Diapo 4, 5 et 6 : Qu'est-ce qu'une tonne abattue?





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Diapo 24 : Résultats des modèles bottom-up



Plusieurs évaluations récentes des potentiels de réduction des émissions de GES dans les pays en développement ont été menées dans le cadre d'une coordination internationale par les Nations Unies, au sein de deux programmes : le programme des Nations Unies pour l'environnement (UNEP, 1999a-1999g) et le programme des Nations Unies pour le développement, en partenariat avec la Banque Asiatique de Développement et le Global Environment Facility (ALGAS, 1999a-1999f). Les résultats présentés dans le tableau sont obtenus à partir des évaluations réalisées de différentes options dans le secteur énergétique que viennent compléter des mesures dans les secteurs des transports et de la gestion des déchets et sur l'usage des sols. Les réductions des émissions ne sont plus définies par rapport aux niveaux de 1990, mais par rapport à un scénario de référence à l'horizon 2020 ou 2030 ou bien sous forme de réductions cumulatives sur la période considérée par l'étude. Ces études permettent d'obtenir une indication précieuse sur l'étendue et les coûts du mécanisme de développement propre dans ces pays.
Les courbes de coûts présentées dans les études ALGAS9 mettent en évidence un potentiel de réduction cumulée pour un coût inférieur à 25 dollars par tonne de CO2 compris entre 10% et 25% des émissions totales sur la période 2000-2020. Ces coûts sont parfois négatifs, notamment dans les pays d’Asie (Philippines, Birmanie). Les différences observées entre les pays correspondent principalement aux différences dans le nombre d’options incluses dans l’étude. Ainsi les études concernant des pays comme le Pakistan ou la Birmanie ont pris en compte un grand nombre d’options et mettent en évidence un large potentiel de réduction des émissions à bas coûts. Pour presque tous les pays, il apparaît que les mesures susceptibles de réduire les émissions au plus faible coût sont : une amélioration de l’efficacité énergétique dans les usages finals, des mesures de réduction de la consommation d’électricité dans le secteur résidentiel et les services et l’introduction de moteurs et de chaudières plus efficaces. Ces études ont relativement peu évalué d’options en rapport avec l’offre énergétique conventionnelle.
Les études UNEP mettent en évidence un certain nombre de similarités entre les pays. D’ici 2030, les émissions peuvent être réduites de 25% (voire 30%) par rapport au scénario de référence pour un coût là encore inférieur ou égal à 30 dollars par tonne de CO2. De nouveau, le nombre d’options retenues dans l’étude détermine de façon fondamentale l’ampleur de ce potentiel de réduction des émissions à bas coûts. Il convient de noter qu’au-delà de ces objectifs de réduction, pour beaucoup de pays, les coûts de réduction des émissions s’accroissent de manière brutale. De nouveau, ce sont principalement des options visant à améliorer l’efficacité des usages finals qui ont été simulées et qui représentent, pour les ménages et l’industrie, les réductions d’émissions les moins coûteuses. En revanche, l’introduction d’énergies renouvelables (éolien, solaire, photovoltaïque, bio-électricité) ne se révèle pas génératrice de réductions importantes des émissions. Pour la Hongrie et le Vietnam, les potentiels de réduction sont relativement faibles mais ceci s’explique par le fait que ces études se concentrent sur des options d’amélioration de l’efficacité des usages finals et d’économie d’électricité qui ne constituent pas l’ensemble des options pouvant générer des réductions à bas coûts dans ces deux pays.

Diapo 25 : Résultats des modèles top-down



Deux différences majeures avec les résultats bottom-up sont à noter :


  • Ces modèles ne prennent pas en compte d'éventuels potentiels de réductions à coûts négatifs et supposent que, si une action est justifiée économiquement, elle sera réalisée en l'absence de toute autre considération (environnementale entre autres).




  • Dans la mesure où ils prennent en compte l'élasticité de la demande et de multiples effets en retour macroéconomiques, ces coûts marginaux n'ont pas la même nature que ceux produits par les modèles bottom-up.


La première conclusion que l'on pourrait hâtivement tirer à la lecture de ce tableau est qu'il n'existe pas de corrélation stricte entre le niveau de la taxe et les pertes de PIB (coefficient de corrélation de 0,37). Néanmoins, celle-ci doit être fortement pondérée par le fait que, si l'on recalcule ce coefficient par région, on trouve 0,6 pour CANZ, 0,67 pour les Etats-Unis, 0,73 pour l'Europe et 0,80 pour le Japon. Il semble donc que lien entre coût marginal (i.e. le signal prix à envoyer eux entreprises pour qu’elles réalisent les réductions souhaitées) et coût total d'une politique (i.e. la perte de PIB) soit plus étroit dans le cadre top-down qu'il ne l'était dans le cadre bottom-up. En effet la nature de ces coûts totaux diffère fortement puisque dans le dernier cas il s’agit d’un coût technique alors que dans le cadre top-down, il inclue l’ensemble des effets retour macroéconomiques (effets d’équilibre général, politique de recyclage des recettes…). Néanmoins, alors que le niveau de taxe nécessaire au Japon pour atteindre les objectifs fixés lors du protocole de Kyoto est plus élevé que celui des USA, les pertes en termes de points de PIB y sont plus faibles. Plus généralement, si les taxes sont plus élevées en Europe et au Japon, les pertes de PIB sont plus grandes aux Etats-Unis et dans les autres pays de l'OCDE. Ceci s'explique par la différence des systèmes énergétiques, de la structure fiscale pré-existante et de l'activité économique en général. Il est clair par exemple qu'un pays dont l'industrie est relativement peu intensive en carbone, dont le système énergétique s'appuie déjà en bonne partie sur des énergies renouvelables sera moins affecté qu'un autre par un niveau donné de taxe. En revanche, dans la mesure où les réductions d'émissions devront être effectuées par quelques secteurs seulement, le niveau de la taxe pour atteindre un objectif donné sera d'autant plus élevé. Mais d'après les résultats des modèles, ce dernier effet ne compense pas le premier.
La seconde observation est que le recyclage forfaitaire n'entraîne jamais un double dividende au sens fort. Cela est confirmé par les études nationales. Les études pour le Danemark, la France, l'Allemagne, la Finlande et la Norvège mettent en évidence des pertes de bien-être comparables à celle des modèles globaux, comprises entre 0,14% et 1,2% pour divers objectifs de réduction compris entre -15% et -25% sur une période de 10 ans. Seules quelques études mettent en évidence un double dividende au sens fort mais sans fournir de renseignements sur la contradiction avec les travaux analytiques.
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