1. Compte-rendu du Conseil d’administration du lundi 24 octobre : maintien de la session de septembre pour tous !





télécharger 66.23 Kb.
titre1. Compte-rendu du Conseil d’administration du lundi 24 octobre : maintien de la session de septembre pour tous !
date de publication07.01.2017
taille66.23 Kb.
typeDocumentos
e.20-bal.com > documents > Documentos
Lettre d’information numéro 81
SOMMAIRE

1. Compte-rendu du Conseil d’administration du lundi 24 octobre : maintien de la session de septembre pour TOUS !
2. Pétition contre le projet d’Ecole d’économie de Paris
3. Mobilisation contre la précarité étudiante : vers un tract commun AGEN / OXYGENE–FSE
4. Communiqué de presse national de la FSE / SUD / CNT pour lancer la campagne pour la défense des CROUS et contre la précarité
5. L’OFUP est autorisé à faire son retour à Paris I mercredi 2 novembre : inacceptable ! L’OFUP doit partir définitivement !
6. La colère gronde dans les universités : Grenoble II et Caen se mobilisent
7. Informations diverses
7.1 : Précisions sur le dernier conseil d’UFR d’histoire

7.2 : Les propositions scandaleuses de la Conférence des présidents d’université

7.3 : M. Goulard, ministre de l’enseignement supérieur, stigmatise les étudiants africains

7.4 : 100 000 étudiants et profs déferlent à Rome
OXYGENE-FSE : local Tolbiac B902, 01-44-07-86-92
Prochaine Assemblée générale du syndicat (ouverte à tous) :

Vendredi 4 novembre à 17h30 à notre local de Tolbiac (B902)
Site local (réactualisé tous les week-end) : http://oxygenefse.free.fr,

Site national : http://www.luttes-etudiantes.com
oxygenefse@free.fr

1. Compte-rendu du Conseil d’administration du lundi 24 octobre : Maintien de la session de septembre pour TOUS !
Notre élu n’a pas pu se rendre au Conseil d’administration. Nous avions décidé de faire une procuration à l’élu de SUD étudiant pour défendre nos positions et notamment les motions suivantes :
Motion sur la session de rattrapage
Le Conseil d’administration de l’Université Paris I se prononce pour le maintien de la session de rattrapage au mois de septembre et pour le maintien des 26 semaines de cours pour tous les étudiants. Le Conseil d’administration se prononce contre tout basculement à la carte (UFR par UFR) de la session de rattrapage, qui aboutirait à des situations pédagogiquement aberrantes (les étudiants pouvant suivre des cours relevant d’UFR différentes).
Motion sur le « Pacte pour la recherche »
Le Conseil d’administration de l’Université Paris I a pris connaissance de l’avant-projet de loi de programme pour la recherche (« Pacte pour la recherche »). Il constate :
– que le projet vise à développer le financement de la recherche sur « projets » (projets choisis par des instances dont les membres sont choisis par le pouvoir politique) au détriment des « crédits récurrents »
– que le projet, par l’instauration de Pôles de recherche et d’enseignement supérieur (sous forme d’ « établissement de coopération scientifique » ou de « fondation de coopération scientifique »), vise à remplacer le service public égalitaire par un système hiérarchisé et régionalisé
– que le projet vise à stimuler les conduites les plus mercantiles et à transformer les enseignants–chercheurs en entrepreneurs défendant des intérêts privés.
Par conséquent, le Conseil d’administration rejette l’avant-projet de loi de programme pour la recherche.
Motion sur le projet d’Ecole d’économie de Paris
Le Premier ministre a annoncé la future création d’une « Ecole d’économie de Paris ». Cette nouvelle « Ecole » aurait le nouveau statut de « fondation » prévu par l’avant-projet de loi de programme pour la recherche. Le Président de notre Université, sans consulter aucune instance, a donné son accord à la participation de notre Université à ce projet d’école luxueuse qui vise à former des élites aux théories dominantes. Par conséquent, le Conseil d’administration de l’Université Paris I :
– condamne la prise de position hâtive du président de notre Université

