1. Définition 1Générale





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  1. LE SALUT

    1. Le plan et les méthodes de Dieu



      1. Les dispensations



1.Définition




1.1Générale



D’après les Ecritures, on peut définir le mot « dispensation » comme une économie, une administration, une intendance ou une gérance de la propriété d’autrui, entraînant la responsabilité pour l’économe de se montrer fidèle.


  • Il y avait un homme riche qui avait un économe (Gr : oikonomos); et celui-ci fut accusé devant lui comme dissipant ses biens. Et l'ayant appelé, il lui dit, Qu'est-ce que ceci que j'entends dire de toi? Rends compte de ton administration (Gr : oikonomia); car tu ne pourras plus administrer (Gr : oikonomeo). (Lc 16.1-2)

  • Qui donc est l'économe fidèle et prudent que le maître établira sur les domestiques de sa maison, pour leur donner au temps convenable leur ration de blé? (Lc 12.42)

  • Que tout homme pense ainsi à notre égard, -qu'il nous tienne pour des serviteurs de Christ et pour des administrateurs des mystères de Dieu. au reste, ce qui est requis dans des administrateurs, c'est qu'un homme soit trouvé fidèle. (1Co 4.1-2)

  • Car il faut que le surveillant soit irréprochable comme administrateur de Dieu (Tt 1.7)

  • Suivant que chacun de vous a reçu quelque don de grâce, employez-le les uns pour les autres, comme bons dispensateurs de la grâce variée de Dieu. (1P 4.10)



1.2Théologique



Nous appelons « dispensation » un temps pendant lequel l’homme est éprouvé en fonction de son obéissance à une révélation spécifique de la volonté de Dieu.

Cette définition suppose la conjonction de trois éléments :

  1. L’intervention de Dieu faisant connaître ce qu’il demande de la part de l’homme.

  2. La responsabilité pour l’homme de se soumettre aux exigences de cette révélation.

  3. Un temps, appelé ordinairement un « âge », pendant lequel l’obéissance de l’homme à l’égard de la révélation reçue est éprouvée.


Dans le NT Paul mentionne trois dispensations :


  1. Le mystère caché dès les siècles.

  • A moi, .... cette grâce a été donnée ...... de mettre en lumière devant tous quelle est l'administration du mystère caché dès les siècles en Dieu qui a créé toutes choses (Ep 3.8-9)

  • moi je suis devenu serviteur selon l'administration de Dieu qui m'a été donnée envers vous, pour compléter la parole de Dieu, savoir le mystère qui avait été caché dès les siècles et dès les générations, mais qui a été maintenant manifesté à ses saints (Col 1.25-26)




  1. Le mystère présent.

  • vous avez entendu parler de l'administration de la grâce de Dieu qui m'a été donnée envers vous, comment, par révélation, le mystère m'a été donné à connaître (Ep 3.2-3)




  1. Le mystère à venir.

  • nous ayant fait connaître le mystère de sa volonté selon son bon plaisir, qu'il s'est proposé en lui-même pour l'administration de la plénitude des temps (Ep 1.9-10)

2.Les caractéristiques d’une dispensation



Voici les caractéristiques primordiales qui distinguent une dispensation d’une autre :

  1. Un changement dans la relation gouvernementale de Dieu avec l’homme.

  2. Un changement dans la responsabilité de l’homme.

  3. Une révélation nécessaire pour effectuer le changement.


Les caractéristiques secondaires d’une nouvelle dispensation sont :

  1. Une mise à l’épreuve.

  2. Un échec.

  3. Un jugement.


Chaque fois que Dieu donne une nouvelle révélation concernant sa méthode pour diriger les affaires du monde, il confie également à l’homme une responsabilité correspondante : il le met à l’épreuve pour lui permettre de montrer s’il se conforme ou non à l’économie de Dieu et à la révélation qu’il en a donnée. Le résultat de ces diverses épreuves a toujours été une démonstration éclatante de la corruption totale de l’homme.

3.La relation entre les dispensations et la révélation progressive



Les dispensations constituent une révélation progressive des voies de Dieu à l’égard de l’homme.

L’expression « le progrès de la révélation » reflète la reconnaissance que le message de Dieu pour l’homme n’a pas été révélé en une seule fois, mais au cours d’une série d’actes successifs et à travers les pensées et les écrits de nombreux hommes provenant d’arrière-plans différents.
Le principe de la révélation progressive est évoqué dans les Ecritures elles-mêmes.


  • Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l'ignorance, ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent (Ac 17.30)

  • Dieu ayant autrefois, à plusieurs reprises et en plusieurs manières, parlé aux pères par les prophètes, à la fin de ces jours-là, nous a parlé dans le Fils (Hb 1.1-2)

  • Car la loi a été donnée par Moïse; la grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ. (Jn 1.17)

  • Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom; demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit accomplie. (Jn 16.24)


Le caractère progressif indique que la vérité de Dieu n’a évidemment pas été communiquée en une seule fois, et les diverses étapes de la révélation montrent que Dieu a agi de différentes façons à différentes époques. Ces étapes sont des économies, des régimes ou des dispensations dans la révélation du dessein de Dieu. Ainsi le dispensationalisme reconnaît à la fois l’unité du dessein de Dieu et la diversité dans la révélation de son dessein.

4.Les caractéristiques du dispensationalisme



Qu’est-ce qui caractérise avant tout un dispensationaliste ? Quelle est la caractéristique essentielle du système ? La caractéristique essentielle du dispensationalisme devrait être la reconnaissance du fait que Dieu recourt à des économies distinctes pour gouverner les affaires du monde à des moments différents de l’histoire. En contraste avec la théologie de l’alliance (chapitre 6) on peut préciser :

  1. Le dispensationaliste établit immanquablement une distinction rigoureuse entre Israël et l’Eglise.

(La théologie de l’alliance enseigne que le plan de Dieu avec l’Israël du passé est maintenant devenu le plan de Dieu avec l’Eglise, comme « Israël spiritualisé ».)

  1. La distinction rigoureuse entre Israël et l’Eglise naît d’une méthode herméneutique que l’on appelle habituellement l’interprétation littérale (lis : normal, simple).

(La théologie de l’alliance est obligée de spiritualiser les versets qui parlent d’un avenir pour Israël.)

  1. Pour le dispensationaliste le dessein fondamental de Dieu est sa propre gloire.

(La théologie de l’alliance enseigne que le but principal de Dieu est le salut des hommes)

5.Les dispensations




5.1Le salut dans les dispensations



Il ne faut pas croire que le moyen de salut diffère d’une dispensation à un autre. Au cours de chacune d’elle l’homme est réconcilié avec Dieu par un unique et même moyen, celui de la grâce de Dieu, en vertu de l’œuvre de Christ à la croix, confirmée par sa résurrection. Avant la croix, l’homme était sauvé en prévision du sacrifice expiatoire de Christ, sa foi s’appuyant sur la révélation encore partielle que Dieu lui avait accordée. Depuis la croix, l’homme est sauvé en croyant au Seigneur Jésus-Christ ; en Lui, la révélation et la rédemption sont parfaites.

On peut dire qu’à chaque époque, le fondement du salut est la mort de Christ, la condition du salut est la foi ; l’objet de la foi est Dieu ; mais le contenu de la foi varie selon les dispensations.
Dieu demande de l’homme une constante obéissance à la révélation donnée. Cette obéissance est une démonstration de sa foi. Quoique la révélation divine ait été accordée de façon progressive, la vérité révélée dans les premiers temps n’en subsiste pas moins et reste valable. Ainsi, la conscience (responsabilité morale) est une constante de la vie humaine, (Ro 2.15 ; 9.1 ; 2Co 1.12 ; 4.2) bien qu'aujourd'hui elle ne soit plus le fondement de nos relations avec Dieu comme lors de la dispensation de la conscience. De même, les rachetés de la dispensation présente ne sont plus "sous la loi"; celle-ci n'est plus la pierre de touche de leur obéissance à Dieu; (Ga 2.16 ; 3.11 ; 5.18 ) néanmoins, la loi, partie intégrante des saintes Ecritures, demeure "utile" pour les "instruire dans la justice".(2Ti 3.16-17 ; Ro 15:4)

Ainsi l'objectif de toute dispensation est de placer l'homme sous une règle de conduite particulière; néanmoins, une telle disposition ne constitue pas une condition de salut. De tout temps, l'homme non régénéré a failli; il en est de même dans la dispensation présente et il en sera ainsi à l'avenir. Le salut a été et demeure accessible à l'homme, par la grâce de Dieu et par la foi.
Nous pouvons distinguer sept dispensations, dans la Bible. Le nombre des dispensations n’est pas inspiré ni intangible. Toutefois, dès qu’on reconnaît la distinction entre les dispensations, il est difficile de ne pas reconnaître sept régimes distincts dans l’accomplissement du dessein de Dieu. Nous présentons ici le plan proposé par Scofield (il y en a d’autres qui diffèrent un peu en quelques points):

5.2Les sept dispensations selon Scofield





Nr.

