Peut-on définir précisément la socio-économie ? Non, ce n'est une discipline mais plutôt un ensemble de méthodes destinées à traiter de l'économie. La





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1.2 Repères sur les évolutions de longues périodes

 

Évolution du taux d'activité en trois phases :
1- Augmentation jusqu'à la Première Guerre mondiale. C'est ce que la pensée marxiste a appelé la mise au travail. Forte hausse du taux d'activité masculin mais stagnation (voire baisse) du taux féminin.

2- Après 1918 et jusqu'au années 60. Stagnation des taux masculins et baisse du taux féminin. La CGT et le patronat sont d'accord sur la place de la femme qui ne doit pas travailler à l'usine. Réduction du temps de travail chez les hommes

3- Depuis 1960, le taux d'activité baisse chez les hommes car ils arrivent plus tard dans le monde du travail. Le taux d'activité féminin augmente; on assiste à un retournement de situation.



Le taux d'activité des femmes se rapprochent des hommes : en 1962, celui des hommes était de 78.3% contre 42.7% pour les femmes. En 2000, celui des hommes est de 63% et celui des femmes 50%.
Le chômage de masse se développe également à la fin des années 70. Avant, il y avait du chômage frictionnel c'est-à-dire entre 1 à 2%. En 1975, la durée moyenne du chômage est de 3 mois contre 17 mois en 1993.
La notion de salaire de réservation est également importante. Il s'agit du salaire que je suis prêt à accepter pour avoir un emploi. Il y a donc augmentation des salaires faibles lorsqu'il y a un fort taux de chômage.
Il faut également regarder la part des salaires dans la valeur ajoutée. Cette part traduit les rapports de force présents. Si la part des salaires dans la VA augmente jusqu'à 1980, elle baisse jusqu'à 2000.
Comment expliquer la diminution d'emplois par habitants en France depuis 50 ans ?

L'emploi augmente plus vite que la population mais le taux d'emploi a diminué. Cela s'explique par la diminution de la vie active. En 1955, plus de la moitié des 16-20 ans travaillaient; aujourd'hui c'est l'ordre des 10%. L'âge d'entrée dans le monde du travail est passé de 18 à 22 ans.

Il y a également un décalage à la sortie. En 1954, 72% des hommes travaillent encore à plus de 60 ans contre 15% aujourd'hui.

Il y a cumul des phénomènes : le nombre d'emploi a baissé car la population active baisse. La population active occupée baisse également à cause du chômage.
Pourquoi le Nord-Pas-de-Calais possède-t-il moins d'emplois par habitants que les autres régions ?

Le NPDC c'est 6.89% de la population française pour seulement 5.46% du PIB. On produit donc moins de richesse que l'on a de population.

Hypothèse : l'emploi du NPDC est moins productif. C'est faux

Autre hypothèse : il y a moins d'emplois. Cela provient d'un taux d'activité plus faible, d'un taux de chômage plus fort et d'une population jeune et donc inactive.

Le taux de chômage du NPC est de 17.7% contre 12.8% en France

Il y a également beaucoup de femmes inactives : le taux d'activité des femmes du NPC a 9 points d'écart avec la moyenne nationale.
2. Trois mutations majeures du marché du travail

2.1. Le développement du salariat
La proportion de salarié et de non-salarié était égale en 1886. Puis progressivement la part du salariat a augmenté. 11 salariés contre 9 au début du 20° siècle. En 1936, le salariat montre à 60%. L'augmentation est lente et est expliqué par la baisse progressive de la population agricole.
On assiste à une accélération après la seconde guerre mondiale. En 60, le salariat atteint 80%. Aujourd'hui, il est à 90%. Ce chiffre stagne.
Jusqu'en 93, il y a présomption du salariat. C'était à votre employeur de prouver que vous êtes son employé. La loi de Madelin où l'employé doit prouver qu'il est salarié a eu un impact faible. L'objectif était une indépendance accrue du salarié qui pouvait vendre son travail à plusieurs employeurs. Aujourd'hui, le MEDEF revient même sur ces réformes (en demandant un nouveau contrat de travail plus flexible).
2.2 La féminisation de la population active
Ce phénomène est récent et massif. Entre les années 50 et aujourd'hui, l'emploi féminin a doublé (passe de 6 millions à 11.5 millions). Sur l'ensemble des emplois crées, 83% l'ont été au profit des femmes.

