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DEA 124 : Comptabilité – Décision - Contrôle


Séminaire : PHILOSOPHIE & MANAGEMENT




Professeur : M. Yvon PESQUEUX
Synthèse de l’ouvrage
« Economie de la justice sociale- Repères éthiques du capitalisme »
de Claude Gamel


Elaborée par : ALOUI Ramzi
E-mail : ramzialoui2003@yahoo.fr
Date : 1 Mars 2004


Année Universitaire : 2003/2004


Sommaire

    1. Présentation de l’auteur……………………………………..1

    2. Présentation du courant de recherche……………………….1

    3. Postulats……………………………………………………..2

    4. Hypothèses…………………………………………………..4

    5. Mode de démonstration suivi………………………………..4

    6. Résumé……………………………………………………...5

  1. Introduction…………………………………………………….5

  2. Première partie- A la recherche d’une répartition optimale…….8

      • Chapitre 1- Le plus grand bonheur du plus grand nombre..8

      • Chapitre 2- Le moindre sacrifice du plus petit nombre….10

      • Chapitre 3- La réduction du sentiment d’envie…………..12

  1. Deuxième partie- Le défi d’une « procédure juste »…………..14

      • Chapitre 4- La fatalité d’une procédure impure………….15

      • Chapitre 5- La nécessité d’une procédure pure…………..16

      • Chapitre 6- La volonté d’une procédure parfaite………...17

Conclusion- Dieu, l’Etat ou l’individu……………………………20

    1. Commentaires et critiques…………………………………20

    2. Actualités sur la question………………………………….21

Bibliographies complémentaires…………………………………22



ECONOMIE DE LA JUSTICE SOCIALE,

REPERES ETHIQUES DU CAPITALISME

Claude GAMEL

I- Présentation de l’auteur :

Claude GAMEL est professeur de sciences économiques à l’université AIX-MARSEILLE et plus précisément à la faculté d’économie appliquée de GRASCE. Sa thèse d’Etat soutenue en 1986 à l’Université d’Aix-Marseille III s’intitule :  « Essai critique sur l’économie de la justice- L’état social comme objet, l’unanimité comme outil ». Gamel est responsable du programme de recherche portant sur l’Ingénierie, Ethiques et Politiques économiques.

Claude GAMEL est également rédacteur en chef de la revue Economie Publique, revue qui a pour missions la recherche, la mise en place d’instruments d’aide à la décision publique et la valorisation.

L’auteur a essayé de mêler dans ses écrits l’économie politique et la philosophie économique et ce pour mieux expliquer le phénomène de l’injustice sociale tout en gardant omniprésent dans le cadre de ses recherches l’aspect éthique.

Les ouvrages les plus connus de l’auteur sont « L’économie de la justice sociale -Repères éthiques du capitalisme » publié en 1992 et « Le mirage de la justice sociale, faut-il craindre qu’Hayek n’ait raison ? » publié en 1999.

  1. Présentation du courant de recherche :

L’ouvrage de Claude GAMEL s’insère dans le courant de la philosophie économique. Le lien avec l’économie politique est également très étroit.

Par philosophie économique, on n'entend ni une philosophie appliquée à l'économie, ni une économie à prétention philosophique. Cette expression désigne un ensemble de problématiques communes à l'économiste et au philosophe, qui peuvent être principalement classées selon trois grandes interfaces : celle qui relie l'économie politique à la philosophie sociale, celle qui articule l'économie normative à la philosophie morale et politique, enfin celle qui met en contact la science économique et la philosophie des sciences.

Hier encore, la philosophie économique pouvait passer pour une activité intellectuelle réservée à quelques grandes figures de la discipline. Aujourd’hui, en revanche, le questionnement critique de l’économie est le fait d’un nombre sans cesse croissant d’économistes et s’adresse à un public de plus en plus large. Or les revues économiques et philosophiques n’ouvrent qu’épisodiquement leurs colonnes pour débattre de thèmes relevant de ce type de préoccupations. Quant aux revues spécialisées en philosophie économique, elles sont non seulement rares mais ont en outre l’inconvénient d’être en langue anglaise et d’ignorer le vaste patrimoine philosophique francophone.

Il est commode, en première approximation, de caractériser formellement la philosophie économique par une posture critique consistant à interroger aussi bien l'objet économique lui-même que le discours produit par l'économiste. La philosophie économique concerne tous les objets de préoccupation communs au philosophe et à l'économiste. La philosophie économique peut alors, à grands traits, être repérée selon une double interface entre les catégories académiques usuelles (et vagues) de la philosophie et de l'économie :
    * Economie politique  et Philosophie sociale : le questionnement central de la philosophie sociale porte sur la nature du lien social. L'économie politique, pour sa part, se consacre à l'analyse de la nécessaire interdépendance des actions humaines provoquées par l'activité économique. L'économie politique peut donc aussi être vue, de manière incidente ou primordiale, comme une réponse possible à l'interrogation principale de la philosophie sociale.
* Economie normative et Philosophie morale : la philosophie morale vise aussi bien à codifier le comportement individuel qu'à proposer des normes collectives. L'économie normative, qui s'est longtemps préoccupée des seules normes d'efficacité et de justice, a vu son champ d'investigation de l'éthique s'élargir considérablement, ces dernières décennies, en raison de la puissance des outils d'analyse forgés par l'économiste.

