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Sociologie économique
Qu’est-ce que la sociologie économique ?

Thèmes abordés : consommation, argent, le don…travail sur les auteurs classiques et contemporains. Tous ces auteurs ont travaillés sur des questions relatives à l’économie.

La socio économique pour Steiner « étudie les faits économiques mais en apportant l’éclairage donné par l’analyse sociologique » ; appuie sur des méthodes qui sont celles des socios ou sur des concepts plus sociologiques. Les économistes travaillent surtout sur des données quantitatives.

Méthodes sociologie économique : l’enquête de terrain, la méthode comparative (consommation en France et au Niger par exemple).

Donc autre mobilisation avec l’analyse socio que analyse statistique, on arrivera à un plus par rapport à ce que l’économie dit elle-même de son objet, apport d’un supplément : parvenir à une meilleure explication des faits économiques grâce aux concepts sociologiques.

Exemple : Weber = manière dont les croyances religieuses peuvent avoir un impact sur l’économie. Durkheim = intérêt pour la solidarité et la division sociale du travail, spécialisation du travail. Simmel = ? de l’argent, statut et représentation. Veblen = travail sur la consommation et sa dimension symbolique et sociale.

L’économisme : désigne certains penseurs qui pensent que pour rendre compte de l’action humaine, il faut prendre comme base l’intérêt économique ; désigne également une représentation qui voudrait que toutes actions pourrait être ramenés à une motivation économique. Auteurs pensent que derrière chaque action, il y l’intérêt de l’individu en question.
2) les propositions fondamentales de la sociologie économique
La sociologie économique se structure autour de propositions fondamentales.

Swedberg et Granovetter : on peut avancer deux propositions fondamentales qu’avancent la sociologie économique ; idée qu’il y a une tradition.
2.1 L’action économique ne relève pas seulement du domaine de l’économie

Cette idée implique que l’action économique c’est aussi une forme d’action sociale et symbolique (représentation du produit acheté par exemple, travailler c’est une action sociale et symbolique, achat d’une voiture n’est pas seulement une motivation économique mais aussi pour « l’image de marque »)

La sociologie économique pense que la définition basique de l’économie fait abstraction de toutes motivations qui n’est pas d’ordre économique dans leur travail : phénomènes de mode, phénomènes sociaux…

Exemples : Certaines relations sociales modifient l’usage de la monnaie dans le couple, comment les réseaux sociaux permettent de trouver un travail.

En socio éco on porte une attention entre le lien qui existe entre le politique, le culturel, le symbolique, le social et l’économie. Caractère critique vis-à-vis de l’approche critique des économistes qui pensent et se contentent de définir l’être humain et ses motivations d’une manière extrêmement étroite. Pour les économistes, l’être humain n’est pensé que sous la forme d’un agent neutre sans référence au contexte politique, historique, social, culturel dans lequel celui-ci vit : on parle d’homoeconomicus. Les économistes font abstraction de l’homme réel : pensent que derrière nos pratiques, il y a la recherche d’un gain, d’un profit matériel ou symbolique = théorie du choix rationnel. Dans analyses économistes, pas de place pour les autres motivations : l’imitation, la passion, l’honneur, le prestige…Cette théorie énonce que confronté à des alternatives, des choix différents, les individus tranchent en faveur de l’option qui leur serait la plus profitable au sens économique du terme. Pour les sociologues, cette manière de penser conduit à une impasse car ne nous permet pas de mieux comprendre la société et les faits économiques. Simiand nous dit que économistes font l’inverse de la démarche scientifique : ne fonde pas leurs modèles, ils partent d’un apriori. Pour lui, la théorie économique étudie plutôt ce que les hommes devraient faire s’ils étaient des calculateurs plutôt que ce qu’ils font vraiment. Il faut partir concrètement de l’acteur social pour comprendre ce qui motive l’action économique.

Mauss montre dans l’essai sur le don que les comportements éco intéressés existent bien dans les sociétés traditionnelles mais sont minoritaires, il va montrer que le comportement intéressé côtoie le comportement altruiste.

Swedberg et Granovetter : on peut dater le moment où on a pensé l’être humain de cette façon, Smith, 18ème= pensent que l’homme a naturellement un penchant pour le profit et le troc, il présente l’action éco comme propre à la nature humaine sans se demander si pas d’autres manière de penser rapports éco auparavant. Il considère que les influences sociales qui s’exercent sur les êtres humains sont des éléments perturbateurs du commerce.

Hirschman : économiste hétérodoxe (ne se reconnaît pas dans homoeconomicus), dans les passions et les intérêts, nous dit que la notion d’action éco entendu au sens de comportement calculateur est récente au regard de l’histoire. Il essaye d’expliquer pourquoi : pour cela il faut voir l’époque médiévale où le troc, le commerce sont considérés comme des passions destructrices, coupables = le fait de faire de l’argent avec de l’argent est condamné du point de vue des valeurs religieuses. Au Moyen age, le commerçant est mal vu : manipuler de l’argent = aller en enfer. Chez les grecs, celui qui travaille n’est pas un citoyen.


