Recherche réalisée pour la Préfecture de Région Rhône-Alpes





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Les groupes d’habitants animés par l’association A2


Création - de l’association de locataires : 1971

- du premier groupe d’habitants : 1992

- de l’association sous sa forme actuelle : 1998

Nombre de personnes impliquées : entre 500 et 600 personnes6

Personnes consultées : les animatrices de proximité de l’association, le chef de projet, des habitants participants aux activités (discussion avec deux groupes d’habitants)

Présentation de l’association porteuse


L’association, créée en 1971 dans une commune urbaine, répond à l’obligation légale faite aux bailleurs sociaux de mettre des locaux à disposition des habitants dans les ensembles HLM7.

Les membres de l’association sont :

- des membres de droit : élus locaux et représentants des bailleurs sociaux ;

- des associations adhérentes (une cinquantaine sur les 350 associations de la ville) ;

- des adhérents-habitants ; cette catégorie de membres n’est pas représentée au CA, faute d’habitants directement adhérents à l’association.

Pour assurer sa mission, l’association dispose de 21 salles réparties sur toute la ZUP8 de la commune. Ces salles sont à la disposition des habitants, qui peuvent y organiser des fêtes, tenir des permanences, pratiquer des activités…

Les structures qui souhaitent bénéficier des salles doivent être adhérentes de l’association et avoir leur activité sur la commune ; et les particuliers doivent habiter dans la ZUP pour pouvoir louer les salles à la journée (uniquement les week-ends).

La mission de l’association ne se limite pas à gérer des mètres carrés sociaux, elle a aussi vocation à « animer la vie de la cité et lutter contre l’exclusion … créer des espaces de rencontre, de médiation, laisser place à l’initiative, à la créativité.»9 Le secrétaire général de l’association présente ainsi ses domaines d’intervention :

- « appui et soutien au développement de la vie associative et des initiatives d’habitants, via notamment un atelier des associations,

- animation des quartiers, via trois espaces de quartier et deux ateliers de quartier,

- gestion d’un jardin d’utilité collective à vocation d’insertion des personnes en grande difficulté,

- médiation, notamment entre les institutions et les habitants, avec un travail sur la création de lien social avec trois adultes relais »10.

L’action est donc centrée sur l’animation, le développement social et la création d’associations11, mais elle ne s’étend pas à la création d’activités économiques ou d’entreprises. Le chef de projet de l’association considère que celle-ci est l’un des opérateurs de la politique de la Ville12.

Devenue une association importante de la commune, elle emploie aujourd’hui onze personnes et elle est Point d’appui à la vie associative (50 associations y adhèrent). Elle a un budget de plus de 458 000 euros (en 2001). Ses recettes proviennent principalement de subventions : de la politique de la Ville (environ un tiers du budget), de la municipalité (un tiers) et de différents organismes publics (FASILD, OPAC, FONJEP, Conseil général…).

Le projet de l’association est principalement porté par l’équipe de salariés et les membres du bureau. Les bailleurs sont membres de droit de l’association, mais ne participent pas à ses activités.

Le chef de projet estime que l’association est autonome, ce qui se traduit par des négociations constantes avec les partenaires.

L’activité d’animation des groupes d’habitants


Au-delà du prêt de salles, l’association met en place des activités « d’aide à l’émergence, d’accompagnement et de soutien d’initiatives, (notamment) par la mise à disposition d’outils techniques et logistiques ». Dans ce cadre, elle anime des groupes d’habitants informels. Ces habitants, qui ne sont pas regroupés sous forme associative, participent aux activités qu’ils décident collectivement d’entreprendre13. Pour les aider à réaliser leurs projets, l’association met à leur disposition sa structure, notamment ses animatrices de proximité.

Cette nouvelle activité a été mise en place en 1998, avec la création du dispositif emplois-jeunes. Parmi les animatrices de proximité, deux sont des adultes-relais et trois sont en emplois-jeunes.

Par ce type d’activité, l’objectif est de créer du lien social. Dans un premier temps, les habitants viennent simplement, par bouche à oreille, pour discuter autour d’un café ou d’un goûter pendant les permanences des animatrices ; ainsi naissent les projets communs14.

Ces permanences ont lieu régulièrement chaque semaine et, pour les personnes qui y viennent, « c’est une façon de sortir » ou de « rencontrer des gens en terrain neutre, sans avoir à les inviter chez soi ». Les participants viennent autant pour se rencontrer que pour les activités.