  1. Postulats :

L'une des idées de départ est ici qu'une société libérale fondée sur le principe concurrentiel menace de déboucher sur "la guerre de tous contre tous". Mais toute l'originalité de l'ouvrage est d'affirmer que les théoriciens du libéralisme eux-mêmes ont conscience de ce risque, et tentent d'en évacuer le poids dans leurs écrits.

Claude Gamel a essayé dans son ouvrage de répondre à la question de justice sociale dans une société où l’Etat se désengage de plus en plus cédant ainsi la place à l’initiative ou à la régulation individuelle.

La question fondamentale est celle de savoir s’il est légitime de réduire les inégalités sociales et économiques au prix d’un rétrécissement des libertés individuelles. Ce postulat été décomposé en sous postulats.

  • Le 1er Postulat : Le couplage du libéralisme économique et du libéralisme politique ne va pas de soi : l’économie de marché est une condition probablement nécessaire de la démocratie libérale mais ce n’est certainement pas une condition suffisante. De ce premier postulat découle :

  • Le 2ème Postulat : Le lien entre économie de marché et libéralisme politique implique un état de conscience et une culture propice dont la maturation peut être lente.

  • Le 3ème Postulat : Le regain d’intérêt pour l’économie de marché est moins la résultat d’une victoire idéologique du libéralisme économique que la conséquence de l’échec du marxisme- léninisme.

Le rêve humain d’une société n’a pas pour autant disparu et renvoie aux questions que pose depuis toujours le fonctionnement quotidien d’une économie de marché : en particulier l’émergence ou non d’une vaste classe moyenne au sein des sociétés libérales fait écho à la question d’égalité des conditions.

  • Le 4ème Postulat : L’économie de marché est un phénomène précaire.

Les conditions favorables à son développement sont complexes :

  • D’une part, esprit d’entreprise et goût du risque ne se décrètent pas aussi facilement que le rétablissement formel du droit de propriété.

  • D’autre part, les mentalités, valeurs morales, respect du droit constituent une alchimie protectrice sans laquelle le principe du laisser-faire, laisser passer paraît anarchique ou utopique.



  1. Les hypothèses :

L’auteur a essayé de valider un certain nombre d’hypothèses ayant toutes trait à la notion de la justice sociale.

    • 1ère Hypothèse : La justice sociale passe par « assurer le plus grand bonheur du plus grand nombre ». Cette hypothèse découle de la tradition utilitariste héritée de Bentham.

    • 2ème Hypothèse : La justice sociale se fait à travers la formule du « moindre sacrifice du plus petit nombre ». Cette deuxième hypothèse découle de la lignée des travaux de Pareto.

    • 3ème Hypothèse : La justice sociale passe par un compromis entre les hypothèses précédentes tout en réduisant le « sentiment d’envie ».

Les économistes traitant de la justice sociale conservent avant tout l’ambition de définir la meilleure répartition des richesses entre les individus : la répartition optimale.

Comme on le constate au niveau des hypothèses précédemment formulées, on remarque que la réponse à cette question de « répartition optimale » tourne autour de trois pôles.

  1. Le mode de démonstration suivi :

Pour valider les hypothèses énoncées, l’auteur a suivi une démarche fondée sur une revue de la littérature avancée par nombre d’auteurs en philosophie politique. C'est dans cette perspective que Gamel se propose d'aborder les oeuvres d'Adam Smith, de John Rawls, de Robert Nozick, de Harsanyi et de Friedrich Hayek. Son propos se situe donc entre la philosophie et l'économie politique.

L’auteur a mis en exergue le paradoxe économie- justice sociale surtout avec les succès indéniables de l’économie de marché. On remarque aussi que l’auteur a parcouru les thèses défendues par certains philosophes en essayant d’identifier celles qui peuvent aboutir à l’objectif recherché, à savoir la justice sociale dans une économie libérale.

Il s’agit donc du couplage entre économie de marché et libéralisme politique, des conclusions puisées de l’échec du marxisme- léninisme ou encore de l’éthique indispensable à la régulation par le marché, l’économiste se heurte à la question de la justice sociale.

A la suite des travaux pionniers de Kolm, les recherches se sont développées dans les directions les plus variées. Toutefois, devant l’ampleur de la tâche et son caractère à l’évidence controversé, l’étude de la justice sociale a été limitée à un démembrement spécialisé de la discipline « l’économie du bien- être » que l’on peut appeler : économie normative.

Pour tenter donc de définir la justice sociale, l’auteur cherche tout simplement d’expliquer ce qui devrait être en proposant les normes fondamentales d’agencement des sociétés humaines. Il a essayé de mieux situer les approches économistes en les comparant avec les travaux contemporains des philosophes.

