Edouard Molinaro, Le Souper, 1992. Eve Suzanne, «Révolution informationnelle et révolution numérique», 08/10/2010, 7





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Document 3 : Rémi Sussan18, « Les écrans rendent-ils idiots ? », Sciences Humaines, juillet 2012, n°239.

La mémoire ne diminue pas, elle change d'objet


Le point de vue de N. Carr a, bien entendu, soulevé de nombreux débats. Une équipe menée par Betsy Sparrow de l'université de Columbia a essayé de voir si réellement, par exemple, l'usage du Net entraînait une perte de mémoire. Pour résumer ses conclusions, les gens se souviennent moins des faits particuliers, mais se rappellent très bien où les retrouver si nécessaire. La mémoire n'aurait pas diminué, elle aurait changé d'objet.

Si certains voient dans cette expérience la confirmation des intuitions de N. Carr, d'autres au contraire l'interprètent de manière plus optimiste. Ainsi, Jonah Lehrer, le jeune auteur du brillant Proust était un neuroscientifique (Robert Laffont, 2011) et de Faire le bon choix (Robert Laffont, 2010). Après avoir noté que la mémoire humaine était par nature basée sur un processus de recréation et de reconsolidation intrinsèquement faillible, il remarque qu'« en ce sens, vouloir instinctivement "googler" des informations - et ne pas confier la gestion des "trivia" à notre cerveau faillible - m'apparaît comme une impulsion parfaitement saine (j'ai utilisé Google des milliers de fois pour corriger des souvenirs erronés). Je ne pense pas que cela signifie que la technologie soit en train de pourrir notre cortex, mais cela montre que nous sommes assez sages pour externaliser une compétence dans laquelle nous ne sommes pas très bons ».

Une autre étude, menée par Gary Small à l'université de Californie, se montre extrêmement instructive. Il a utilisé l'imagerie cérébrale pour tester des sujets en train d'effectuer des recherches sur le Net. Le premier groupe était constitué de jeunes personnes n'ayant pas une grande expérience du Web (une population difficile à trouver, a noté G. Small) tandis que le second regroupait des internautes aguerris. Lorsque l'on examine les scans de ces derniers, on découvre que les zones du cerveau impliquées dans cette tâche ne sont pas seulement celles de la vision et du langage (qui « s'allument » lors de la lecture) mais également celles du cortex frontal associées à la prise de décision et à la mémoire de travail. Les membres du premier groupe, eux, n'activaient pas autant ces régions, mais pouvaient y parvenir après quelques jours d'entraînement. Pour résumer, chercher sur Internet est une activité cérébrale très exigeante, à laquelle il faut s'éduquer et s'entraîner.
Document 4 : Jacques Azam, 24 avril 2012.

http://1jour1actu.com/culture/pourquoi-ne-peut-on-pas-tout-recopier-depuis-internet/



2nd dossier : Tous journalistes ?
Supports : 5 documents

  • Une de Libération des 20 et 21 août 2005.

  • Laurence Girard, « L’explosion du  « photophone » », Le Monde, 31 décembre 2005.

  • Jean-Marie Charon19, « Pujadas/Ferrari : le fact-checking pourrait dépoussiérer ce journalisme vieillot », 4 mai 2012, leplus.nouvelobs.com

  • Loïc Hervouet20, « Les journalistes saisis par Internet : usages et précautions d’usage », Les Cahiers du journalisme n°7, juin 2000.

  • Stieg Larsson, Millénium 1, ch. 18, Babel Noir, Actes Sud, 2006


Document 1 : Une de Libération des 20 et 21 août 2005.

Document 2 : Laurence Girard, « L’explosion du  « photophone » », Le Monde, 31 décembre 2005.