– se prononce contre la participation de l’Université Paris I au projet d’« Ecole d’économie de Paris »
Motion sur l’intervention policière à Tolbiac mercredi 19 octobre 2005
Le Conseil d’administration de l’Université Paris I condamne l’intervention policière à l’intérieur du centre PMF mercredi 19 octobre 2005. Il mandate le président de l’Université pour engager les poursuites juridiques qui s’imposent.
Motion pour l’interdiction de l’OFUP
Le Conseil d’administration de l’Université Paris I se prononce pour la fin de l’autorisation donnée à l’OFUP pour exercer ses activités.
BILAN
Le Conseil d’administration a voté le maintien de la session de septembre dans tous les UFR. Alors que le CEVU (Conseil des études de la vie universitaire) avait décidé, au mois de septembre, de faire basculer une partie des examens de la session de rattrapage en juin, le CA a finalement voté le statut-quo, désavouant notamment les Conseils d’UFR (comme celui de droit) qui avaient voté le basculement.
C’est une victoire. La direction de l’université recule, mais a prévenu qu’elle reviendra à la charge l’année prochaine. La victoire est précaire. En l’absence de cadre national, il faut se battre fac par fac pour le maintien de la session de septembre (déjà supprimée dans beaucoup d’universités).
Concernant le projet d’Ecole d’économie de Paris (http://oxygenefse.free.fr/jour/octobre2005/communique-ecole-economie.htm), M. Hénin s’est comporté en dictateur : il a refusé de soumettre la motion de notre syndicat, ainsi que celle proposée par la CGT (qui allait dans le même sens que nous). Non content d’engager l’université Paris I dans ce projet sans consulter les conseils, il a refusé tout débat sur cette question.
Sur l’intervention policière à Tolbiac (http://oxygenefse.free.fr/jour/octobre2005/police.htm), M. Hénin a indiqué que la police était intervenue sans son autorisation pour interpeller (violemment) un étudiant. Il a indiqué avoir écrit une lettre à la préfecture, mais il a refusé de la rendre publique ! Il a en outre indiqué refuser de porter plainte contre la police. Cela veut dire, en clair, que M. Hénin ne condamne pas réellement l’intervention policière et ne trouve pas scandaleux que celle-ci puisse intervenir à sa guise à l’intérieur de l’université, de façon totalement illégale. Il faut dire que M. Hénin ne veut pas se brouiller avec ses amis de la police. En digne successeur de M. Kaplan (ancien président de Paris I), il n’hésitera probablement pas à faire appel à la police pour réprimer les grèves étudiantes.
Sur les questions budgétaires, rien n’a été voté, car le budget n’est pas équilibré. Il ne peut l’être que si des coupes sont opérées. Suite au prochain épisode.
Le CA a par ailleurs adopté les règlements de contrôle de connaissance des différents UFR qui prévoient en général (sauf en licence d’histoire) la suppression de la compensation annuelle. Dans certains UFR, il est « recommandé » aux jurys d’appliquer la compensation annuelle, mais sans aucune obligation.
Nos motions n’ont pas été soumises au vote.

2. Pétition contre le projet d’Ecole d’économie de Paris
Tract qui sera distribué à partir de lundi 31 octobre
Le Premier ministre a annoncé la future création d’une « Ecole d’économie de Paris ». Cette nouvelle « Ecole » aurait le nouveau statut de « fondation » prévu par l’avant-projet de loi de programme pour la recherche (cf. http://oxygenefse.free.fr/jour/octobre2005/pacte-recherche.doc). M. Hénin, président de notre Université, sans consulter aucune instance, a donné son accord à la participation de notre Université à ce projet d’école luxueuse qui vise à former des élites aux théories dominantes.
Lors du dernier conseil d’administration (lundi 24 octobre), le président de Paris I a refusé tout débat et a refusé de soumettre notre motion au vote (ainsi que celle présentée par la CGT). M. Hénin méprise ouvertement les étudiants et les enseignants. Il est donc prêt à engager Paris I (et une partie de son budget) pour financer une Ecole néolibérale réservée à une poignée d’étudiants. Nous ne voulons pas de cet enseignement supérieur à 2 vitesses, avec d’un côté des cursus richement dotés qui disputeraient le marché international des cerveaux (bien dressés) aux anglo-saxons, et d’un autre côté des voies de garage pour la « masse » délivrant des diplômes dévalorisés. La priorité doit être la défense et l’amélioration des cursus généraux d’économie avec un enseignement pluraliste de qualité pour tous.
Il est encore temps de réagir. Nous invitons tous les étudiants, enseignants, IATOS à signer notre pétition – « Je condamne la prise de position hâtive du président de notre université, et je lui demande de retirer la participation de l’Université Paris I au projet d’Ecole d’économie de Paris » – en envoyant un email à oxygenefse@free.fr avec vos Nom, Prénom, et qualité, et en recopiant la phrase écrite ci-dessus dans le corps du message.
Cette pétition est une première étape. Nous demanderons au Conseil d’UFR d’économie de se prononcer contre ce projet. Si M. Hénin s’entête, nous proposerons à tous les étudiants d’économie de se réunir pour décider ensemble des actions à mener pour obtenir satisfaction.