Nom

Description

Passsages

Responsabilité

Jugement(s)


1

Innocence

Adam en Eden

Gn 1.3 – 3.6

Communion avec Dieu

Garder le jardin

Remplir la terre

Ne pas manger le fruit

Malédictions

Mort physique

Mort spirituelle

2

Conscience

Adam après la chute

Gn 3.7 – 8.14

Faire le bien

Déluge

3

Gouvernement humain

Noé

Gn 8.15 – 11.9

Remplir la terre

Peine de mort

Confusion des langues

Dispersion

4

Promesse

Abraham

Gn 11.10 – Ex 18.27

Rester en terre promise

Esclavage

Errements

5

Loi

Moïse

Ex 19.1 – Jn 14.30

Croire et obéir à Dieu

Captivités

6

Grâce

L’Eglise

Ac 2.1 – Ap 19.21

Croire en Christ

Marcher avec Christ

Mort

Perte des récompenses

7

Royaume

Millenium

Ap 20. 1-15

Croire et obéir à Christ et a son gouvernement

Mort

Jugement dernier

5.2.1La première dispensation: l’Innocence



Dieu avait créé l’homme innocent, l’avait placé dans un cadre parfait, soumis à une seule épreuve, averti des conséquences d’une désobéissance éventuelle. L’homme n’a pas été contraint de pécher, mais tenté par Satan, il a choisi de désobéir à Dieu. La femme à été séduite et l’homme a délibérément transgressé l’ordre reçu (1Tm 2.14). Le régime de l’innocence se termina par l’expulsion d’Eden (Gn 3.24).

5.2.2La deuxième dispensation: la Conscience (ou responsabilité morale).



L'homme ayant péché, (Gn 3.6-7) la promesse initiale de la rédemption lui fut octroyée, (Gn 3.15) et nos premiers parents furent chassés d'Eden (Gn 3.22-24). Le péché de l'homme, révolte contre le commandement spécifique de Dieu, (Gn 2.16-17) marque une transition entre la connaissance théorique et la connaissance expérimentale du bien et du mal. (Gn 3.5 - 7, 22).
L'homme pécha et entra dans le domaine de l'expérience morale par la mauvaise porte, alors qu'il aurait pu s'y introduire en faisant le bien. Aussi l'homme devint-il, par rapport à Dieu, à la fois semblable et dissemblable: semblable par sa capacité personnelle de différencier le bien du mal; dissemblable par son choix du mal au lieu du bien. Dès lors, Dieu le rend moralement responsable; il incombe à l'homme de faire tout ce qu'il sait être bien, de s'abstenir de tout mal connu et de s'approcher de Dieu par le sang du sacrifice institué alors en prévision de l’œuvre future et parfaite de Christ. Sur ce fondement est établie l'alliance avec Adam déchu. (Gn 3.14-21)
Ce régime, en tant qu'épreuve spécifique de l'homme, s'achève avec le déluge; l'homme n'en demeure pas moins moralement responsable devant Dieu lors même que, par la suite, il lui fut accordé d'autres révélations de Sa volonté. (Ac 24.14-16 ; Rm 2.15 ; 2Co 4.2).

5.2.3La troisième dispensation: le Gouvernement humain.



Cette institution commence après le déluge. Noé se trouve sur un nouveau terrain: Dieu soumet l'humanité à un nouveau test qui est la base de Son "alliance avec Noé". Jusqu'ici l'homme n'avait pas le droit d'ôter la vie.