Qu’il endosse l’habit du paparazzi ou celui du photo-reporter, l’amateur devient un acteur à part entière de la scène médiatique. La banalisation de l’usage du téléphone mobile et sa sophistication accrue expliquent ce bouleversement. […]

Les attentats de Londres, en juillet21, en ont fourni un exemple saisissant. A l’intérieur des rames du métro, des témoins ont enregistré les images du drame. Dans la rue, des passants ont pris le relais et photographié les victimes et l’arrivée des secours. Ces documents d’amateurs ont pris une place considérable dans les médias, certaines chaînes de télévision britanniques sollicitant même les téléspectateurs pour qu’ils envoient leurs images. Quelques jours plus tard, c’est encore un œil témoin qui a déclenché son « photophone » pour fixer l’image des policiers britanniques tuant par erreur un jeune Brésilien dans le métro.

Avant les attentats de Londres, d’autres événements avaient été immortalisés par des documents d’amateurs. L’exemple le plus célèbre est celui du tailleur de Dallas (Texas), Abraham Zapruder, qui a filmé l’assassinat du président Kennedy, le 22 novembre 1963. Mais ce qui était alors du domaine de l’exceptionnel est devenu un phénomène de masse.

Ce mouvement a véritablement pris naissance lors des attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center à New York. Les témoignages en image de milliers de téléspectateurs de destruction des tours ont alors été reconnus à part entière, aux côtés du travail des professionnels. Depuis, chaque catastrophe augmente le flux de plus en plus fourni de documents d’amateurs, images ou petits films vidéo.

Ce fut le cas, il y a plus d’un an, lorsque le tsunami a ravagé une partie des côtes de l’Asie du Sud. Pourtant de qualité médiocre, ces clichés ont fait la une des magazines et ont été diffusés en boucle sur les chaînes de télévision. « Ces photos floues verdâtres, accentuent le côté tragique, le caractère dramatique de l’événement », estime Paola Messana, directrice de l’AFP photo. Cette émotion livrée à l’état brut a contribué à la mobilisation sans précédent de la population et des donateurs. Parfois, les acteurs des événements produisent eux-mêmes leurs images. On se souvient du preneur d’otages dans l’école de Beslan, en Ossétie du Nord, filmant l’espace de quelques secondes, la terreur des enfants. On se souvient aussi de la polémique suscitée par la publication des clichés pris par les soldats américains dans les prisons d’Abou Graïb, en Irak.

L’éventail de documents captés par ces millions d’ « égo-photographes » est donc très large. Du totalement anecdotique à l’insoutenable. Dans le premier registre, la mise en scène de chaque univers personnel est livrée au regard d’autrui et partagé sur Internet. Les « moblogs », mini-sites d’exposition de son moi virtuel et visuel, prolifèrent. Parfois, les internautes contactent directement les agences photographiques, pour vendre leur production, car les médias sont de plus en plus attirés par ces documents à fort contenu émotionnel. D’autant que le prix payé est intéressant : 100 à 200 euros environ. De plus en plus d’organes de presse ou de chaînes de télévision sollicitent d’ailleurs directement leurs lecteurs ou les téléspectateurs pour qu’ils envoient leurs images.

Quelques entrepreneurs ont décidé de profiter de l’aubaine en jouant les entremetteurs. Scoopt, la première agence pour photo-reporters amateurs, créée par des Ecossais, a vu le jour cet été. Elle propose aux internautes de s’abonner à son site et d’envoyer, d’un simple clic, leurs clichés, qui sont mis en ligne et vendus aux médias. La moitié des sommes perçues est reversée aux auteurs. D’autres initiatives similaires ont vu le jour aux Etats-Unis, avec des sites comme Spy Media ou Cell Journalist.

Les agences photo traditionnelles s’interrogent sur la place à donner à cette nouvelle pratique. Selon, Mme Messana, « sur le fil AFP, où sont mis en ligne chaque jour 1000 à 1500 photographies, le nombre de documents amateurs est très faible ». L’agence s’interroge néanmoins sur l’opportunité d’ouvrir sur le site Internet de l’AFP-Photo un espace dédié aux contributions extérieures. […]

Document 3 : Jean-Marie Charon22, « Pujadas/Ferrari : le fact-checking pourrait dépoussiérer ce journalisme vieillot », 4 mai 2012, leplus.nouvelobs.com

Quels rôles ont eu les journalistes dans le débat entre Nicolas Sarkozy et François Hollande ? Pendant une bonne partie de l'émission, ils se sont cantonnés à celui d'arbitre du temps de temps de parole. Pour se renouveler, la télévision gagnerait à vérifier leurs propos en temps réel, souligne le sociologue des médias Jean-Marie Charon.

