Première partie : Mobilisation des connaissances





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titrePremière partie : Mobilisation des connaissances
date de publication03.01.2017
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Épreuve composée

Cette épreuve comprend trois parties.

1 – Pour la partie 1 (Mobilisation des connaissances), il est demandé au candidat de répondre aux questions en faisant appel à ses connaissances personnelles dans le cadre de l’enseignement obligatoire.

2 – Pour la partie 2 (Étude d’un document), il est demandé au candidat de répondre à la question en adoptant une démarche méthodologique rigoureuse de présentation du document, de collecte et de traitement l’information.

3 – Pour la partie 3 (Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire), il est demandé au candidat de traiter le sujet :

- en développant un raisonnement ;

- en exploitant les documents du dossier ;

- en faisant appel à ses connaissances personnelles ;

- en composant une introduction, un développement, une conclusion.
II sera tenu compte, dans la notation, de la clarté de l'expression et du soin apporté à la présentation.


Première partie : Mobilisation des connaissances


  1. Quelles sont les sources de la croissance économique ? (3 points)


2. Pourquoi l’environnement est-il un bien commun ? (3 points)


Deuxième partie : Étude d’un document (4 points)
Question : Après avoir présenté le document, vous comparerez la mobilité sociale des étrangers de l’UE et du Maghreb résidents en France.

Destinées comparées des étrangers de l’UE et du Maghreb

De l’union européenne

Du Maghreb

Groupe socioprofessionnel du père

Groupe socioprofessionnel de l’actif

ACCE

CPIS

PI

Employés

Ouvriers

Ensemble

Artisans, commerçants, chefs d’entreprise

16

10

11

26

14

19

10

13

11

8

11

8

Cadres et professions intellectuelles supérieures

13

9

51

21

35

10

29

8

4

1

12

3

Professions intermédiaires

22

10

20

27

7

11

25

-

23

6

20

8

Employés

4

11

10

-

11

17

14

29

4

5

7

9

Ouvriers

45

61

8

27

33

43

22

50

57

81

50

72

Ensemble

100

100

100

100

100

100

Champ : hommes étrangers, âgés de 25 à 59 ans, ayant déjà exercé une activité professionnelle.
Source : Insee, Enquête formation et qualification professionnelle - 2003


Troisième partie : Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire (10 points)
La croissance économique est-elle compatible avec la préservation de l’environnement ?
Vous répondrez à cette question à l’aide du dossier documentaire et de vos connaissances.
Document 1 :



Document 2 :



Document 3 :


Eléments de correction de l’épreuve composée
Première partie : Mobilisation des connaissances
Question 1 : Quelles sont les sources de la croissance économique ? (3 points)

Les économistes utilisent une fonction de production agrégée pour déterminer les sources de la croissance économique : Y = A f(K,L) ou Y indique le niveau de production, K le capital technique, L le travail et A indique l’état des technologies.

Pour produire, il faut combiner l’utilisation de 2 facteurs de production : le travail et le capital.

Le travail est l’ensemble des qualités physiques et intellectuelles mobilisées par les membres de la population active occupée (personnes ayant un emploi) pour produire un bien ou un service (aspect quantitatif et qualitatif du facteur travail).

Le capital désigne l’ensemble des moyens de production durables utilisés dans une économie (machines, biens d’équipement, infrastructures, terrains…).

Toutes choses égales par ailleurs, lorsque la quantité de travail utilisée augmente alors la production augmente. De même, toutes choses égales par ailleurs, lorsque la quantité de capital utilisée augmente alors la production augmente.

Des économistes ont toutefois montré l’augmentation des facteurs de production utilisés pour produire (travail et capital) n’explique pas totalement la croissance économique. Le résidu de croissance qui ne peut être expliqué par l’augmentation des facteurs de production est attribué au progrès technique ou à la productivité globale des facteurs (qui est le rapport entre la valeur ajoutée et le volume de facteurs utilisé pour produire).

