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II - LIBERTÉ ET DISCERNEMENT
« L’alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une communauté de toute la vie, ordonnée par son caractère naturel au bien des conjoints ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants, a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement »17. Le Rituel de la célébration du mariage complète en disant que l’Église doit promouvoir « une joie vive et un amour fécond pour constituer une famille chrétienne »18. Voilà qui fonde un travail spécifique et essentiel pour éclairer la liberté des futurs époux, et leur permettre d’opérer un vrai discernement.
II. 1 - AIDER LES FIANCÉS À RECONNAÎTRE CE QU’ILS VIVENT DÉJÀ ET LA PRÉSENCE DE DIEU

  • Dans l’Église, celui qui accueille manifeste "les sentiments du Christ" pour la personne accueillie. Beaucoup se joue dans la qualité du premier accueil et les premiers échanges. Comprendre la situation du couple et les aspirations profondes des fiancés, reconnaître ce qu’ils vivent, conditionne la suite du cheminement. L’écoute et la connaissance sont essentielles pour proposer aux "fiancés" un itinéraire qui les aide vraiment, sans les décourager, et sans sous-estimer leur capacité à évoluer et à recevoir des exigences plus fortes.

  • En particulier, les débuts de la préparation doivent permettre de percevoir rapidement où les couples en sont dans leur relation au Christ et à l’Église : nombreux sont ceux qui n’ont pas une foi éclairée et une pratique religieuse régulière. Certains même ne sont pas chrétiens... Il en résulte souvent que le désir d’un mariage sacramentel est imprécis. Ils ont du mal à envisager les implications qui découlent d’une telle demande.

  • C’est en partant des réalités les plus belles et les plus positives de leur amour humain que les fiancés peuvent découvrir progressivement l’origine de leur amour, et la présence déjà agissante de Dieu dans leur vie.

  • Il est important que les fiancés comprennent que l’Église est toujours dans la joie de célébrer ce bonheur que Dieu veut pour les époux. Le Seigneur est toujours présent pour accompagner ceux qui se confient en lui. L’accompagnement essaie d’exprimer cette joie.



II.2 - SERVIR LA LIBERTÉ DES FIANCÉS PAR UN DISCERNEMENT SUR LA VIE CHRÉTIENNE

  • Accueillir les couples tels qu’ils sont n’interdit pas d’être "ambitieux" pour eux ! L’Église veut leur transmettre la beauté de la vision chrétienne du mariage et susciter le désir de vivre une telle vocation. Consciente du trésor qui lui a été confié pour répondre à l’appel à la sainteté, elle présume que les couples sont en attente d’un don qu’ils ne soupçonnent souvent pas encore. Elle cherche à découvrir et à prendre au sérieux les soifs spirituelles des couples, que la méconnaissance de Dieu ne permet pas de satisfaire. Les accompagnateurs comptent sur l’Esprit Saint pour être soutenus dans cette écoute, ce discernement et leur témoignage.

  • Pour une part essentielle, la préparation au mariage devrait permettre aux futurs époux de discerner le plus clairement possible la nature de leur projet de vie, et la capacité de l’Église à les y aider, avec ce qu’elle propose. C’est une condition nécessaire pour qu’ils puissent librement choisir le sacrement que l’Église est prête à leur offrir.

  • Pour que les fiancés puissent bien discerner s’ils veulent se marier à l’église par un "mariage sacramentel", il convient de les aider à s’interroger sur la réalité de leur désir de cheminer avec le Christ. Dans les conditions nouvelles où il doit être effectué, ce discernement nécessite temps et réflexion des fiancés eux-mêmes.

  • Pour beaucoup de couples éloignés de la foi, une "annonce kérygmatique" se justifie pleinement, et sans tarder dans le cheminement. Elle vise à mettre chacun face à l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ pour y répondre personnellement et librement19. Ce serait une "faute professionnelle lourde", ayant constaté l’écart entre la situation et les attentes des futurs époux et la Bonne Nouvelle du mariage, que d’agir comme si la rencontre avec le Christ existait déjà pleinement réalisée, ou comme si leur méconnaissance du Christ n’avait pas d’importance (cf. III.2.4).

Annoncer le Christ et le salut qu’Il apporte constitue un préalable qui aidera à comprendre Son "rôle", la signification et la place de l’Église et des sacrements, ce qui en découle pour la suite de l’existence. Comment en effet comprendre ce qu’est un sacrement sans savoir, au moins un peu, qui est le Christ ? Comment ne pas voir également la contradiction qui existerait entre le fait de demander à l’Église le sacrement de mariage sans le moindre désir d’entretenir une relation avec Lui et son Église ?

II.3 - FAVORISER UN DISCERNEMENT SUR L’OPPORTUNITÉ DU MARIAGE SACRAMENTEL

  • Dans la préparation au mariage sacramentel, tout l’art de l’accompagnement doit aider les fiancés à prendre la décision libre et responsable de demander ou non à recevoir le sacrement. En favorisant un vrai dialogue entre les fiancés eux-mêmes sur les différents aspects du mariage religieux et de la vie conjugale, en rapport avec leurs attentes, on espère qu’ils pourront plus librement décider de célébrer le sacrement, de le différer, ou d’y renoncer.