 

Les dispositifs de fact-checking (vérifications des faits) ont été l’une des caractéristiques de la couverture médiatique de cette campagne. Face à la débauche de communication, de volonté de contrôler les images, d’imposer les thèmes de campagne à un rythme effréné pour certains, on a vu émerger cette notion de vérification des faits qui s’appuie en grande partie sur le net, mais qui préexistait avant cela, en particulier dans certaines rédactions anglo-saxonnes.

 Une communication verrouillée 

Les différents dispositifs de fact-checking mis en place lors du débat mercredi soir montrent que celui qui a le plus utilisé les chiffres est aussi celui qui s’est le plus trompé. Le "véritomètre" du site Owni.fr soulignait ainsi que Nicolas Sarkozy avait fait 92 références chiffrées, soit un chiffre toutes les 47 secondes. Il a été le plus imprécis, et le plus dans l’erreur. Ainsi, lors de ce débat et tout au long de cette campagne, les candidats se sont exposés à la rigueur de ces méthodes mises en place par les rédactions de plus en plus fréquemment.

De manière paradoxale, la stratégie de communication de Nicolas Sarkozy se présentait d’emblée, notamment lorsqu’il a utilisé l’expression "exploser", comme la volonté de démontrer que son opposant ne maîtrisait pas ses dossiers et n’avait pas les capacités pour diriger le pays. Il a pointé des erreurs de François Hollande. Ce décalage dans le nombre de chiffres marque sa volonté d’adopter une communication très appuyée sur la technique. La technique étant une marque qui renforcerait sa compétence de chef d’Etat.

Et il a été aidé en cela par les deux journalistes sur le plateau. Ils n’ont pratiquement pas pris la parole. Il y aurait un contrepoint à trouver à ces stratégies de communication très puissantes. Cette campagne a été symbolisée par un recentrage des débats sur les personnes et les caractères. Celui de mercredi illustre à quel point la vie politique s’intéresse désormais aux identités des candidats, leur caractère, leur tempérament.
Un débat pensé à la seconde près

  Ce débat a été négocié au millimètre près par chacune des équipes des deux partis en présence et la posture des journalistes devait faire partie de la négociation. Qu’est-ce qu'ont fait les journalistes finalement ? Ils ont annoncé les chapitres, compté le temps de parole. C’est certainement ce qui avait dû être acté dans l’accord entre les candidats et les chefs de chaînes de télévision. Une nouvelle école journalistique est née mercredi soir sur France 2 et TF1, l'école "Musée Grévin".

  Tout cela renvoie l’image d’une télévision surannée, d’un vieux média asphyxié par les dispositifs de communication. Les chiffres d’audience s’en ressentent apparemment, un peu plus de 17 millions de téléspectateurs ont regardé ce débat, c’est 3 millions de moins qu’en 2007. Le média télévisuel semble en cause, même s’il s’est renouvelé grâce aux chaînes d’information en continu.

 Le bilan du traitement médiatique reste à faire. Dans le cadre des "Entretiens de l’information", nous avons programmé un débat sur le sujet aux prochaines assises du journalisme, afin d’évaluer le rôle d’Internet, des réseaux sociaux au cours de cette phase importante de la vie politique.

  Une partie des Français regarde désormais le débat à la télévision et suit ce qu’il s’en dit simultanément sur Internet (live-tweets et "live" des sites d'info). La télévision en continu semble s’être adaptée davantage à cette campagne, mais les téléspectateurs doivent avoir le sentiment que ce type de grand-messe ne change pas beaucoup les résultats finaux de l’élection.

L’historien Christian Delporte a fait un historique de ces débats de l’entre-deux tours dans un livre intitulé "Grands débats politiques" (éd. Flammarion, 2012) et montre que ceux-ci n’ont pas un impact si important sur les résultats de l’élection. Cette perception des choses a dû gagner une partie du public.