(Gn 4.10 – 11 ; 4.14 – 15 ; 4.23 – 24). Sous ce nouveau régime, une certaine part des prérogatives divines est conférée à l'homme, de telle sorte que celui-ci - toujours personnellement responsable devant Dieu - est en même temps tenu de se soumettre à l'autorité de son semblable. Rendez donc les choses de César à César, et les choses de Dieu à Dieu. (Mt 22.21)
Il y a institution du gouvernement humain; Dieu établit la condition de l'homme dans la société. Le premier rôle d'un gouvernement est de protéger la vie humaine; cette tâche comprend la responsabilité de la peine capitale. L'homme n'a pas à se venger individuellement d'un meurtre, mais en tant que responsable dans la société, il doit sauvegarder le caractère sacré de la vie humaine qui est un don de Dieu dont on ne peut disposer en dehors des prescriptions divines. Les autorités qui existent ont été instituées par Dieu (Rm 13.1).
Résister à l'autorité, c'est donc résister à Dieu. Sous le régime précédent, le frein à la méchanceté de l'homme agissait seulement à l'intérieur, l'Esprit de Dieu travaillant la conscience; maintenant, une restriction nouvelle et extérieure est instituée: l'autorité du gouvernement civil. Le fait que l'homme ait été incapable d'exercer la justice, que Juifs et païens aient gouverné pour eux-mêmes et non pour Dieu, est une triste et évidente constatation. La faillite est totale: à l'échelle de la race, le gouvernement aboutit à la confusion de Babel (Gn 11.9) ; le régime théocratique d'Israël s'achève par la captivité babylonienne (2Ch 36.15-21) ; et durant le temps des nations les peuples sont acculés à la faillite, comme l'a prophétisé Daniel (Da 2.31-45)
Le gouvernement humain sera finalement supplanté par le glorieux règne de notre Seigneur Jésus-Christ dont les droits souverains sont incontestables (Es 9.5-6 ; Jr 23.5-6 ; 33.17 ; Ez 21.32 ; Lu 1.30-33 ; Ap 11.15-18 ; Ap 19.16 ; 20.4-6).
La dispensation du Gouvernement humain sera suivie par celle de la Promesse, test spécial d'obéissance, Dieu appelant Abram comme instrument de Sa bénédiction pour l'humanité. Néanmoins, l'homme aura encore la responsabilité du gouvernement; ce régime subsistera jusqu'au jour où Christ établira Son royaume.

5.2.4La quatrième dispensation: la Promesse.



Elle s'étend de l'appel d'Abram à la promulgation de la loi du Sinaï (Ex 19.3). Son régime était fondé sur l'alliance de Dieu avec Abram, mentionnée ici pour la première fois (Gn 12.1-3), elle sera confirmée et étendue (Gn 13.14-17 ; 15.1-7 ; 17.1-8, 15-19 ; 22.16-18 ; 26.2-5, 24 ; Gn 28.13-15 ; 31.13 ; 35.9-12)

Il faut remarquer les faits suivants:

  1. Des engagements spéciaux que Dieu prend à l'égard d'Abram lui-même (Gn 15.15), comme à l'égard de son fils Isaac et de son petit-fils Jacob (Gn 26.1-5 ; 28.10-16), il en résulte que la bénédiction personnelle de chacun d'eux dépend de leur obéissance individuelle (Gn 12.1 ; 22.18 ; 26:5)

  2. Dieu fait par la postérité d'Abram une promesse inconditionnelle de bénédiction:

  1. à la nation d'Israël qui héritera pour toujours d'un territoire spécialement déterminé (Gn 12.2 ; 15.18-21 ; 17.7-8)

  2. à l'Eglise qui est en Christ (Ga 3.16, 28-29)

  3. aux nations païennes (Gn 12.3)

  1. Promesse de bénédiction est faite à tous les individus et aux nations qui béniront les descendants d'Abram, et menace de malédiction prononcée contre ceux qui persécuteront les Juifs (Gn 12.3 ; Mt 25.31-46).