3. Mobilisation contre la précarité étudiante :

Vers un tract commun AGEN / OXYGENE–FSE
Après une rencontre avec nos camarades de l’AGEN (Nanterre), nous avons décidé de lancer un tract commun contre la précarité étudiante. Voici la proposition que nous avons fait à l’AGEN ; l’AGEN doit nous proposer quelques propositions d’amendements.
Le CROUS expulse !

La précarité étudiante ne cesse de s’étendre !

Préparons la RIPOSTE !

Dans les Cités U, les facs, organisons nous !
La misère étudiante : le résultat de 30 ans de cogestion !
Depuis plus de 30 ans, l’augmentation massive du nombre d’étudiants s’est accompagnée d’une précarisation croissante de leurs conditions de vie : le système de bourses est dramatiquement insuffisant, la préférence nationale s’applique. De fait, 800 000 étudiants doivent travailler pour financer leurs études. Selon l’Observatoire de la vie étudiante, plus de 100 000 étudiants vivent en-dessous du seuil de pauvreté.
Soumis au désengagement croissant et volontaire de l’Etat, le CROUS remplit de moins en moins sa mission. Le prix du ticket augmente plus vite que l’inflation. Depuis 30 ans, le nombre de chambres en Cités-U n’a presque pas augmenté, alors que le nombre d’étudiants a explosé : seuls 7% des étudiants peuvent y loger. La majorité des étudiants est obligée de se loger dans résidences semi-privées et privées avec des loyers prohibitifs.
Alors que l’UNEF s’apprête à fêter avec les représentants de l’Etat les « 50 ans des CROUS », les CROUS expulsent et diminuent le nombre de chambres plutôt que de construire. A Nanterre, une dizaine de résidents sont en cours d’expulsion. Partout, les rénovations sont prétextes aux augmentations de loyers.
Il n’y a vraiment pas de quoi festoyer : L’AGEN et la FSE refusent la cogestion. Le rôle des syndicats n’est pas de gérer la pénurie, c’est-à-dire de décider avec le gouvernement sur le dos de qui les « nécessaires économies » doivent être faites, c’est de défendre les intérêts collectifs des étudiants en organisant leur mobilisation contre les projets de régression sociale.
Construisons un rapport de forces pour imposer nos revendications !
Si nous ne nous organisons pas, la situation va continuer à empirer. Notre objectif est simple et élémentaire : que chaque étudiant puisse se loger décemment, se nourrir correctement, se soigner, pour pouvoir étudier dans des conditions dignes sans être obligés de travailler et de sacrifier ses études à sa survie.
Ces revendications élémentaires ne seront satisfaites que si nous sommes capables d’organiser des luttes puissantes. Dès maintenant, rassemblons-nous dans des comités et agissons pour obtenir (notamment) :
l’arrêt des expulsions dans les Cités U !
la réquisition immédiate de logements pour les milliers d’étudiants en attente !
la construction de Cités-U 100% publique !
l’augmentation massive des bourses en nombre et en montant, avec la fin de la préférence nationale !
la création de vrais centres de soins gratuits et accessibles à tous
la fonctionnarisation des personnels des CROUS : Etudiants, Travailleurs, UNITE contre la précarité !
Le droit aux études doit être reconnu comme un droit fondamental, au même titre que le droit à la retraite et le droit aux soins. Il doit être financé par les cotisations payées par les patrons, au même titre que les autres besoins financés par la Sécu. Approprions-nous les CROUS ! Ne laissons pas l’Etat détruire les CROUS ! Les CROUS doivent nous appartenir !
POUR EN SAVOIR PLUS SUR L’AGEN ET LA FSE

AGEN : http://www.agen-nanterre.net, contact@agen-nanterre.net, local F307 à la fac de Nanterre OXYGENE–FSE : http://oxygenefse.free.fr, oxygenefse@free.fr, local B902 au 90 rue de Tolbiac

