Manuel Nathan Reflexe Chapitre 5





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Correction des exercices du manuel Nathan Reflexe

Chapitre 5

1. Le travail et la production

A. Le travail, facteur de production


Documents 1 et 2 (p. 39)

1. Identifiez, dans le document 1, des facteurs de production. Justifiez votre réponse.

Les principaux facteurs de production sont :

– le travail (la main-d’œuvre), qui est représenté par les personnes assises devant les ordinateurs ;

– le capital (les outils et machines), qui correspond aux ordinateurs.

Il est possible d’ajouter les ressources naturelles (les disponibilités en énergie et matières premières), qui correspondent ici à l’électricité indispensable au fonctionnement des ordinateurs, et le savoir (la maîtrise des savoir-faire techniques, le niveau de connaissance scientifique), qui est indispensable aux individus pour réaliser un travail sur ordinateur.
2. Pourquoi, sans travail humain, aucune production n’est-elle possible ?

Le travail représente un facteur de production particulier car, sans travail, aucune production n’est possible. Le travail humain est à l’origine de la valeur de toute chose. Une machine, quelle qu’elle soit, ne peut pas réaliser d’opérations sans le concours de l’homme (depuis la conception de la machine jusqu’à l’exécution du produit à fabriquer).
B. Le sens économique du travail

Document 3 (p. 40)

1. Expliquez le rapport entre travail et activité productive.

Comme nous l’avons vu précédemment, il ne peut y avoir de production s’il n’y a pas de travail. Il est possible de produire un service sans capital (outils ou machines), sans ressources naturelles mais pas sans travail (le savoir et l’information peuvent être considérés comme des composantes du travail).

Pour qu’il y ait travail au sens économique, il faut que le travail effectué soit rémunéré.
2. Pour chaque exemple ci-dessous, indiquez s’il s’agit ou non d’un travail au sens économique.

Exemples

Travail au sens économique

(oui/non)

Faire le ménage chez soi

Non

S’occuper de ses enfants

Non

S’occuper d’enfants dans une crèche

Oui

Nettoyer des bureaux

Oui

Conduire son véhicule personnel

Non

Conduire un taxi

Oui

Participer à un cours d’économie en 1re STG

Non


3. Présentez la notion économique du travail.

– En économie, le travail correspond à une activité humaine rémunérée.

– Le travail est une activité humaine dont le but est de contribuer à la production de biens et de services ; c’est un facteur de production que les entreprises et les administrations publiques achètent (Dictionnaire de sciences économiques et sociales, Bréal).

2. Les éléments quantitatifs du travail

A. Les effectifs de la population au travail


Documents 4 et 5 (p. 41)

1. Complétez la dernière colonne du document 5.

Évolution de la population de la France métropolitaine de 1950 à 2050

Année

Population
au 1er janvier


(en milliers)

Part

des 20-64 ans

en %

Part

des 20-64 ans

en milliers

1950

41 647

58,5

24 363

1990

56 577

58,3

32 984

2000

58 744

58,4

34 306

2010

61 061

59,2

36 148

2020

62 734

56,5

35 445

2030

63 927

53,8

34 393

2040

64 468

51,5

33 201

2050

64 032

50,7

32 464

INSEE, Résultats, n° 16, août 2003.
2. Qu’est-ce qui détermine le nombre de personnes susceptibles de travailler (c’est-à-dire la quantité de travail disponible) ?

Les principaux facteurs explicatifs de la quantité de travail disponible dans une économie sont :

– démographiques : il existe un décalage d’une vingtaine d’années entre les naissances et les arrivées sur le marché du travail ;

– l’âge d’entrée (lié à la durée de la scolarité) et l’âge de sortie (retraite) de la vie active ;

– la durée du travail (voir B) ;

– le souhait (et la possibilité) de travailler des femmes ;

– des facteurs sociologiques (la reconnaissance sociale du travail) ou législatifs (incitations fiscales comme la prime pour l’emploi).