Cette dispensation comporte, en conséquence, diverses implications. Les païens de cette époque ne connurent d'autres effets que ceux indiqués en Gn 12.3 : bénédiction ou jugement porté sur certains individus, ex.: Pharaon (Gn 12.17), Abimélec (Gn 20.3, 17) etc, ou sur certaines nations, ex. : l'Egypte (Gn 47, 50 ; Ex 1, 15; selon leur attitude à l'égard d'Abram ou de ses descendants. Tandis qu'à travers les siècles cette vérité continue à être prouvée, les croyants de l'Eglise sont appelés à se confier en Dieu comme le fit Abram (Rm 4.11, 16, 23-25 ; Ga 3.6-9) et à participer ainsi aux bénédictions de l'alliance qui a marqué le début de la dispensation de la Promesse.
Les promesses de Dieu à Abram et à sa postérité ne cessèrent point au Sinaï, lors de l'octroi de la loi (Ga 3.17). L'A.T., aussi bien que le N.T., est rempli de promesses postérieures à l'alliance du Sinaï, en faveur d'Israël et du pays destiné à être sa possession perpétuelle. (Exemples: Ex 32.13 ; 33.1-3 ; Lv 25.21 ; 26.3-16 Dt 6.1-23 ; 8.1-18 ; Jos 1.2, 11 ; 24.13 ; Ac 7.17 ; Rm 9.4). Israël demeurait dépositaire de la vérité divine révélée à Abram. Mais la dispensation de la Promesse fut momentanément suspendue (non pas annulée) par la promulgation de la loi et par le régime qu'elle inaugurait pour éprouver la fidélité d'Israël à la vérité divine (Ex 19.3)

5.2.5La cinquième dispensation: la Loi.



Cette dispensation commence par le don de la loi au Sinaï et prend fin au moment du sacrifice sanglant de Christ; toutes les dispositions et les préfigurations de la loi s'accomplissent dans ce sacrifice (Rm 10.4). Sous le régime précédent, Abraham, Isaac et Jacob, et avec eux une multitude d'autres, échouèrent aux épreuves de foi et d'obéissance qui leur furent proposées dans leurs circonstances toutes humaines. (Gn 16.1-4 ; 26.6-10 ; 27.1-25). L'Egypte ne prit point garde aux avertissements divins (Gn 12.3) et en subit le jugement. Néanmoins, Dieu suscita un libérateur (Moïse) et un sacrifice (l'agneau pascal) puis, par l'effet miraculeux de Sa puissance, fit sortir Israël hors d'Egypte (jugement des dix plaies, délivrance lors du passage de la mer Rouge). A cause de leurs transgressions (Ga 3.19) les Israélites furent placés sous la stricte discipline de la loi. Cette loi enseigne:

  1. le respect absolu de la sainteté de Dieu (Ex 19.1-25)

  2. l'extrême culpabilité du péché (Rm 7.13 ; 1Ti 1.8-10)

  3. la nécessité de l'obéissance (Jr 7.23-24)

  4. le caractère universel de la faillite humaine (Rm 3.19-20)

  5. la merveilleuse grâce de Dieu qui ouvre l'accès jusqu'au Père au moyen de sacrifices sanglants: ces sacrifices préfigurent celui du Sauveur, l'Agneau de Dieu venu pour ôter le péché du monde (Jn 1.29), or, la loi elle-même en rend témoignage (Rm 3.21).


La loi n'a ni modifié ni annulé la promesse de Dieu faite lors de Son alliance avec Abram. Elle n'était pas un nouveau moyen pour parvenir à la vie (c'est-à-dire pour obtenir la justification : Ac 15.10-11 ; Ga 2.16, 21; 3.3-9, 14, 17, 21, 24-25, elle devait régler le comportement d'un peuple déjà au bénéfice de l'alliance avec Abram, "couvert" par le sang du sacrifice (celui de l'agneau pascal).

L'un de ses buts était de mettre l'accent sur la pureté et la sainteté qui devaient caractériser un peuple dont la charte nationale était la loi de Dieu (Ex 19.5-6).

Ainsi la fonction de la loi consistait à imposer au peuple d'Israël une discipline corrective, semblable à celle exercée sur les enfants grecs ou romains par "l'esclave précepteur" en charge dans la maison (le "pédagogue" de Ga 3.24).

Cette discipline était la sauvegarde d'Israël pour son propre bien (Dt 6.24) :

  1. jusqu'à ce que Christ vienne (Christ est effectivement notre Pédagogue, la grâce qui nous sauve étant aussi celle qui nous enseigne ; Ga 3.24 ; Tt 2.11-12).

  2. jusqu'au temps marqué par le Père pour que les enfants de la promesse passent de leur minorité légale à leur statut d'héritiers majeurs (Ga 4.1-3). C'est ce que Dieu a fait en envoyant Son Fils; désormais, les croyants ont la position de fils adultes dans la maison du Père (Ga 3.26 ; 4.4-7).