4. Communiqué de presse national de la FSE / SUD / CNT pour lancer la campagne pour la défense des CROUS et contre la précarité
En cette rentrée universitaire, les conditions de vie des étudiant-es se sont considérablement dégradées, conséquence directe du désengagement financier de l’Etat dans les budgets de l’enseignement supérieur et de l’aide sociale étudiante (+4.7% pour les frais d’inscription, +6,3 pour les loyers en cité-U).
Alors que le système d’aide sociale pour les étudiant-es est déjà largement insuffisant pour garantir des conditions d’études et de vie décentes (plus de 100 000 étudiants vivent en dessous du seuil de pauvreté, chiffre en constante augmentation), et que la moitié des étudiant-es sont obligés de travailler au cours de l’année universitaire pour pouvoir subsister, au détriment de leurs études ( 1 étudiant sur 5 seulement bénéficie des bourses sur critères sociaux), le projet de décentralisation des CROUS va aggraver cette situation, en prévoyant entre autre:
– l’augmentation des bourses de mérite au détriment des bourses sur critères sociaux

– la mise en place de commissions locales d’attribution des bourses

– l’augmentation des loyers des cité-U

– la mise en place d’un barème de points pour l’accès des étudiant-es étranger-es aux cité-U.
Les premières victimes de ces politiques antisociales seront les étudiant-es venant des classes pauvres, et les étudiants étrangers ne bénéficiant pas de la préférence communautaire.
Le désengagement financier de l’Etat se traduit également par la casse des droits des étudiant-es. L’accroissement de la précarité due à l’augmentation des frais d’inscription, est une conséquence directe d’un budget très largement en dessous des besoins. La mise en place de la réforme LMD/ECTS, initiée en avril 2002 par Jack Lang et appliquée avec zèle par les gouvernements Raffarin/Villepin, a entraîné la fin de la compensation annuelle et de la session de rattrapage en septembre dans la plupart des universités.
Les mobilisations des étudiant-es de Rouen, de Lille et de Grenoble témoignent de la détermination des étudiants à refuser et combattre ces politiques. Ces batailles s’inscrivent en lien avec la mobilisation massive des travailleurs lors de la manifestation du 4 octobre, contre les ordonnances Villepin, pour la revalorisation des salaires et la défense des services publics, et contre les CNE.
Pour contrer cette politique de régression sociale, plutôt que de simples négociations, nous devons construire un rapport de force par une mobilisation étudiante nationale, seule à même d’imposer nos revendications :
Mise aux normes des cité-U

Augmentation des bourses sur critères sociaux, en qualité et en quantité

Construction massive de cité-U

Réengagement massif de l’Etat

Contre la décentralisation des CROUS

Retour à la parité Etat-étudiant pour les tickets RU

Egalité des droits entre étudiant-es français-es et etudiant-es étranger-es
En conséquence, la Fédération SUD-Etudiant, la Fédération Syndicale Etudiante et la CNT-FAU RP appellent les étudiant-es à se joindre aux universités en lutte, et à faire du jeudi 27 octobre une première journée de riposte contre la précarité étudiante et pour la défense des CROUS. Cette journée sera l’occasion d’organiser des réunions d’information, et surtout d’impulser une dynamique de lutte.
5. L’OFUP est autorisé à faire son retour à Paris I mercredi 2 novembre : inacceptable ! L’OFUP doit partir définitivement !
Suite à notre campagne pour l’interdiction de l’OFUP de toutes les universités, le Conseil d’administration de Paris I du 6 juillet 2005 avait décidé d’exclure l’OFUP de la fac 11 mois sur 12, en l’autorisant à faire son come-back au mois de novembre (cf. http://oxygenefse.free.fr/jour/juillet2005/ofup-communique-7juillet.htm). La direction de la fac avait alors pu compter sur le soutien des élus de l’UNEF pour faire passer in extremis (14 voix contre 12) la présence de l’OFUP au mois de novembre.
Dans quelques jours, nous serons au mois de novembre, et tout indique que l’OFUP reviendra. Nous invitons tous les étudiants à consulter et à faire connaître notre dossier sur l’OFUP (http://oxygenefse.free.fr/ofup.htm).
Alors que l’Université de Paris IV vient d’exclure défintivement l’OFUP, la direction de Paris I maintient sa position, alors qu’elle peut à tout moment stopper toute collaboration avec l’OFUP. Cette position est inconséquente : soit on estime que la présence de l’OFUP ne pose pas de problème et on l’autorise 12 mois sur 12. Soit on considère que la présence de l’OFUP pose un problème, et dans ce cas, on l’exclut 12 mois sur 12 de la fac, et non 11 mois sur 12 .....
Les militants d’OXYGENE–FSE n’ont pas l’intention de rester les bras croisés et de laisser les étudiants se faire manipuler par des vendeurs que les dirigeants de l’OFUP obligent à vendre par tous les moyens des « packs » d’abonnements, au lieu de « conseiller » les étudiants (comme la communication de l’OFUP l’affirme).
Nous ne relâcherons pas notre vigilance : nous sommes déterminés à obtenir l’interdiction totale de l’OFUP. Le plus tôt sera le mieux.
6. La colère gronde dans les universités :