  1. Résumé :

Introduction :

L’économie de marché : des succès à maîtriser :

* La conquête des esprits :

Après la défaite du fascisme et le succès du modèle économique nippon, plusieurs pays asiatiques sont passés à l’économie de marché. En 1985, avec l’arrivée de Gorbatchev, il y a eu une intention forte de réformer le système planifié devenu inefficace. La tendance nouvelle fut d’assurer le passage non brutal à une véritable économie de marché.

L’ouverture de la Chine à l’économie de marché reste timide mais, les principes idéologiques marxistes commencent à s’effondrer. Au fur et à mesure que l’économie s’ouvre davantage sur l’extérieur, les délices de la société de consommation modifient peu à peu les comportements d’une population encore contrainte à l’ascétisme. La conversion des esprits est telle que le danger qui menace la CEE est moins l’inertie de ses conservatismes internes que l’extension des principes du marché commun dans le cadre des accords du GATT ( puis de l’OMC) à toute l’économie mondiale.

* La victoire du libéralisme :

Fukuyama considère qu’il existe de puissantes raisons qui font penser que c’est le libéralisme qui gouvernera le monde réel à longue échéance. La question qui se pose est : « comment concevoir que des hommes mus par leur intérêt personnel puissent concourir spontanément à la prospérité collective ? ». Tel est pourtant le fameux paradoxe de « la main invisible » de Smith qui conserve toujours la même actualité.

La justice sociale : triangle des Bermudes 

La question fondamentale est celle de savoir s’il est légitime de réduire les inégalités sociales et économiques au prix d’un rétrécissement des libertés individuelles.

* Un carrefour non défriché des sciences humaines :

La recherche d’une norme de justice sociale fait appel à des éléments aussi variés qu’à priori insaisissables, ce qui explique le caractère tabou de l’analyse de la justice sociale.

La plupart des travaux sur la justice sociale n’essaient pas de donner un contenu à cette notion mais s’en tiennent aux aspects formels de la justice hérités des philosophes grecs de l’antiquité. Aristote distingue justice distributive et justice corrective dominées toutes deux par l’idée d’égalité. Si la première concerne tout ce qui est partageable privativement, la seconde concerne les échanges volontaires (contrats) ou involontaires (délits), d’où la dichotomie de la justice corrective.

* Champ apparemment libre pour les investigations idéologiques :

Ce sont les idéologies libérales et marxistes qui dominent.

A priori, le fait même de penser à la justice sociale était perçu comme une adhésion plus ou moins consciente à la pensée marxiste. La négliger a été considéré comme signe de reconnaissance des libéraux. Entre ultra-libéraux et socialistes marxistes on peut distinguer jusqu’à 4 points de convergence :

* Tout d’abord, il s’agit d’un faux problème car les uns privilégient la dimension commutative de la justice qui respecte par définition une économie de marché où règne la concurrence ; les autres mettent en exergue le déterminisme absolu des modes de production.

* Ensuite la justice sociale n’a pas de sens car elle concerne des faits (niveau de revenu et de richesse, appartenance à telle catégorie sociale…) que personne ne peut changer et dont personne ne peut être tenu pour responsable. Dès lors, ces faits, pour Hayek, sont « bons » ou « mauvais » et non « justes» ou « injustes ».

* Par ailleurs, l’idée de justice sociale est une notion subversive qui peut remettre en cause l’ordre établi et légitimer l’intervention croissante de l’Etat.

* Enfin, ni dans la société communiste de Marx, ni dans la société libérale de Hayek, n’est évoqué l’aspect distributif de la justice de même que l’une et l’autre atténuent voire suppriment la nécessité d’une instance susceptible d’arbitrer les conflits entre individus : l’harmonie sociale résulte d’un ordre spontané, celui du marché ou de la société communiste. En bref, le marxisme et libéralisme décrivent des sociétés à régulation automatique dans lesquelles la question de la justice sociale ne se poserait même pas.

Le retour du refoulé

C’est au niveau des idées que le retour du refoulé nous semble le plus significatif. Il est à noter que l’expression de la justice sociale est récente : elle n’est pas née au XIXème siècle lors de la révolution industrielle et de l’éclosion de la pensée socialiste ; elle apparaît solennellement au XXème siècle non pas sous la plume de penseurs libéraux et marxistes mais dans des textes symboliques de l’époque moderne :

      • Le traité de Versailles (1919) dont la partie 13 affirme qu’une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale.

      • L’encyclique du pape Pie XI (1931) qui défend notamment le droit de propriété privé face aux réformes économiques de Staline en URSS.

La justice sociale peut en effet être définie comme la dimension contemporaine de la justice distributive qui s’applique aux revendications visant à faire valoir les droits supposés des parties du corps social à l’égard du tout, incarné le plus souvent par l’Etat. Il s’agit pour celui-ci d’organiser la répartition des biens, des honneurs entre les individus qui sont comparés ou se comparent entre eux.
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