Pour l’Industrie Nationale





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Société d’Encouragement

pour l’Industrie Nationale
4, place Saint-Germain-des-Prés

75006 Paris

Société d’Encouragement

pour l’Industrie Nationale
Fondée en 1801 reconnue d’utilité publique en 1824

« Deux siècles de passion pour l’industrie et pour les personnes

qui contribuent à son développement »

Les Chaptal 2013



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Jeudi 28 Novembre 2013



Les Chaptal

Les « Chaptal » du nom du premier président de la Société, consacrent annuellement les personnalités responsables des grandes réussites industrielles, des avancées technologiques majeures, ainsi que de grands serviteurs des branches économiques ou industrielles.

Les candidats présentés aux « CHAPTAL », qu’ils soient créateurs d’entreprise, héritiers patrimoniaux ou managers, scientifiques ou autodidactes empiriques doivent être animés par l’intelligence du développement industriel et par l’esprit de conquête des marchés et par l’humanisme qui se démontrent, sur une longue période, par des actes, des faits, des engagements, des réussites.

Les dossiers sont répartis entre les huit Comités statutaires sectoriels de la Société qui sont :

  • Mécaniques (1801),

  • Chimie (1801),

  • Agriculture et Agro-alimentaire (1801),

  • Commerce, et Transports (1801),

  • Economie (1801),

  • Constructions et Beaux-Arts (1879),

  • Physique (1947),

  • Communication et formation (1996).


Les rapporteurs présentent leur travail devant des Comités, qui après discussion sur les mérites de chacun, propose un ou plusieurs candidats devant le Conseil d’Administration. Celui-ci, par délégation de l’Assemblée Générale, choisi pour l’année le « CHAPTAL de l’Industrie » et un « CHAPTAL » sectoriel correspondant à chacun des domaines des huit Comités.

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Le mot du président

Tout comme en 1801, Bonaparte appelait à l’union nationale pour promouvoir l’industrie française en créant la Société d’Encouragement, nous appelons à un nouveau regard sur l’industrie.

Aussi, nous continuons à valoriser l’industrie française et ses acteurs fondateurs, les entrepreneurs.

Derrière ces industries, il y a au départ des hommes et des femmes, qui par leur créativité et leur esprit d’entreprise ont créé des milliers d’emplois. Ces hommes et ces femmes doivent être montrés en exemple pour les générations futures.

Chaptal, président fondateur de notre Société d’Encouragement disait que «  la considération est le premier besoin du fabricant et du commerçant » Ces propos, en ces temps difficiles, n’ont pas perdu de leur actualité.

C’est pourquoi chaque année, depuis plus de deux siècles, nous saluons les réussites humaines et industrielles.

Huit Chaptal, qui honorent l’esprit d’entreprise de la France vont être distingués ce soir.   Ils succèdent aux De Seynes, Peugeot, Ricard, Dassault, Michelin, Decaux, Bellon, … pour ne citer que les plus récents ! Tous les Chaptal de ce soir ont relevé ce défi de la mondialisation, qui nous permettra de maintenir l’emploi en France.

Olivier Mousson

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La Société d’Encouragementfacture2-1

pour l’Industrie Nationale


La Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale (S.E.I.N), est une association créée en 1801 par les trois Consuls : Bonaparte, Cambacérès et Lebrun, et reconnue d’intérêt publique dès 1824. Elle a pour mission de stimuler le développement économique de la France, de favoriser l’innovation technologique et de valoriser l’entrepreneuriat. A  ce titre, elle remet annuellement les CHAPTAL et les MONTGOLFIER.

Elle a apporté une contribution directe au développement économique de la France au XIXème siècle dans les domaines allant des premiers réseaux de chemins de fer à la création des premières infrastructures de production et de distribution d’énergie. Son action a été déterminante en matière de brevets et de normalisation. Elle a été le précurseur de l’ANVAR, de l’INPI, d'OSEO et du Laboratoire National d’Essais. 

