Enseignant-chercheur en économie internationale à l’istom, école d’ingénieurs en agro-développement International, Cergy-Pontoise





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La baisse du taux de profit en Chine

 

L’évolution de la productivité du capital  en Chine

 

Dans cette partie, nous chercherons à montrer le lien qui peut exister entre la théorie sur la baisse tendancielle du taux de profit[8], et les problèmes que rencontre l’investissement en Chine. Les données offertes par les offices de statistiques de Chine concernent des grandeurs tellement importantes et difficiles à calculer, que nous insistons bien ici sur le fait que les résultats obtenus ne sont que des estimations, et que seule nous importe l’évolution de ces grandeurs. Nous verrons que la composition organique du capital n’a pas cessé d’augmenter depuis plus de deux décennies. Or, une telle évolution risque de peser, dans certaines circonstances (notamment si la hausse de la composition organique est supérieure à l’augmentation du taux d’exploitation) sur le niveau du taux de profit, taux correspondant à la formule suivante : (pl/v)/((c/v) + 1), avec pl/v comme taux d’exploitation et c/v composition organique du capital. Nous montrerons que l’évolution du taux de profit dans ce pays est en mesure de mieux nous faire comprendre les problèmes rencontrés par le processus d’accumulation.


Calcul du taux de profit
Pour calculer ce taux de profit qui, selon Karl Marx, correspond à Pl/(C + V), nous considérons qu’il est possible de reprendre les données économiques fournies par les offices de statistiques officiels du pays. Pour Marx, le taux de profit se calcule pourtant en valeur, et non en prix. Bien qu’il ne soit pas pertinent de revenir ici sur le débat prix/valeur lancé depuis le début du vingtième siècle, nous ferons l’hypothèse qu’au niveau national, la somme des prix correspond à la somme des valeurs. Pour notre calcul, le débat sur la transformation de la valeur en prix sera donc mis de côté. Quant aux données utilisées, nous considérons que ce qui se rapproche le mieux de la plus-value chez Marx correspond au PIB auquel on soustrait la masse salariale (chez Marx, la valeur de la production correspond à Pl + V + C, avec Pl comme plus-value, V comme capital variable et C comme capital constant. Or, le PIB, somme des valeurs ajoutées, ne prend pas en compte les « consommations intermédiaires », que nous pouvons assimiler à C, mais comprend la masse salariale qu’il est donc nécessaire de soustraire pour obtenir la plus-value). En ce qui concerne le capital constant, nous prenons le stock de capital fixe utilisé auquel nous soustrayons l’investissement résidentiel, investissement qui bien que faisant partie de la FBCF, ne participe pas au processus d’accumulation au sein de l’appareil productif. Enfin, pour le capital variable, nous prenons simplement la masse salariale du pays ; selon Marx, le capital variable ne correspond pourtant qu’aux seuls travailleurs productifs. Néanmoins, nous ne ferons pas cette distinction, car aussi bien au niveau statistique que théorique, il est extrêmement difficile de distinguer ces travailleurs des improductifs ou des « indirectement productifs » ; d’autre part, la masse salariale, relativement au stock de capital fixe, est extrêmement faible, et soustraire les salaires des improductifs ne changerait presque rien.