  • Ce discernement, éclairé par la Révélation, devrait demeurer ouvert durant toute la durée de la préparation au mariage. C’est chemin faisant que les fiancés prennent conscience de ce qu’ils veulent vraiment, à travers leur confrontation aux enjeux de leur démarche et à ses conséquences.

  • Ici, la place de la Parole de Dieu est primordiale. Présenter avec simplicité aux fiancés des textes de l’Écriture Sainte adaptés aux différentes situations qu’ils peuvent connaître, leur en faire goûter la valeur pour leur existence, les aider à avancer et à murir leur projet. La pédagogie de Jésus avec la Samaritaine peut inspirer bien des équipes accompagnatrices : dans son dialogue avec le Christ, elle reconnaît sa soif de salut et ce qui lui fait obstacle dans sa propre vie ; elle permet ainsi à Jésus de révéler sa véritable identité et sa mission20. La Parole de Dieu aide les fiancés à découvrir un peu plus qui est le Christ, à se positionner par rapport à Lui et à dire d’eux-mêmes s’ils veulent vivre leur vie conjugale à sa suite21.

  • L’attitude, la posture, le témoignage et l’attention des accompagnateurs pour aider à ce cheminement d’initiation et à faire ces discernements, s’avèrent donc essentiels.

  • La réflexion sur les quatre piliers du mariage (liberté, fidélité, indissolubilité et ouverture à la vie) doit aider les fiancés à inscrire l’engagement dans le mariage dans une existence libre et responsable, à la suite du Christ.

  • De même, un certain "attrait spirituel", qui se révèle chemin faisant, peut être un signe fort permettant de "repérer" avec les fiancés leur attente par rapport au sacrement.

  • Il vaut la peine de rappeler aux pasteurs que le refus explicite et formel par les fiancés de ce que l’Église célèbre lors du sacrement, les appelle « [à] faire comprendre que ce n’est pas l’Église, mais eux-mêmes qui, dans de telles circonstances, empêchent la célébration que pourtant ils demandent »22.



III - POINTS DE REPÈRE PASTORAUX ET RECOMMANDATIONS

La France connaît bien des pratiques, traditionnelles ou plus récentes. La préparation au mariage est un des lieux les plus actifs et créatifs, même si elle connait aussi des usures, ou des "pratiques minimalistes" qui ne satisfont pas les acteurs pastoraux eux-mêmes. Cette partie vise simplement, pour reprendre les réflexions des évêques, à les rassembler et présenter sous forme de repères utiles à tous.

III.1 - DES ACTEURS DIVERSIFIÉS ET DES CONVERSIONS À OPÉRER

III.1.1 Du premier accueil au parrainage

  • La préparation des sacrements concerne toute la communauté ecclésiale23. Même si cette évidence n’a pas encore irradié toutes les consciences et toutes les pratiques, la diversité et le nombre des intervenants sont déjà impressionnants. Malgré certains manques de ressources humaines, il serait regrettable que la préparation revienne aux seuls ministres ordonnés.

  • Continuer d’élargir les possibilités de rencontres des "fiancés" avec différents fidèles est très important (cf. § III.4.1-c), afin d’éviter le risque d’enfermer la préparation au mariage dans l’action généreuse de quelques "spécialistes" sans vraie mise en relation avec la communauté ecclésiale. Puisque de nombreux "fiancés" connaissent peu la foi chrétienne et encore moins l’Église, le témoignage de la communauté locale comme lieu de foi vécue, de témoignage rendu, de soutien mutuel, et d’accompagnement est important. Nos communautés doivent certainement s’interroger et évoluer pour pouvoir rendre ce service éminent aux futurs et nouveaux couples.

III.1.2 Des témoins qui servent des rencontres

  • Les acteurs de la préparation sont appelés avant tout à être explicitement et personnellement des témoins de la foi de l’Église et de leur expérience (cf. § III.2.4). Accepter le service de la préparation au mariage implique d’accepter d’être témoin, c’est-à-dire d’être prêt à expliquer ce que croire change à sa vie24.

  • Au nom de cette foi qui les anime, les acteurs pastoraux favorisent de multiples rencontres : celle des fiancés entre eux ; celle des fiancés avec le Christ et son Église ; la rencontre avec d’autres couples ; celle des acteurs de la préparation entre eux… Comme témoignage de la diversité des charismes dans la communauté ecclésiale, cette diversité est heureuse et doit être encouragée.

III.1.3 Des conversions pastorales à encourager, chez tous

Compte tenu des évolutions sociales25 et des enjeux de la mission, tous les acteurs ont des "conversions pastorales" à opérer :

  • Spirituelles, d’abord : car les membres des équipes de préparation sont eux-mêmes appelés à laisser l’Esprit Saint travailler en eux comme dans les couples accueillis, pour mieux rencontrer le Christ et se laisser guider par lui.