Les facs de Grenoble II et Caen se mobilisent
Université de Caen (informations transmises par nos camarades de la FSE Caen)
A Caen, une Assemblée générale a réuni, mardi 25 octobre, environ 300 étudiants, pour réclamer la fin des notes « taquets » (notes éliminatoires), un réengagement financier de l’Etat, un statut pour les étudiants salariés, des logements pour les étudiants. Cette assemblée générale est l’expression d’un ras-le-bol généralisé contre la précarité étudiante et les conséquences du LMD.
A l’issue de l’AG de mardi, un comité de mobilisation a été créé et a appelé à des AG décentralisées mercredi dans les UFR, puis à une nouvelle AG jeudi 27 octobre.
Jeudi 27 octobre, une AG a rassemblé environ 200 étudiants sur les mêmes revendications (budget, notes taquets, statut d'étudiant salarié, problèmes de logement, crise sociale). La direction de la fac a pointé son nez et a proposé une réunion avant le Conseil d’administration du vendredi 28 octobre.
Au matin du vendredi 28 octobre, les étudiants ont appris par voie d'affichage que la direction de la fac avait reporté la réunion au jeudi de la semaine suivante (date de la prochaine AG). Furieux de ce mépris affiché, les étudiants ont décidé d'envahir (à environ 150) le CA pour faire entendre leurs revendications. Au bout d'une heure de débat, la direction se retire et annule le CA.
Sur le mouvement de Caen, on pourra consulter un article de Ouest France :

http://caen.maville.com/actu/Detail.asp?idDOC=258769&idCLA=16
Voir aussi l’intervention d’un militant de la FSE Caen sur France 3 :

http://videojts.francetv.fr/regions/popup.php?id=c14a_1920&portail=regions&m_OAS=regions.france3.fr/normandie/videojt/1920regional/bassenormandie&m_mmtrie=france3_regions_normandie_videojt_1920regional_bassenormandie&rm=normandie/HD_1920_caen_cat_251005.wmv
Des photos de l’envahissement du CA sont disponibles sur http://collectifetucaen.free.fr/galerie.php?id=23
Site de la FSE Caen : http://fsecaen.free.fr
Université de Grenoble II (dépêche de presse)
Manifestation à Grenoble 2 : le président suspend les cours mardi 25 et mercredi 26 octobre
Le président de l'université Grenoble 2 Pierre-Mendès-France, Claude Courlet, a annoncé mardi la suspension des cours jusqu'à mercredi soir, à la suite du blocage des bâtiments par un collectif d'étudiants qui proteste contre l'augmentation des frais d'inscription.
L'université Pierre-Mendès-France, qui accueille 19.300 étudiants spécialisés dans les sciences humaines et sociales, avait annoncé en juillet qu'elle assortissait ses frais d'inscription de "prestations pédagogiques" facultatives, d'un montant de 200 à 900 euros, selon les niveaux.
Les quelques dizaines de manifestants qui bloquent les bâtiments à l'appel d'un "Collectif d'étudiants mobilisés" demandent la gratuité des prestations pédagogiques "annoncées comme facultatives mais fortement recommandées" et soulignent le désengagement financier de l'Etat dans les universités.
"Toutes les tentatives ont échouées, d'où le recours à un mode opératoire plus radical", a déclaré à l'AFP l'un des protestataires, Fabien Hainaud, ajoutant : "Nous craignons l'instauration d'une université à deux vitesses".
Retranchée dans les bureaux, l'équipe administrative déplore la méthode employée par les manifestants, qui ont reçu le soutien des syndicats étudiants.
En septembre, le président de l'université avait expliqué que cette augmentation, votée l'année dernière par le conseil d'administration, était nécessaire en raison de la "dégradation constante de la situation financière de l'université".
Estimant que l'augmentation des tarifs pourrait rapporter 1,5 million d'euros à l'établissement, M. Courlet avait cependant assuré que les familles défavorisées bénéficieraient d'exonérations.