Il pourrait nous être fait le reproche d’utiliser le terme de « productivité du capital », car selon une approche marxiste, seul le travail est en mesure de créer de la plus-value, et de là, seul le travail est productif. Cependant, pour les besoins de notre analyse, et au risque d’engendrer des querelles sur les termes utilisés, nous passerons outre cette critique. De même, alors que chez Marx, le capital constant correspond aux biens d’équipement et aux matières premières (c’est-à-dire, à tous les éléments qui sont en mesure de transmettre leur propre valeur à la marchandise produite sans produire en eux-mêmes de la valeur), nous ne prendrons ici que le capital fixe, c’est-à-dire les moyens de production matériels qui ne sont pas détruits au cours du processus de production et dont la durée de vie est supérieure à un an. Afin de faciliter la comparaison entre nos deux pays, et de bénéficier de données semblables, nous omettrons donc les matières premières (capital circulant) dans notre calcul du capital constant Additionner le coût de ces matières premières au capital fixe obtenu changerait d’ailleurs peu nos résultats, car ce coût demeure négligeable en comparaison de celui des biens d’équipement ; surtout, cette prise en compte des matières premières ne ferait que renforcer les résultats obtenus, car elle tendrait à élever encore davantage la composition organique du capital. Rappelons que nos calculs sur le taux de profit et la composition organique du capital ne sont que des estimations, et que seule nous importe l’évolution de ces deux grandeurs.
On ne peut analyser la baisse du taux de profit dans un pays, sans y étudier l’évolution de la productivité du travail et du capital. Pour les besoins de notre analyse, nous considèrerons que la composition organique du capital correspond à ce que nous appelons généralement intensité capitalistique. Si la hausse de la productivité du travail dépasse celle du capital, alors la composition organique du capital (ou l’intensité capitalistique) connaîtra une évolution à la hausse, et réciproquement. Pour faire simple, si ↑ pl/v > ↑ pl/c, cela signifie que ↑ c > ↑ v, et que Δ c/v > 0. Nous avons vu précédemment que la Chine est aujourd’hui confrontée à un problème de surinvestissement. Or, ce « surinvestissement » se manifeste dans le fait que la productivité globale des facteurs tend à stagner, et que la forte hausse de la productivité du travail, observée dans ce pays depuis 1991, s’obtient essentiellement par une baisse de la productivité du capital, et donc par une hausse de la composition organique du capital.

La baisse de la productivité du capital est souvent vue comme la conséquence directe des phénomènes de surproduction. Par exemple, une telle évolution serait due, pour Cieniewski (2006), à la multitude d’entreprises de petite taille qui restent en activité pour des raisons sociales ou dans l’espoir d’un repreneur. Cette faible concentration tend à provoquer une guerre des prix, et une croissance en volume extrêmement forte de la production. Depuis 2004-2005, on observe ainsi une augmentation de la proportion d’entreprises non rentables, et un tassement de la productivité (Cieniewski, 2006).
 

Figure 6 : Productivité du capital en Chine, de 1979 à 2006



Source : China Statistical Yearbook, (Productivité du capital en valeur : PIB/stock de capital fixe),

Graphique réalisé par l’auteur

Les données pour 2007 et 2008 ne sont pas encore disponibles

 

 


Figure 7 : Productivité du travail en Chine, de 1979 à 2006



Source : China Statistical Yearbook, (Productivité du travail en valeur : PIB/masse salariale),

Graphique réalisé par l’auteur

Les données pour 2007 et 2008 ne sont pas encore disponibles

 

Figure 8 : Composition organique du capital en Chine, de 1979 à 2006



   Source : China Statistical Yearbook, (Composition organique du capital : Stock de capital fixe/Masse salariale),

 Graphique réalisé par l’auteur                   

   Les données pour 2007 et 2008 ne sont pas encore disponibles

 

Le niveau de plus en plus important des inégalités permet aux classes les plus aisées de mobiliser beaucoup de capitaux ainsi qu’une main d’œuvre extrêmement bon marché. De là, la production se met à excéder régulièrement les capacités de consommation nationale. Même si les exportations peuvent contribuer à absorber en partie cette forte production, elles ne sont pas en mesure de remplacer tout un marché intérieur. Comme nous l’avons déjà étudié précédemment, la majorité des entreprises fonctionnent souvent en dessous de 60 % de leurs capacités de production. Dans une telle situation, le stock de capital fixe peut apparaître excessivement élevé (en raison de la difficulté d’adapter ce stock aux fluctuations économiques) relativement à ce qui est produit, ce qui pèse sur la productivité du capital. Au contraire, il est beaucoup plus facile de diminuer le volume de main d’œuvre utilisé : c’est la raison pour laquelle la productivité du travail n’est pas poussée à la baisse par ces phénomènes de surproduction. Bien au contraire, cette productivité est en hausse…

 

La hausse de la productivité du travail, et la baisse du taux de profit

 