Les ressources en travail d’une économie dépendent de l’importance de la population d’âge actif qui désire travailler et de la durée du travail.

3. En supposant que la population en âge de travailler est constituée des personnes âgées de 20 à 64 ans, représentez graphiquement son évolution en pourcentage et en valeur absolue.


4. Analysez les perspectives de ressources en travail de la France métropolitaine jusqu’en 2050.

Si l’on considère que l’âge actif va de 20 à 64 ans, les perspectives de ressources en travail de la France métropolitaine jusqu’en 2050 sont les suivantes :

– croissance des actifs potentiels jusqu’en 2010 (passage de 24,3 millions en 1950 à 34,3 millions en 2000 puis 36,1 millions en 2010) ;

– diminution du nombre potentiel d’actifs après 2010, qui se poursuit jusqu’en 2050 (35,4 millions en 2020 jusqu’à 32,4 millions en 2050).

La hausse des effectifs d’actifs potentiels jusqu’en 2010 s’explique par un taux de 20-64 ans relativement stable qui s’appliquait à une population totale croissante (sortie des générations « creuses » de l’entre-deux-guerres).

La baisse des effectifs après 2010 s’explique par la chute du taux des 20-64 ans (sortie des personnes nées après la Seconde Guerre mondiale lors du baby-boom).
Complément

L’Insee a publié en 2006 de nouvelles projections de population. Parmi celles-ci, qui vont de 61,4 millions à 78,9 millions, la projection centrale conduit à une estimation de 70 millions en 2050. Les principales modifications concernent le solde migratoire annuel, porté de 50 000 personnes (dans les projections précédentes) à 100 000 personnes, et la fécondité, qui passerait à 1,9 enfant par femme au lieu de 1,8.

On obtient, dans l’hypothèse centrale, les résultats suivants :
Évolution de la population de la France métropolitaine de 1950 à 2050

Année

Population
au 1er janvier


(en milliers)

Part

des 20-64 ans

en %

Part

des 20-64 ans

en milliers

2005

60,7

58,7

35,6

2010

62,3

59,0

36,8

2015

63,7

57,6

36,7

2020

65,0

56,2

36,5

2030

67,2

54,2

36,4

2040

69,0

52,3

36,1

2050

70,0

51,9

36,3


Le nombre de personnes âgées de 20 à 64 ans et susceptibles de travailler progresse de 35,6 millions en 2005 à 36,8 millions en 2010 et connaît ensuite une relative stabilité.

B. La durée du travail


Documents 6, 7 et 8 (p. 42)

1. Comment peut se manifester la baisse de la durée du travail ?

La baisse du temps de travail peut se manifester :

– par la diminution de la durée de la vie au travail du fait de l’allongement de la scolarité et/ou de l’abaissement de l’âge de la retraite (on entre plus tardivement dans l’activité et on en sort de plus en plus tôt) ;

– par la diminution de la durée annuelle du travail en raison de la variation du nombre de jours de travail dans l’année (allongement des congés payés, augmentation du nombre de jours fériés) ;

– par la diminution de la durée hebdomadaire du travail ;

– par le développement du temps partiel.
2. Analysez l’évolution de la durée annuelle du travail. Qu’observe-t-on ces dernières années ? Quelle explication pouvez-vous en donner ?

La tendance observée, depuis plusieurs décennies, est une réduction de la durée du travail annuelle. Tous les secteurs sont concernés. Le mouvement de réduction du temps de travail s’est accentué avec l’application de la loi du 13 juin 1998, qui a porté la durée hebdomadaire du travail à 35 heures (loi applicable au plus tard le 1er janvier 2000 pour les entreprises de plus de 20 salariés).
3. Dans une économie, pour une quantité de travail donnée, quelle pourrait être la conséquence de la réduction du temps de travail en termes d’emploi ?

