Manuel pages 52 à 73





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Chapitre 2 Accumulation du capital et croissance

2010-2011


Chapitre 2 Accumulation du capital et croissance

(Manuel pages 52 à 73)

  • Les objectifs du programme :

Notions que les élèves doivent connaître et savoir utiliser

Notions essentielles

Notions complémentaires

  • Innovation

  • Taux de rentabilité

  • Taux d’intérêt

  • Demande anticipée

  • Epargne

  • Innovation de procédé, de produit et organisationnelle

  • Recherche développement

  • Autofinancement

  • Financement externe

  • Destruction créatrice

Indications complémentaires

  • L’investissement est un maillon essentiel des mécanismes de la croissance

  • Présentation des formes de l’investissement

  • Présentation des manières de le financer en relation avec le programme de 1ES, partie sur Monnaie et Financement

  • Importance de la dimension temporelle en introduisant le rendement anticipé et l’actualisation

  • Rôles :

  • De la demande anticipée

  • De la réduction des coûts de production

  • Du taux d’intérêt

  • Du coût des différentes formes de financement (voir programme de première)

  • Lien entre investissement, progrès technique, obsolescence économique pour saisir le phénomène de destruction créatrice et pour faire la transition avec le chapitre 3 sur le progrès technique

  • Les sujets

  • Des taux d’intérêt faibles sont-ils une condition de la croissance économique ?

  • Quels sont les effets de l'investissement des entreprises sur l'emploi ?

  • Après avoir analysé le rôle de la demande dans la décision d'investir, vous montrerez qu'il existe d'autres déterminants de l'investissement.

  • Vous montrerez que si l'investissement est nécessaire à la croissance il n'est pas suffisant.

  • Le plan

Introduction :

  • Amorce

  • Définition

  • Problématique

  1. La mesure de l’investissement

    1. Un indicateur de la comptabilité nationale : la FBCF

    2. Les différentes dimensions de la FBCF

  2. Les déterminants de l’investissement

    1. La capacité d’investir

    2. La volonté d’investir

  3. Les effets de l’investissement sur la croissance

    1. Un moteur de la demande

    2. L’accumulation de capital

Voir site Apprendre avec l’INSEE : http://www.statapprendre.education.fr/insee/invest/default.htm

  • Le cours

Introduction :

Document d’amorce Graphique sur la FBCF et la consommation des ménages en Chine



Rappel : Le PIB est la richesse produite par un pays.

On constate que la Chine consacre plus de la moitié de la richesse produite à la FBCF en 2006 c'est-à-dire à augmenter le stock de capital fixe. En mettant ce chiffre en relation avec la croissance à 2 chiffres que connaît ce pays on peut en déduire qu’il y a un lien très fort entre investissement et croissance.

Capital : Stock

  • Capital fixe  Stock de biens de production

  • Capital humain Stock de compétences d’une population ou d’un individu

  • Capital technique  Stock de connaissances

  • Tous ces capitaux servent à la production.


L’accumulation de capital : Processus d’accroissement du stock de capital.

L’activité économique qui permet cet accroissement est l’investissement.

Investissement : C’est un détour de production, c'est-à-dire une dépense immédiate qui a pour effet d’accroitre dans le futur la production de richesse. Exemple : Les études peuvent être considérées comme un investissement qui a un but  occuper un emploi plus élevé et recevoir un salaire plus important dans l’avenir.

L’investissement est un flux qui vient augmenter le stock de capital.

  • L’accumulation de capital résulte donc de l’investissement.

Problématique : Comment mesurer l’investissement ? Quels sont les facteurs qui vont jouer sur l’investissement ? Quels sont ses effets sur la croissance économique ?

  1. La mesure de l’investissement

    1. Un indicateur de la comptabilité national : FBCF




  • Définition de l’INSEE



Actifs corporels = équipements, bâtiments, véhicules etc …

Actifs incorporels =brevet, licence etc …

  • Comment mesurer la FBCF ?