Cours du 12octobre
3.1 L’encastrement social des marchés : le secteur de l’industrie électrique aux USA
3.2 Les usages sociaux de la monnaie

Monnaie est à la base d’un certain nombre d’opérations qui contribuent au fonctionnement de l’activité économique, l’argent est un objet économique important. L’usage social de la monnaie est un des thèmes de la sociologie économique donc l’argent fait l’objet d’une attention particulière de la part des sociologues économiques. Simmel a insisté sur le fait que l’usage de l’argent nécessite d’établir des relations de confiance : pas de système financier sans confiance en ce système. Pour comprendre le système économique, on est obligé de faire appel à des sentiments psychosociaux (confiance et foi en l’argent).

Enquête d’une sociologue américaine sur le marquage social de la monnaie au sein des couples dans 50’s : montre que négociation autour de l’argent dans les couples, familles produit du marquage social. La répartition de l’argent marque socialement cette monnaie. Le résultat de son enquête est de montrer que le marquage social attribué rend impropre cet argent à certains usages : pré orienté à certains usages, à partir du moment où argent est marqué au sein des couples, pas dépensables pour tout. A l’époque femmes ne travaillaient pas donc situation de dépendance économique mais rôle de tenir le ménage et de gérer les dépenses qui se rattachent à l’entretien du ménage. Au sein de ces familles, la monnaie devenait un enjeu mais l’enjeu d’une négociation délicate c'est-à-dire que pour obtenir de l’argent afin de gérer le ménage, il fallait que les femmes persuadent leurs maris de leur céder de l’argent. A côté des stratégies de persuasion, l’auteur s’est intéressé à la manière dont hommes et femmes ont trouvé solution : va montrer que versements irréguliers faites à la demande des femmes sont humiliants, donc couples trouvent solutions, plutôt que des versements irréguliers, se met en place un système de revenus hebdomadaires ou mensuels : monnaie domestique et précise que c’est une monnaie reçue sans besoin de la demander. Idée que l’épouse n’est plus obligée de faire la demande. Il se peut que le montant pose questions et donc mise en place chez d’autres couples d’un compte commun pour que l’épouse puisse « piocher » donc ça règle la question de la demande et du montant. Elle montre également que cette monnaie allouée par l’épouse devient une monnaie spécifique, marquée socialement car pas mise à dispo d’un autre membre de la famille mais destinée seulement à certains types d’usages. On remarque que d’autres études en arrivent à un même type de conclusion : étude de sociologie de l’argent anglaise, chez les ménages les plus pauvres, ouverture de plusieurs comptes bancaires afin d’opérer un marquage social en affectant un compte pour par exemple, les dépenses courantes et les dépenses personnelles.

Exemple des héritages : certains auteurs montre que quand on hérite de l’argent, on ne fait pas n’importe quoi avec cet argent, malgré cette liberté totale ethnologues ont montré que les dépenses faites d’un héritage sont des dépenses qui se font comme si nous cherchions l’accord du défunt : tjs une dépense exceptionnelle (destiné à faire honneur au défunt), contrainte sociale et symbolique qui pèse sur l’usage que nous en faisons.
3.3 Comment trouve-t-on un emploi ?

Étude française par Forcet Michel : a trouvé que 36% de son échantillon trouvait du travail par l’intermédiaire de son réseau social proche et que, 41% de son échantillon trouvait du travail par l’intermédiaire des procédures classiques (démarches directes et réponses aux annonces) ; 16% par l’intermédiaire des médiations sociales (ANPE et organismes privés de placement) : poids du réseau social non négligeable.

Etude de Granovetter : travaillent sur les cadres de la région de Boston et, il distingué 3 types de moyens pour trouver du travail : la démarche directe, les médiations formelles (organismes de placement + petites annonces), les contacts personnelles. 56% des personnes de son échantillon sont passés par des contacts personnels, 19% une démarche directe et le reste, par les organismes de placements. Il montre que gens passés par relations sociales sont plus satisfaits de leurs emplois et mieux payés : c’est comme si on ne pouvait pas ne pas s’appuyer sur les réseaux sociaux.

Etude de Dimagio : montre que relations interpersonnelles interviennent pour réduire l’incertitude marchande ; travail sur l’achat de voiture et montre que quand on achète une voiture, mobilisation de 16% à mobiliser quelqu’un qui s’y connaît en voiture. Plus l’incertitude augmente, plus la mobilisation augmente notamment si achats d’une voiture d’occasion. Si achat auprès d’un particulier, le pourcentage augmente encore plus.
3.4 Réseaux culturels et économie souterraine

Exemple de Tarrius et Missaoui : regard anthropologique sur l’économie souterraine d’un quartier de Marseille. Idée que l’édification et le renforcement de réseaux commerciaux informels ne se sont développés que parce qu’ils s’appuient sur des réseaux interpersonnels, réseaux extrêmement dynamique. Economie atypique et montre que cet exemple peut être retrouver dans d’autres villes : il y a des réseaux économiques développés entre une communauté et son pays d’origine. Ces réseaux font en quelque sorte continuité humaine à travers les frontières et les continents, ce sont des réseaux transnationaux. Tarrius montre la force éco de ces réseaux mais, que les acteurs de ces réseaux jouent sur le différentiel de richesses entre les nations. Ces économies informelles sont négligées par l’économie officielle car ne reposent pas sur de la production mais sur l’échange. Ils montrent que c’est une économie qui ne s’appuie pas sur les règles officielles, sur l’écrit mais sur l’oral et le lien culturel et familial. : Contraintes plus forte que les contraintes légales = contrainte de la honte sur la famille.