L’élévation importante de la productivité du travail dans la Chine des années 1990 s’explique notamment par la disparition de la protection assurée à de nombreux salariés par les entreprises d’Etat, ces dernières disparaissant peu à peu du paysage économique. Le taux d’exploitation s’élève aussi brusquement pour répondre à l’ouverture économique du pays et à la concurrence internationale. Il est effectivement indispensable pour ce pays de s’adapter aux nouvelles techniques de production, et de remplacer progressivement le travail par du capital. Cela se manifeste notamment par une très faible élasticité de la demande de travail à la croissance économique : selon l’OCDE, cette élasticité atteint seulement 0,1 dans la décennie 1990, alors que cette valeur est proche de 1 dans le cas du Brésil. L’appareil de production produit donc de plus en plus de marchandises avec, proportionnellement, de moins en moins de travail, ce qui élève considérablement la productivité du travail. Cette élévation de la production s’obtient non seulement par une intensification du rythme de travail, mais surtout par une utilisation accrue de biens d’équipement, ce qui pèse, en l’absence de réel progrès technique, sur la productivité du capital. Alors qu’en 1980, il fallait 2 à 3 dollars d’investissement pour obtenir 1 dollar de croissance supplémentaire, il faut, en 2000, 4 dollars d’investissement pour le même résultat. Le rapport de l’investissement sur la croissance est donc excessivement élevé (un rapport de 1 pour 4, alors que pour l’Inde, il est de 3 pour 1) (Plantade, 2006, p. 181).

C’est donc essentiellement le processus d’accumulation qui explique la baisse de la productivité du capital, et l’augmentation de la composition organique du capital. Une récente étude de Xiaoqin Fan (2005) vise ainsi à expliquer, en fonction de l’évolution de leur productivité du capital, les performances économiques distinctes de la Chine et de l’Inde. Contrairement à l’Inde, qui présente un plus faible taux d’investissement et une élévation de sa productivité du capital, la baisse du taux de profit en Chine s’expliquerait par une baisse de la productivité du capital (Xiaoqin Fan, 2005). On rejoint ici la théorie de Marx selon laquelle une hausse de la composition organique du capital, entraînée par une baisse de la productivité du capital (alors que la productivité du travail continue d’augmenter), tend à diminuer le taux de profit. Entre 1960 et 1972, le taux de profit au Japon tournait autour de 30 %, et celui des Etats-Unis et de l’Allemagne était supérieur à 20% : aujourd’hui, en Chine, ce taux est d’environ 8,5 % (Xiaoqin, Fan, 2005). Nous verrons que les résultats de Xiaoqin Fan pour le taux de profit sont différents des nôtres, notamment parce qu’il prend en compte une formule différente de celle proposée par Marx (en dénominateur, tout le capital fixe, y compris le résidentiel, est pris en compte ; et en numérateur, les impôts sont retranchés de la plus-value, alors que chez Marx, ces derniers font directement partie de cette plus-value). Cependant, nous resterons finalement dans les mêmes conclusions que cette étude, et sur l’importance de la composition organique pour déterminer le taux de profit.

 

Figure 9 : Taux de profit en Chine, de 1979 à 2006



Source : China Statistical Yearbook, graphique réalisé par l’auteur,

(Taux de profit : (PIB-masse salariale) / (Stock de capital fixe + masse salariale))

Les données pour 2007 et 2008 ne sont pas encore disponibles

 

 

D’après l’analyse de Karl Marx, la composition organique pèse sur le taux de profit. Or, cette baisse se vérifie chez le géant asiatique. Comme nous le révèlent les graphiques 8 et 9 ci-dessus, et d’après nos calculs, ce pays connaît depuis 1991 une baisse de son taux de profit, simultanément à une hausse de la composition organique (en revanche, dans la décennie 1980, le taux de profit avait plutôt tendance à stagner, alors que la composition organique restait stable ; de 1987 à 1991, le taux de profit augmente aussi légèrement parallèlement à une baisse de la composition organique).