  • Par le montant :



Lecture : En France en 2009 la FBCF des secteurs résidents a été de 392,1 milliards €.


  • Par le taux d’investissement

( FBCF / PIB)×100



A ne pas confondre avec la mesure de la variation de l’investissement étudié dans le point suivant

  • Par le taux de variation

Elle se calcule par la formule (Vf-Vi /Vi) x 100

Exemple :

Si en 2008 la FBCF est de 100 milliard et en 2009 de 80 milliard  Taux de variation de 2009 (2008 => 2009) est de – 20 %.




    1. Les différentes dimensions de la FBCF

  • L’investissement par secteur :



  • 55 % pour les entreprises

  • 24 % pour les ménages hors entreprises individuelles (FBCF : achat de logement)

  • 16 % pour les administrations publiques (Etat, collectivité locale …)




  • L’investissement selon la motivation ou le motif

On distingue des motivations qui sont à l’origine des investissements :

  • Investissement de capacité Exemple : Une entreprise se décide de construire une nouvelle unité de production afin de répondre à une augmentation des commandes.

  • Investissement de remplacement  Exemple : Une entreprise décide de se séparer de 2 machines usées et de les remplacer par 2 nouvelles machines apportant un progrès techniques.

  • Investissement de rationalisation  Exemple : Une entreprise décide d’acquérir une nouvelle machine qui se substituera à 2 travailleurs peu qualifiés. But  Augmentation de la productivité.




  • Dans la réalité, ces 3 motivations sont souvent confondues.

Document 2 page 55




  • Les investissements immatériels



Aujourd’hui, certaines dépenses, d’un point de vue économique correspondent à la définition de l’investissement. Ce sont les investissements immatériels. Mais ceux-ci ne sont pas comptabilisés dans la FBCF. Par exemple : C’est le cas pour les dépenses de recherches et de développement, les frais de formation professionnel, les dépenses d’action commerciale (Pub) et les dépenses de logiciels.

Δ !!!! Un investissement immatériel ne doit pas être confondu avec un actif incorporel.

Pour répondre à ce défaut, la comptabilité nationale a intégré les achats de logiciels dans la FBCF.
Document 4 page 55


Conclusion :
D’autres dépenses sont proches de la définition de l’investissement sans être inclut dans la FBCF. C’est le cas des achats d’actions d’autres entreprises (= prises de participations) et aussi des IDE.

  1. Les déterminants de l’investissement

On ne s’intéresse ici qu’aux investissements des entreprises (investissement productif) car les investissements des ménages et les investissements publics ont d’autres motivations.

La décision d’investir ou non dépend de 2 conditions :


  • Volonté d’investir

  • Capacité d’investir



Voir Schéma page suivante

img_0001.jpg

    1. . La capacité d’investir

  • Relation 1 : Les profits réalisés



ATTENTION : Ne pas confondre les profits réalisés avec les profits anticipés.

Profit : En comptabilité nationale, il est mesuré par l’excédent brut d’exploitation (EBE)

Calcul : Valeur ajouté – (Impôts sur la production + Rémunération des salariés) = EBE

EBE : c’est le montant de la richesse qui revient du facteur capital (= agents qui ont fournit les capitaux nécessaires à l’achat du capital fixe).

Répartition de L’EBE

Dividende : Investisseurs

EBE Intérêts : Banque

Impôts sur les bénéfices

L’épargne + Amortissement

Amortissement : c’est la constatation comptable de la consommation de capital fixe c'est-à-dire de la perte en valeur du capital fixe dû à l’usure matériele et technologique. Il permet de distinguer l’investissement Net et Brut.

Formule : Investissement Net = Investissement Brut – Amortissement

Exemple :

  • Le stock de capital est de 500 milliard €

  • Le stock connait une consommation de capital fixe de 10 % par an

Sans investissement  500 – (500 x 10/100) = 450 il y aura une diminution du stock de capital car il aura perdu 10 % de sa valeur. A terme le stock peut disparaître !

Supposons que l’investissement brut soit de 100

  • Quel est l’investissement en fin de période ?