"Véritomètre"

  Les télévisions doivent donc se demander aujourd’hui comment intégrer en direct ces dispositifs de fact-checking. Les internautes qui lisent ces décryptages doivent avoir beaucoup de mal à regarder les débats sans que l’on oppose une contradiction aux candidats en direct.

  Il est possible d’imaginer la présence en plateau de "fact-checkers" qui pourraient envoyer des messages sous forme de bandeaux soulignant les imprécisions ou les erreurs des politiques et accessibles aux candidats au fur et à mesure que le débat se déroule. Il y a un travail à envisager.

  Cependant, il sera relativement complexe de mettre ce dispositif en œuvre dans la mesure où il y a une contradiction entre le media télévision, media de masse, et cette notion de fact-checking qui est un travail au long cours qui intéresse des lecteurs avides d’infos précises (…).

Faire un bon fact-checking en temps réel est un exercice très difficile. Le fondateur de la rubrique "Desintox" chez "Libération", Cédric Mathiot, insiste sur le fait que, lorsqu’il a créé cette rubrique, il a demandé à la rédaction d’être libre des délais. Il serait dommage qu’on use et qu’on désamorce la force du fact-checking en le pliant à l’impératif du temps réel.

  Cela prendra donc du temps d’intégrer ce type de pratique à la télévision. Progressivement, d’autres formats vont cependant se faire jour, ils passeront davantage par des télévisions qui seront moins sous contrainte que les grandes chaînes généralistes. Elles pourront s’articuler plus facilement avec des supports numériques, c’est déjà ce que fait I>télé avec Owni.fr dans le cadre du "Véritomètre", une "télé augmentée".

  Car le fact-checking pourrait permettre un regain d’intérêt pour le fond du discours des candidats, le contenu des idées avancées, à l’heure où la personnalité, le caractère, importent toujours beaucoup.

 

Document 4 : Loïc Hervouet23, « Les journalistes saisis par Internet : usages et précautions d’usage », Les Cahiers du journalisme n°7, juin 2000.
Les principes du métier restent bien les mêmes sur tous les supports. L’essentiel pour les médias étant de se faire lire, de se faire écouter, regarder, ou de se faire appeler. Et sur le long terme, le maître mot de cette sélection, outre la technicité, sera la crédibilité. Par beaucoup d’aspects, l’intégration de tous les usages d’Internet dans le métier de journaliste relève donc d’un triple défi :

– défi technique et culturel d’apprentissage d’un savoir-faire particulier supplémentaire ;

– défi professionnel de justification d’un métier, et de ses qualités spécifiques par rapport à “l’amateurisme” des nouveaux intervenants sur la toile, et à la “débrouillardise” individuelle des usagers ;

– défi déontologique de la maîtrise renforcée des cloisons entre information et communication, information et propagande...

Un triple défi professionnel et personnel qui n’est pas inférieur aux défis lancés aux entreprises du secteur médiatique, de l’extérieur, par une concurrence nouvelle tous azimuts. La révolution Internet, et c’est bien, nous oblige, journalistes, à revenir à l’essentiel : à la posture du journaliste, celle dont on tente d’enseigner les éléments à l’ESJ24. Cette posture particulière, c’est ce qui fait la justification de ce métier, constamment sous tension et à la recherche d’un équilibre entre démagogie et élitisme, entre le risque d’être instrumentalisé par ses sources ou celui d’être mal informé, entre la connivence avec les puissants et l’agressivité d’un tout pouvoir médiatique.

Le journaliste est un facilitateur, un médiateur, un réducteur d’ambiguïtés, de méprises et d’erreurs, un destructeur de stéréotypes et d’idées reçues. Son engagement est par nature un engagement citoyen, d’intérêt public. Sa valeur professionnelle, celle du journaliste, est moins celle de ses propres idées que celle de sa distanciation de soi, de sa maîtrise personnelle et professionnelle, celle d’une posture idéalisante, la posture du journaliste. De ce point de vue, avec ou sans Internet, avant comme après, laissez-moi exprimer la conviction que le professionnalisme a de beaux jours devant lui et que, surtout, le journaliste est l’avenir du journalisme.
Document 5 : Stieg Larsson Millénium 1, ch. 18, Babel Noir, Actes Sud, 2006
[…] Mikael n'eut en main le rapport de Lisbeth Salander qu'à l8 heures. Un peu plus de quatre-vingts pages d’analyse et cent pages de copies d'articles, de diplômes et d’autres détails marquants de la vie de Mikael.