Fidèle aux objectifs définis dès ses origines, elle poursuit depuis deux siècles sa mission d’accompagnement des grandes mutations industrielles, économiques et sociales :

- en assurant la veille technologique et l’intelligence stratégique pour informer les instances de décision,

- en favorisant le développement et le transfert des connaissances et de savoir faire innovants,

- en informant sur les évolutions géopolitiques dans la stratégie industrielle et commerciale,

- en mettant en évidence les qualités et les performances de ceux qui ont réellement fait progresser notre industrie et notre économie avec l’attribution chaque année des prix Chaptal et Montgolfier.

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Remise des Chaptal, Jeudi 28 Novembre 2013

La cérémonie est présidée par Guillaume de Seynes, Directeur Général Pôle

Amont et Participations, HERMES, Chaptal de l’Industrie 2012
Ouverture : Olivier Mousson, Président de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale

Chaptal du Comité des Arts Mécaniques

John Persenda, Président Directeur Général du Groupe SPHERE
Chaptal du Comité Commerce et Transports

Roland Beaumanoir, Président Directeur Général du Groupe BEAUMANOIR
Chaptal du Comité des Constructions et des Beaux-Arts

Alain Bentejac et Jacques Gaillard, Présidents fondateurs du Groupe ARTELIA
Chaptal du Comité des Arts Physiques

Joël Renault, Président Directeur Général de la société DELTA DORE
Chaptal du Comité de la Communication et de la Formation

Alain Weill, fondateur et Président Directeur Général du Groupe

NEXTRADIOTV
Chaptal de l’Industrie

Edouard Roquette, Président-Directeur Général du Groupe ROQUETTE et

Marc Roquette, ancien Président, membre du Conseil d’Administration.
Cocktail dans la salle Chaptal au rez-de-chaussée

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Chaptal du Comité des Arts Mécaniques
John Persenda, Président-directeur général du Groupe SPHERE
Au départ il voulait être chef d’orchestre. Aujourd’hui, cet industriel visionnaire est à la tête du 1er fabricant européen et 4ème mondial d’emballages ménagers.

Ingénieur de l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Toulouse, licencié es-sciences physiques et chimiques (1963), John Persenda a commencé comme chercheur au Commissariat à l’Energie Atomique pour travailler sur le détonateur de la bombe (1964-1965). Il rejoint ensuite le Groupe SHELL dans la branche Chimie en 1965 où il occupe successivement, tant en France qu’au siège du groupe à Londres, dans diverses divisions, les postes d’Ingénieur Commercial, Directeur de Division Technique et Directeur du Marketing.

En 1976, il se jette à l’eau et crée avec quatre personnes et 15 000 euros, SP METAL, devenue en 2005 : SPHERE SA, spécialisé dans les emballages ménagers (sacs-poubelle, sachets congélation, rouleaux et barquettes aluminium, films plastique étirables, papiers cuisson) et les plastiques biosourcés.

En quasiment quarante ans, John Persenda a réussi à constituer une société familiale indépendante, (l’encadrement possède une dizaine de pourcent du capital), qui, avec ses marques Alfapac, Coulissac, Frio, Propsac et Vita, et, les marques de distribution des grandes centrales, est devenue le leader européen des emballages ménagers et le 4e fabricant mondial. SPhere transforme, élabore et commercialise des sacs à déchets, des sachets congélation, des films plastiques et des papiers alimentaires, des barquettes et des rouleaux en aluminium et des films industriels. Le groupe est présent sur trois marchés : la grande distribution, les professionnels et les collectivités locales. Aujourd’hui il possède 13 sites de production répartis en Europe et emploie environ 1 200 personnes. La production est à 70% française. Le chiffre d'affaires est de 350 millions d’Euros (un peu plus de la moitié hors de France et dont les plastiques biosourcés atteignent presque 20 % des ventes plastiques).

