Note de présentation géNÉrale





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Étape 1 : connaissance et accueil mutuels (cf. § III.2.1)


L’équipe de préparation prend le temps de se présenter. Elle permet également aux fiancés de se présenter, et de s’accueillir les uns les autres. Elle les invite à exprimer leurs attentes, leurs joies et leurs difficultés, si possible en les écrivant46.


  • Là où cela est possible, cette étape est l’occasion de faire se rencontrer le "couple parrain" et le "couple fiancé".




  • En conclusion de cette étape, une prière commune peut avoir lieu. Toute simple, elle permet à chacun et à tout le groupe de se présenter à Dieu simplement et avec confiance : Dieu lui-même est heureux d’accueillir les fiancés et ceux qui les accompagneront. Ainsi se construit "une communauté" autour du Christ. Elle peut s’accompagner d’une remise de prière écrite ou de lectures appropriées.




    1. Étape 2 : la découverte du Christ (cf. § III.2.2)




  • Fondamentale, comme il a été dit plus haut, et jamais achevée, elle mérite d’être particulièrement travaillée en début de cheminement.




  • D’abord, il s’agit de faire découvrir et connaître le Christ par beaucoup qui ne le connaissent pas encore.




  • Ce temps vise aussi à ce que les fiancés prennent conscience des diverses manières où Dieu est déjà présent chez ceux qui s’aiment, qu’Il s’approche d’eux et veut leur partager son amour dans leur existence. Cette étape rejoint la recherche de bonheur présente à toute existence humaine, et qui révélera le sens et la destinée profonde de l’amour de l’homme et de la femme. (« Que cherchez-vous ? »47).




  • Dans toute la mesure du possible, des témoignages accompagnant le cheminement avec les Écritures sont donnés. Ils en manifestent l’actualité et la pertinence.




  • La question sur le Christ (« Pour vous, qui suis-je ? »48) permet d’engager :

    • une catéchèse sur l’Écriture Sainte, Révélation du Dieu-Amour, qui fait alliance, rejoint et accompagne l’être humain et l’attire à Lui ;

    • une catéchèse sur la prière, comme rencontre, alliance et relation vivante avec Dieu.




  • C’est à cette étape qu’une demande ou la proposition des sacrements de l’initiation chrétienne qui n’auraient pas été reçus - baptême (pour l’un des "fiancés"), première communion ou confirmation -, peut émerger. Il faut certainement être plus attentif et "proposant", notamment pour la confirmation49.




  • La célébration liturgique de cette étape peut être, par exemple, une demande au Christ de se faire connaître aux fiancés, avec un engagement de leur part pour la poursuite de l’itinéraire et avec la remise d’une Bible. Elle peut inclure aussi une bénédiction inspirée de l’une de celles qui sont proposées pour le mariage, et qui exprime l’amour de Dieu et la beauté de l’amour humain, la joie de l’alliance...




    1. Étape 3 : l’Église et les sacrements


C’est à ce stade qu’est faite une catéchèse sur l’Église et la vie de Dieu communiquée dans les sacrements.


  • Une catéchèse sur la sacramentalité du mariage vise à faire prendre conscience aux fiancés que, par leur mariage, ils deviennent signes de la fidélité de Dieu envers l’humanité, et que leur propre fidélité s’enracine dans celle de Dieu. C’est aussi une clé de compréhension de la foi, du mystère chrétien de l’Alliance.

  • Cette catéchèse, devra également souligner l’importance du "mariage naturel" que le Christ élève à la dignité de sacrement, par son Incarnation, sa mort et sa résurrection.

  • Comme on l’a déjà indiqué, le contexte actuel réclame que la préparation d’un mariage sacramentel ne fasse pas l’impasse sur ses fondements anthropologiques.

  • Les témoignages trouvent ici toute leur place pour exprimer la beauté et le dynamisme contenu dans le sacrement, notamment en présentant les quatre piliers du mariage chrétien, et leur dimension structurelle pour la "communauté de vie et d’amour avec le Christ", dans laquelle les fiancés vont s’engager.

  • Même si la "déclaration d’intention" a encore trop peu de valeur canonique, les échanges autour d’elle sont importants. Ils permettent de lever d’éventuelles ambiguïtés et de mettre chacun en liberté, face aux choix nécessaires à la validité du sacrement demandé.

  • Souvent, les fiancés sont invités à joindre à la déclaration d’intention "un projet de vie" qui exprime ce qui les marque déjà à l’approche de leur engagement, ce qu’ils souhaitent privilégier pour leur vie conjugale et familiale… C’est ici que "déclaration" et "projet" peuvent être comparés avec les attentes rédigées au début de cheminement (cf. étape 1).

  • L’idéal est qu’à la fin de ce temps (ou même du précédent), les fiancés en arrivent à discerner s’ils veulent s’engager à vivre, avec le Christ, leur amour et leur vie conjugale et familiale… ou s’ils préfèrent y renoncer pour le moment.

  • C’est là que les fiancés peuvent décider d’officialiser leur prochain mariage par une célébration des "fiançailles"… avec la présence de la communauté chrétienne locale...



