Chapitre 1 : Les fondements théoriques des échanges et des investissements internationaux





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Economie internationale
Chapitre 1 : Les fondements théoriques des échanges et des investissements internationaux
I – L’analyse traditionnelle de la spécialisation internationale
A – Ricardo et la théorie des avantages comparatifs

Ricardo, déterminant essentiel des différences de coût : différences de productivité et de qualité de travail.

Adam SMITH introduit la notion d’avantage absolu : l’avantage absolu est la possibilité pour un pays de produire un bien avec moins de facteurs de production que partout ailleurs dans le reste du monde.

Mais Ricardo montre qu’il peut être avantageux pour 2 pays de commercer, à condition qu’ils se spécialisent dans le bien dans lequel ils ont le plus grand avantage absolu ou le plus petit désavantage absolu. La structure des avantages comparatifs est donnée par les rapports de coûts entre les 2 pays. Pour que 2 pays trouvent un bénéfice à l’échange, il faut qu’ils puissent importer un produit relativement moins cher qu’il ne leur coûterait à fabriquer nationalement, et vendre à l’étranger un produit plus cher que ce qu’ils pourraient le vendre en autarcie sur leur territoire national.

Gain à l’échange rarement égal entre les partenaires. Partage des spécialisation entre les pays s’effectue en comparant les coûts de production ainsi que les salaires. Les pays du sud n’ont pas d’avantage absolu mais ils ont un avantage comparatif par rapport au nord grâce aux salaires bas.
B – Les dotations de facteurs déterminants des échanges : le modèle d’HECKSCHER et OHLIN

Dans ce modèle, les différences de coûts s’expliquent par les différences de quantités de facteurs de production possédés par les divers pays. Les facteurs de production retenus sont le capital et le travail, le capital est bon marché au nord et le travail bon marché au sud.

Les différences de coûts relatifs des facteurs influencent le prix des produits en fonction des intensités relatives des facteurs utilisées dans leur production, car tous les pays n’utilisent pas les mêmes techniques de production : certains privilégient les machines et donc le capital du fait de son abondance, d’autre la main d'œuvre, donc le facteur travail du fait également de son nombre. C’est à dire qu’un pays a un avantage comparatif dans le produit qui utilise intensément le facteur pour lequel il a une abondance factorielle relative par rapport à son partenaire commercial. Et lorsque le prix d’un produit augmente, cela augmente la rémunération du facteur de production qui est intensif dans la production du produit.

Ex : les USA se spécialisent dans les voitures puisque leur prix interne est inférieur au prix international, et donc de plus en plus de capital sera consacré aux voitures.
Les facteurs de production sont le résultat d’un processus d’accumulation du capital, de l’évolution démographique et des qualifications des hommes dans chaque pays. Mais il existe un possibilité d’évolution de la spécialisation du travail vers le capital, une évolution dans les avantages comparatifs.

Modèle à « facteurs spécifiques » : plus la dotation en facteur spécifique est grande, plus le pays aura de chances d’avoir un avantage comparatif dans celui-ci, mais moins il lui sera facile d’évoluer en terme d’avantages comparatifs.

Test et paradoxe de LEONTIEF : aux USA, d’après ses tests, les exportations apparaissent plus intensives en travail que les importations. Il l’explique par l’oubli d’un 3ème facteur : l’organisation qui accroit la productivité du travail.


II – Le renouvellement des théories du commerce international
A – La technologie, facteur d’échange international
1 – La thèse de l’écart technologique

Selon POSNER, les pays à dotation relative factorielle proche commercent néanmoins ensemble. En effet, en créant des procédés ou des produits nouveaux, certains pays acquièrent un monopole d’exportation dans ce secteur. Un commerce d’écart technologique naît, avec un certain délai, devant la demande des consommateurs étrangers. Il disparaît progressivement quand les pays étrangers s’engagent eux aussi dans la production, après un certain délai. Le monopole de l’innovateur peut se maintenir si son avantage de coût est suffisamment net.

Pour KRUGMAN, le monopole technologique des pays développés est continuellement atténué par des transferts technologiques et ne peut être maintenu que par des innovations constantes dans de nouveaux produits.
2 – La concurrence internationale par l’innovation

Pour apprécier le caractère explicatif de la thèse de l’écart technologique, on peut mettre ne relation l’intensité en recherche développement par branche avec un indice de performance à l’exportation. Même si ce seul critère ne peut expliquer les taux d’exportations. Ex : déficit commercial des USA.

Il faudra donc également prendre en compte la répartition sectorielle, la capacité à le transformer en produit concurrentiel.
3 – La thèse du cycle du produit

VERNON distingue 4 phases d’existence d’un produit : la naissance, la croissance, la maturité et le déclin.

Dans la première phase, le produit est intensif en technologie puis son developpement et sa production en masse nécessitent une forte intensité en capital.

Lors des 2 dernières phases, le produit est banalisé, intensif en main d'œuvre peu qualifiée et peu à peu obsolète.

