Des médecins (mé)connus sous l’Empire devenus illustres par la suite (3ème partie)





titreDes médecins (mé)connus sous l’Empire devenus illustres par la suite (3ème partie)
date de publication15.02.2017
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Des médecins (mé)connus sous l’Empire devenus illustres par la suite (3ème partie)

par

Xavier Riaud*, FINS, médaille d’honneur de l’INS
Husson

Henri Marie Husson (1772-1853) devient docteur en médecine en 1799. Il est bibliothècaire adjoint de la Bibliothèque de l’Ecole de médecine. Il crée avec Bichat, la Société médicale d’émulation. En 1800, il occupe la fonction de secrétaire du Comité de vaccine. C’est Thouret qui l’a recommandé à ce poste. Il vaccinera à Paris, pendant les vingt années qui suivront. De nombreux rapports sur la vaccine seront signés de sa main. Il est le médecin d’Elisa Bonaparte en Italie. En 1811, il vaccine le roi de Rome. Par la suite, il devient médecin de l’Hôtel-Dieu. En 1821, il est élu à l’Académie royale de médecine qu’il préside en 1839. Auteur de nombreux ouvrages, il publie un Essai sur une nouvelle doctrine des tempéraments en 1799, une biographie de Bichat, un Traité des membranes en 1802 et Recherches historiques et médicales sur la vaccine en 1803 (Dupont, 1999 BIUS, 2012).

Henri Marie Husson (© Académie nationale de médecine).
Leroy

Alphonse Leroy (1742-1816) achève ses études de médecine à Paris. Il est reçu docteur-régent en 1768. A la Maternité, associé à Sigault, il réalise la première symphyséotomie chez une parturiente en cours de cinquième grossesse. Selon certains auteurs, cette opération serait à mettre entièrement au crédit de Sigault. Leroy se la serait appropriée, ce qui n’a pas manqué de susciter une certaine aversion chez des confrères comme Piett, Lauverjat ou Baudelocque. En remerciements, la Faculté de médecine de Paris fait frapper une médaille en leur honneur à tous deux et les nomment professeurs d’accouchement. Lorsque l’Ecole centrale de santé est décrétée en 1794, son éloquence fluide et brillante lui vaut d’y être nommé professeur d’accouchement. En 1798, il reçoit une des deux chaires d’obstétrique qui vient d’être créée, la deuxième étant confiée à un de ses plus grands rivaux, Baudelocque, avec lequel il est en butte fréquemment. Il est obstinément opposé à la vaccine. Logiquement, lorsque la Faculté de médecine est décrétée avec l’Université impériale en 1808, il y poursuit ses fonctions aux côtés du même Baudelocque. Auteur prolifique, il publie de nombreux ouvrages sur la maternité et la grossesse. Il est assassiné par un domestique qu’il a renvoyé quelques jours auparavant (Kottek, 1996 ; Dupont, 1999).

Voici ses ouvrages les plus importants (http://fr.wikipedia.org, 2012) :

- Recherches sur les habillements des femmes et des enfants ou Examen de la manière dont il faut vêtir l’un et l’autre sexe, Paris, 1772 ;

- La Pratique des accouchements, Paris, 1776 ;

- Recherches historiques et pratiques sur la section de la symphyse du pubis, Paris, 1778 ;

- Consultation médico-légale sur la question : l’approche de certaines femmes nuit-elle à la fermentation des liqueurs ?, Paris, 1780 ;

- Essai sur l’histoire naturelle de la grossesse et de l’accouchement, Paris, 1787 ;

- De la nutrition et de son influence sur la forme et la fécondité des animaux sauvages et domestiques, accompagné d'un Mémoire sur l’influence de la lumière sur l’économie animale, Paris : Impr. de Crapelet, chez C.-F. Maradan, 1798, in-8°, 4-95 p.;

- Leçons sur les pertes de sang pendant la grossesse, lors et à la suite des accouchements, des fausses couches, et sur toutes les hémorragies, Paris, 1803 ;

- Manuel des goutteux et des rhumatiques, Paris, 1803 ;

- La Médecine maternelle, ou l’Art d’élever et de conserver les enfants, Paris, 1803 ;

- Manuel de la saignée, 1807, in-8° ;

- De la conservation des femmes, Paris, 1811, in-8° ;

- De la Contagion régnante sur les vaches, sur les bœufs et sur l’homme, en quelques contrées de la France, des causes des contagions…, Paris : Janet et Cotelle, 1814, in-8°, IV-184 p.;

- De la contagion sur l’homme, sur les vaches et sur les bœufs ; de ses moyens préservatifs et curatifs ; considérations sur les maladies des armées ; aperçu des avantages des Abattoirs dans les grandes villes, Paris : Méquignon père, 1815, in-8°, ou in-16, 15 p.

Alphonse Leroy (© Musée Fabre).
Petit-Radel

Il fait ses études au Val-de-Grâce. Il devient docteur-régent de la Faculté de Paris. Il part ensuite avec la Compagnie des Indes et ne rentre en France qu’en 1782. Il officie dans la capitale en tant que professeur de chirurgie. Il gagne Bordeaux lors de la Terreur et embarque pour l’Amérique en 1796. En 1798, de retour sur le sol français, il enseigne à l’Ecole centrale de santé comme professeur de clinique chirurgicale. Après un séjour en Italie, en 1812, il meurt à Paris en 1815. Il écrit de nombreux ouvrages. Ainsi, Dictionnaire de chirurgie en 1790, Coup d’œil sur la poésie érotique en 1802, De amoribus Pancharitus et Pyretologia medica en 1806, Cours des maladies syphilitiques en 1812 et, pour finir, Voyage en Italie la même année sont des livres de son fait (Dupont, 1999).

Philippe Petit-Radel (1749-1815) (© BIUS).
Richerand

Anthelme Balthasar Richerand (1779-1840) occupe la fonction de professeur à la Faculté de médecine de Paris en 1808. Il a en charge la pathologie externe. Il est à ce poste depuis 1807. En 1814, il brille lors de la bataille de Paris. Chirurgien adjoint de l’hôpital Saint-Louis, il est élu à l’Académie royale de chirurgie. En 1824, Louis XVIII le nomme son chirurgien. Auteur prolifique, outre la chirurgie, il s’attarde sur la physiologie médicale notamment. Il publie en 1801, un Traité élémentaire de physiologie et en 1805, un livre intitulé Nosographie et thérapeutique chirurgicales. En 1807, il développe Des erreurs populaires et en 1825, il écrit une Histoire des progrès récents de la chirurgie (Dupont, 1999 ; BIUS, 2012).

Anthelme Balthasar Richerand (Corlieu, 1896, © BIUS).
Références bibliographiques :

Bibliothèque interuniversitaire de Santé, communication personnelle, Paris, 2012.

Dupont Michel, Dictionnaire historique des médecins dans et hors de la Médecine, Larousse (éd.), Paris, 1999.

http://correspondancefamiliale.ehess.fr, Duméril, 2012, pp. 1-5.

http://fr.wikipedia.org, Alphonse-Louis Leroy, 2012, pp. 1-2.

Kottek S., « A. LeRoy et la protopédiatrie du début du 19e siècle », in Vesalius, 1996 ; II (1) : 26-33.

Musée Fabre, communication personnelle, Montpellier, 2012.
(*) Docteur en Chirurgie Dentaire, Docteur en Epistémologie, Histoire des Sciences et des Techniques, Lauréat et membre associé national de l’Académie nationale de chirurgie dentaire.

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