Dans une économie, pour une quantité de travail donnée, la réduction du temps de travail a comme conséquence d’augmenter le nombre d’emplois. Dans ces conditions, il est nécessaire de faire appel à plus de travailleurs pour effectuer la même quantité de travail. Cette démonstration est juste si l’on raisonne « toutes choses égales par ailleurs » et que l’on n’intègre pas les variations éventuelles de la productivité du travail ainsi que d’autres facteurs comme la non-homogénéité du facteur travail, la substituabilité entre travailleurs, le coût accru du travail…
3. Les éléments qualitatifs du travail

A. La dimension qualitative du travail


Document 9 (p. 43)

■ Pourquoi doit-on prendre en compte la dimension qualitative du travail ?

À la dimension quantitative du travail (le nombre d’heures travaillées), il faut ajouter la dimension qualitative du travail, qui dépend de la qualification professionnelle des individus et aussi de leur expérience, de leur motivation et de leurs efforts.

B. Le capital humain

1. Le rôle du capital humain


Document 10 (p. 43)

1. Comment s’acquiert le capital humain ?

Le capital humain se compose des savoirs, savoir-faire et savoir-être. Il s’acquiert par la formation et l’expérience.
2. En quoi les savoirs et les savoir-faire jouent-ils un rôle économique important ?

Un homme qui acquiert des savoirs et des savoir-faire améliore son efficacité productive. Ces connaissances et compétences vont lui permettre de travailler sur de nouveaux outils et d’utiliser de nouvelles techniques. Cette efficacité, qui est le résultat d’un véritable investissement, va lui permettre d’augmenter ses revenus et d’accroître son rendement, ce qui sera profitable à lui-même, à l’entreprise et, au-delà, à l’économie tout entière.
3. Montrez l’importance des savoir-être dans le développement économique.

L’activité productive des économies développées se réalise essentiellement dans des organisations. Les savoir-être des individus qui les composent sont indispensables pour assurer cohérence, efficacité et pour assurer une production de qualité. Les savoir-être (ponctualité, discipline, respect de la parole donnée, créativité, autonomie, esprit d’initiative, sens des responsabilités…) complètent les savoirs et les savoir-faire indispensables pour assurer le développement économique.

2. L’investissement en capital humain et les performances du facteur travail


Documents 11 et 12 (p. 44)

1. Comment investit-on dans le capital humain ?

L’investissement en capital humain se réalise par des investissements en termes de formation, qu’il s’agisse de la formation initiale comme de la formation permanente.

La formation initiale correspond aux enseignements scolaires et universitaires que suivent les jeunes (école, collège, lycée, université…). La formation continue est dispensée aux salariés et aux chômeurs à la demande des personnes ou des entreprises.

La formation permanente ou continue permet aux salariés d’acquérir certains savoirs et savoir-faire, complémentaires à leur formation initiale, et aussi d’actualiser leurs connaissances dans le domaine professionnel. Ce type de formation améliore le capital humain des salariés et donc leur niveau de compétences pour mieux répondre aux besoins présents et futurs des entreprises. La formation initiale et la formation continue constituent un investissement en capital humain.
2. Analysez la dépense d’éducation de la France par rapport à certains pays étrangers.

La dépense d’éducation de la France se situe parmi les plus élevées des pays développés. La France se situe à la cinquième place des pays développés, emmenés par les États-Unis, qui consacrent 7,2 % de leur PIB à l’éducation, et la quatrième place des pays de l’Union européenne, derrière le Danemark, la Suède et la Belgique.
Complément

Entre 1975 et 2002, soit en un peu plus d’un quart de siècle, les dépenses, en volume, pour l’éducation de la France ont été multipliées par deux. Par élève, pour cette même période, les dépenses en monnaie constante ont été presque multipliées par deux. La progression de la dépense par élève est de plus de 15 % depuis 1995.
3. Quelles sont les conséquences de l’investissement en capital humain sur les performances du facteur travail ?