Montrent que réseaux informels ne veut pas dire trafics illégaux : les réseaux les plus productifs et les plus dynamiques ne sont pas organisés autour de produits illicites (drogues).

L’intérêt de cet ouvrage est de montrer qu’on ne peut pas penser l’économie informelle sans penser le lien social et familial. Réseaux performants du point de vue économique. Pas de lien économique sans lien social.

Ils montrent que ce sont des réseaux économiques qui véhiculent un certain nombre de valeurs : question de l’honneur déterminante.
4. Weber : l’éthique protestante et l’esprit du capitalisme
cf TD. Franklin assimile d’une manière ou d’une autre, l’argent à une personne. Weber voit dans ce sermon de Franklin, une illustration de l’esprit du capitalisme.
4.1 La démarche wéberienne

Rappel sur l’œuvre de Marx : montre que l’infrastructure économique détermine la superstructure, les modes de vie, la culture, les représentations sont aussi de cette infrastructure économique. Idée que les capitalistes trouvent dans le protestantisme, la croyance la plus convenable ; le protestantisme est arrivé à point nommé.
Weber pense différemment : il va montrer que si les capitalistes étaient des opportunistes au niveau de leurs croyances religieuses, ils ne comprendraient pas ce qu’il s’est passé aux USA. Capitalisme s’est implanté moins bien dans Sud où a immigré des entrepreneurs que dans le Nord où s’est implanté une population très pieuse : lien avec leur croyance religieuse.

Weber va montrer que les puritains sont devenus entrepreneurs par vocation au lieu que les entrepreneurs et industriels sont devenus protestants par opportunisme.

Explication Weber : quelque chose de particulier dans le protestantisme, pour lui sorte de terreau favorable dans lequel le capitalisme a pu prendre racine, s’épanouir plus facilement qu’ailleurs. Pour lui, il y a quelque chose dans l’éthique protestante qui leur a donné des capacités pouvant faciliter l’émergence sur une grande échelle du capitalisme. Pour que le capitalisme naisse à grande échelle plusieurs conditions : recherche du profit de manière rationnel, accumulation de capital et un certain ascétisme. La thèse de Weber est subtil : pas de déterminismes de types causals mais affinités électives entre un type de croyance et un type économique.
4.2 : l’éthique du travail et la notion de « beruf » (=vocation)

Qu’est-ce qu’il y a dans cette interprétation de la bible qui fait que protestants attirés par professions économiques ?

La recherche du profit n’est pas le fait des protestants, ce que Weber a appelé « la soif de l’or », c’est pas une invention des protestants ; chaque époque connaît ses figures qui ont cherché à s’approprier des richesses. Accumulation du profit par le profit est un frein au capitalisme, pour qu’il y ait capitalisme, il faut de la confiance entre les entrepreneurs.

Weber va montrer qu’un critère essentiel du développement du capitalisme aux Usa c’est qu’on va jouer sur le lien communautaire religieux : l’appartenance religieuse sert à affermir la confiance.
Plaidoyer de Franklin en faveur de l’efficacité, de la production.

Chez Luther par exemple, l’unique moyen pour un protestant de vivre en conformité avec croyances religieuses ( que soit cathos&co, il faut sortir de la société pour trouver la grâce), c’est pas de dépasser la vie sociale en allant s’enferme, c’est de vivre dans la société et d’accomplir dans le monde quotidien les devoirs qui correspondent aux tâches que Dieu a confié ( c’est le travail et la vocation). Le travail devient connoté religieusement, un objet de moral : l’être humain est tenu d’accepter sa besogne comme lui étant donné par Dieu. Apparition en occident d’une nouvelle coupure entre élus et damnés : ceux qui travaillent accomplissent leurs vocations et ceux qui ne travaillent pas reposent sur eux une connotation négative mais on va les voir aussi comme des individus qui ne sont pas touchés par la grâce divine. LA vie quotidienne devient le lieu de réalisation de sa vocation.

La travail va peu à peu devenir une sorte de test et de moyens pour chaque protestant de se rassurer quant à son élection divine : chez cathos l’idée c’est de faire des BA, chez les protestants chose différente, le travail constitue le but de la vie tel que Dieu l’a fixé. L’éthique protestante a permis à une croyance et se développer : travail comme essence de l’homme.
L’idée de travail comme effort bénéfique pour l’individu et le corps social se retrouvent aussi à d’autres périodes de l’humanité mais l’idée du travail comme vocation c’est totalement nouveau.
Weber va aussi montrer que dans cette façon de voir les choses, de revaloriser le travail, ça va être une attitude qui va enclencher le capitalisme.