Chaque phase de la vie du produit est associé à une phase d’échange international. Lors de la 1ère phase, marché interne seulement. Dans la 2nde phase, exportation du produit vers ses partenaires développés, prix diminuent. La balance du pays innovateur est excédentaire. Dans les 2 dernières phases, les flux d’échange s’inversent, le pays innovateur devient importateur et les pays développés imitateurs deviennent exportateurs car le produit s’est banalisé. La firme novatrice abandonne le produit pour se consacrer à de nouveaux, le marché national est saturé et la demande résiduelle est satisfaite par les importations. Progressivement la fabrication de ces produits se délocalise vers les PED.


B – Echange international et économie d’échelle

Les économies d’échelle apparaissent lorsque l’accroissement de la production réduit le coût unitaire de fabrication d’un bien ou d’un service.

1 – Economies d’échelle externes et effets d’agglomération

Ce sont des économies d’échelle spécifiques à une branche. Plus la taille de la branche est grande, plus les coûts se réduiront pour toutes les firmes appartenant à cette branche.

Si les pays partenaires sont identiques en terme de dotation factorielle et de technologie, la différence de taille de leurs industries peut leur conférer des avantages comparatifs et les inciter à une spécialisation inter-industrielle.

Les effets d’agglomération correspondent aux explications de MARSHALL sur la concentration géographique pour une même entreprise. Il existe un certain nombre d’avantages à cette concentration : la concentration d’activité permet de créer un marché du travil spécialisé et partagé, un site géographique peut développer des inputs qui améliorent la productivité et l’attractivité, ainsi que des effets de retombée technologique et de diffusion des connaissances.

Deux sources principales à la spécialisation des économies d’échelle externes : la demande locale car les entreprises nationales produisent en premier lieu pour la demande intérieure, et l’agglomération d’une industrie dans un même site géographique génère des externalités positives en terme de connaissances, marché du travail, et marché des inputs.
2 – Echanges avec économies d’échelle internes et marchés contestables

Les économies d’échelle existent lorsque le coût par unité dépend de la dimension des firmes individuelles, mais pas nécessairement de la dimension de la branche.

Théorie des marchés contestables de BAUMOL, PANZAR et WILLIG. Elle tente de fournir un cadre général d’analyse des marchés pour lesquels il existe des concurrents potentiels susceptibles d’entrer sans délai dans le marché, parce que les firmes établies n’ont pas d’avantages sur les entrants potentiels.

La présence d’économies d’échelle internes avec des marchés contestables, se traduit souvent par l’émergence de monopoles au niveau mondial, le monopole se maintenant s’il possède le coût moyen le plus bas sur le marché. Grâce aux économies d’échelle et donc à l’accroisse-ment de production du monopole, diminution de prix pour les consommateurs.
C – Les échanges de différenciation

L’existence de produits différenciés engendrent des courants d’échange internationaux, alors même que des pays peuvent être proches en terme d’avantage comparatif.
1 – Le commerce intra-branches

C’est le commerce croisé de grandeur comparable de produits appartenant à une même branche. Echange croisé de produits proches mais différencié entre des pays : phénomène qui traduit la recherche de diversité, et touche donc les pays développés où les besoins élémentaires sont satisfaits. Cet échange porte donc sur des biens complémentaires rendant souvent des services non comparables : blé/matériel informatique.

Indicateur le plus utilisé pour mesurer l’intensité d’échange intra-branche : indicateur de GRUBEL et LLOYD. Le commerce intra-branche représente environ 50% du commerce dans les pays développés.
2 – La théorie de la demande représentative de LINDER

Pour LINDER, l’échange croisé de produits manufacturés entre pays développés ne s’explique pas par les dotations factorielles mais par les comportements de demande. Pour que les échanges soient importants, les comportements de demande des pays producteurs doivent être proches de ceux des pays importateurs, demande de qualité comparable quand proximité des pays en terme de développement.
3 – La concurrence monopolistique

Pour CHAMBERLIN, commerce intra-branches = échange de produits similaires mais non identiques. Les entreprises produisent des biens similaires mais différents par la marque, la couleur, la publicité... La différenciation peut également provenir des conditions de vente. Chaque entrepreneur détient le monopole d‘un produit et subit la concurrence d’entrepreneurs qui fabriquent des produits substituables. La différenciation engendre l’échange. Différenciations horizontale, par la qualité, et verticale dans le sens où l’individu choisit un produit en fonction de ses goûts.
4 – Concurrence oligopolistique et échange intrabranche

Pour BRANDER et KRUGMAN, le commerce intrabranche est le résultat d’échanges de biens strictement identiques. Echanges intrabranches verticaux quand les importations et les exportations concernent des produits appartenant à une même industrie, mais se situant à des stades différents. Echanges intrabranches horizontaux quand ce sont des produits au même stade de fabrication. Ils ont à peu près la même valeur unitaire, ou alors commerce intrabranche horizontal de gamme.
5 – Echanges intrabranches et échanges interbranches

Complémentarité de la thèse des dotations factorielles et des thèses fondées sur la recherche. Aujourd’hui conception des dotations relatives en facteur primaire. Explique les échanges en biens complémentaires. Ce sont les comportements de demande et les économies d’échelle qui déterminent le commerce de produits différenciés.

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