Stock en début de période : 500

– Consommation de capital Fixe : (500 x 10/100) = 50


Investissement brut (50=50)
+ Amortissement (renouvèlement du capital): 50

+ Investissement net 50

= Stock de capital en fin de période : 550

  • AUGMENTATION DU STOCK DE CAPITAL : 50

Rentabilité ?

Définition générale de rentabilité : rapport entre un revenu et le capital engagé pour obtenir ce revenu  R / C.

Exemple : rentabilité des études = rapport entre salaire supplémentaire obtenu grâce aux études et coût de celles-ci.

Cette rentabilité doit être distinguée du profit car le profit est un montant et la rentabilité un rapport entre deux choses : Valeur ajouté – (Impôts sur la production + Rémunération des salariés) = EBE

A distinguer aussi de la productivité du capital qui est aussi un rapport mais qui mesure l’efficacité du capital et non pas ce qu’il rapporte. Donc c’est le rapport entre la richesse produite et le capital qui à permis de la produire: VA/ K

A distinguer enfin du taux de marge qui est aussi un rapport mais qui mesure la part revenant au facteur capital dans la valeur ajoutée : EBE/VA

Il y a plusieurs manières de calculer la rentabilité selon le point de vue duquel on se place :

  • La rentabilité économique  Point de vue du chef de l’entreprise qui s’interroge sur la rentabilité de l’équipement qu’il vient d’acheter. CALCUL : (EBE /K) x100

Pb : Quels sont les facteurs qui vont influencer la rentabilité économique ?

Réponse à la question : on peut transformer la formule de la rentabilité économique en :

(EBE x VA)/ (K x VA) = EBE/VA x VA/ K


Productivité du capital

Taux de marge

La rentabilité dépend donc de 2 facteurs :

  • La répartition de la richesse produite  Taux de marge

  • L’efficacité du capital  Production du capital



  • Rentabilité financière  Point de vue de celui qui met de l’argent dans l’entreprise.

CALCUL : (EBE – Frais financiers) / Capitaux propres x 100

Exemple :

  • Soit un EBE de 100

  • Un stock de capital de 500 dont 300 financé par des capitaux propres (actionnaire) et 200 par emprunt à la banque.

  • Taux d’intérêt sur l’emprunt : 10 %

Calcul de la rentabilité économique :

EBE/VA x 100

100/500 x 100 = 20 %  100 € de capital rapporte 20 % d’EBE pour l’entreprise.

Calcul de la rentabilité financière

EBE – Intérêt / Capitaux propres x 100

[100 – (200 x 10/100) ] / 300 = 26.6%

 La rentabilité financière dépend de la rentabilité économique, des taux d’intérêts et de la manière dont le capital a été financé (actionnaires ou emprunt).

Conclusion :

Schéma : Profit et demande pour les actions d’entreprises.

↗ Rentabilité Financière

Succès des augmentations de capital sur les marchés financiers

↗ Profits réalisés (EBE)

Schéma : Le profit et L’ EBE


↗ Profits réalisés (EBE)

Autofinancement

↗ Epargne des entreprises




  • Relation 2 : l’endettement (Voir Chapitre 3 du cours de première)



Schéma : Rappel des différents modes de financement des investissements


Investissements

Emprunt bancaire

Financement intermédié ou indirect

ffff

Financement direct

Emprunt obligataire

Augmentation du capital (actions)

Autofinancement

Financement externe

Financement interne


L’endettement est un financement externe qui peut-être direct (sur les marchés financiers par émission d’obligation) ou indirect / intermédié ( par emprunt bancaire)
L’endettement d’une entreprise est le stock de dettes qu’elle a accumulé.

Par exemple quand on dit que la France a un endettement public de 95 % de son PIB  Cela signifie que le stock de dette que les administrations publiques ont accumulé dans les années antérieures représente 95 % du PIB

Les frais financiers sont pris dans l’EBE et ils dépendent de 2 choses : le stocks de dettes et le taux d’intérêt à payer sur ces dettes.

