Recherche réalisée pour la Préfecture de Région Rhône-Alpes





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Les activités


Les principales activités du groupe sont les repas – qui procurent la majeure partie des revenus – les visites, les sorties, la participation à des conférences…

Le groupe se réunit tous les mardis après-midi. Ces rencontres servent à organiser les activités ou simplement à discuter spontanément sur des sujets divers : « c’est un groupe de parole, sauf quand il y a des choses à organiser ». Le groupe propose aussi, pendant ces après-midi, des sorties culturelles : visites dans l’agglomération, cinéma, piscine, expositions…

Certaines activités, notamment les repas, sont reconduites régulièrement chaque année. Ce sont des actions directement initiées par le groupe ou par d’autres acteurs locaux. Il y a par exemple : des repas lors des fêtes, une kermesse, le repas du Conseil de quartier, la fête municipale, la fête de l’Aïd, un repas pendant le Ramadan dans un foyer de travailleurs…

Le groupe organise aussi des repas pour financer des opérations de solidarité (les inondations en Algérie, les sinistrés du Gard…).

Difficultés actuelles du fait de l’inexistence d’une personne morale pour porter l’action


Ce groupe étant informel, il rencontre de nombreuses difficultés, notamment pour l’organisation de la participation, mais aussi pour son action en tant que telle.

En effet, deux de ses principales activités financières sont les repas, qui assurent les recettes, et les sorties à l’extérieur de l’agglomération, qui constituent le poste de dépense principal.

Depuis un an, le groupe a du mal à organiser ces activités, du fait qu’il n’a pas de statut juridique. Il se trouve donc pris dans « un cercle vicieux » : il ne peut plus organiser de repas, il ne peut donc plus avoir de fonds pour organiser les sorites qui permettent aux femmes de voyager. L’animatrice de la CSF constate qu’apparemment cette situation leur convient et que « peut-être qu’elles n’en ont pas besoin, pas envie ».

Malgré tout, le groupe organise encore quelquefois des repas, l’association d’éducateurs de rues le faisant bénéficier de son assurance, bien que celle-ci ne veuille plus se porter garante pour le groupe.

La situation est à peu près identique pour les subventions que les habitantes peuvent obtenir par le FIL, car c’est toujours une des structures qui soutiennent leur action : « il y a toujours un accompagnement professionnel ».

Ce soutien par les professionnels perdure aujourd’hui pour plusieurs raisons : c’est eux qui ont initié le groupe ; il est « très bien vu de partout » ; et, les femmes du groupe préférant ne plus avoir d’activités plutôt que de s’engager davantage, les professionnels les aident malgré leurs réticences, car l’absence du groupe, notamment aux manifestations municipales, serait perçue comme un échec.

En résumé

Ce groupe de femmes est informel, il a été initié par des travailleurs sociaux, il se réunit une fois par semaine.

Trois types d’activités sont pratiquées : les activités culturelles en semaine, l’organisation de repas et de fêtes, et des sorties.

L’absence de personne morale bloque certaines activités.

Le groupe a une bonne visibilité locale, mais les participantes s’engagent peu.

La dimension économique


Le groupe a eu en 2001 un budget de 44 000 F (6700 euros). Ce budget varie en fonction des activités, notamment des repas. Ceux-ci n’étant plus vraiment organisés, il est vraisemblable que ce budget diminuera.

La comptabilité est de type « familial », dépenses-recettes.

Les recettes


Apports monétaires

Les repas et les subventions du FIL sont les recettes principales du groupe. Les autres revenus sont les participations financières des habitantes aux activités.

Les repas de professionnels rassemblent, deux à trois fois par an, une centaine personnes au prix de 8 euros.

Le groupe bénéficie relativement souvent des subventions du FIL. Le financement maximum pour une activité a été de 1500 euros, qui est le montant maximum alloué par le FIL.

Apports non-monétaires

Le groupe bénéficie de plusieurs apports non-monétaires très importants qui lui permettent d’exister. Le principal est constitué par le bénévolat. Le groupe bénéficie également du soutien de trois professionnels et des locaux de la Maison de quartier qui lui permettent de se réunir toutes les semaines.

• Organisation du bénévolat

La distinction entre participation et bénévolat est particulièrement malaisée dans les groupes informels. En effet, si le bénévolat semble être la ressource essentielle de ce groupe, il émerge difficilement de la participation des membres aux activités et reste peu organisé. La plupart de celles-ci ont lieu lors de la rencontre hebdomadaire. On pourrait penser que la détermination d’un jour fixe et la permanence qu’y assurent les professionnels – qui encadrent le groupe – devraient favoriser une participation assez active et assidue. Mais il semble assez difficile d’obtenir un véritable engagement parce que les participantes « ne sont pas trop dans le militantisme, elles sont plutôt dans l’individualisme ».

Le groupe est donc confronté à plusieurs problèmes :

Tout d’abord, les participantes ne veulent pas de « comptabilisation » de la participation. Comme pour le reste de l’activité, les participantes préfèrent rester dans l’informel.