Ce succès tient en grande partie au pari de John Persenda : reconvertir une entreprise spécialisée dans les plastiques issus du pétrole en champion de la chimie du végétal et maintenir une innovation constante. John Persenda  a été très

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tôt sensible aux problèmes d’environnement, ainsi SPHERE fut le premier industriel labellisé NF Environnement et NF qualité pour les sacs à déchets en 1996. Mais en 2005, il va plus loin. L’industrie plasturgique était concurrencée par la production asiatique et subissait de plein fouet la hausse du prix du pétrole. C’est à cette époque, que l’amendement Le Fur et Delattre, qui stipule que les sacs et emballages plastique fossile seraient interdits en France à partir de janvier 2010, est voté. Plutôt que d’attendre ce moment qui devait bouleverser nécessairement son modèle économique, John Persenda a préféré anticiper sur le monde de l’après-pétrole.

Il prend le pari que même si les emballages fabriqués à base de pomme de terre coûtaient alors encore deux fois plus cher que ceux tirés de matières pétrochimiques, ses produits bio deviendraient compétitifs si le baril passait la barre des 100 dollars. « L’avenir, c’est la pomme de terre » dira-t-il. Il rebaptise sa société SPHERE, «parce qu’il faut penser à protéger notre Terre», et commercialise ses premiers sacs-poubelle biodégradables Alfapac (pour usage domestique et pour jardin) chez Système U, Leclerc, Carrefour ou encore Tesco. Il s’appuie sur la recherche et développe des produits de nouvelle génération. Et c’est pour exploiter son avance technologique qu’il rachète Biotec, le laboratoire allemand propriétaire de plus de 200 brevets, à la pointe mondiale de la recherche sur les plastiques biodégradables. En 2011, le groupe fait le choix de remplacer le polyéthylène fossile par du polyéthylène végétal, produit à partir d’éthanol issu de la canne à sucre, pour l’ensemble des gammes de ses sacs-poubelle, sachets congélation et films étirables. L’innovation est au coeur de la stratégie du groupe. Aujourd’hui, la politique du groupe se fixe comme objectif : un développement accru dans le recyclé et le « tout végétal » en 2020 dans le monde.

John Persenda est également un grand défenseur du « made in France». Il tient également à fabriquer et distribuer en grande partie ses films et sacs plastiques en France (Normandie, Lorraine, Pas-de-Calais et Haute-Loire). L’entreprise a même relocalisé en France des usines qu’elle avait achetées en République tchèque, en Allemagne de l’Est, en Italie du Sud et au Danemark. Sur 13 usines, 6 sont en France. C'est donc au regard de sa remarquable contribution à l’industrie française que la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale remet à John Persenda, le Chaptal 2013 du Comité des Arts Mécaniques.

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Chaptal du Comité Commerce et Transports

Roland Beaumanoir, Président Directeur Général du Groupe BEAUMANOIR
Le parcours de Roland Beaumanoir, c’est l’histoire d’un des plus beaux succès du prêt-à-porter français.

Tout démarre à Saint-Malo. Roland Beaumanoir y nait le 20 janvier 1949. Son père est un important détaillant de prêt-à-porter malouin et l’un des premiers partenaires de l’enseigne Pantashop en France. Adolescent, Roland Beaumanoir est un familier du magasin familial à Saint-Malo « Aux corsaires » qu’il intègrera par la suite. Il suit les traces de son père mais c’est seul avec sa femme, qu’il lance en 1981, son premier commerce multimarques de 1000m2, Vêtimod, en banlieue de Saint-Brieuc. C’est un premier succès !

Et alors que dans les années 1980, les grandes surfaces commençaient à tout bouleverser, il imagine un nouveau concept de franchise, en centre-ville des petites agglomérations qui étaient délaissés par les grands noms du prêt-à-porter : une enseigne de mode destinée à « une jeune femme à l’optimisme provincial, qui rentre dans la vie active et veut payer le juste prix ». C’est ainsi que Cache Cache ouvre sa première boutique en 1985. Elle fera sa fortune.