7. Informations diverses
7.1 : Précisions sur le dernier conseil d’UFR d’histoire
Le dernier Conseil d’UFR d’Histoire a voté le maintien de tous les partiels des UE fondamentales en L1 et L2. Une ambiguité demeurait sur le caractère « indissociable » des enseignements constitutifs (EC) de chaque UE fondamentale.
M. Bertrand, directeur d’UFR, nous a répondu par écrit : « les notes [des EC] sont conservées, il faut valider simplement l'ensemble de l'UE pour obtenir des crédits ECTS puisque les matières ne sont pas dissociables et ne sont pas en elle mêmes porteuses d'ECTS, en L3, en revanche chaque matière porte ECTS (6). »
En clair, cela veut dire que toutes les notes au dessus de la moyenne sont conservées (capitalisées), comme aujourd’hui. En revanche, les EC ne sont pas dissociables dans le sens où il faut valider l’ensemble de l’UE pour avoir les crédits ECTS.
Autrement dit, un étudiant d’une autre UFR doit prendre les 2 matières de l’UE fondamentale pour avoir des crédits ECTS. S’il n’en prend qu’une, il n’aura pas les crédits. Absurde !
7.2 : Les propositions scandaleuses de la Conférence des présidents d’université
Extrait d’une dépêche

La CPU propose au gouvernement d’aller plus loin dans la casse de l’Université publique
La CPU, réunie jeudi 20 octobre 2005 en séance plénière, a adopté une série de propositions qui pourraient être expérimentés par des universités volontaires. Elles seront transmises à Pierre Méhaignerie, député UMP d'Ille-et-Vilaine, qui souhaite déposer une proposition de loi permettant l'expérimentation, par certaines universités, d'une plus grande autonomie. L'idée serait que la proposition de loi soit votée avant la fin 2005 pour une application possible début 2006, précise Yves Lichtenberger, Président de l'Université de Marnes la Vallée.
Ces possibilités d'expérimentation devront être décidées par le conseil d'administration de l'établissement, et non par le seul président, et seraient engagées pour une durée maximale de 5 ans. La CPU espère que pendant cette période une refonte plus ample du cadre législatif régissant les universités sera votée. "Nous savons qu'une loi sur les universités n'est pas à l'ordre du jour, notamment parce qu'un projet de loi sur la recherche est en cours, et en raison du calendrier électoral. Et si l'on nous le demandait aujourd'hui, nous ne serions pas capables de dire la loi que nous voulons car nous ne sommes pas tous d'accord", ajoute Yves Lichtenberger. Selon lui, l'expérimentation permettra d'avancer sur la question de l'autonomie.
Le premier champ d'expérimentation concerne l'organisation en composantes : la CPU souhaite que les universités en décident par délibération statutaire de leur conseil, acquise avec un quorum de 50% des membres, à une majorité des deux tiers des membres présents et représentés. Toute nouvelle organisation serait applicable sauf opposition du recteur représentant le ministre dans un délai de trois mois.
La deuxième expérimentation porte sur la gestion des ressources humaines et ferait l'objet d'une convention avec le ministère responsable des programmes formations supérieures et recherche universitaire et vie étudiante de la MIRES. Elle se ferait dans le respect statutaire de chaque corps. S'agissant des personnels IATOS, la CPU souhaite que ceux affectés aux établissements d'enseignement supérieur le soient sur des emplois d'ITRF par détachement en ce qui concerne les personnels de l'ASU. En outre, elle demande qu'un établissement puisse se voir attribuer en tout ou partie la gestion de ses personnels IATOS, notamment en matière de recrutement, d'avancement et de changement de grade. La convention avec le ministère préciserait la masse indiciaire attribuée, les latitudes locales de gestion des recrutements et des promotions, la possibilité de globalisation des primes.