Le principe qui permet aux participantes de bénéficier des avantages financiers pour les sorties est de participer aux activités. Ce système crée bien souvent tensions, et si actuellement il n’y a pas de problèmes, c’est qu’il n’y a pas de sorties. Le rôle des professionnels est alors très important car ils doivent départager les participantes pour déterminer qui fera telle activité, et dans quelles conditions financières. Se trouvant assez régulièrement confronté à des situations conflictuelles, un professionnel avait élaboré une grille de participation destinée à clarifier les actions de chaque participante, mais les femmes du groupe ne l’ont jamais utilisée.

Hormis celles du mardi, les activités ne sont pas vraiment structurées. Le groupe manque souvent de volontaires pour les organiser, simplement parce que les participantes ne pensent pas à demander à de l’aide pour la préparation des actions. Par exemple, quinze participantes s’étaient mises d’accord pour proposer une fête des enfants, dont l’organisation a finalement reposé sur trois personnes – lesquelles n’étaient pas à l’initiative du projet – et il n’y a eu le jour même que six volontaires pour animer la fête.

La participation a du mal à s’organiser car les effectifs du groupe fluctuent. En effet, n’ayant ni adhésion, ni engagement, les femmes viennent quand elles veulent : « C’est quand elles veulent et comme elles le veulent. Elles prennent ce qu’elles veulent ». Cette instabilité de la participation fait perdre beaucoup de temps aux professionnels, obligés de répéter plusieurs fois les mêmes choses.

Cette situation a aussi pour conséquence une absence d’engagement réel et durable des participantes. Celles-ci restent dans une démarche de consommation et ont du mal à se prendre en charge : « Elles veulent du prêt-à-consommer, nous on veut qu’elles se responsabilisent ».

Ce non-engagement occasionne à son tour chez les participantes une absence de prise de conscience des obligations qu’elles peuvent avoir envers le groupe. En témoignent les fonctions de la trésorière, parfois seule à porter le poids du groupe, notamment lorsqu’il s’agit de faire face aux institutions, parce que les participantes « ont peur d’aller devant les gens, devant des officiels ». Ainsi, la trésorière s’est retrouvée seule à défendre un projet de fête pour les enfants face au fonds d’initiatives locales.

La possession d’un compte chèque aurait pu contribuer à faire évoluer les choses, « car elles gèrent la trésorerie toutes seules ». Une seule personne étant responsable du compte, sa création n’a pas réellement fait évoluer l’engagement des participantes.

Enfin, un tel fonctionnement présente un avantage du point de vue de renouvellement des participantes. En effet, l’absence de structuration facilite probablement l’ouverture du groupe. Les permanences des animatrices et le fait que le groupe fluctue permettent sans doute aux nouvelles d’oser venir le mardi et de s’intégrer plus aisément dans les activités. N’ayant aucune démarche à accomplir pour participer (personne à contacter, pas d’activités prédéfinies auxquelles participer…), certaines femmes viennent plus facilement. Mais elles ne restent pas forcément pour autant, ce qui fait que la question de l’ouverture du groupe reste posée.

• L’aide des travailleurs sociaux

Trois professionnels, issus de structures différentes, accompagnent ce groupe :

- l’association d’éducateurs de rues apporte toujours sa contribution sur des questions d’appui logistique ;

- la Maison sociale de la commune, pour l’accompagnement et la logistique ;

- la CSF, pour l’accompagnement et sur la parentalité.

Leur objectif étant d’aider les femmes à devenir plus autonomes, ces organisations s’efforcent de ne pas trop intervenir dans le groupe. Elles ont souvent un rôle de médiation ou d’aide à la décision.

• Les locaux

Le groupe se réunit depuis quatre ans dans la Maison de quartier, local municipal gratuit pour les groupes d’habitants et les associations. Les demandes d’occupation sont nombreuses et il n’est « pas anodin » que le groupe y soit accueilli. En effet, la municipalité soutient ces femmes (locaux, subventions du FIL) pour l’impact social du groupe sur le quartier et pour son « action éducative » auprès des jeunes.

Les dépenses-recettes


Les principales dépenses sont les sorties, en partie payées par les participantes, et les repas qu’offre le groupe (fête de l’Aïd, repas pendant le Ramadan dans un foyer de travailleurs). Les fêtes et les repas ne sont généralement pas payants. Exceptionnellement, lorsque le groupe n’a pas d’argent pour financer les manifestations, il est demandé une petite participation (par exemple 0,5 euro par enfant pour la fête) ou le prix coûtant.

La redistribution des recettes se fait par le biais des sorties que le groupe organise. Chaque personne choisit les sorties auxquelles elle souhaite participer. Un principe de mutualisation des recettes attribue à chacune un certain crédit financier pour participer à ces sorties collectives, le reste de la somme étant à la charge des participantes. Par exemple, une sortie coûtant 10 euros sera financée à hauteur de 5 euros par le groupe, 5 euros restant à la charge de la personne ; et celles qui n’y sont pas allées auront droit à un crédit de 5 euros pour une autre sortie.
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