    1. Étape 4 : Vers la célébration du mariage




  • Cette étape prépare la célébration liturgique du mariage.

  • C’est à cette étape de préparation rapprochée que (au plus tard et de manière assez directive), le sacrement de Réconciliation devrait être proposé. Il est expression de la miséricorde de Dieu qui vient rejoindre chacun, le libérer et le fortifier pour poursuivre sa route avec l’être choisi et aimé dans le Christ.

  • Il faut se rappeler, pour les mettre bien en œuvre, les divers éléments donnés dans le rituel du mariage pour favoriser une célébration vraiment joyeuse et signifiante pour tous, y compris les invités des fiancés qui n’ont pas bénéficié de tout le cheminement antérieur… Une célébration sacramentelle est parlante quand elle est belle et vraie dans ses rites bien posés.

  • Il est bon de voir si les témoins peuvent être associés à la préparation de cette célébration. Les liens qu’ils peuvent avoir avec les fiancés, et l’impression que leur intervention "originale"50 peut avoir sur l’assemblée, peuvent marquer.

  • Le soin apporté à l’homélie doit encore être relevé, comme lieu d’annonce à tous de la Bonne nouvelle de l’amour de Dieu signifiée et exprimée par l’engagement des époux51.

  • La mise en œuvre de ces éléments n’est pas toujours aisée, en raison de l’éloignement de beaucoup de participants par rapport à la vie de l’Église. Il est certain que le témoignage des futurs époux, celui des témoins (pour lesquels une rencontre peut être organisée qui les prépare à leur "rôle" durant la célébration et au-delà), celui du célébrant, la présence du couple accompagnateur et de membres de la communauté locale, peuvent avoir une belle incidence sur le climat de la célébration elle-même.



    1. Étape 5 : "l’après-fête"52

Le désir des accompagnateurs et de la communauté chrétienne est que les nouveaux mariés se laissent aimer par le Christ, durant toute leur vie, après l’avoir un peu découvert grâce à cet itinéraire (« M’aimes-tu ? »53 ; « Reste avec nous, Seigneur »54).

  • Mettre en œuvre tout ce qui peut favoriser cette relation vivante des "fiancés" au Christ, à la communauté chrétienne et à quelques-uns de ses membres… est donc un chantier toujours ouvert, aux ramifications multiples (comme la posture et le témoignage de la communauté…)

  • Tous les intervenants dans la préparation au mariage souhaitent que les lourds investissements faits depuis le premier accueil jusqu’à la célébration du mariage produisent des fruits au-delà… Certainement, leur mission ne s’arrête-t-elle pas à la célébration…

  • La communauté dans laquelle s’inscrit la mission des accompagnateurs et des célébrants, devrait également faire preuve de créativité pour accompagner ces "nouveaux couples" qui ne voient souvent pas l’importance d’entretenir la relation au Christ et à son Église. Des "retrouvailles" ponctuelles sont déjà proposées (fête de saint Valentin ; anniversaire ; "dimanche des jeunes couples"…).

  • Des propositions de rencontres plus régulières sont faites, qui rencontrent un succès inégal55.

  • Quels que soient la qualité de la préparation, les soutiens apportés, les liens créés durant la préparation, on sait que la vie conjugale et familiale est rarement "un long fleuve tranquille". Tôt ou tard, les couples rencontrent des difficultés. Trop souvent, elles conduisent à la rupture de la vie commune, laquelle est parfois suivie d’une nouvelle union. La question se pose alors de savoir si la communauté chrétienne ne doit pas inventer une "nouvelle présence" auprès de ces couples et familles56.


III.4.4 Pour ceux qui sont déjà plus avancés dans la foi

  • Certains fiancés, déjà bien engagés dans la vie chrétienne et actifs dans leur communauté, pourraient vouloir avancer vite et "accélérer" certaines étapes. Le substrat humain et le contexte social méritent d’être pris en compte et travaillés, dans la perspective d’une nouvelle étape de l’existence. C’est pourquoi, même dans ces cas, le soin apporté à la préparation ne devrait pas être réduit.

  • Personne n’est trop loin de Dieu qu’il ne puisse s’en approcher. Personne n’est trop près de Dieu qu’il ne puisse s’en approcher encore. Des fiancés chrétiens, si pratiquants soient-ils, peuvent toujours être aidés à progresser davantage. Si profonde et si vive que soit la foi des fiancés, bien des questions concrètes peuvent se poser. Certaines difficultés peuvent exister aux plans personnel, économique, familial…


EN FORME DE SYNTHÈSE D’ÉTAPE

À L’ATTENTION DE TOUS LES ACTEURS PASTORAUX

ENGAGÉS DANS LA PRÉPARATION AU MARIAGE

Les évêques réalisent toute la qualité de l’engagement des nombreux acteurs pastoraux investis dans la préparation au mariage. Ils reconnaissent leur investissement généreux et multiforme, fait d’écoute, de disponibilité, d’adaptation aux situations, en même temps que de souci de "faire pont" avec la foi et la vie de l'Église dans son cheminement. Ils savent que les difficultés ne manquent pas sur le chemin, difficultés qui résultent, notamment, de l’écart entre ce que demandent les couples comme "ritualisation" de leur amour, et ce que propose l’Église : le mariage sacramentel, et la vie conjugale placée sous le signe du Christ mort et ressuscité.