Concernant les enseignants-chercheurs, l'expérimentation consisterait à permettre au président, après avis de son conseil statuant en formation restreinte, d'opposer un refus motivé au recrutement d'un enseignant-chercheur proposé par une commission de spécialistes (au même titre qu'un directeur d'institut article 33). De plus, la CPU demande que le président, après avis d'une commission ad hoc composée par le CA, puisse recruter sur ses ressources propres comme enseignants, à temps plein ou partiel, des professionnels justifiant d'au moins trois ans d'expérience pour une durée d'un à trois ans renouvelable.
Troisième champ d'expérimentation : permettre aux établissements de définir de façon dérogatoire les règles régissant la répartition des services de leurs personnels enseignants et enseignants-chercheurs en respectant les dispositions statutaires générales de la fonction publique. Dans le cadre des règles fixées par son conseil d'administration, le président arrêterait la répartition des services en activités de recherche, activités d'enseignement en présentiel ou à distance, ainsi que d'encadrement de travaux d'étudiants en tenant compte des missions d'intérêt collectif confiées et des responsabilités exercées par chacun en matière de direction et d'administration des composantes, laboratoires, formations et services.
Quatrième champ : permettre à un établissement de décider de modalités électorales dérogatoires n'autorisant pas le panachage des listes pour l'élection des représentants des personnels.
Cinquième champ : le patrimoine immobilier, dont les établissements volontaires pourraient assumer la propriété. En outre, il serait rendu possible à un établissement de procéder à des emprunts en vue d'acquérir ou construire des locaux ou de grands équipements scientifiques.

L'autorisation d'emprunt serait décidée par son conseil et réputée acquise sauf opposition formelle de sa tutelle dans les trois mois suivant la délibération. La participation d'un établissement à la constitution d'une société immobilière ou d'une filiale, décidée par son conseil, serait réputée acquise sauf opposition formelle de sa tutelle dans les six mois suivant la délibération. Enfin, faculté de gérer des logements étudiants, seul, en convention avec le CNOUS ou avec d'autres sociétés immobilières.

7.3 : M. Goulard, ministre de l’enseignement supérieur, stigmatise les étudiants africains
Dépêche : F. Goulard favorable à un accueil plus sélectif des étudiants étrangers
Le ministre délégué à l'Enseignement supérieur, François Goulard, se prononce pour un accueil plus sélectif des étudiants étrangers en France et même pour une "modulation" de leurs droits d'inscription.
Dans un entretien à paraître dans la Croix de mercredi, il appelle à une diversification géographique du recrutement. "Parmi les 250.000 étudiants accueillis en France, certains continents sont très représentés, d'autres totalement absents", dit-il.
Il entend "poursuivre la politique d'accueil d'étudiants issus de pays historiquement liés à la France" mais attirer aussi des étudiants d'ailleurs, notamment d'Asie.
D'autre part, le ministre affirme vouloir "faire la chasse aux pratiques critiquables de certaines universités qui feraient du remplissage sans se préoccuper des chances de succès des étudiants pour recevoir des crédits ou sauver des filières peu fréquentées".
"Plus globalement, nous devons éviter d'accueillir en masse des étudiants mal préparés en premier cycle", ajoute-t-il citant un taux d'échec pouvant atteindre 98% dans certaines filières.
M. Goulard, enfin, affirme "être très ferme sur le principe de droits d'inscription modérés pour les étudiants français". Il déclare en revanche que "la quasi-gratuité de l'université peut être contre-productive dans l'esprit d'étudiants d'autres cultures, pensant qu'un système qui ne leur coûte pas cher ne peut pas être de bonne qualité". Ainsi déclare-t-il envisager de "proposer aux étrangers des services dont les tarifs pourront être modulés".
7.4 : 100 000 étudiants et profs déferlent à Rome
LA REPUBBLICA, 26 oct. (www.repubblica.it) Les parlementaires se sont réunis, le 25 octobre 2005, à Rome, afin d'approuver le projet de loi de réforme universitaire de Laetizia Moratti, ministre de l'Éducation nationale. En signe de protestation, un sit-in des recteurs et des professeurs universitaires s'est déroulé devant le palais Chigi, la Chambre des députés. Des dizaines de milliers d'étudiants, 100 000 selon les organisateurs, qui participaient à la manifestation, et dont le mot d'ordre était "d'assiéger les palais du pouvoir", ont envahi le centre de Rome. Les forces de police se sont retrouvées vite dépassées par les mouvements étudiants qui, au lieu de suivre le traditionnel parcours des défilés, assiègent progressivement le centre de la ville. Sur la place Argentine, la situation dégénère et tourne à l'affrontement: un groupe cagoulé tente de forcer le cordon de sécurité mais il est immédiatement repoussé par une charge des carabiniers; 8 personnes, dont un photographe et cameraman de la chaîne Telenorba seront blessés au cours de cette journée.
La manifestation pacifique organisée par les universitaires devant la Chambre des députés a dégénéré suite à des gestes provocateurs inconvenants de certains parlementaires du centre-droit. Ces derniers sont à l'origine des deux charges de la police qui blesseront entre autre, un cameraman et une journaliste. Cette exaspération du monde universitaire a atteint son paroxysme avec ce véritable diktat gouvernemental, illustré par l'attitude managériale de la ministre Moratti, trop préoccupée par sa candidature à la mairie de Milan. Les intérêts électoraux de la ministre et du centre-droit prévalent sur les intérêts plus généraux de l'école, de l'université et de la société italienne tout entière, dans une logique, qui déjà amorcée dans les domaines de la justice et de la télévision, privilégie les calculs, les connivences et l'opportunisme. Le centre-droit a l'intention d'assujettir l'école et l'université à une vision d'entreprise de la société, subordonnée au rendement et au profit, et privée de tout horizon culturel ou éducatif. Cette manifestation est la traduction d'une véritable mobilisation populaire.
CORRIERE DELLA SERA, 26 oct. (www.corriere.it) La Chambre a définitivement approuvé, le 25 octobre 2005, la réforme, estimée « plus qu'opportune » par le président du Conseil Silvio Berlusconi, sur le recrutement et le statut juridique des professeurs universitaires, et ce, malgré les tensions. Dans l'opposition, selon Fausto Bertinotti, secrétaire du PRC, on persiste à penser que le gouvernement a imposé une réforme dont l'université ne voulait absolument pas. Laetizia Moratti a rétorqué que "le gouvernement est toujours disposé au dialogue : des 14 propositions avancées par les recteurs, 13 d'entres elles ont été approuvées". Les manifestations qui ont donné lieu à des débordements, ont soulevé, parmi les parlementaires, des polémiques sur le droit de manifester et sur le droit de libre circulation des députés.
LA STAMPA, 26 oct. (www.lastampa.it) Rome est assiégée : d'un côté encerclée par la police et les carabiniers, de l'autre par des milliers d'étudiants venus manifester contre la réforme de la ministre Moratti. Alors que les 100 000 chercheurs et enseignants traversent le centre de Rome dans le cortège autorisé près de la place Navona, les jeunes, eux, se sont dirigés vers la Chambre des députés. Les forces de police, dépassées par l'ampleur du mouvement ne sont pas parvenues à barrer le passage aux manifestants; une charge des policiers blessera huit d'entre eux. Dans la Chambre des députés, le ton se durcit, l'Union demande la suspension des travaux et accuse les membres de l'Alliance nationale de provoquer les manifestants. Certains membres du centre-gauche quittent la salle de Montecitorio pour se joindre aux manifestants et dénoncer les provocations de l'Alliance nationale