Exemple :

  • Si une entreprise a un endettement de 10 000 € et que le taux d’intérêt sur sa dette est de 1 %  Ses frais financiers seront de 100 €.

  • Si une entreprise a un endettement de 500 € et que le taux d’intérêt sur sa dette est de 20 %  Ses frais financiers seront aussi de 100 €.

Capacité d’endettement : Capacité à rembourser ses dettes.

Celle-ci va être prise en compte par les préteurs pour fixer le montant qu’ils acceptent de prêter et le taux d’intérêt auquel ils acceptent de prêter.

Donc dans la relation 2, plus l’endettement est élevé plus il y a un risque de non remboursement de la dette moins les prêteurs acceptent de prêter et plus les taux d’intérêt seront élevés. Donc moins la capacité d’endettement sera élevée.



La flèche qui rejoint les profits réalisés et la capacité d’endettement montre que les profits réalisés peuvent agir sur la capacité d’endettement car ils permettent de rembourser la dette.
En conclusion de la capacité d’investir, pour s’entrainer, aller sur le site Apprendre avec l’INSEE, cliquer sur Investissement, puis sur Pourquoi, puis sur Conditions de financement puis faire les exercices proposés.



    1. . La volonté d’investir

Relation 3 : la demande anticipée



L’investissement est une lourde décision car il est couteux et il engage l’avenir de l’entreprise.

En conséquence les entreprises sont très sensibles aux anticipations et aux prévisions sur l’avenir.

En ce qui concerne la demande, les entreprises font fixer un niveau de production qu’elles désirent atteindre. Ce niveau de production dépend des anticipations sur le niveau de la demande (la demande est le débouché de leur production).

  • Cette demande anticipée est nommée la demande effective. Cette appellation est keynésienne.

  • Pour atteindre ce niveau de production, elles ont besoin d’un certain stock de capital

A propos du stock de capital, il y a 3 mesures :

  • Le stock de capital désiré  de quel stock a-t-elle besoin pour atteindre le niveau de production qui va lui permettre de répondre à la demande anticipée ?

  • Le stock de capital installé  de quel stock de capital dispose t’elle à l’heure actuelle ?

  • Le stock de capital utilisé quelle partie de son stock installé utilise t’elle actuellement ?

La décision d’investir va dépendre de ces 3 éléments.

Exemple :

Une machine est capable de produire 100 biens par jours. L’entreprise en possède 5.

Production actuelle : 400 biens par jour

Production pour répondre à la demande anticipée : 600 biens par jour

On mesure le taux d’utilisation des capacités de production : Rapport entre la capacité de production utilisé et la capacité de production installée

Donc dans l’exemple précédent : 80 %

Pour répondre à la demande elle doit produire 200 de plus

En augmentant l’utilisation de ses capacités de production elle peut répondre à la ½ de la demande supplémentaire. Soit 100 sur 200.

Elle doit faire un investissement correspondant à une seule machine pour produire les 100 restants.

En conclusion des capacités de production, pour s’entrainer, aller sur le site Apprendre avec l’INSEE, cliquer sur Investissement, puis sur Pourquoi, puis sur La demande, puis sur Les capacités de production, puis faire les exercices proposés.

Qu’est ce que l’accélérateur ?

Document 6 page 56



On voit que les variations de l’investissement ont une plus grande ampleur que celle de la demande. Cela marche dans les deux sens : la hausse comme à la baisse  c’est le principe de l’accélération.

L’entrepreneur détermine son investissement présent à partir de ses anticipations sur la demande future. Celles-ci dépendent de ce qui se passe dans le présent. La demande actuelle influence le moral des entrepreneurs et donc leurs anticipations sur le futur.

Si la demande dans le présent est atone (= faible croissance sans pour autant diminuer), les entrepreneurs vont être pessimistes. Cela va entrainer la baisse de leurs anticipations donc la baisse de leurs investissements.