Souhaitant les soutenir et les encourager encore dans cette belle mission, et sans attendre les orientations que donneront les prochains Synodes pour la famille convoqués par le Pape François (2014 et 2015), ils veulent ici exprimer leur reconnaissance et accompagner les acteurs pastoraux sur plusieurs "conversions" que le contexte actuel confirme et nous appelle tous à vivre.

  • La première "conversion" invite à poursuivre les efforts pour accueillir les couples tels qu’ils sont, sans les juger et en évitant de les mettre en position difficile avec cette question : « Pourquoi voulez-vous vous marier à l’église ? ».

  • La deuxième pousse à être ambitieux pour ces couples, en leur proposant une rencontre "existentielle" avec le Christ et son Église. Car nous sommes convaincus que proposer la foi est le plus beau cadeau à offrir aux fiancés pour vivre leur vie de couple, et que le mariage sacramentel est une Bonne Nouvelle et un chemin de vie. Pour nous, cela suppose d’être témoins du Christ et de l’annoncer explicitement au cours de la préparation, avant même de parler du sacrement du mariage.

  • La troisième vise à mettre l’accent sur la préparation à la vie conjugale vécue en Christ. À partir du récit de la construction de leur vie de couple, il s’agit de discerner ce qui est déjà attitude ou potentialité de foi, et de le leur révéler selon la pédagogie de Jésus dans l’Évangile : dans son dialogue avec lui, la Samaritaine reconnaît sa soif de salut et ce qui lui fait obstacle dans sa propre vie ; elle permet ainsi à Jésus de révéler sa véritable identité et sa mission, et d’y adhérer57. La soif de bonheur, et la réflexion anthropologique et théologique sur le corps, peuvent y aider fortement.

  • La quatrième conduit à ouvrir plus encore, avec les couples, les Saintes Écritures où, pour exprimer l’alliance avec Dieu et l’amour de Dieu envers son peuple - dont le mariage est le signe -, la Bible emploie le symbole de l’union entre l’homme et la femme.

  • La cinquième conversion fait prendre conscience que l’Église est là pour aider les couples à effectuer eux-mêmes, en conscience, une libre démarche pour demander le sacrement, le différer, ou même renoncer à le recevoir. La compréhension de ce que l’Église leur propose est une clef de ce discernement : le sacrement de mariage ne cumule pas des exigences imposées de l’extérieur, mais se présente comme une expérience de l’amour de Dieu et de l’Église qui les encourage à vivre le sacrement comme un don, une grâce, une chance pour construire leur foyer dans la durée.

Enfin, légitimement, les acteurs pastoraux ressentent le besoin d’approfondir leur formation. L’enjeu est de taille pour eux qui vivent cette belle mission au service des couples : leur révéler que Jésus-Christ s’engage avec eux, pour les soutenir sur la route de leur amour et de leur témoignage, avec l’appui de toute l’Église.

À dire vrai, les acteurs pastoraux sont déjà engagés dans chacune de ces conversions. Mais, au terme de ce travail que les prochains Synodes sur la famille reprendront et prolongeront, les évêques pensent opportun d’en rappeler la nécessité en raison des évolutions anthropologiques, sociales et spirituelles avec lesquelles il faut composer. En redisant leur reconnaissance et leur volonté de continuer à travailler dans cette "vigne", les évêques invoquent l’Esprit Saint, afin qu’Il donne à chacune et chacun les grâces nécessaires pour son service.
Le groupe de travail

5 mars 2014

1 Préparation au mariage dans le diocèse d’Annecy, et "École de Vie Conjugale" dans le diocèse de Paris.

2 La préparation au mariage dans le diocèse d’Angoulême. La Journée diocésaine des mariés dans le diocèse d’Avignon. La préparation au mariage dans le diocèse d’Annecy. Une préparation dans le diocèse de La Rochelle, associant une paroisse et la Communauté du Chemin-Neuf. "Alpha Duo". L’École de vie conjugale.

3 Cf. Benoit XVI, Dieu est Amour, n°1.

4 Texte national pour l’Orientation de la Catéchèse en France, Bayard - Fleurus - Cerf, Paris, 2006, pp. 45-60.

5 Cf. Benoit XVI, Dieu est Amour, n°1.

6 La suggestion veut aller au-delà de la demande faite dans les "Orientations" de novembre 2002 (par. 4) qui parlait d’« une préparation… pendant l’année qui précède [le] mariage », laquelle s’est souvent "réduite" à une préparation dans les mois précédant la célébration. Il s’agirait d’avancer vers une préparation qui dure une année !

7 La préparation au mariage dans le diocèse d’Angoulême. La Journée diocésaine des mariés dans le diocèse d’Avignon. La préparation au mariage dans le diocèse d’Annecy. Une préparation dans le diocèse de La Rochelle, associant une paroisse et la Communauté du Chemin-Neuf. "Alpha Duo". L’École de vie conjugale.

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