(1 point pour chaque source définie)
Question 2 : Pourquoi l’environnement est-il un bien commun ? (3 points)

  1. L’environnement est en effet un bien commun car à la différence d’un bien collectif pur qui est caractérisé par la non rivalité et la non exclusion, il est rival c'est-à-dire que l’utilisation par un individu d’une ressource en prive les autres. Ainsi les ressources halieutiques sont un exemple qui montre que la surpêche opérée par certains pays prive les autres pays ou les générations futures de l’exploitation du poisson. Par contre il est « non excluable » c'est-à-dire qu’il est difficile voire impossible d’empêcher les individus d’utiliser l’environnement. C’est pour cela que l’environnement est menacé de surexploitation. Face à une ressource commune, l’agent rationnel, qui s’approprie l’ensemble des bénéfices de son utilisation de la ressource tout en faisant supporter l’essentiel des coûts sur la collectivité, a en effet tout intérêt, individuellement, à ne pas tenir compte des conséquences externes (externalités négatives) de sa décision.

Dans la réflexion sur les enjeux environnementaux, la question des biens communs occupe une place de plus en plus importante.

(1 point pour rivalité, 1 point pour non exclusion et 1point pour l’explication du problème que posent les biens communs)
Deuxième partie : Étude d’un document (4 points)
Question : Après avoir présenté le document, vous comparerez la mobilité sociale des étrangers de l’UE et du Maghreb résidents en France.

Ce document fourni par l’Insee présente une comparaison des tables de destinée des étrangers de l’UE et du Maghreb en France en 2003. (0.5 point)

On peut tout d’abord constater qu’il existe une différence notable dans le devenir de ces populations. Ainsi 72% des hommes maghrébins âgés de 25 à 59 ans en France en 2003 sont ouvriers alors que ce n’est que 50% des hommes du même âge issus d’un pays de L’Union européenne. Inversement 12% et 20% des européens exercent respectivement des emplois de cadres et de professions intermédiaires, alors que cela ne concerne que 3 % et 8% des maghrébins. Les Maghrébins sont donc surreprésentés au bas de la hiérarchie des salariés par rapport aux européens. (1.5 point)

De même, si on étudie la diagonale du tableau c'est-à-dire la reproduction sociale, on constate que les maghrébins sont plus mobiles que les européens, mais que cette mobilité est surtout synonyme de démotion sociale puisque seuls 21% des maghrébins âgés de 25 à 59 ans ayant un père cadre le sont resté (27% sont devenus professions intermédiaires, et 27% ouvriers). De même, 43% de ceux ayant un père exerçant une profession intermédiaire sont devenus ouvriers. A l’inverse la mobilité des européens est plutôt ascendante puisque 51 % des enfants de cadres le reste, 35% des fils de professions intermédiaires deviennent cadres et 29% des fils d’employés deviennent cadres. (1.5 point)

Il convient toutefois de remarquer un point commun entre la destinée de ces 2 catégories d’étrangers, c’est la surreprésentation des ouvriers par rapport à la population française. (0.5 point)

(Toute lecture correcte du document mais qui ne répondrait pas explicitement à la question permettra l’attribution d’1 point).

Troisième partie : Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire (10 points)

La croissance économique est-elle compatible avec la préservation de l’environnement ?
Proposition de plan :

I -La croissance actuelle semble difficilement compatible avec la préservation de l’environnement :


  1. Le problème de l’épuisement du capital naturel :

  • Le capital naturel est l’ensemble des ressources fournies par la Terre (terrains, forêts, eau, espèces…). Certaines sont non renouvelables (le pétrole, énergies fossiles) d’autres sont renouvelables à condition de respecter les conditions de leur reproduction (bois, poissons…).

  • La croissance actuelle est énergivore donc elle épuise les ressources naturelles non renouvelables. (doc 3)

  • Elle est trop intensive et donc tend à épuiser les ressources naturelles renouvelables : problème actuel des réserves halieutiques et risque de guerre de l’eau dans certaines régions du monde.

  • La croissance est limitée par la biocapacité de la planète. L’empreinte écologique est une unité de mesure, en équivalent hectare de superficie de la Terre, de la consommation humaine de capital naturel renouvelable à des fins de production et de consommation matérielle.

Or, plus les pays ont un PIB par habitant élevé, plus leur empreinte écologique est forte. Ainsi la croissance économique actuelle fait que l’on dépasse la biocapacité de notre planète.