L’investissement en capital humain, essentiellement en termes de formation, permet d’accroître les performances du facteur travail. Les budgets éducatifs contribuent à améliorer les compétences de la main-d’œuvre nationale qui, ainsi, peut mieux répondre aux besoins présents et futurs des entreprises. La compétitivité d’une nation passe par une main-d’œuvre mieux formée.

Il s’agit d’un investissement au même titre que les investissements dans des équipements plus performants. La rentabilité de l’investissement se détermine en calculant la différence entre le coût de l’investissement (coût de la formation et renonciation à un salaire de la personne formée) et son rendement (flux de revenus supplémentaires engendrés).

Chapitre 6

1. Le capital technique, facteur de production


Document 1 (p. 47)

1. Complétez le tableau par des croix, en précisant s’il s’agit de capital technique ou de consommations intermédiaires.





Capital technique

Consommations intermédiaires

Ordinateur






Encre






Local administratif






Machine à commande numérique






Bâtiment industriel






Carburant






Airbus A380






Camion






Ciment







2. À partir des exemples ci-dessus, distinguez le capital technique des consommations intermédiaires.

– L’ordinateur, le local administratif, la machine à commande numérique, le bâtiment industriel, l’Airbus A380 et le camion sont des biens qui vont servir plusieurs fois au cours de l’activité productive. Ce sont des moyens de production durables qui participent à plusieurs cycles de production. Ils entrent donc dans le capital technique.

– L’encre, le carburant et le ciment sont des biens qui sont détruits ou transformés au cours du processus de production. Il s’agit donc de consommations intermédiaires (ou capital circulant).
3. Pourquoi le capital technique est-il considéré comme un facteur de production ?

Le capital technique constitue un facteur de production car il est un élément utilisé dans le processus de production pour permettre la fabrication d’un bien (au même titre que le travail).
2. L’investissement

A. Qu’est-ce que l’investissement ?


Documents 2 et 3 (p. 48)

1. Complétez le document 3 (calcul des pourcentages) et analysez l’investissement en France en 2005.

Entreprises : 55,4 % – Ménages : 25,2 % – Administrations publiques : 16,1 % – Banques : 3,3 %

En France, en 2005, l’investissement a été majoritairement le fait des entreprises puisque 55,4 % de l’investissement total les concernent. Le deuxième investisseur est constitué des ménages, avec 25,2 % du total. Suivent ensuite les administrations (16,1 %) et les banques (3,3 %).

Lorsque l’on parle d’investissement, on pense tout de suite aux entreprises, ce qui est réducteur car on ne prend alors en compte qu’un peu plus de la moitié du total de l’investissement.
2. Pourquoi toute organisation a-t-elle intérêt à investir ?

L’investissement est l’opération économique réalisée par un agent économique, dont les organisations, qui permet d’obtenir des biens de production (machines, bâtiments, équipements…). Dans une organisation, l’investissement est une dépense destinée à maintenir ou à accroître son efficacité productive. Pour survivre et se développer, toute organisation se doit d’investir.

B. Les formes de l’investissement


Document 4 (p. 49)

■ À l’aide des exemples ci-dessus, complétez le tableau suivant.


Formes d’investissement

Exemple n°

Objectif(s) de l’entreprise citée

Investissement de capacité

3

Becker Industrie se situe sur un marché en extension (avec une demande croissante). Il s’agit pour cette entreprise de produire et de vendre plus.

Investissement de productivité

2

Bénéteau va pouvoir diminuer ses coûts de production et donc vendre des bateaux à un prix attractif.

Investissement de remplacement

1

La société La Fonte Ardennaise remplace d’anciennes machines devenues obsolètes par un équipement neuf pour continuer à produire dans des conditions rentables.


Remarque : dans la réalité, il est assez difficile de distinguer ces trois types d’investissement. Quand une entreprise achète une nouvelle machine, elle acquiert un équipement qui va produire plus et mieux. Les trois types d’investissement sont alors très souvent présents dans le même équipement.

C. Investissements matériels et immatériels


Document 5 (p. 50)

1. Distinguez investissements matériels et immatériels. Donnez des exemples pour chacune des deux catégories d’investissement.

