Banque mondiale, Repenser la géographie économique. Rapport 2009 sur le développement dans le monde, Washington, Banque mondiale/de Boeck, 2008, 368 pages





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titreBanque mondiale, Repenser la géographie économique. Rapport 2009 sur le développement dans le monde, Washington, Banque mondiale/de Boeck, 2008, 368 pages
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Banque mondiale, Repenser la géographie économique. Rapport 2009 sur le développement dans le monde, Washington, Banque mondiale/de Boeck, 2008, 368 pages.
Dans la collection des documents captivants, ce rapport de la Banque mondiale s’impose. Sur la forme tout d’abord, les façons possibles et utiles de parcourir le texte sont d’emblée précisés. Consultables de manière interactive sur le site de la Banque (www.banquemondiale.org), les paragraphes, graphiques et tableaux de données, agrémentés d’une infographie originale (en « 3D », trois dimensions) peuvent être consultés et/ou téléchargés selon les parties de l’ouvrage, les régions et les politiques étudiées. Sur le fond, surtout, ce document est assurément le plus intéressant et le plus complet tour d’horizon sur la question du développement dans un monde qui continue à s’urbaniser et à se globaliser.
Les villes, les migrations et les échanges ont été les principaux catalyseurs du progrès dans le monde développé au cours des deux derniers siècles. Cette histoire se répète aujourd’hui dans les économies les plus dynamiques du monde en développement. Le Rapport sur le développement dans le monde 2009 s'intéresse cette année à la dimension spatiale du développement sous ses trois composantes : la transition rural-urbain, l'aménagement du territoire et l'intégration régionale.
Les régions s’engagent dans une bonne voie lorsqu’elles encouragent les transformations dans les trois dimensions de la géographie économique, qui tiennent aussi en trois « D » : densités, distances, divisions. Concrètement, il s’agit de l’augmentation des densités, qui accompagne le développement des villes ; du raccourcissement des distances à mesure que les travailleurs et les entreprises migrent pour se rapprocher des zones à forte densité ; de la diminution des divisions internationales qui se produit lorsque les pays réduisent l’épaisseur de leurs frontières économiques pour prendre pied sur les marchés mondiaux afin de tirer parti des économies d’échelle et de la spécialisation.
Comme d’habitude, la Banque se veut analytique, politique et prescriptive. Elle agacera car on peut avoir l’impression qu’elle distribue des bons et des mauvais points. En tout état de cause, elle a des conclusions fortes. Accroissement des densités, limitation des distances (par l’investissement dans les transports), et réduction des divisions (par limitation des réglementations nationales et porosité renforcée des frontières) sont ses trois mots-clés. Ces orientations, très favorables à l’ouverture économique et à l’urbanisation compacte, ne seront pas sans susciter de controverses.
Au-delà des recommandations, ce qui compte ce sont les observations, estimations, et représentations cartographiques dans l’ouvrage. Les auteurs relèvent que la moitié de l’humanité vit en difficulté. A quelques problèmes près de doubles comptes, on peut lister un milliard d’urbains peuplant les bidonvilles (tandis que l’urbanisation progresse encore) ; un milliard d’habitants dans les régions reculées et pas toujours urbanisées, des pays en développement ; et milliard d’êtres humains (le « bottom billion ») exclus du développement, pris comme dans un piège et sans accès aux marchés mondiaux.
Les préoccupations que suscitent ces populations s’accompagnent généralement de prises de position soulignant la nécessité d’une croissance bien répartie dans l’espace. Le rapport de la Banque mondiale contient un message différent. La croissance économique sera déséquilibrée. Essayer de diffuser l’activité économique, c’est la décourager. Les fruits du développement peuvent néanmoins être largement partagés. Ceux qui entrent dans la vie loin des opportunités économiques peuvent profiter de la concentration croissante de la richesse. Pour bénéficier d’une croissance rapide et partagée, les pays doivent promouvoir l’ « intégration économique ». C’est le concept pivot de la Banque, en ce qui concerne l’urbanisation, le développement territorial et l’intégration régionale.
Les rapporteurs considèrent qu’une place excessive est faite aux interventions localisées. Les investissements privilégiés doivent porter sur les institutions (c’est la traditionnelle quête de « bonne » gouvernance) et les infrastructures (en matière « connectique » au premier chef) permettant l’ouverture. « Les interventions spatialement ciblées doivent être réduites au minimum et venir en dernier »… Grande leçon, à méditer, même dans le cas français…

Julien Damon

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