Nous avons observé précédemment qu’en Chine les phénomènes de surproduction sont de plus en plus importants en raison du décrochage entre l’évolution de l’offre et celle de la demande. Pour compenser la baisse du taux de profit, les entreprises sont cependant incitées à augmenter leur masse de profit en produisant toujours plus. De cette manière, « le capitaliste réduit de son plein gré son profit sur chaque marchandise, mais se dédommage en produisant davantage » (Marx, Le Capital, Livre III, 1972, p. 1014). L’un des principaux débats actuels sur l’économie chinoise consiste à observer une élévation de la masse de profit, alors que le taux de profit ne cesse de baisser : pour certains auteurs (Hofman et Kujis, 2006), une telle situation est plutôt bénéfique, seule la masse des profits bénéficiant d’une réelle importance ; or, celle-ci augmente de 36 % entre 1999 et 2005, ce qui ne serait pas négligeable (Hofman et Kujis, 2006). Cependant, cette augmentation de la masse de profit s’effectue parallèlement à l’augmentation constante des capacités de production oisives, et la baisse du taux de profit rend incertaine la poursuite du processus d’accumulation (Weijian Shan, 2006) : le fait que les entreprises puissent retirer de moins en moins de plus-value (relativement au capital variable et au capital constant utilisés) pourrait rapidement engendrer des difficultés de financement, aussi bien pour les entreprises dont l’investissement repose sur le crédit (notamment les entreprises d’Etat), que pour les autres. Une situation d’incertitude quant au remboursement des prêts effectués pourrait élever les taux d’intérêt, apprécier la monnaie, et donc freiner l’investissement (à cause des difficultés d’emprunt, mais aussi de la baisse des exportations). Il est donc incorrect d’affirmer que l’augmentation de la masse de profit peut compenser durablement la baisse du taux de profit. Au contraire, cette « compensation » est responsable d’une multiplication des phénomènes de surproduction, et risque de bloquer le processus d’accumulation.

De plus, la baisse de la productivité du capital tend à augmenter de façon considérable la composition organique du capital, et de là pèse sur le taux de profit. A partir de quand ces phénomènes de surproduction et la baisse du taux de profit commenceront-ils à être néfastes pour la poursuite du processus d’accumulation ? En Chine, le secteur bancaire est souvent montré du doigt pour la multiplication de ses créances douteuses : la baisse du taux de profit, ainsi que l’importance de la production excédentaire, pourraient créer un climat d’incertitude dans les années à venir et entraver le processus d’accumulation. Actuellement, selon Moody’s, 25 % du PIB de la Chine seraient nécessaires pour recapitaliser le système bancaire chinois. Par ailleurs, la dette externe (en brut[9]) de la Chine ne cesse de s’élever (passant de 170 milliards de dollars en 2001, à 440 milliards en 2008), en raison non seulement de la dette contractée par les banques chinoises et étrangères, mais surtout en raison du crédit commercial. Les fragilités du « modèle chinois » pourraient être mises à jour par les difficultés à rembourser cette dette, et par la méfiance accrue des créanciers.

Le déclenchement d’une crise économique pourrait par exemple naître d’une hausse des taux d’intérêt[10] : s’il est vrai que la majorité des entreprises font reposer leur investissement sur l’autofinancement, une hausse des taux d’intérêt risquerait de les toucher directement en appréciant fortement le yuan, en rendant plus difficile le crédit interentreprises, et en élevant les taux d’intérêt dans le secteur bancaire informel (secteur qui assure 20 % du financement de l’investissement chinois). Par ailleurs, une telle hausse des taux d’intérêt pourrait freiner l’investissement, comme le réclament certains économistes apeurés par le problème du surinvestissement chinois, en incitant les entrepreneurs à placer leurs revenus plutôt qu’à les réinvestir dans un appareil productif devenu de moins en moins rentable. Enfin, si l’on exclut toute possibilité de hausse des taux d’intérêt (en raison du refus des dirigeants chinois de trop laisser s’apprécier le yuan), un facteur externe tel qu’un fort ralentissement de la consommation américaine ou qu’une dépréciation brutale du dollar pourrait provoquer une récession économique : ainsi, la Chine possède plus de 174 milliards de dollars de Bons du Trésor américain, et selon le CEPII, une telle dépréciation du dollar risquerait de se traduire par une perte de 5,7 % de son PIB, que ce soit en raison de la baisse des exportations qui s’ensuivrait, ou de la dévalorisation des Bons du Trésor US. De telles évolutions risqueraient de faire alors chuter brusquement le taux d’accumulation, et de révéler les profondes incohérences du mode d’accumulation de la Chine.

 

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