"Le chômage c'est la faute des femmes". Cette idée commune est fausse. Les nouveaux emplois sont des créations d'emploi (et non des remplacements.)

Il y a inversion de la courbe d'activité féminine. Moins de13 points d'écart entre hommes et femmes.
Plusieurs mesures peuvent faire chuter le taux d'activité des femmes comme l'Allocation parentale pour les femmes avec 2 enfants et plus. Avec cette mesure, le taux d'activité a perdu 15 points
Il y a une spécificité de l'emploi féminin : ce n'est pas la même branche, le même poste hiérarchique, le même salaire, la même carrière.
Le taux de chômage est également plus élevé chez les femmes. Les emplois sont également concentrés sur des secteurs particuliers. En effet, 70% des emplois féminins sont dans l'enseignement, le service à la personne et dans l'administration.
2.3 La tertiarisation des branches et des professions
L'activité économique se tertiarise en développant les services. Si le secteur tertiaire progresse, l'industrie (secondaire) stagne. Toutefois, les emplois du tertiaire ne sont pas tous dans l'encadrement. En effet, il existe des "ouvriers du tertiaire" comme les manutentionnaires de la grande distribution. Ainsi la désindustrialisation ne signifie pas la fin de l'emploi ouvrier. La production industrielle ne baisse pas, c'est la part du secteur secondaire qui diminue. De même que l'emploi industriel ne baisse pas : 70% de l'intérim est de l'intérim industrielle (mais compté dans le tertiaire). Il s'agit ici d'un effet statistique
2.4 Conclusion

Ces trois phénomènes sont liés : les femmes sont salariés dans les services.

On peut donner l'exemple de Roubaix. La désindustrialisation a fermé les usines textiles. Des emplois ont été crées dans la grande distribution et dans le commerce.
3. Évolutions des conditions de travail

3.1 Précarisation des conditions de travail
On observe un déclin de la norme fordiste et de l'emploi à temps plein sécurisé. Le type "emploi fonction publique". Il y a une augmentation des formes particulières de l'emploi : CDD, Intérim, temps partiel... Paradoxalement, l'ancienneté moyenne augmente (signe de stabilité). Il y a une mobilité plus réduite due au chômage.

Le marché du travail est donc dual :

  • D'un côte, il y a la norme de stabilité avec le CDI ultra-majoritaire

  • De l'autre, les emplois crées sont la plupart du temps des contrats précaires.


3.2 Une montée des qualifications
La formation initiale a augmenté. De 8 ans dans les années 50, elle est passée à 12 dans les années 90. En 1950, moins de 5% des actifs ont le bac; en 2004, 43.5% des actifs ont le bac.

Dans les années 90, il y a une augmentation des formations et des qualifications notamment dans les conventions collectives. Le nombre de qualifiés a augmenté.

Pourtant dès 1994, il y a un retournement de tendances : les employés non-qualifiés reprennent davantage de place dans les créations d'emplois.

Aujourd'hui, le plan Borloo crée un gisement d'emploi non-qualifié. Avec le chèque emploi service, il défiscalise les service à la personne. L'objectif est de créer 2 millions d'emplois en structurant une offre de service et en incitant la demande.
3.3 Réduction du temps de travail
Cette tendance n'est pas vraie sur une longue période. De la moitié du 18° siècle jusqu'au troisième quart du 19° siècle, le temps de travail a augmenté. Puis il a baissé dès 1880. Dans les années 30, il y a une très forte diminution (semaine de 40h); puis le temps de travail stagne et rebaisse.
La réduction n'est pas vraie car il y a une prise en compte du temps partiel et le temps de travail des actifs à temps plein augmente. La tendance est donc difficile à décrire précisément. Les disparités entre temps partiel et temps plein ont tendance à s'accentuer
3.4 Où trouver les données ?