  • de mentalité, aussi : face aux évolutions et au désarroi qu’elles peuvent susciter, chacun peut oublier que proposer la foi est le plus beau cadeau qu’on puisse offrir aux fiancés, ou que le mariage sacramentel est une Bonne Nouvelle et un chemin de sainteté qui appellent ouverture et déplacements par rapport à la culture ambiante. L’amour conjugal vécu "à l’ombre de la croix" transforme la vie des époux et les fait grandir dans un don mutuel, source de bonheur et de fécondité.

  • d’attitudes, encore : cordialité, joie, bienveillance, simplicité, confiance, patience, amour de l’Église, droiture et humilité… facilitent et même conditionnent le cheminement de tous les participants.

  • Les acteurs de la préparation sont ainsi appelés à ne pas avoir peur, et à ne pas céder au respect humain comme à la crainte du "prosélytisme"26 : avec courage, ils doivent se situer au nom de l’Église, en présentant de façon juste sa position, depuis la grandeur de la foi jusqu’aux questions affectives, en passant par la proposition de certaines démarches (par exemple, les sacrements de confirmation ou de pénitence).

III.1.4 L’équipe de préparation au mariage

    1. Des attitudes à développer

  • On a déjà relevé l’importance des attitudes devant imprégner la mission des membres des équipes animatrices. On peut rappeler simplement combien la joie, l’espérance et la confiance sont premières (et non le soupçon ou le désenchantement). Nous savons que chaque couple doit être accueilli pour lui-même, déjà habité et conduit par le Seigneur, il est confié à la communauté chrétienne pour vivre plus consciemment et librement son cheminement. Avant le "faire", c’est sur "l’être" que chacun est appelé à être vigilant.




    1. Unité, collaboration et place de chacun

  • Unité de l’équipe : Puisque la collaboration entre prêtre, diacre, religieux(ses), couples… est indispensable, elle doit être mise en œuvre. Mais au-delà de la diversité des intervenants, la fécondité du cheminement dépend beaucoup de la bienveillance qu’ils vivent et manifestent : « Voyez comme ils s’aiment »27. La fraternité, l’amitié, l’unité visibles entre les membres de l’équipe accompagnatrice font partie du témoignage.

  • Cette complémentarité reconnaît et honore la diversité des charismes. Elle témoigne d’une communion qui vient de Dieu et s’incarne dans les relations diverses qui animent une communauté. Elle exprime donc la nature de la communauté chrétienne qui rassemble les disciples du même Seigneur, agissant sous la conduite du même Esprit Saint.

  • Elle implique une juste répartition des tâches, en particulier entre les couples accompagnateurs et les ministres ordonnés. Les couples accompagnateurs (parfois un diacre permanent marié) exercent une action par le témoignage personnel qu’ils donnent de leur vie conjugale et familiale, et de leur foi ; ils rendent visible, crédible et attirant l'amour humain vécu chrétiennement ; ils peuvent souvent aborder plus facilement différents aspects de la vie conjugale et familiale… Le prêtre a un rôle ecclésial et spirituel spécifique... Mais si les services du prêtre ou du diacre et des couples sont distincts, ils ne devraient pas non plus être séparés, au point de réserver la dimension humaine aux seuls couples accompagnateurs, et la dimension spirituelle au prêtre ou au diacre.

  • La place spécifique du prêtre ou du diacre : les rôles du prêtre ou du diacre et des couples accompagnateurs sont complémentaires, mais non interchangeables. C'est, par exemple, au ministre ordonné qu'il revient de s'assurer que les fiancés sont véritablement libres dans leur démarche, puisqu’il lui revient de valider la préparation et le dossier administratif, d’engager l’Église dans la célébration. Pour cela, même s’il appelle volontiers les avis d’autres personnes accompagnatrices, il reçoit les fiancés ensemble et séparément. C’est aussi à lui que revient, en fin de compte, après avis de l’équipe de préparation, la décision discernée de la célébration du mariage sacramentel.

  • Prier ensemble favorise un climat d’unité, de complémentarité paisible et d’adaptabilité pour le service des fiancés. Recourir à la Parole de Dieu pour cette "prière de service", est à mettre en œuvre avec courage et persévérance28.

  • La relecture est encore un autre lieu où les "agents évangélisateurs"29 apprennent à avancer avec l’aide de l’Esprit Saint, et à fortifier leur disponibilité pour le service de la croissance des couples, dans l’exercice de leur liberté et du discernement qu’ils ont à opérer.




    1. Une formation à élargir et adapter

  • La formation des fidèles est un point fondamental dans la vie et la mission de l’Église. Pour les membres de l’équipe de préparation, cette nécessité est renforcée par la radicale remise en question de la famille et du mariage lui-même, constatée aujourd’hui dans la société.

  • Parmi les domaines de formation qui pourraient être privilégiés :




    1. la théologie du corps (cf. l’enseignement de Jean-Paul II)30;

    2. Des questions importantes dans le contexte actuel (la liberté, l’engagement,

la fidélité, le sens de la sexualité…) ;

    1. la formation biblique et théologique générale ;

    2. l’écoute et le discernement ;

    3. la prière ;

    4. la relecture.

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