Donc un simple ralentissement de la croissance de la demande (baisse du taux de variation qui reste positif) entraine un fort recul de l’investissement (un taux de variation négatif comme sur le graphique).


↘ des investissement présents

↘ des anticipations sur la demande future

Ralentissement de la demande présente




↘ du moral des entrepreneurs

En conclusion de l’accélérateur, pour s’entrainer, aller sur le site Apprendre avec l’INSEE, cliquer sur Investissement, puis sur Pourquoi, puis sur La demande, puis sur L’accélérateur, puis faire les exercices proposés.

Relation 4 : la profitabilité



Document 9 page 58



Profitabilité : Ecart entre le taux de rentabilité économique et le taux d’intérêt des emprunts et des placements.

Profitabilité (p) = Rentabilité (Re) – Taux d’intérêt (Ti)

  • Re ≥ Ti  P≥0  L’entreprise investit

  • Re ≤Ti P≤0 L’entreprise place son épargne mais n’investit pas

Les entreprises peuvent se trouver dans 2 situations :

  • Elles disposent d’épargne  Comment l’utiliser ? Placement sur les marchés financiers ou investissement ? Cette épargne est rémunérée par le taux d’intérêt. Si la profitabilité est négative cela signifie que les placements sont plus rentables que les investissements donc elle est incitée à placer et non à investir.

  • Elles ne disposent pas d’épargne  Elles doivent donc emprunter pour investir. Le taux d’intérêt représente alors le coût de l’investissement. Si la profitabilité est négative le coût de l’investissement est supérieur à sa rentabilité donc, là non plus, elle n’est pas incitée à investir.


Relation 5 : le coût du travail l



Pour produire, l’entreprise doit choisir une combinaison productive.

Combinaison productive : Facteur travail combiné avec le facteur capital.

Pour une même production cette combinaison peut être plus ou moins intensive en capital c'est-à-dire, on peut produire la même chose avec peu de travail et beaucoup de capital et vice versa.

Le choix de l’entrepreneur varie selon :

  • Les techniques de production à la disposition de l’entreprise

  • Coût de facteurs de production : L’augmentation du cout du travail incite l’entreprise a substituer du travail par du capital  Choix d’une combinaison productive plus intensive en capital. Il s’agit alors d’un investissement de rationalisation.




  1. Les effets de l’investissement sur la croissance


Par l’offre

Par la demande

Investissement



Croissance


    1. Un moteur de la demande

L’investissement est une composante de la demande globale à coté de la consommation (ménage) et des exportations. (Chapitre 1 1er )
Document 12 page 60



L’investissement agit sur la demande par l’intermédiaire du multiplicateur.

Voir diaporama sur le multiplicateur à consulter sur le site du lycée

L e multiplicateur est associé à la pensée Keynésienne, il s’intéresse aux conséquences de l’investissement sur la croissance à court terme en tant que composante de la demande.

Cet effet du multiplicateur peut être associé à un schéma de plomberie.

  • L’investissement réel génère des vagues successives de dépense qui se réduisent sous l’effet de l’épargne.

  • L’investissement est à l’origine de ce processus 

  • L’épargne est une fuite hors du système économique


MULTIPLICATEUR =K

K = Y / I  Y = production et I = Investissement

K=500/100 = 5

Si la propension à épargner e est de 20% soit 1 /5, le multiplicateur sera 1/e ou 1/0,2 ou 1/(1/5) = 5

Supposons que les ménages épargnent de 25 %  1/0.25 = 1/(1/4) = 4

La propension à épargner correspond au taux d’épargne c'est-à-dire la part du revenu qui est épargné E/R

  • Plus le taux d’épargne est élevé  Multiplicateur diminue

  • Plus le taux d’épargne est faible Multiplicateur élevé

Pour les libéraux (classique ou néoclassique qui sont contre l’intervention de l’état mais pour le libre fonctionnement des marchés), l’épargne est une vertu car cette épargne permet d’accroitre l’offre de fonds prêtable (= capital disponible pour financer d’autres agents économiques)

Sur les marchés financiers il y a :

  • Une offre de fonds prêtable

  • Une demande de fond


↗ de l’épargne

↗ croissance

↗ de l’investissement

↘ du taux d’intérêt

↗ de l’offre de fond
L’équilibre se fait par le prix  Taux d’intérêt

↘ de la croissance

↘ de l’investissement

↘ de la demande

↘ de la consommation

↗ du taux d’épargne
Pour les keynésiens l’épargne est un vice car elle réduit la consommation donc la demande. Or les entreprises investissent selon leurs anticipations sur la demande.