Plusieurs moyens :

  • les enquêtes : recensement, enquête emploi (INSEE), enquête force de travail

  • les organismes stats : INSEE, Eurostat

  • les centres de recherche : DARES, CEE, Fondation de Dublin


2° Partie : Parcours Théorique
Chapitre 3 : Le rôle du cadre institutionnel (théorie de la régulation et analyse sociétale)
1. La relation d'emploi comme institution au coeur de la dynamique macroéconomique

1.1 La théorie de la régulation (http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_la_r%C3%A9gulation)
C'est une vision des institutions particulières partagées par Alain Lipietz, Robert Boyer et Michelle Aglietta. Il est l'héritier des théories marxistes; en effet, la théorie de la régulation apparaît dans les années 70 où la recherche était très influencée par le marxisme. L'idée principale est la distinction entre l'économie de marché et le capitalisme. L'objet d'étude des chercheurs étant le capitalisme.
Chez Marx, schématiquement, l'économie de marché est représenté par A - M - A'. A est l'argent, M est la marchandise, A' est l'argent avec la plus-value. Ici, il faut que A' soit supérieur à A. M est transformé avant d'être vendu. Ainsi le schéma est A - M - Production - A'.

Il y a l'achat de travail pour revendre à un autre. Le travail fait le prix de la marchandise. L'heure de travail (ou la force de travail) coûte au nombre d'heure à la reproduire. Ainsi le travail crée plus qu'il ne coûte. La production permet donc de dégager de la plus-value.
Le marché est une construction sociale donc il ne peut pas fonctionner correctement sans institution. L'individu n'est pas rationnel; les théories de la régulation développent une vision holiste avec l'importance de la notion de groupe dans le marché.

Le marché économique est une construction politique. La monnaie crée des échanges grâce à une logique d'appropriation (voir René Girard

La théorie de la régulation est franco-française avec un héritage et une filiation marxiste et keynésien. Il reprend du marxisme, l'achat de marchandise pour revendre et faire la plus-value (échange de travail.). De même le marché est une construction sociale où les pouvoirs politiques jouent un rôle. Il met en avant les conflits : chaque groupe d'acteur a un intérêt conflictuel.
Dans la théorie des jeux, l'acteur est rationnel sur un marché avec des interaction (voir dilemme du prisonnier : l'acteur travaille pour sa promotion individuel). Les acteurs n'ont pas la capacité de prévoir. Pour les régulationistes, les acteurs sont collectifs (ils critiquent donc la théorie des jeux). L'absence d'autorégulation fait que la crise est inhérente au système. La crise se manifeste lorsqu'il n'y a pas le plein emploi ou de périodes d'expansion.
Keynes critique la loi de Say. Cette dernière est la loi des débouchés : "toute offre crée sa propre demande". Pour Keynes, la crise est inhérente au système car le revenu est en partie épargné (et donc n'est pas consommé). L'épargne est une fuite donc l'offre ne trouve pas tout de suite la demande. (Pour Say, l'épargne est une consommation future)
Quelles sont les institutions nécessaires à la mise en place d'une économie capitaliste qui fonctionne ?

Le concept clé est une analyse immédiatement historique :

  • 1) Mode de régulation : Robert Boyer : "Tout ensemble de procédure et de comportement individuel et collectif qui a les triples propriétés :
    - reproduction des rapports sociaux fondamentaux (problématique de Polanyi : reproduire les facteurs de production)
    - soutien et pilotage du régime d'accumulation en vigueur (système qui marche est en croissance)
    - assurance de la comptabilité dynamique d'un ensemble de décisions décentralisée (permettre à un ensemble d'acteur de coordonner les intérêt divergents dans une position entre Etat et marché autorégulé)



  • 2) régime d'accumulation : l'ensemble des régularités assurant une progression générale et cohérente de l'accumulation du capital. L'accumulation peut être extensive (croissance permise par une hausse de population ou de nouveaux facteurs de production) ou intensive (croissance permise par l'augmentation de la productivité).