Il a par la suite développé sa marque et racheté d’autres marques-enseignes dont le plus beau coup fut notamment Morgan en 2009, alors en redressement judiciaire.

Depuis, Roland Beaumanoir est devenu l’un des leaders du prêt-à-porter en France. Le Groupe qui porte son nom, fédère aujourd’hui six marques : Cache Cache, Morgan, La City, Bréal, Bonobo et Scottage. Il pèse plus d’1,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour un réseau de 2.500 magasins, dont 1500 à travers le monde, avec une présence dans 40 pays et plus de 13 000 collaborateurs.

Son savoir-faire en matière d’adaptation aux contraintes et aux modes de consommation locaux est un atout majeur pour son développement à l’international. La Chine en est un bon exemple. C'est en 2005 que Beaumanoir a ouvert sa première boutique Cache-Cache sur le marché chinois. Huit années plus tard, le Groupe est présent en Chine via 800 points de vente, dont une moitié via des partenaires locaux. Et le Groupe entend passer la barre des 900 adresses dès

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2014, tandis que la Chine devrait représenter 13 % du chiffre d'affaires international. 

Le Groupe a créé au cours de ces dix dernières années, 13 000 emplois.

Enfin, à côté de ses métiers de vente de prêt-à-porter et de distribution de marques-enseignes, le Groupe développe une maîtrise et une synergie de plus en plus forte des métiers satellites de la chaine de production textile : la logistique avec sa filiale C-Log et le développement de l’e-business avec sa filiale Korben.

Roland Beaumanoir est resté fidèle à Saint-Malo : le siège social de son Groupe est resté là. Il est aussi le Président du club de football de la ville. Mais il sait que l’avenir de son groupe passe par l’international et vise les 50% de son chiffre d’affaires hors France contre 12 % aujourd’hui. « Rien n'est achevé, tout reste à construire » telle est la devise de Beaumanoir.

C’est donc pour ses qualités d’innovateur et de commerçant, que nous honorons aujourd’hui Roland Beaumanoir.  La Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, est heureuse de lui remettre le Chaptal 2013 du Comité du Commerce et des transports.

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Chaptal du comité des Constructions et des Beaux-Arts
Alain BENTEJAC et Jacques GAILLARD co-Présidents du Groupe ARTELIA,

2 hommes pour une idée : créer un groupe français capable de proposer des offres globales dans des domaines tels que l’énergie, l’environnement et l’aménagement urbain, afin de pouvoir participer à des grands projets internationaux. Pari réussi.

Alain Bentejac, 59 ans, et Jacques Gaillard, 58 ans, se sont connus dans les années 2000 en tant qu’administrateurs de leur syndicat professionnel, Syntec-ingénierie. IIs se sont rendu compte qu’ils partageaient la même vision de leur métier et de leur environnement professionnel. L’ingénierie française restait encore largement dominée par l’ingénierie publique et l’ingénierie privée se trouvait de ce fait toujours très morcelée et insuffisamment capitalisée face aux géants de l’ingénierie mondiale, souvent d’origine anglo-saxonne.

Issus de formations différentes, leur parcours professionnels sont néanmoins complémentaires. Alain Bentejac est énarque, a débuté sa carrière au Ministère de l’Economie. Il a rejoint ensuite le secteur privé en 1993 pour exercer des responsabilités au sein de différentes filiales du Groupe Vivendi spécialisées dans la construction et l’immobilier. Puis il est nommé à la tête de Coteba en Juillet 1999. De son côté, Jacques Gaillard, est X-Ponts, et a débuté sa carrière dans un centre de recherche de l’Ecole des Ponts et Chaussées dédié à l’eau et à l’environnement puis il est devenu l’un des responsables de l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée et Corse. Il rejoint Sogreah en 1988, pour y occuper divers postes de direction, avant d’être nommé Directeur Général du groupe d’ingénierie Sogelerg-Sogreah alors filiale d’Alcatel-Alsthom. Il reprend l’entreprise Sogreah fin 1998.

