation (IPC).

Indice des prix
L'indice des prix à la consommation (IPC) est un instrument de mesure de l'inflation. Il permet d'estimer, entre deux périodes données, la variation moyenne des prix des produits consommés par les ménages. C'est une mesure synthétique de l'évolution de prix des produits, à qualité constante. Il est publié chaque mois au Journal Officiel. L'indice des prix hors tabac sert à indexer de nombreux contrats privés, des pensions alimentaires, des rentes viagères et aussi à revaloriser le SMIC. L'indice retenu pour le SMIC est celui des "ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, hors tabac".

Le niveau de vie
Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (uc). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.


II - Le revenu des ménages

Le menu des ménages est constitué des revenus primaires (ou directs) et des revenus secondaires (ou indirects, ou revenus de transfert).

Les revenus directs contiennent :

  • Les revenus du travail : salaires, cachets, honoraires, etc...

  • Les revenus du capital, c'est-à-dire de l'épargne placée : intérêts et dividendes

  • Les revenus mixtes, dits revenus de la propriété : loyer, droits d'auteur, revenus des brevets …

Les revenus indirects comprennent :

  • Les revenus reçus en échange d'une contrepartie (cotisation préalable) généralement financée au titre de la solidarité professionnelle entre actifs : retraites, allocations chômage, indemnité maladies…

  • Les revenus sans contrepartie préalable, généralement financée par l'impôt au titre de la solidarité nationale entre citoyens : RMI, bourses scolaires.

Figure 1 : revenu disponible des ménages

REVENU DISPONIBLE DES MENAGES










en euros 2010/an

année

moyenne

médiane




1970

21 477

17 752




1975

25 791

21 944




1979

28 065

23 984




1984

28 471

24 441




1990

29 719

25 497




1996

30 650

26 360




1997

30 590

26 290




1998

31 220

26 830




1999

31 970

27 140




2000

32 480

27 340




2001

33 160

28 010




2002

33 860

28 720




2003

33 580

28 320




2004

33 360

28 100




2005

33 620

28 230




2006

34 250

28 610




2007

34 590

28 870




2008

35 000

29 030




2009

35 050

29 170




2010

35 220

28 910




Champ : France métropolitaine, ménage dont le revenu déclaré au fisc est positif ou nul et dont la personne de référence n'est pas étudiante

Sources : Insee-DGI, enquêtes Revenus fiscaux 1970 à 1990, Insee-DGI, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux rétropolées 1996 à 2004, Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux de 2005 à 2010

Les contributions au revenu et au pouvoir d'achat

Le revenu moyen des ménages est lié aux transferts sociaux. La part des transferts sociaux (dont les retraites) représente près du tiers du revenu moyen des ménages. Depuis la crise de 2008 cette part a tendance à augmenter alors que la tendance était vers la baisse.c:\users\mberrah\desktop\cerpeg\nattef04266.bmp

Le pouvoir d'achat réel des ménages est lié à l'évolution des revenus d'activité, des revenus du patrimoine, des transferts sociaux et à l'évolution des prélèvements fiscaux et sociaux. (figure 2 ci-dessous).

En 2011, le revenu disponible brut des ménages accélère à + 2,6 % en valeur (après + 2,0 % l’année précédente). c:\users\mberrah\desktop\cerpeg\contribution.gif

En 2011, le revenu disponible brut des ménages accélère en valeur : + 2,6 % en 2011, après + 2,0 % en 2010. Mais son pouvoir d’achat ralentit à + 0,5 % après + 0,9 %. En effet, dans le même temps, la hausse du prix de la dépense de consommation finale atteint + 2,1 % (contre + 1,1 % en 2010), en raison notamment de la hausse des prix de l’énergie.

Ce ralentissement du pouvoir d’achat est mesuré à partir de l’ensemble des revenus perçus par les ménages. Mesuré au niveau individuel, c’est-à-dire rapporté au nombre d’unités de consommation, le pouvoir d’achat est même en léger repli : - 0,1 % en moyenne en 2011, après + 0,3 % en 2010.

Si l’on déduit les dépenses « pré-engagées », le pouvoir d’achat du revenu arbitrable par unité de consommation est en revanche en hausse de 0,3 %. En effet, ces dépenses contraintes augmentent moins que les autres dépenses en 2011 (+ 1,6 % en valeur contre + 2,7 %), du fait de la diminution des dépenses de chauffage et d’une moindre hausse des loyers.

Ce ralentissement du pouvoir d’achat se transforme en ralentissement de la dépense en faveur de l’épargne (figure 3 ci-dessous).

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En 2011, la dépense de consommation des ménages ralentit, avec une croissance de + 0,3 % en volume après + 1,4 % en 2010.

La consommation effective des ménages, qui inclut les dépenses directement financées par la collectivité, est un peu moins freinée : + 0,6 % après + 1,5 %. Elle est soutenue par la dépense de consommation individualisable des administrations publiques, qui progresse de 1,5 %, et par celle des institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM), en hausse de 1,9 %. Ainsi, la consommation effective des ménages contribue pour 0,4 point à la croissance du produit intérieur brut (+ 1,7 %), mais leur dépense de consommation n’y contribue que pour 0,1 point.

Ce ralentissement de la consommation se fait en faveur de l’épargne.

Le taux d’épargne des ménages augmente légèrement : il est de 16,1 % en 2011, après 15,9 % en 2010.
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