similaire:

1. Compte-rendu du Conseil d’administration du lundi 24 octobre : maintien de la session de septembre pour tous ! iconCompte rendu de la réunion du bureau lundi 17 septembre 2012

1. Compte-rendu du Conseil d’administration du lundi 24 octobre : maintien de la session de septembre pour tous ! iconCompte rendu Conseil d’administration du Cercle Montesquieu
«réseau». Le classement «décideurs» sur la parité est sorti. Projet de mentoring (à élargir à tous les membres) et travaux en cours...

1. Compte-rendu du Conseil d’administration du lundi 24 octobre : maintien de la session de septembre pour tous ! iconCompte rendu du conseil d’administration de l’universite francois-rabelais

1. Compte-rendu du Conseil d’administration du lundi 24 octobre : maintien de la session de septembre pour tous ! iconCompte rendu de la session de qualifications, du lundi 5 février 2007 au jeudi 8 février 2007

1. Compte-rendu du Conseil d’administration du lundi 24 octobre : maintien de la session de septembre pour tous ! iconInstruction relative
«déplacements» afin de tenir compte de l’intérêt et des spécificités du service. C’est dans ce cadre que le conseil d’administration...

1. Compte-rendu du Conseil d’administration du lundi 24 octobre : maintien de la session de septembre pour tous ! iconCompte-rendu de la réunion d'informations du samedi 12 septembre

1. Compte-rendu du Conseil d’administration du lundi 24 octobre : maintien de la session de septembre pour tous ! iconCapes sciences économiques et sociales (ses)
«Administration économique et sociale» à partir de la rentrée de septembre-octobre 2010

1. Compte-rendu du Conseil d’administration du lundi 24 octobre : maintien de la session de septembre pour tous ! iconCompte rendu du conseil communautaire

1. Compte-rendu du Conseil d’administration du lundi 24 octobre : maintien de la session de septembre pour tous ! iconCompte-rendu du conseil d’ecole

1. Compte-rendu du Conseil d’administration du lundi 24 octobre : maintien de la session de septembre pour tous ! iconCompte rendu du conseil municipal






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com