Leurs deux entreprises, avaient des points communs. Elles étaient issues chacune d’un LMBO, entièrement détenues par leurs managers, avec des tailles et des performances économiques comparables, des activités et des réseaux d’implantations françaises et internationales parfaitement complémentaires, chacune leader sur son marché en France, et indépendante. C’est là où ils ont l’idée de fusionner leurs entreprises respectives : Coteba et Sogreah et de créer

Artélia, pour en faire le numéro 1 de l'ingénierie privée de la construction
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en France, en gardant la spécificité de chacun et en partageant la co-présidence.

Artelia est un groupe d’ingénierie intervenant autour de quatre grands métiers : l’ingénierie proprement dite (maîtrise d’œuvre de projets privés et publics), le management de projets, les missions de conseil et d’audit, les missions d’ensemblier (clés en main). Ces métiers s’exercent dans 9 domaines d’activité : bâtiment, transport, eau, maritime, aménagement de la ville, énergie, industrie, environnement, multi-sites.

Sur son marché de l’ingénierie de la construction, Artelia est le troisième groupe français, derrière Egis (filiale de la Caisse des Dépots) et Systra (filiale commune de la SNCF et de la RATP), et le premier groupe privé indépendant.

Artelia a réalisé en 2012 un chiffre d’affaires d’environ 350 M€, répartis pour 2/3 en France et 1/3 à l’international, avec 3200 collaborateurs (pour l’essentiel des ingénieurs et techniciens supérieurs). 100% du capital est détenu par les cadres dirigeants et les collaborateurs.

La moitié de l’activité internationale est concentrée sur l’Europe, avec notamment des implantations fortes au Royaume-Uni (150 collaborateurs) et en Italie (environ 100 personnes). Artelia possède par ailleurs des positions significatives au Moyen-Orient, au Maghreb, en Afrique Australe et en Asie du sud-Est (Vietnam).

Parmi les projets significatifs actuellement en cours, on peut citer : Plusieurs projets de tours à la Défense, la rénovation de l’hôtel Crillon, l’agrandissement du port de Calais, Les aménagements hydroélectriques de Félou au Mali, de Bunji au Pakistan, de Gibe III en Ethiopie, ou encore la rénovation du site des Halles à Paris.

Enfin, le Groupe est particulièrement attentif à tous les aspects touchant à sa responsabilité sociale et sociétale, et une fondation d'entreprise vient prolonger l'action du Groupe au travers d'un certain nombre d'actions à caractère humanitaire et social en France comme à l'international.
C'est pourquoi la Société d’encouragement pour l’Industrie Nationale, est heureuse de remettre le Chaptal 2013 du Comité des Constructions et des Beaux-Arts à Alain Bentejac et Jacques Gaillard.

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Chaptal du comité des Arts Physiques
Joël Renault, Président Directeur Général de la société DELTA DORE
C’est au début des années 70 que l’histoire de DELTA DORE commence. Deux ingénieurs sont à l’origine de cette aventure, Joël Renault et Monique son épouse, tous les deux passionnés d’électronique. Après une dizaine d’années passées dans diverses entreprises, ils créent leur propre entreprise de sous-traitance électronique et télécommunications à Combourg, DELTA DORE : DELTA pour Dore ELecTronique Appliquée et DORE pour Développement, Organisation, Réalisation, Etudes. Pour une fois et ce n’est pas une légende, c’est dans un garage, en fait une annexe du garage paternel, que l’entreprise commence son activité. La sous-traitance permettra aux jeunes créateurs d’acquérir assez vite un minimum d’autonomie financière pour passer à la deuxième phase de leur projet, celui de créer et développer leurs propres produits.