Les investissements matériels correspondent à l’acquisition de biens de production durables utilisés au cours de plusieurs cycles de production (investissements des entreprises : machines, bâtiments), d’infrastructures (investissements des administrations publiques : routes, ports), de logements (investissements des ménages).

Les investissements immatériels désignent les dépenses qui améliorent l’efficacité du potentiel productif. Ils regroupent les dépenses de recherche-développement, de formation du personnel, d’achat de logiciels, de brevets, de licences et de publicité.
2. Pourquoi, selon vous, les entreprises doivent-elles accroître leurs investissements immatériels ?

Les entreprises doivent accroître leurs investissements immatériels car ils conditionnent leur compétitivité. Ils améliorent l’efficacité de leur système productif et sont à l’origine des innovations qui permettent de conquérir de nouveaux marchés.

– La R&D, les brevets et licences ont un impact déterminant sur la capacité d’innovation des firmes. L’utilisation des logiciels permet aux entreprises d’être plus efficaces et innovantes dans une concurrence plus forte où la durée de vie des produits diminue.

– La publicité est l’un des investissements immatériels les plus importants. Elle représentait, en 2002, 45 % de l’investissement immatériel des entreprises, contre 30 % pour la R&D. Plus une entreprise utilise la publicité et plus elle rentabilise les investissements mis en œuvre pour produire cette innovation. L’investissement publicitaire est une des conditions fondamentales de la réussite de la mise sur le marché de nouveaux produits.

– Dans une économie de plus en plus immatérielle basée sur le savoir, la formation des salariés devient un facteur clé de succès pour les entreprises.

D. La formation brute de capital fixe (FBCF)


Document 6 (p. 50)

■ Comparez la notion d’investissement à celle de FBCF.

La formation brute de capital fixe est plus restrictive que la notion d’investissement, qui regroupe l’ensemble des investissements matériels et immatériels. La FBCF, calculée par l’INSEE, désigne la valeur des biens durables acquis pour être utilisés pendant au moins un an dans le processus de production. Elle ne prend en compte qu’une partie des investissements immatériels : dépenses d’acquisition de logiciels, de prospection minière, de réalisations d’œuvres artistiques ou littéraires.
Chapitre 7

1. Les ressources naturelles

A. La rareté des ressources naturelles


Documents 1 et 2 (p. 53)

1. Pourquoi parle-t-on de « facteurs naturels » ? En quoi sont-ils des facteurs de production ?

Les facteurs naturels se trouvent, par définition, dans la nature, ils n’ont pas été modifiés, traités par l’homme. Les ressources naturelles sont des facteurs de production car elles constituent des éléments utilisés dans le processus de production pour permettre la production d’un bien.
2. Les facteurs naturels sont-ils des biens économiques ou des biens libres ? Expliquez pourquoi.

Les facteurs naturels, en paraissant illimités, s’apparentent à des biens libres. Un bien libre est disponible gratuitement dans la nature en quantité illimitée. Si l’air est un bien libre (ainsi que la chaleur, la pluviométrie…), les autres ressources naturelles se trouvent en quantité limitée ou nécessitent un travail, ce sont donc des biens économiques. Un bien économique est un bien ou un service obtenu par l’application du travail des hommes à la transformation de ressources.
3. Pourquoi les ressources naturelles sont-elles qualifiées de « rares » ?

D’une manière générale, les ressources naturelles sont rares car elles se trouvent en quantité limitée, ne sont pas renouvelables ou réutilisables à l’infini. De plus, elles nécessitent, pour les extraire, les transformer et/ou les transporter, une ressource rare qu’est le travail.

B. L’épuisement des ressources naturelles


Documents 3, 4 et 5 (p. 54)

1. Présentez une synthèse de la situation des énergies fossiles dans le monde. Qu’en déduisez-vous ?

Quarante ans de pétrole, soixante ans de gaz naturel, plus de deux siècles de charbon, telles sont les réserves mondiales d’énergies fossiles pour un rythme de production qui resterait le même. Mais l’explosion prévisible de la demande mondiale d’énergie avec, en particulier, le développement économique de la Chine et de l’Inde, rend ces prévisions trop optimistes.