Le capitalisme n’est pas une production voulu du protestantisme, ils se contentent de faire leur devoir religieux et ce faisant et sans le vouloir, ils instituent des comportements qui vont permettre développement du capitalisme.

Weber va insister sur le fait que une fois que cet ordre économique a avoir des bases solides, peu à peu le capitalisme devient un fait et s’impose a quiconque. Ce style de vie a fini par déterminé le style de vie de personnes qui, à la base, ne partageaient pas ces croyances.

4.3 La rationalisation du monde

Weber insiste sur la manière dont les croyances ont une conséquence concrète sur l’activité quotidienne, on a vu comment les représentations du travail change ce regard.

Mais, on n’a pas l’idée chez Weber que les représentations pourraient à elles seules mouvoir le monde et le transformer. Il insiste sur le rôle de la rationalisation : pour lui, elle joue un rôle fondamental : l’économie n’est pas absente de l’histoire, elle a une histoire.

Processus de rationalisation : joue un très grand rôle dans le développement du capitalisme et, fait référence à des aspects culturels et symboliques mais aussi à des représentations. Ce changement fondamental, c’est l’apparition d’une certaine forme de calcul ou d’esprit de calcul, de maximisation : spécificité du Kisme c’est qu’il repose sur l’espoir d’un profit par l’exploitation des possibilités d’échanges mais de manière pacifique. L’acquisition capitaliste est recherchée rationnellement.

Quel rapport entre cet esprit de calcul et cette forme de croyance religieuse ? Si religion a joué un rôle, c’est de manière fortuite, involontaire en favorisante l’émergence de comportements rationnels. En insistant sur les croyances, idée que la manière dont on voit le monde à des conséquences pratiques pour chacun de nous. Weber montre à propos de ce processus que les puritains pensaient que maîtriser le monde matériel et gagner de l’argent, était une tâche voulue par Dieu. Weber va montrer qu’a une logique fondée sur une croyance commune, se substitue une logique fondée sur le matériel. Si Kisme né en occident c’est parce qu’il y avait ce terrain favorable à cet esprit de calcul, cet esprit de rationalisation. Montre que dans les airs où subsiste des croyances « magiques » on n’ose pas donner un tel rôle à l’économie.

Weber refuse de penser que l’homme est calculateur, n’adhère pas à cette perspective. Il rappel l’idée que Dieu en créant le monde a dû concevoir les moyens pour célébrer sa gloire et donc, idée chez les protestants que ce moyen c’est le travail. Le travail est le moyen de célébrer la gloire de Dieu. Les énergies actives de l’élu, de chaque croyant se transforment en effort pour rationaliser le monde par le biais du travail. Activisme chez les protestants de transformer le monde via l’exercice d’une profession. Idée que le travail est un moyen voulu par Dieu et qu’à ce titre, il est un moyen de prouver sa foi. Le puritain écarte de son modne tout ce qui n’est pas rationnel : la passion,
Dans économie et société, Weber précise un peu sa pensée concernant la rationalité. Il montre qu’en essayant de proposer une sociologie de l’action que l’activité sociale peut être déterminé de 4façons :

  • Activité rationnelle en finalité : action tourné vers un but utilitaire. On est dans le domaine du calcul. On se fixe des objectifs

  • Activité rationnelle en valeur : ce qui compte c’est la conformité des moyens mis en œuvre en fonctions des valeurs esthétiques, religieuses,…on est dans le domaine de la cohérence. On agit en conformité avec ce que l’on croit.

  • Afectuelle ou émotionnelle : soumise à des passions ou des sentiments

  • Traditionnelle : motivé par la conformité à une coutume


Weber va monter que la rationalité quand on parle des protestants est une rationalité en valeur : ils cherchent une cohérence dans leurs comportements quotidiens. Quand le Kisme émerge c’est e quelque sorte le produit d’un comportement rationnel en valeur. Ensuite, plus action rationnelle en finalité. Le comportement religieux produit des actions rationnelles en valeurs dont les conséquences économiques sont  évidentes mais qui n’aurait pas pu être acceptées sans cette nouvelle éthique. Aujourd’hui, le mobile religieux n’est plus nécessaire, on agit en fonction de la rationalité économique.
5. Durkheim et la division sociale de travail

Ecrit en 1898 la division du travail social, et dans cet ouvrage, il s’en prend aux économistes qui selon lui ont appréhendé de manière trop restrictive la division sociale du travail. Dans richesse des nations, Smith consacre l’essentiel de son commentaire à la division sociale du travail : il n’a pas une vision strictement économique de la division du travail. Elle augmente les possibilités de production. Aussi inégalitaire soit elle, la société marchande se doit d’améliorer la situation de tous : une société organisé autour de la division sociale du travail est obligé de réunir les différentes zones d’approvisionnement économique = permet donc de créer des liens. L’échange auquel donne lieu cette division émancipe les individus des tutelles traditionnelles. Il s’est aussi intéressé aux aspects sociaux de la division sociale du travail : en raison de la multiplication des biens produits, ceux-ci ne peuvent plus satisfaire par eux-mêmes l’ensemble de leurs besoins, dès lors qu’individu spécialisé, les richesses ne peuvent circuler que par l’intermédiaire d’un marché : ne peuvent plus se baser sur relations politiques &familiales pour faire circuler les biens. Met en avant l’idée que le marché serait émancipateur. L’échange marchand serait politiquement neutre et donc, fonctionnellement adapté à la production de richesses. Il précise que la division du travail nous permet de produire plus de biens, donc faire plus de profits même s’il y a l’idée que la division aurait une conséquence émancipatrice.