C’est en 1973 avec le premier choc pétrolier que Joël Renault, trouve l’idée qui sera à l’origine de la création et au développement de ses propres produits pour les économies d'énergie. Sur le plan technique, les choses s’enchainent, 1975 : développement des offres thermiques, lancement de la première gamme de thermostats, régulateurs et délesteurs, mais aussi, électronique de loisir et électronique pour la médecine douce. Le deuxième choc pétrolier du début 80 aura raison de ces deux dernières activités. A la même période Joël Renault décide de doter DELTA DORE de ses propres forces de vente.

Puis vers la fin des années 80 c’est l’ouverture de filiales à l’étranger, aujourd’hui, l’Espagne, l’Allemagne, la Pologne, puis la Chine, l’Italie, la Grande Bretagne et Singapour combiné avec une croissance externe par rachat de plusieurs entreprises, SCHLÜTER,TALCO, SALEV …

Au fil des ans, Delta Dore a su progresser en s’efforçant de maintenir près de 10% du chiffre d’affaires consacrés à la recherche et au développement. Aujourd’hui l’offre commerciale porte sur l’électronique appliquée à 3 métiers : la gestion des énergies via l’efficacité énergétique, la gestion des automatismes (ouvrants et éclairages) et la sécurisation des bâtiments.

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La croissance a conduit DELTA DORE, du binôme créateur de 1970, à un groupe industriel qui 15 plus tard avait déjà 185 collaborateurs pour 75mF (11m€) de chiffre d’affaires et en 2012 a plus de 750 salariés dont plus de 700 travaillent en France, principalement à Bonnemain à quelques kilomètres de Combourg et sur plusieurs autres sites en France alors qu’une cinquantaine sont basés dans les filiales à travers le monde pour un chiffre d’affaires de 117m€ dont 19% à l’export. Bien sûr, le groupe a traversé des épreuves, mais quand Joël Renault a du se séparer de collaborateurs, il a fait tout ce qu’il pouvait pour qu’ils soient réembauchés dès que la situation le permettait. L'entreprise a su conquérir de nouveaux marchés tout en gardant de fortes valeurs humaines ancrées dans le sol breton. C’est cette valeur qu’il défend avec acharnement.

Les délocalisations industrielles ne sont pas une fatalité, la qualité et l'efficacité du travail des collaborateurs combinés avec une organisation efficace de la société jusqu'à l'optimisation de la logistique comme le démontre DELTA DORE peuvent arriver à compenser les écarts de coûts salariaux.

Aujourd'hui Joël Renault est président du Conseil de surveillance. Sa fille Valérie Renault-Hoarau est devenue directrice générale de Delta Dore a coté du Président du Directoire Marcel Torrents. La famille conserve 70% du capital et le personnel 10%. L'avenir de l'entreprise est assuré.

Joël Renault est prêt à relever de nouveaux défis pour assurer l’avenir de son entreprise et sa région. Homme de terrain, Joël Renault est en contact avec les lycées professionnels de la région. Il développe beaucoup l'apprentissage et la formation. Il veut également créer un centre social ultramoderne à Bonnemain, un musée DELTA DORE et enfin une fondation pour les jeunes en difficultés d’insertion. Il s’investit également dans le soutien de Start up tant a titre personnel que via le Réseau National ENTREPRENDRE.

C'est pour ses qualités d’entrepreneur et de manager que la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale remet à Joël Renault un Chaptal 2013 du Comité de Arts Physiques

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Chaptal 2012 de la Communication et de la Formation
Alain Weill, fondateur et Président Directeur Général du Groupe NextRadioTV

Alain Weill est né à Strasbourg le 6 avril 1961, d’un père chirurgien et d’une mère médecin. Il est marié à Isabelle Mathé et est père de 3 enfants. Licencié en Sciences économiques, Alain WEILL est diplômé de l’Institut Supérieur de Affaires, MBA du groupe  HEC.