Le pétrole se trouve essentiellement au Moyen-Orient, le gaz naturel en Russie et au Moyen-Orient, le charbon est réparti un peu partout dans le monde. Le degré de dépendance du monde vis-à-vis du Moyen-Orient devrait être un facteur de tensions dans cette région. La substitution du charbon au gaz et au pétrole aurait comme conséquence d’accroître les gaz à effet de serre.

On assiste à un épuisement des énergies fossiles qui va obliger les pays à effectuer d’autres choix économiques.
2. Le développement économique actuel conduit-il à l’épuisement des ressources naturelles ? Justifiez votre réponse.

Le mode de développement des pays riches est très consommateur de ressources naturelles. Les ressources minières comme les sources d’énergie s’épuisent très rapidement. Entre 1970 et 1995, 30 % des richesses naturelles de la Terre ont disparu ainsi que 12 % des forêts et 30 % des écosystèmes marins. L’utilisation massive des pesticides a rendu incultivable un milliard d’hectares. Les gaz à effet de serre, gaz carbonique et méthane, émis essentiellement par les divers moyens de transport, entraînent un réchauffement climatique aux conséquences probables multiples.
3. Quels sont les enjeux de cet épuisement à long terme ? Vous paraissent-ils importants ?

Les ressources naturelles sont à la base du développement économique. Elles permettent de satisfaire les besoins essentiels à la vie : alimentation, habillement, logement, énergie… Le développement actuel a atteint un tel niveau de consommation des ressources naturelles que la régénération naturelle ou les possibilités de recyclage ne sont plus assurées. C’est tout l’avenir de l’humanité qui est en jeu.
Document 6 (p. 55)

■ Présentez les activités économiques responsables de la raréfaction des ressources en eau.

Le principal responsable de la raréfaction des ressources en eau, à laquelle de plus en plus de pays sont confrontés, au nombre desquels les États-Unis, la Chine et l’Inde, est l’agriculture irriguée. Maintenir (ou parvenir à) une productivité élevée pour assurer la sécurité alimentaire tout en préservant les ressources est l’un des défis les plus redoutables du XXIe siècle.

À un degré moindre, on constate que l’industrie et l’usage domestique entraînent des prélèvements d’eau croissants. Si l’on conserve le même mode de développement, il est probable que la croissance économique de la Chine, de l’Inde et la poursuite de celle des pays actuellement développés vont entraîner une forte progression de la consommation d’eau.
Document 7 (p. 55)

1. Un autre type de croissance économique est-il devenu nécessaire ? Expliquez pourquoi.

Les conséquences sur l’environnement du mode de croissance économique sont nombreuses : épuisement des ressources naturelles et pollution. Pour préserver la planète, un autre type de développement s’avère nécessaire.
2. Quel type de développement économique peut-on préconiser pour éviter l’épuisement des ressources ?

Une croissance plus respectueuse des équilibres naturels est préconisée. Il s’agit de produire plus de biens et de services en utilisant moins d’énergie et en polluant moins.

Un développement durable doit répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Il s’agit d’éviter les dégradations de l’environnement irréversibles et l’épuisement des ressources non renouvelables afin de préserver la reproduction de la biosphère. Mais cela entraînerait un bouleversement des modes de vie des sociétés développées.
2. Le savoir et l’information

A. Le savoir

1. L’économie du savoir


Document 8 (p. 56)

1. Qu’est-ce que la compétitivité d’une entreprise ? d’une nation ?

La compétitivité représente la capacité d’une entreprise, d’une nation, à faire face à la concurrence, sur les marchés extérieurs comme sur le marché intérieur.