Division du travail = quand la réalisation et la production d’un produit sont décomposées dans une série de tâches. Chacun contribue à la production de l’ensemble.
5.1 La question du lien social dans les sociétés modernes

Durkheim va souligner que les bienfaits apportés par la division du travail ne sont pas un enrichissement, ils ne font que compenser des pertes que cette division du travail engendre.

Csay critiquait la division du travail.

Durkheim précise que l’on ne peut pas rester les yeux bloqués que les avantages économiques de cette spécialisation. Pour lui la véritable fonction de la division du travail est de créer entre deux ou plusieurs personnes un sentiment de solidarité, il ne faut pas s’arrêter seulement à l’aspect économique. Elément fonctionnelle car contribuerait à la solidarité dans les sociétés modernes.

Il montre que l’effet de la division est de lier les individus entre eux, au lieu de se développer séparément, les individus concertent leurs efforts via la spécialisation des tâches. Ils deviennent solidaires non seulement quand ils travaillent, mais aussi en dehors du lieu de travail : division du travail produit des effets en dehors du champ professionnel et économique. La solidarité c’est tous ce «qui force l’homme à compter sur autrui », sentiment de faire société. Ce sentiment de faire société, de participer à quelque chose de commun va montrer que dans sociétés traditionnelles, c’est la religion, les croyances qui permettent cette solidarité.

Durkheim fait une comparaison entre ce mode de solidarités traditionnelles où il va montrer qu’il n’est pas question de tolérer forme de déviance, il va montrer que notion d’individu dans sociétés traditionnelles n’existe pas. Religion et croyances font ciment. Dans sociétés traditionnelles, idée de cohésion par la similitude c'est-à-dire que chacun pense comme tout le monde, appréhension du monde avec les mêmes représentations. Durkheim rappelle que la religion indique l’ensemble du mode de vie : comment se vêtir, manger…il a montré que tout ce qui peut contribué à affaiblir ce lien religieux est sévèrement réprimés : importance du droit répressif, tout ce qui est différent est expulsé de la communauté. Durkheim appelle cette solidarité « les solidarités mécaniques ».

Autre solidarité où division sociale du travail intervient : comment la société avec un affaiblissement des croyances religieuses&co n’éclate-t-elle pas ? Durkheim nous dit que quand le lien religieux est plus faible, c’est la division sociale du travail qui va reprendre cette fonction en injectant de la cohésion. On passe de la solidarité mécanique à une solidarité basée sur l’interdépendance au travail, la complémentarité.

Durkheim avance que la division multiplie les liens entre les êtres humains, elle les rend dépendant les uns des autres : dans un système spécialisé, nous avons perdu en autonomie. Il explique que cette interdépendance produit également de l’individualité et de l’individualisme laissant apparaître des personnalités (affirmation dans la spécialisation, on se distingue par sa fonction) : dans cet ouvrage, sorte de sociohistoire de l’individu. Cette solidarité, il va la qualifier d’ « organique ». Lorsque la société prend en densité et en volume, le lien religieux diminue. La division du travail permet l’éclosion de l’individu sans pour autant que la société ne se dissolve car l’interdépendance va permettre le lien et la solidarité. Durkheim va montrer que pour que des individus s’associent librement dans une société, il faut qu’il y ait un soubassement social : pour qu’il y ait contrat, il faut une instance de régulation.

Ici, on insiste que la division sociale permet une nouvelle forme de lien social.
Idée également contractualiste : montrer que raisonnement économistes sur le lien social constitue une approche fausse et restrictive du lien social. On qualifie ce courant de pensée des économistes néoclassiques d’utilitarisme : selon ce type d’analyse et de penseurs, il n’y aurait de société que pour des raisons utilitaires c'est-à-dire qu’il y a l’idée à plusieurs on est plus efficace que tout seul. Durkheim rejette cet apriori. On ne cherche pas la coopération entre individus parce que c’est plus efficace mais c’est un mode de société qui à un moment donnée nous oblige à coopérer de cette façon.

Durkheim pense que la division du travail engendre des comportements asociaux : cas de la spécialisation contrainte c'est-à-dire quand on force quelqu’un «  à se courber sur tâche ». Le sentiment d’interdépendance ne doit malgré tout ne pas être oublier.