Ce fut pour lui une expérience étrange de se voir décrit dans ce qu'il fallait bien considérer comme une combinaison d'autobiographie et de rapport de services secrets. Mikael fut sidéré de voir à quel point le rapport était détaillé. Lisbeth Salander avait pointé des détails qu'il croyait enterrés pour toujours dans le compost de l'histoire. Elle était allée ressortir une liaison de sa jeunesse avec une femme à l'époque syndicaliste brillante et aujourd'hui politicienne à temps plein. Avec qui avait-elle pu discuter de cette histoire ? Elle avait trouvé son groupe de rock Bootstrap, dont personne aujourd'hui ne devrait en toute justice se souvenir. Elle avait examiné ses finances au plus près. Mais merde alors, comment avait-elle fait?

En tant que journaliste, Mikael avait consacré de nombreuses années à chercher des infos sur différentes personnes et il était capable de juger la qualité de ce travail en professionnel. Pour lui, aucun doute, Lisbeth Salander était un as de la recherche. Il doutait fort de pouvoir lui-même produire un rapport équivalent sur une personne totalement inconnue.

Mikael se dit aussi qu'il n'y avait jamais eu de raison pour lui et Erika d'observer une distance polie en compagnie de Henrik Vanger ; il était déjà informé en détail de leur relation durable et du triangle qu'ils formaient avec Lars Beckman. Lisbeth Salander avait aussi évalué avec une effrayante exactitude l'état de Millénium ; Henrik Vanger savait à quel point ça allait mal quand il avait pris contact avec Erika et offert de s'associer. A quel jeu joue-t-il réellement?

L’affaire Wennerström n'était traitée que superficiellement, mais Lisbeth Salander avait manifestement assisté à quelques audiences au tribunal. Elle s'interrogeait sur l'étrange comportement de Mikael quand il refusait de se prononcer au cours du procès. Une nana futée, quelle qu'elle soit.

La seconde d'après, Mikael bondit, n'en croyant pas ses yeux. Lisbeth Salander avait écrit un bref passage sur sa façon de voir la suite des événements après le procès. Elle reproduisait presque mot pour mot le communiqué de presse que lui et Erika avaient envoyé quand il quittait le poste de gérant responsable de Millénium.

Bon sang, mais c'est que Lisbeth Salander avait utilisé son brouillon original ! Il vérifia de nouveau la première page du rapport. Il était daté de trois jours avant que Mikael Blomkvisi ait reçu sa condamnation. Ce n'était pas possible.

Ce jour-là, le communiqué de presse n’existait que dans un seul endroit au monde. Dans l'ordinateur de Mikael. Dans son iBook personnel, pas dans son ordinateur de travail à la rédaction. Le texte n'avait jamais été imprimé. Erika Berger elle-même n'avait pas eu de copie, même s'ils avaient discuté le sujet de façon générale.


''*
Mikael Blomkvist posa lentement l'enquête que Lisbeth Salander avait faite sur lui. Il décida de ne pas allumer d'autres cigarettes. A la place, il enfila son blouson et sortit dans la nuit claire, une semaine avant la Saint-Jean. Il suivit la plage le long du chenal, devant le terrain de Cécilia Vanger, puis devant le yacht tape-à-l'œil
1
amarré en contrebas de la villa de Martin Vanger. Il marcha lentement et réfléchit. Pour finir, il s'assit sur un rocher et regarda les balises qui clignotaient dans la baie de Hedestad. II n'y avait qu'une conclusion possible.

Tu es entrée dans mon ordinateur, mademoiselle Salander, se dit-il à haute voix. Espèce de hacker de mes deux.
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