De 1985 à 1989, il est directeur du réseau de NRJ. Puis, il occupe le poste de directeur général de Quarare (Groupe Sodexho) de 1989 à 1990. En 1990, il devient attaché de direction générale à la Compagnie Luxembourgeoise de Télédiffusion (CLT), puis PDG de la radio Maxximum (devenue M40) en 1992.

En 1992, il devient administrateur et directeur général de groupe radiophonique NRJ Group (NRJ, Chérie FM, Nostalgie, Rire et Chansons…), puis président-directeur général de NRJ Régie en 1995 et enfin vice-président du directoire NRJ Group en 1997. En 1998, il devient président du Syndicat Indépendant des Régies de Radios Privées (SIRPP).

En 2000, Alain Weill créé Nextradio, dont il prend la présidence du directoire et rachète la radio RMC. Il organise le repositionnement de la station nationale autour de trois piliers : Info, Talk, Sport (il achète notamment les droits de diffusion exclusifs de la coupe du monde de football de 2002). Nextradio reprend la radio BFM en 2002 dans le cadre d’un plan de cession. La radio est alors recentrée avec succès sur l’économie.

Le 9 mai 2005, le CSA retient la candidature de son projet de chaine d’information en continu à vocation économique, BFM TV, dans le cadre de l’appel aux candidatures relatif à l’attribution de licence de TNT. La Chaine est officiellement lancée le 28 novembre 2005 à 18h. Nextradio devient alors NextradioTV.

Alain Weill rachète en avril 2007 Groupe Tests, qui contrôle les sites 01Net, 01Men et CadresOnline ainsi que certains magazines dont Micro Hebdo, l’Ordinateur Individuel et 01 Informatique.

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Grâce à cette acquisition, NextRadioTV devient un groupe de communication pluri-médias, présent sur les marchés de la radio, de la télévision, de l’Internet et de la presse.

En 2008, il rachète, via sa holding News Participations, le quotidien économique La Tribune à LVMH, qu'il cède à sa directrice générale, Valérie Décamp, en 2010 en vue de poursuivre la relance du titre.

Fin 2010, Alain Weill lance BFM Business, la 1ère chaîne d'information économique et financière française.

En mars 2012, NextRadioTV se voit accorder par le CSA une nouvelle fréquence de TNT pour la chaîne de documentaires RMC Découverte dont les programmes démarreront en décembre 2012.

Malgré les profondes mutations du secteur et la forte concurrence, Alain Weill a réussi à faire du Groupe NextRadioTV, un groupe pluri-média centré sur l'information autour de 4 thématiques, l'information générale, le sport, l'économie et le high-tech, déclinées sur 4 supports : la radio (43,2% du CA), la télévision (32,5%), les supports digitaux et mobiles (24,3%) et qui réalise un chiffre d’affaires de 172 millions d’euros, en croissance régulière. La stratégie de NextRadioTV repose sur la recherche de la mutualisation des coûts entre tous les supports.

Pour ses qualités entrepreneuriales, et son sens indispensable de l’innovation dans ce monde du multimédia, que la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale est heureuse de remettre un Chaptal 2013 du Comité des Arts de la Communication et de la Formation à Alain Weill.
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Chaptal de l’Industrie 2013

Edouard Roquette, Président-Directeur Général du Groupe ROQUETTE et Marc Roquette, ancien Président, membre du Conseil d’Administration.
La SA Roquette Frères est une entreprise familiale française fondée en 1933, qui compte actuellement parmi les premiers transformateurs mondiaux de l’amidon (N°2 européen et N°5 mondial). C’est aussi le leader mondial en matière de polyols, et le leader européen des maltodextrines, des matières premières pour produits injectables et des amidons cationiques. Roquette transforme principalement cinq ressources renouvelables en matières premières essentielles à l’industrie. Ainsi grâce au maïs, au blé, à la pomme de terre au pois et aux microalgues, la société produit plus de sept cents produits dérivés. Ceux-ci sont utilisés à niveau élevé de technicité par une variété d’industries : nutrition humaine, papier et carton ondulé, fermentation, chimie, pharmacie cosmétologie et aliments pour animaux en sont les plus importantes.