La parcellisation ne produit pas du lien social : pas bon qu’une fonction spécial soit trop contrainte car fini par générer du comportement anomique.
Pour lui, division du travail créateur de lien social mais est-ce qu’il existe dans sociétés humaines de la division du travail sans un certain degré d’aliénation.
Organisation scientifique du travail : lorsque Taylor donne les bases, la société est déjà différencié, le division du travail a déjà fait son chemin dans la société américaine. Il va essayer de décomposer chacune des tâches en étapes : processus qu’il va normé et chronométré, ouvrier sait qu’il va devoir effectuer tant de poses de pièces, etc.
5.2 La primauté du social sur le calcul individuel

L’œuvre du Durkheim s’attaque aussi à la notion de contrat. A l’époque de l’ouvrage, on discutait beaucoup des écrits de Spencer, Rousseau et Mill : pense la société comme étant la conséquence d’une libre association entre les individus. Rousseau : idée que les individus libres s’associeraient pour fonder une société, atteindre des objectifs à travers l’association, des gens déjà libres abdiquent en faveur de ces contraintes. Chez Spencer = remplace la volonté des individus par la nécessité : individus n’ont pas eu le choix, c’est par nécessité qu’ils ont du se regrouper pour survivre. Mill = vision plus utilitariste de la société, individus se mettent en société c’est aussi que vivre ensemble c’est plus agréable et nous permet d’atteindre un certain bien-être.
Durkheim va prendre au sérieux les éléments avancés par ces auteurs : il imagine que le lien social est une libre association. La multiplication des échanges, les interactions seraient des liens libres (et négociés). Mais est-ce que chacun de nous discute les liens qu’ils tissent ? Est-ce que dans notre vie quotidienne, on peut remettre en cause certains liens sociaux ?

Durkheim nous dit que si lien social était livre, on le négocierait en permanence, donc également du temps pour négocier. (ex, la famille n’est jamais vécue sur ce mode là). Si on ne suivait que notre propre intérêt économique ou autres, on serait adversaires, chacun cherchant à suivre son but au détriment de celui des autres. Durkheim ne nie pas la libre association mais juste que tout nos liens ne sont pas à cette image. L’intérêt économique est changeant donc ça entraînerait fragilisation du lien social et dislocation de la société : on ne peut pas construire du durable sur le lien économique. Durkheim nous dit l’intérêt est ce qu’il y a de moins constant au monde. Le contrat peut apparaître stable (contrat à la banque,etc.), on s’engage dans un certains nombres de choses mais ces obligations sont respectés car, il y a des tiers sociaux qui vont obligés les contractants à tenir leurs engagements. On ne peut penser le contrat, l’association sans la société, sans les formes sociales qui sont mis en places pour que ces contrats soient honorés. Durkheim nous dit que le contrat ne peut fondé la société, à l’inverse, il présuppose la société l il faut des règles communes, un langage commun pour que des individus puissent s’associer librement. « Le contrat présuppose autres choses que lui-même ».

Les fluctuations des contrats ne peuvent pas instituer la vie en société : le libre contrat est possible qu’en raison d’éléments non contractuels donc sociaux, possible qu’en prenant appuie que des institutions sociales.

6. Simmel et la philosophie de l’argent

Contemporain de Weber et Durkheim. Ouvrage marquant : la philosophie de l’argent, 1900. il propose une démarche qui vise à retranscrire la genèse de la socialité marchande, la culture marchande : il étudie à la fois l’histoire de l’argent et de la monnaie dans l’histoire. Etudie son impact économique et psychologique. Pour Simmel, l’argent est un phénomène irréversible, il va essayer dans son ouvrage de démonter mécanismes objectifs et subjectifs de l’argent : facteurs sociaux et symboliques. Simmel essaye de joindre deux choses : pense que l’argent est illustrateur des sociétés modernes, l’intellect prend le pas sur la vie c'est-à-dire que la raison, la réflexion domine de plus en plus les sentiments et les passions.
Idée que la quantité, les choses prennent le pas sur la qualité, les valeurs, les passions. Simmel n’analyse pas seulement économiquement l‘argent, il montre qu’en utilisant de l’argent, on la transforme peu à peu en une finalité valorisé socialement : les gens vivent pour l’argent.

Il va également montrer que l’utilisation de l’argent n’est jamais neutre : ça nous transforme. Il remarque que la monnaie et la rationalité marchande se traduit dans le fait que les relations sociales ne sont plus vécues immédiatement en tant que tel mais, médiatisés par des objets. Avec l’argent, la valeur de l’objet sort de l’objet lui-même. L’argent est une pure forme d’échangeabilité : il va montrer que l’argent va faire figure d’équivalent général, va nous permettre de mesurer toutes choses y compris celles inquantifiables. L’argent induit un changement dans notre manière d’être et de faire, elle nous oblige à penser par proportion : à l’aide d’une quantité, je vais exprimer toutes les qualités des choses. L’argent permet une sorte de distanciation par rapport aux objets. C’est comme si pensée en terme de valeurs s’était transformé en pensée en terme de proportions.
L’échange marchand selon Simmel est un acte où on se dessaisit d’un objet pour en retirer sa valeur marchande : se distancier objectivement et subjectivement (couper le lien affectif qui nous rattache à cet objet). Ce qui intéressant dans la relation marchande, c’est que la personne en tant qu’individu singulier se dissout. Les objets se détachent de leurs origines humaines. On peut avoir des relations marchandes avec tous les être humains.