Mais Israël a mal interprété le but de la loi (1Ti 1:8-10) ; il a recherché la justice en accomplissant de bonnes œuvres et en se conformant aux ordonnances cérémonielles (Ac 15.1 ; Rm 9.31-10.3) ce qui l'a amené à rejeter son Messie (Jn 1.10-11). La vie du peuple d'Israël, au désert, dans le pays, ou dispersé parmi les nations, n'est qu'une longue liste de violations de la loi.

5.2.6La sixième dispensation: l'Eglise.



En Mt. 12.47-13.52, un nouvel âge est annoncé par le Seigneur Jésus-Christ. Il prophétise clairement l'établissement de l'Eglise (cp. Mt. 18.15-19) ; elle sera rachetée par Son sang versé au Calvaire; (cp: Rm 3.24-25 ; 1Co 6.20 ; 1Pi 1.18-19) et constituée seulement après Sa résurrection et Son ascension. C'est à la Pentecôte que, conformément à Sa promesse (Ac 1.5) les croyants furent pour la première fois baptisés individuellement dans un seul Esprit et formèrent un organisme spirituel unifié comparable à un corps dont Christ est la tête (1Co 12.12-13 ; Col 2.19). Cette période de l'histoire a aussi été nommée "la dispensation de l'Esprit" à cause de l'accent qui est mis sur le Saint-Esprit.
La pierre de touche dans cette dispensation est l'Evangile du Seigneur Jésus-Christ, le message de la bonne nouvelle du salut par Sa mort et Sa résurrection (Jn 19.30 ; Ac 24.12 ; 1Co 15.35 ; 2Co 5.21). Cette révélation, plus complète que celle qui a été progressivement accumulée au cours des dispensations précédentes, souligne, d'une part, la gravité de la condition de l'homme, totalement pécheur et perdu; d'autre part, le caractère unique et parfait de la solution divine: le salut par grâce, par le moyen de la foi, pour ceux qui viennent à Dieu par Christ, en vertu de Son œuvre, historiquement accomplie à la croix (Jn 14.6 ; Ac 10.43 ; 13.38-39 ; Rm 3.21-26 ; Ep 2.8-9 ; 1Ti 4.10 ; Hb 10.12-14 ; 11:6).
Tandis que les personnes sauvées, qui composent la véritable Eglise de Christ, obéissent à l'ordre du Seigneur de prêcher l'Evangile jusqu'aux extrémités de la terre (Mr 16.15 ; Lu 24.46-48 ; Ac 1.8), Dieu, au cours de cette dispensation, choisit des Juifs et des païens pour en faire "un peuple qui porte Son nom" (Ac 15.14) ; c'est "l'Eglise", un corps désormais bien distinct du peuple juif et de l'ensemble des païens (1Co 10.32 ; Ga 3.27-28 ; Ep 2.11-22 ; 3.5-6).
Le Seigneur a averti que, durant toute cette dispensation au cours de laquelle le Saint-Esprit édifie l'Eglise, certains rejetteront l'Evangile, tandis que d'autres prétendant croire en Lui, deviendront une source de corruption spirituelle pour les chrétiens de nom et même pour de vrais croyants, et entraveront le plan divin pour cette période. Ils ouvriront la porte à l'apostasie, particulièrement dans les derniers temps (Mt 13.24-30, 34-40, 47-49 ; 2Th 2.5-8 ; 1Ti 4.1-2 ; 2Ti 3.1; 4.3-4 ; 2P 2.1-2 ; 1Jn 2.18-20).
La dispensation de l'Eglise prendra fin avec une série d'événements annoncés par l'Ecriture. Les plus importants sont:

  1. L'enlèvement de l'Eglise véritable. L'Eglise sera emmenée de la terre sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs. L'enlèvement, qui aura lieu à un moment précis, fixé par Dieu et délibérément caché aux hommes, est toujours présenté aux croyants comme une espérance heureuse dont la venue est imminente, pour les encourager à un service "de cœur" et à une vie de sanctification (1Th 4.13-17).

  2. Les jugements de la soixante-dixième semaine de Daniel. Les jugements constituent "la tribulation", qui tombera sur l'humanité en général et frappera aussi ceux qui ne seront pas sauvés, qui seront tombés dans l'apostasie et seront donc restés sur la terre lorsque la véritable Eglise aura été enlevée dans les airs. En Ap. 17, la grande prostituée, c'est-à-dire l'église apostate est décrite dans sa condition finale; tout d'abord, elle sera "assise sur la Bête" (Ap 17.3), c'est-à-dire portée par la puissance politique mondiale, pour être ensuite dépouillée et engloutie par elle (Ap 17.6).