Le financement des activités issues de ces rencontres entre habitants doit être assuré par d’autres biais que l’association, les projets doivent donc être un minimum organisés et réalisables. Il arrive toutefois que des groupes se rencontrent pendant longtemps sans avoir de projet particulier. Ainsi, dans un des espaces de proximité de l’association, certaines participantes se retrouvent depuis trois ans aux permanences sans avoir réalisé aucun projet. L’animatrice tente d’initier des activités, mais elle n’arrive pas à leur faire dépasser le stade de la rencontre et de la conversation.

Les activités principales reposent sur six « groupes-noyaux ».

Les animatrices de proximité ont différents rôles :

- l’animation de leur local, notamment par des permanences d’accueil ;

- l’élargissement des groupes d’habitants ;

- la participation aux actions transversales de l’association et aux actions partenariales avec d’autres structures ;

- l’aide à l’émergence et à l’accompagnement des projets des habitants. Certaines actions sont impulsées par les animatrices de proximité, d’autres sont initiées par les habitants. C’est ce dernier type d’action qui donne le plus de travail aux animatrices, car la transformation des idées en projet, dans le respect du souhait des habitants, demande beaucoup de temps.

L’objectif général reste que toutes les actions soient initiées par les habitants, mais les animatrices sont, de fait, les « locomotives » des actions.

Les activités


L’association n’a pas de stratégie prédéfinie15 par rapport aux activités des groupes d’habitants. Celles-ci diffèrent d’un quartier à l’autre en fonction des personnes qui habitent le quartier et qui viennent à l’espace de proximité, en fonction aussi des compétences et des souhaits de l’animatrice16.

Le groupe "familles et savoirs"

Ce groupe a été le premier à être créé en 1992. Il concerne toute la ZUP et regroupe principalement des femmes entre 40 et 60 ans. Il y a de 8 à 90 participants selon les actions. L’objectif était de donner aux habitants l’occasion de se rencontrer pour les faire « sortir de la routine ».

Ce groupe a pendant longtemps organisé des débats, des rencontres avec des intervenants sur différents thèmes : le fonctionnement de la municipalité, de la CAF, une information sur les drogues… Cet aspect informatif subsiste, mais les participantes souhaitaient avoir des activités plus positives. Elles ont donc réorienté l’action sur des sorties culturelles, des visites, ou une séance beauté animée par une autre association, ou encore une sortie à la mer (financée par les familles et par l’association, qui a pallié un désistement financier de la CAF)…

Les espaces de proximité

Trois espaces de proximité17, implantés dans différents quartiers de la ZUP, ont vocation à accueillir les habitants pendant les permanences des animatrices. Ils sont ouverts de deux à trois demi-journées par semaine. Par le biais de ces espaces, l’association a pour objectif de déclencher ou recueillir des initiatives et de voir si les habitants sont prêts à s’impliquer dans les projets qu’elle leur propose.

Ce sont les participants qui décident des activités pratiquées dans ces espaces de proximité ; par exemple :

• dans un de ces espaces, ce sont principalement des jeunes femmes avec des enfants qui se retrouvent aux permanences. Leurs rencontres ont abouti à un projet coiffure (apprentissage des techniques de base et échanges de services entre les habitantes), mais, selon l’animatrice de proximité, le projet est en fait un « appât » pour que les femmes se rencontrent.

• dans un autre espace, un club de lecture a été créé, en vue de donner le goût de la lecture aux enfants. Un atelier d’arts plastiques s’y tient une fois par semaine.

• dans le troisième espace, quatre jeunes ont réalisé un reportage photo et vidéo sur la vie de leur quartier (sur les associations et le réaménagement des espaces extérieurs). De façon plus régulière, un atelier artistique propose aux jeunes tous les samedis après-midi de détourner des objets usuels récupérés pour en faire des créations originales. Cet atelier est co-animé par différents partenaires et combine échange de savoirs et création collective.

D’autres types d’activités, de moindre envergure, ne sont pas forcément financés par les dispositifs évoqués plus loin. Il peut s’agirici de l’organisation de petits-déjeuners pour des parents d’élèves, là de stages de secourisme pour des habitantes, ailleurs d’un voyage en minibus pour participer à une conférence-débat dans un autre département.

En résumé

L’objectif de ces espaces de proximité est de fournir des locaux aux habitants et de les aider à concrétiser leurs projets. Les animatrices prennent en charge toutes les tâches d’organisation et d’administration, et les participants font seulement les activités. Les activités des groupes sont libres.

L’objectif général de l’association est de créer de l’animation, principalement dans les quartiers où il n’y en a pas, mais elle n’a pas de stratégie prédéfinie en ce qui concerne les activités.
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