On devient à la fois des étrangers quand échanges économiques mais aussi individualisation des liens. (Pas obligé d’acheter dans la communauté). Tout cela se paye.
6.1 L’argent et le processus d’objectivation

Dans philosophie de l’argent, l’argent y est traité comme un révélateur. Comment Simmel traite-t-il cette question de la valeur ? Il montre que se demander quel est le prix auquel est la valeur d’un objet, nous sépare de cet objet. C'est-à-dire que le prix (=formalisation de la valeur) introduit une sorte de distance entre nous et le monde auquel appartient cet objet. Le prix est un signe qui met en rapport les objets, qui nous permet de les comparer. Pour Simmel, l’argent est l’exemple le plus évident de la transformation d’une forme en matière, d’une image mentale en une chose : l’argent est un moyen de représenter une relation invisible par un objet visible qui passe de mains en mains et, qui permet de faire circuler les biens d’une époque, d’un contexte. Il serait donc dans la nature physique de l’argent de se substituer aux choses mais, il pense aussi que l’argent nous permet d’associer des signes et permet le calcul : il y a deux choses dans l’argent, une idée et une chose ; on ne peut pas penser l’un sans l’autre. Simmel fait remarquer que la forme que va prendre l’argent est à comprendre par rapport à la société dans lequel il circule.
Ce qui attire regard de Simmel : le processus d’objectivation que l’argent provoque. Ce qui a déclenché l’argent dans nos sociétés, c’est un processus d’objectivation. D’un côté, valeurs des choses et distance et sacrifice de l’autre. Entre désir d’un objet et la possession de celui-ci, il y a la question du prix, les efforts nécessaires à l’acquisition de cet objet : distanciation par rapport à l’objet, matérialiser les sacrifices qu’il va falloir faire pour posséder l’objet. Pour lui, valeurs des choses et distance sont liées. Le prix symbolise, va objectiver une distance entre notre désir d’un objet et son acquisition.

Il nous décrit un processus qui aurait lieu en 4temps.

1er temps : on a la désir d’un objet qui s’aiguise d’autant plus que l’objet nous échappe, nous déborde. Ce désir en fait un objet à part : singularisation par le fait que je veux cet objet, celui-là en particulier. La valeur d’un objet, la satisfaction qu’on en attend comporte une sorte de plus-value qui est proportionnelle au temps de privation de cet objet. Le temps de privation, les obstacles jouent sur la valeur d’un objet. On attribue à l’objet désiré une valeur d’autant plus grande que le plaisir anticipé nous échappe. La valeur ne tient pas simplement à l’utilité qu’on tente tirer d’un objet mais aussi, à la satisfaction et aux sacrifices que l’on doit consentir pour avoir cet objet.

2ème temps : l’évaluation : acte par lequel nous situons les objets sur une échelle de désirabilité. Implique une comparaison.

3ème temps : l’expression d’une demande : c’est là que le social rentre en ligne de compte ; c’est un choix entre plusieurs besoins, plusieurs désirs. On souhaite acquérir un objet à la fois parce qui nous attire mais aussi, parce que cet objet se situe à un certain point de l’échelle de comparaison avec d’autres objets. C'est-à-dire que par exemple, qq’un qui achète une voiture n’y voit pas une seule satisfaction, il va acquérir avec elle, un certain prestige social, une signification social quelconque. L’individu va prendre en compte la désirabilité sociale de cet objet, il sait que cet objet est affecté d’un certain coefficient de prestige. Toute demande est sociale. La norme d’évaluation des objets est intériorisé et partagé socialement. Lorsqu’on achète un objet, on cherche aussi une marchandise qui réuni prestige, distinction…parfois l’utilité peut passer au second plan voire être annuler. Simmel est le premier à avoir insister là-dessus ; l’expression de la demande est toujours sociale. Cet aspect social de la demande, les publicitaires l’ont bien compris.

4ème temps : l’échange ; objet demandé par un individu sont souvent demandé par d’autres individus donc s’établit une relation particulière dans laquelle, pour acquérir un objet, on donne une contrepartie à cet objet, (on se dessaisit du temps de travail en grande majorité, on vend notre temps de travail). Substitution des biens échangés : toujours faire un sacrifice pour obtenir un objet.
Simmel nous décrit une sorte de logique où le désir d’un objet est mesurable. L’argent va faire office de médiateur.
Il s’intéresse aussi à la nature particulière de l’échange économique : qu’est-ce qui distingue l’échange économique de l’échange symbolique ? Simmel va nous dire que l’échange économique est un échange dans lequel nous cédons du temps libre, du repos, des biens..Sa particularité tient au fait que, la sacrifice est à la fois un obstacle et à la fois non : choses n’auraient pas la même « coloration » si on avait pas des difficultés pour l’avoir.
Le sacrifice nous rapproche d’autrui : instaure des relations entre les gens (cadeau) ; lien social entre les gens. Par mon achat, je contribue au développement de la sphère économique. L’argent a le pouvoir de mettre en relation une personne avec une autre. Mais, le drame de la modernité, c’est qu’il est difficile d’avoir des liens sociaux sans que l’argent vienne jouer le rôle de médiateur ou d’intermédiaire. Puisque l’argent est partout, que tout peut devenir objet de marchandise, elle tend à devenir le symbole des échanges, des sacrifices.
6.2 L’argent comme substance et comme fonction, l’argent comme moyen et comme fin