La compétitivité se décompose en compétitivité-prix, capacité de produire des biens et des services à des prix inférieurs à ceux des concurrents, et en compétitivité structurelle ou compétitivité hors-prix, capacité de vendre des biens et des services pour d’autres motifs que leur prix, comme la qualité ou l’innovation que représente le produit.
2. Pour quelles raisons le savoir est-il devenu un facteur de production fondamental ?

Le savoir est devenu un facteur de production fondamental du fait de l’accélération du changement qui se manifeste au travers des progrès scientifiques et technologiques, et de la diffusion des technologies de l’information et de la communication (TIC).

La principale source de création de richesses dans les économies développées réside dans les savoirs et moins dans les ressources matérielles. Pour cette raison, on parle d’« économie du savoir ».
3. Dans l’économie actuelle, pourquoi certains investissements participent-ils à l’économie du savoir ?

Dans l’économie actuelle, l’économie du savoir, les investissements immatériels sont privilégiés, en particulier les dépenses d’éducation et de formation, de recherche et développement, car ils concourent à accroître l’innovation technologique et organisationnelle.

2. La recherche et développement (R&D)


Documents 9 et 10 (p. 56)

■ Pourquoi la recherche et développement (R&D) fait-elle partie des facteurs de production ?

La recherche et développement fait partie des facteurs de production car elle constitue un des éléments utilisés dans le processus de production pour permettre la fabrication d’un bien. La R&D est un des facteurs qui permettent l’innovation, qui est elle-même facteur de croissance économique et souvent de bien-être.

B. L’information


Document 11 (p. 57)

1. À quoi correspond l’information interne ? l’information externe ?

L’information interne correspond aux informations dont les sources se situent dans l’entreprise (comptes rendus de mission, rapports, notes… rédigés par des collaborateurs de l’entreprise).

L’information externe correspond aux informations dont les sources sont extérieures à l’entreprise (études, brevets, ouvrages, films industriels, reportages de radio et de télévision, catalogues techniques…).
2. Pourquoi l’information constitue-t-elle un facteur de production essentiel pour l’entreprise ?

L’information, qui doit être vérifiée, traitée, précise et ciblée, constitue un facteur de production essentiel pour l’entreprise. Il s’agit d’identifier les divers signaux de son environnement qui vont lui permettre d’améliorer ses décisions.
3. En quoi un système de veille informationnelle constitue-t-il un avantage concurrentiel pour une entreprise ?

La veille informationnelle consiste, pour une organisation, à rechercher et à exploiter les informations tirées d’une observation attentive de l’environnement.

Elle permet de repérer les éventuelles menaces pouvant faire obstacle à la bonne marche de l’entreprise. L’essentiel, pour une entreprise, est de couvrir les thématiques qui entrent dans son environnement pertinent et de répondre aux questions précises qu’elle se pose, afin d’atteindre ses objectifs stratégiques. En cela, la veille informationnelle peut constituer un avantage concurrentiel pour une entreprise.

C. La gestion des connaissances


Documents 12 et 13 (p. 58)

1. À partir des documents 12 et 13, construisez la notion de gestion des connaissances.

Avec la gestion des connaissances, les entreprises cherchent à connaître, gérer et développer les compétences et les connaissances qu’elles possèdent. Le savoir est une ressource dont l’exploitation efficace nécessite une gestion explicite : mémoriser les savoirs, communiquer, créer des liens et des synergies entre les différents savoirs individuels et générer de nouveaux savoirs collectifs.
2. Quels avantages l’entreprise Cap Gemini Ernst & Young espère-t-elle retirer de sa gestion des connaissances ?

Chez Cap Gemini Ernst & Young, on considère que la gestion des connaissances a pour rôle d’éviter la perte des savoirs des collaborateurs, de promouvoir l’innovation et la qualité en se concentrant sur les tâches nouvelles à forte valeur ajoutée afin d’améliorer la productivité de l’entreprise et donc sa compétitivité à moyen et long terme.


Partie 2 – Chapitre 5-6- 7 – Les facteurs de production : © Nathan.



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