Entreprise non cotée en bourse, Roquette Frères, dont le siège social est à Lestrem (Pas-de-Calais) près de Lille, a en 2012 un C.A de 3,1 milliards €, des effectifs de plus de 7 800 salariés, dont 4500 en Europe. Il dispose de 21 unités industrielles. 3% du C.A est réinvesti en R&D chaque année, avec un portefeuille de plus de 5000 brevets. Une politique environnementale exemplaire est pratiquée par le groupe.

Édouard Roquette, successeur de Marc Roquette à la présidence, est né en 1964. Diplômé de l'École supérieure de commerce de Lille, il est entré dans l’entreprise en 1994 après une première expérience de sept années dans un groupe chimique au Canada et en France. Il a alors successivement occupé, au siège de Roquette à Lestrem, et aux États-Unis, des fonctions marketing et commerciales avant de prendre en 2010 la direction de Roquette Ventures. Administrateur des filiales en Asie et en Amérique du Nord, il était vice-président du groupe depuis 2010.

Édouard Roquette entend poursuivre «  la politique d'innovation déployée ces dernières années », notamment dans le domaine de la nutrition santé et la chimie du végétal, tout comme l'expansion internationale du groupe.

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Par exemple, Roquette a pris en juin 2012 le contrôle du premier amidonnier indien. 

Marc Roquette, est le petit-fils d'un des deux co-fondateurs de l'entreprise Roquette Frères, et en a été le Président de 2004 à 2012. Son cousin, Edouard Roquette, lui a succédé à la présidence en juin 2012. Leurs carrières se sont déroulées dans toutes les branches du groupe.

Marc Roquette, né en 1953, est diplômé de l’EDHEC Lille. Il est entré dans le groupe familial en  1977, à l’âge de 24 ans. Successivement chargé d’affaires financières et de contrôle de gestion, des acquisitions, puis responsable des activités liées à la pharmacie et la cosmétologie, il devait devenir président de Roquette Asie, président de l’association européenne des amidonniers de céréales, membre du comité central de l’Office Interprofessionnel des Céréales et administrateur de l’Institut Supérieur d’Agriculteur de Lille (ISA). Il s’est aussi engagé dans la construction et l’animation de deux pôles de compétitivité régionaux labélisés par l’Etat : le pôle Nutrition Santé et Longévité et le Pole Matériaux à Usages. Marc Roquette est membre de l'Académie des Technologies depuis 2006. En juin 2012, N'ayant pas souhaité prolonger ses fonctions de président du groupe Roquette, c'est son cousin Édouard, 48 ans, qui lui a succédé. « Un simple équilibre de la gouvernance familiale », explique un porte-parole du groupe. Marc Roquette, dont le mandat d'administrateur a été renouvelé, reste impliqué dans la vie du groupe.

C’est donc pour la réussite d’une grande entreprise familiale innovatrice que le Conseil d’Administration de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, décerne à Marc et à Edouard Roquette, le Chaptal de l’Industrie 2013.
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Vous cherchez des salles

pour vos conférences,

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La Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale met ses salles à la disposition des entreprises et des associations pour des réunions, des colloques, des conférences ou des expositions, notamment :

Salle Louis Lumière, 165 m2, 150 places

Salle Chaptal, 85 m2, 70 places

Salles des 3 Consuls, 55 m2, 35 places

Bibliothèque, 50 m2, 25 places

Salle Montgolfier, 35 m2, 25 places

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Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale



4, place Saint-Germain-des-Prés

75006 Paris

Contact : Sophie Saudrais

Tel : 01 44 39 20 50

Fax : 01 42 84 17 73

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Amélie Barsi

Relations Presse

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