  • 3) formes institutionnelles : il y en a 5 :
    - régime monétaire
    - forme de la concurrence
    - adhésion au régime international
    - forme de l'Etat
    - rapport salarial

    Les formes institutionnelles sont définis comme un compromis institutionnalisé : un ensemble de règle ou de dispositifs qui simplifient un accord plus globale entre des groupes aux intérêt divergents.
    Dans le rapport salarial, c'est le syndicat et le patronat où est trouvé un compromis (lois, règles, convention collective). Dans le régime monétaire, le compromis est la gestion de la monnaie par la BCE. Les formes de concurrence sont monopole ou oligopole... L'adhésion au régime international est le protectionnisme ou au contraire le libre-échange. La forme de l'Etat est peu ou beaucoup d'interventions...
    C'est une question politique : par exemple les Etats-Unis d'après 1930 ont une politique de protectionnisme et d'intervention de l'Etat (New Deal).


Les principaux résultats représentent l'architecture de l'ensemble du système économique et de son évolution (voir poly).

On peut classifier les crises :

  • classe 1 : cause exogène (guerre, choc pétrolier, dysfonctionnement temporaire)

  • classe 2 : crise faisant parti de la régulation (provient d'une dynamique interne sans la remettre en cause : cycle économique)

  • classe 3 : crise de régulation (formes institutionnelles qui bloquent les autres. On note l'absence de cohérence. Par exemple, le rapport salarial du 19° siècle n'est pas cohérent aujourd'hui car il n'y avait pas de production de masse. L'ouverture salariale n'est pas compatible avec le rapport salarial de type fordiste)

  • classe 4 : crise des modes de production. Remise en cause de l'ensemble des rapports de production (ex : fin du régime soviétique, fin du féodalisme).


La périodisation du capitalisme est possible :

  • régulation de l'Ancien Régime (traditionnel). L'économie est agricole et peu monétarisé, fermé et très encadré par l'Etat. Pas de reproduction des revenus

  • régulation concurrentielle. Marché ouvert, autorégulateur avec une quasi-absence de l'Etat. Régime monétaire de type étalon-or

  • régulation fordiste : économie fermée, peu d'échange interne, monnaie très contrôlée par l'Etat avec taux d'intérêt bas. Partage des gains de productivité, redistribution de l'Etat. Relation salariale stable. Neutralisation du marché international.

  • régime post-fordiste : pas de consensus sur ce régime parmi les économistes. Capitalisme financier ou capitalisme patrimoniale.


1.2 Le rapport salarial
Il s'agit ici de la vision du travail dans la théorie de la régulation. Le rapport salarial est une forme institutionnelle au centre de la question. Ils adoptent une vision socio-économique du travail : marchandise fictive (Polanyi), relation conflictuelle, rationalité limitée... La régulation collective par les syndicats, Etat et patronat est un compromis institutionnalisé.
Cela se traduit dans différents dispositifs :

  • loi ou absence de loi (droit du travail en France)

  • conventions collectives

  • contrats types

  • règlements


Le compromis institutionnalisé (= stabilisation de la relation institutionnalisé) comporte trois caractéristiques :

  • statistiquement dominant

  • comportement légitime et reconnu (horaire, temps de travail (exemple du dimanche chômé comme norme)

  • appuyé par des "objets" : renforcement du rapport dominant (exemple simple : dans les agendas, le samedi et le dimanche ont une petit place).

Ces trois caractéristiques permettent de distinguer l'institutionnalisation d'un compromis dominant.
Définition du rapport salarial chez Robert Boyer :

"Ensemble des comportements juridiques et institutionnelles qui régissent l'usage du travail salarié ainsi que la reproduction de l'existence des travailleurs".

Il y a 5 dimensions qui déterminent le rapport salarial:

  • organisation du procès de travail

  • forme de la division du travail (ou hiérarchie des qualifications)

  • modalités de mobilisation des salariés (sécurité de l'emploi ?)

  • déterminants du revenu salarial (stable, fluctuant, garanti, primes ?)

  • mode de vie des salariés


De cela découle la lutte des classes : conflit employeurs - salariés sans compromis, ni cohérence.
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