Substance car chose (=pièces), on lui donne une forme en fonction d’une culture ou d’un milieu donné. L’argent s’exprime aussi : par un certain de fonction qu’il rempli, permet de faire circuler de la richesse, corrompre une personne, obtenir la grâce divine, etc. L’argent n’a pas de fonction définie. Simmel pose la question : Qu’est-ce qui important, l’argent substance ou l’argent fonction ? Au cours de son histoire, l’argent se confond avec la fonction qu’il va remplir. Historiquement, l’argent tend à se confondre avec la fonction qu’il remplit, se dématérialise.
Argent permet aussi de s’accaparer un certain prestige social ; il confère des pouvoirs pour Simmel.

Argent s’est au fur à mesure dématérialiser.
Simmel s’intéresse aussi de savoir ce que permet l’argent : l’argent comme moyen d’action de l’homme sur l’homme.
L’argent est un moyen absolu : puissance qui n’est pas asigniable.
Comment de moyens, l’argent peut devenir une finalité, une fin valorisée ?

  • Simmel donne quelques exemples qui nous permettent de comprendre : lorsqu’on veut construire une maison, il va falloir acheter un terrain, faire fondations, avant de passer à l’exécution, il va falloir planifier les choses. Entre nos finalités et leurs réalisations, il y a tout un tas d’étapes différentes à organiser, synchroniser.


L’argent n’est même plus un but dans la vie, c’est devenu une finalité parmi d ‘autres mais à fini par « écraser » ses finalités. Devenu finalité générale qui dissout les autres valeurs. Se repend avec l’argent un certain type de comportement marqué par le cynisme et l’opportunisme.
6.3 L’argent et la figure de l’étranger

Dans Philosophie de l’argent : il constate qu’au cours de l’histoire, de manière récurrente, se sont très souvent les étrangers ou les parias qui occupent les fonctions de marchands, qui s’occupent des métiers d’argent. Comme s’il y avait un lien entre la figure de l’étranger, le marginal et les métiers d’argent. Il essaye d’expliquer pourquoi ?

  • il va s’intéresser à la position des étrangers vis-à-vis des « indigènes » (groupe social établi depuis des générations), sa position sociale se caractérise toujours par de l’extériorité et de l’intériorité (vit au quotidien dans cette nouvelle société) ; cette position assigne l’étranger à des rapports sociaux médiatisés par l’argent. Il précise : les étrangers sont intéressés à l’argent pour une raison plus politique : l’argent historiquement a représenté une chance pour un certain nombre de groupes sociaux opprimés et marginalisés. Un citoyen de plein droit peut accéder à toutes les professions or, pour les parias, les groupes sociaux stigmatisés le seul moyen de réussir c’est là ou c’est possible : on leur laisse la porte ouverte dans le commerce et les métiers d’argent. Puisqu’on leur refuse une pleine citoyenneté, qu’ils ne peuvent cumuler certaines richesses, un moyen de réussir c’est de réussir économiquement. Il insiste sur la question du commerce : pour lui, le commerçant est par définition, au début même de l’essor économique, un étranger. Simmel insiste sur le fait que le commerçant est cosmopolite, presque donc par définition un étranger. On a recours à ce type de figure intermédiaire, besoin de quelqu’un qui fait le lien entre les sociétés car il est disposé à « jongler ».

  • la dispersion : le fait qu’il y ait des communautés juives, on peut voir ça comme un éparpillement qui affaibli la culture commune, mais économiquement, c’est un atout remarquable : un pôle et un point de chute dans les quatre coins du monde. Ça peut être une force économique, on peut mobiliser ces liens pour développer des entreprises, des réseaux d’entreprises. Toute diaspora joue sur son éclatement pour former des réseaux mondiaux.


6.4 Argent et quantification du Monde

Simmel nous dit que la personnalité d’un individu que l’on a en face de soi lors d’un achat, on ne fait pas attention à lui mais à ce qu’il a à vendre : distanciation nécessaire à l’échange marchand (ne pas être attaché à cet objet). Distante physique et affective.

L’argent change les choses en signe : l’argent volatilise les saveurs et les qualités, transformation du qualitatif en quantitatif. « L’argent morcelle et stérilise »

Rejoint des observations de Smith qui disait que les sentiments interféraient dans les relations marchandes. Il ne s’agit pas là de sympathie, les relations personnelles deviennent impersonnelles entre l’acheteur et le vendeur.

Simmel nous dit : « seul compte cette valeur chiffrable »

Oscar Wild : « de nos jours les gens connaissent le prix de chaque objet mais ne connaissent la valeur d’aucun. »
Il faut savoir que dans son œuvre, Simmel s’est intéressé à la détermination quantitative des groupes : la perception des nombres n’est pas pareil s’ils sont grands ou petits.
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