De plus ce n’est pas l’épargne qui détermine l’investissement mais le contraire car en investissant les entreprises agissent sur le revenu national par l’effet multiplicateur. Or l’épargne est déterminée par le revenu.


↗ du revenu national

Multiplicateur

↗ Investissement



↗ de l’épargne


Que faire quand le niveau de l’activité est insuffisant ?

Réponse à la question :

Du point de vue Keynésien, les ménages doivent consommer d’avantage ce qui augmentera la croissance et diminuera le chômage. L’état doit se substituer aux entreprises pour investir. Grâce à l’effet multiplicateur, cet investissement public va stimuler l’activité économique. Cela va agir sur le climat des affaires et donc redonner confiance aux entrepreneurs et améliorer leurs anticipations  L’investissement privé va se substituer à l’investissement public.

Du point de vue Libéral, ce sont les marchés qui par eux même permettent de revenir à une situation normale. Cela se fait grâce à la variation des prix qui permet d’équilibrer l’offre et la demande (voir chapitre 5 pour le chômage). L’état ne doit donc pas intervenir.

Les limites (fuites) de l’effet multiplicateur sont les suivantes :

  • L’épargne

  • Les impôts constitue une fuite qui réduit le revenu consacré à la consommation mais en alimentant la demande publique ils se substituent à la demande privée Pas une véritable fuite.

  • L’importation  Si l’économie n’est pas compétitive les importations augmentent et c’est l’économie des partenaires commerciaux qui profite d’une augmentation de la demande. La propension à épargner limite l’effet du multiplicateur ?

ATTENTION : Ne pas confondre Accélérateur (Relation de la demande et investissement) et Multiplicateur.


Accélérateur




Demande

Investissement




Multiplicateur



    1. L’accumulation de capital

L’investissement est le flux qui permet l’accumulation du capital c'est-à-dire d’augmenter le stock de capital.

  • L’investissement en capital fixe

Pb : Quels sont les effets de cet investissement sur la croissance ?

Réponse à question :

  • Il accroit la capacité de production ce qui est à l’origine de la croissance économique extensive.

Exemple : on a 2 machines, on en achète 2 même  Production multipliée par 2


  • Il accroit l’intensité capitalistique c'est-à-dire la quantité de capital par travailleur ( K/ T) qui est une cause des gains de productivité qui sont à l’origine de la croissance économique intensive

Document 18 page 63



En 1890, chaque travailleur aux USA disposait de 4 milles dollars de machines et bien d’équipement. Cette quantité de machine et équipement par travailleur a été multiplié par 10 entre 1890 et 1992.

  • Incorporation du progrès technique

Document 17 page 62.



Pour que le progrès technique puisse avoir des effets il faut qu’il se diffuse. Pour se diffuser, il a besoin d’investissement en capital fixe car il est incorporé dans les équipements qui constituent cet investissement.


  • Les autres formes d’investissement qui agissent sur l’offre.




  • L’investissement en capital humain  Formation + éducation



Document 2 page 64


Lecture : L’augmentation du capital humain (mesurée par le nombre d’années de scolarité suivies), a contribué pour 0,19 point à l’augmentation annuelle de la productivité apparente du travail pour la période 1985-1998.

  • Investissement public : Augmentation du stock des infrastructures qui améliore le pays avec ses routes par exemple.

  • Investissement dans le progrès technique qui permet d’accroitre le stock de connaissances  chapitre 3




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