  3. L'avènement du Seigneur Jésus-Christ en puissance et en gloire, ramenant du ciel Son Eglise avec Lui pour établir sur la terre Son royaume millénaire de justice et de paix (Ap 19).

5.2.7La septième dispensation: le Royaume.



C'est la dernière des périodes où Dieu règle les conditions de vie des hommes sur la terre. Elle s'ouvrira par l'instauration du royaume promis à David (2Sa 7.8-17 ; Lu 1.31-33 ; Za 12.8). Le Seigneur Jésus-Christ, le plus grand Fils de David, régnera sur la terre comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs, pendant mille ans; II associera à Son règne les saints de tous les temps (Ap 3.21 ; 5.9-10 ; 11.15-18 ; 15.3-4 ; 19.16 ; 20.4-6).
Les différents "temps" dont parle l'Ecriture s'achèveront avec l'avènement du Royaume:

  1. le temps de l'oppression et du pouvoir injuste cessera quand Christ établira Son royaume (Es 11.3-4) 

  2. le temps du témoignage et de la patience divine s'achèvera avec le jugement; (Mt 25.31-46 ; Ac 17.30-31; Ap 20.7-15) 

  3. le temps des durs labeurs conduira au repos et à la récompense (2Th 1.6-7) 

  4. le temps des souffrances fera place à la gloire (Rm 8.17-18)

  5. le temps de l'aveuglement et du châtiment d'Israël prendra fin à sa restauration et à sa conversion (Ez 39.25-29 ; Rm 11.25-27)

  6. le temps des nations se terminera par "la destruction de la statue" dont a rêvé Nebucadnetsar, et l'établissement du royaume des cieux (Dn 2.34-35 ; Ap 19.15-21)

  7. le temps de la servitude de la création fera place à la liberté manifestée lors de la révélation des fils de Dieu (Gn 3.17 ; Es 11.6-8 ; Rm 8.19-21).



Au terme des mille ans, Satan sera relâché pour un peu de temps; il commencera alors une dernière révolte, qui sera écrasée d'un seul coup par le Seigneur. Christ jettera Satan pour son tourment éternel, dans l'étang ardent de feu et de soufre, et détruira le dernier ennemi, la mort; il remettra enfin le royaume à Son Père.

6.La théologie de l’alliance



Le dispensationalisme est souvent critiqué par des théologiens de l’alliance. Nous voulons dire un mot sur cette interprétation de la Parole, qui est largement répandue parmi les églises protestantes.
La théologie de l’alliance constitue en effet un système de théologie fondé sur l’idée selon laquelle deux alliances, l’alliance des oeuvres et l’alliance de grâce, constituent des catégories qui gouvernent la compréhension de toute la Bible. D’après la théologie d’alliance, l’alliance des œuvres consiste en un accord conclu par Dieu avec Adam, selon lequel il lui promit la vie en échange d’une obéissance parfaite et le condamna à la mort en cas de désobéissance. En raison du péché d’Adam, les exigences de l’alliance des œuvres ne furent pas remplies. Par conséquent, Dieu conclut une seconde alliance, l’alliance de grâce. Les idées d’une telle interprétation ne sont certainement pas antibibliques, cependant la Bible ne présente jamais ces idées de façon explicite en termes d’alliances. Les dispensationalistes trouvent le mot « dispensation » utilisé dans la Bible pour désigner leurs dispensations, tandis que les théologiens de l’alliance ne trouvent nulle part dans la Bible les expressions « alliance des œuvres » et « alliance de grâce ».
Les théologiens de l’alliance commettent l’erreur de voir Christ dans l’Ancien Testament, là même où il ne se trouve pas. Ils agissent de même en ce qui concerne la doctrine de l’Eglise et le concept du salut par la foi en Jésus-Christ.
Une des caractéristiques principales consiste à interpréter la prophétie biblique de façon non-littérale ou figurée. Cette interprétation est souvent appelée « spirituelle » :

  • Les prophéties concernant Israël trouvent maintenant leur accomplissement dans l’Eglise.

  • L’Israël terrestre n’a plus un avenir dans le plan de Dieu.

  • Il n’existe pas un millénium littéral avec Christ qui règne sur la terre ; par contre, on enseigne que Christ règne déjà maintenant dans les croyants (vision des amillénaristes).




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