  • Les partisans de la « soutenabilité forte » considèrent que les atteintes au capital naturel sont, dans une certaine mesure au moins, irréversibles : les dommages causés à l’environnement restent en parties irréparables et certaines ressources épuisables sont irremplaçables. Dans cette hypothèse, il ne peut suffire de maintenir le capital global constant. Le capital naturel doit faire l’objet d’une conservation spécifique. Les facteurs de production ne sont pas tous substituables. Les innovations technologiques seules ne peuvent repousser les limites de la croissance économique.




  1. Le problème de la pollution environnementale :

  • Car elle émet de plus en plus de carbone responsable du réchauffement climatique qui lui-même va générer dans le futur des déplacements de population, des risque de conflits, des aléas climatiques… (lecture du document 1 : alors que l’émission de carbone commence à diminuer aux Etats-Unis et en Europe, elle s’accroit sensiblement dans les pays émergents).

  • Même si les technologies actuelles sont de moins en moins polluantes, l’effet rebond (à expliquer) fait que le niveau de pollution total ne cesse de croitre.

  • Le principal problème reste que les dirigeants politiques semblent privilégier la croissance économique au détriment de la mise en place de solutions écologiques. (les dernières conférences sur le climat n’ont pas abouti à des avancées significatives) et que la concurrence internationale freine la mise en place d’accords internationaux sur une réduction concertée des émissions polluantes, de la pêche ou encore de la déforestation.


II -La nécessité de faire cohabiter croissance économique et préservation de l’environnement :


  1. Une prise de conscience mondiale :

  • « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » Jacques Chirac – Johannesburg – sommet de la terre - 2002

  • La prise de conscience des dangers que court la planète du fait des émissions de gaz à effet de serre est aujourd’hui une réalité. On connait de mieux en mieux les conséquences du réchauffement climatique et les scientifiques sont aujourd’hui à peu près tous d’accord sur le sujet.

  • L’accélération des catastrophes naturelles depuis 10 ans est venue ajouter à la prise de conscience.

  • La multiplication des conférences sur le climat et des sommets internationaux sur le climat réunissant de nombreux pays développés et en développement témoigne de cette prise de conscience : le protocole de Kyoto (1997) a permis de fixer des objectifs chiffrés en matière de réduction des GES.

  • Au niveau national des mesures de politique climatique ont vu le jour : réglementation, marché des droits à polluer ou encore taxation. Les 3 outils présentent des avantages (simplicité pour la réglementation, gestion du coût de la dépollution pour la taxation et gestion de la quantité d’émission pour le marché des doits à polluer).




  1. Des solutions techniques existent :

  • Le progrès technique peut-être envisagé comme un moyen de concilier croissance économique et préservation de l’environnement. Les théoriciens de la soutenabilité faible ont confiance dans les vertus de la croissance économique et le PT pour résoudre les problèmes environnementaux. A mesure que le PT se développe et que le revenu par habitant augmente, les solutions techniques apparaissent, les préoccupations environnementales se font plus fortes et la dépollution s’accélère.


Croissance économique

Raréfaction du capital naturel

Augmentation du prix du capital naturel

Substitution du capital physique au capital naturel

Nouvelle phase de croissance économique




  • Ainsi, grâce au PT, les industries sont de moins en moins polluantes (diminution des émissions d eCo2, réduction des émissions de plomb…). Doc 1 : Etats-Unis, Europe et Japon depuis 2007 émettent moins de Co2 par émission d’hydrocarbure + doc 2 exemples des véhicules

  • et de moins en moins consommatrices d’énergies. (des exemples peuvent être cités : appareils électroménager, ampoules, voitures…) + doc 2 exemples de l’éco-conception

  • Enfin le PT va permettre de développer de nouvelles sources d’énergies renouvelables (fin du document 2) pour pallier la raréfaction des ressources naturelles.

  • La « courbe de Kuznets environnementale », en U inversé, est une représentation possible de cet espoir : comme les inégalités sociales, les émissions polluantes augmenteraient dans un premier temps à mesure que le revenu moyen s’accroît. Dans un second temps, les technologies nouvelles plus « propres » inverseraient la tendance. Si on considère la courbe de Kuznets environnementale comme une représentation satisfaisante des rapports entre croissance économique et environnement, alors, non seulement la croissance n’est pas contradictoire avec la préservation de l’environnement, mais, correctement orientée, elle est une condition de cette préservation.


La conclusion peut porter sur la nécessaire volonté politique de mise en place de ces solutions techniques.

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