La nouvelle societe du cout marginal zero. Que retenir pour une education technologique de demain ?





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LA NOUVELLE SOCIETE DU COUT MARGINAL ZERO. QUE RETENIR POUR UNE EDUCATION TECHNOLOGIQUE DE DEMAIN ?
9 – L’ascension du prosommateur et la construction de l’économie intelligente.
Document rédigé par Ignace Rak en mai 2016 pour l’association PAGESTEC www.pagestec.org
Mots-clés sur http://pagesperso-orange.fr/techno-hadf/index.html Technologie futur : approche systémique ; la 3e révolution industrielle ; coût marginal zéro.
La présente série de documents de réflexion est une contribution pour reconnaître ce qui se fait déjà dans certaines classes de collège et repérer quelques éléments nouveaux extraits de l’ouvrage et à intégrer dans l’enseignement de la discipline « technologie » d’aujourd’hui, voire à utiliser directement dans les cours.

Mais cette série de documents a aussi pour objectif d’alimenter la réflexion pour une évolution de l’éducation technologique pour demain, ainsi que faire envie de lire l’ouvrage complet. Cet ouvrage reflète un point de vue, parmi d’autres, celui de J.Rifkin. Mais par sa qualité, il est représentatif d’une réflexion incontournable et fondée. Il peut aussi servir de ressource à d’autres disciplines que la technologie.

Ce neuvième document fait suite au document sur le chapitre 8 « Le dernier des travailleurs» que j’ai rédigé en avril 2016 (1), chapitre qui fait partie de la deuxième partie de l’ouvrage intitulé « La nouvelle société du coût marginal zéro. L’internet des objets, l’émergence des communaux collaboratifs et l’éclipse du capitalisme ». Il reprend des éléments de l’ouvrage de Jeremy Rifkin (2) et de son autre ouvrage sur l’avènement de la troisième révolution industrielle (3).

Pour faciliter les citations de l’auteur Jeremy Rifkin, c’est l’abrégé J.R. qui est employé dans ce document.
Avertissement aux lecteurs du présent document.

(Relire cet avertissement dans le document « Le grand changement de paradigme : du capitalisme de marché aux communaux collaboratifs ») (4).
Ce neuvième chapitre est consacré à l’évolution du prosommateur dans l’économie de la troisième révolution industrielle déjà en cours de réalisation. A partir d’une analyse politique de la société actuelle au travers de la controverse des économistes sur la notion de coût marginal zéro, Jeremy Rifkin met en évidence la percée inéluctable de l’énergie qui devient petit à petit la propriété du prosommateur, d’un accès à un web propre et à un Wi-Fi gratuit, par-delà l’Etat et le marché.
Dans l’introduction de ce chapitre, J.R. pointe l’avenir de la manière suivante « Sur les communaux collaboratifs, les vendeurs et les acheteurs cèdent la place aux prosommateurs, les droits de propriété s’effacent devant le partage en source ouverte, la propriété est moins importante que l’accès, les marchés sont supplantés par les réseaux, et le coût marginal zéro de production de l’information, de l’énergie, des biens industriels et de l’enseignement est quasi nul…».


«  La controverse du coût marginal » (5)
J.R. prédit «…La façon dont nous choisissons de financer la société à coût marginal quasi nul déterminera probablement le mode d’organisation de notre vie économique, sociale et politique tout au long du XXIème siècle… ».

Et J.R. de citer l’économiste Harold Hotelling « …L’optimum du bien-être général…correspond à la vente de tous les articles au coût marginal… ». « Evidemment, si les entreprises vendaient leurs produits au coût marginal, elles feraient faillite parce qu’elles ne pourraient pas récupérer les capitaux qu’elles ont investis. Toutefois, souligne Hotelling, il existe certains types de biens - les biens publics - qui sont « non rivaux » (les biens non rivaux sont ceux que l’on peut consommer sans restreindre leur consommation par les autres), car il faut que tout le monde y ait accès : par exemple, les ponts et chaussées, les canalisations d’eau, les réseaux d’égouts, les lignes de chemins de fer, les réseaux électriques, etc… ».

« …En 1946, l’économiste Ronald Coase s’est jeté dans la mêlée : il attaqué la thèse de Hotelling en soutenant que le subventionnement social préconisé par celui-ci « engendrerait une mauvaise distribution des moyens de production, une mauvaise répartition du revenu et probablement une perte comparable à celle que la combinaison avait pour but d’éviter »… ».

« …En 1946, la pensée admise était redevenue entièrement favorable aux champions du marché sans entrave, qui soutenaient que les monopoles naturels devaient rester aux mains du secteur privé et qu’en en lieu et place des subventions publiques, il fallait autoriser ces firmes privées à fixer leurs prix au-dessus du coût marginal zéro pour récupérer leurs investissements… ».
J .R. indique aussi qu’aux «… Etats Unis, plus de la moitié des subventions versées sur l’impôt fédéral vont à quatre secteurs seulement : la finance, la distribution d’eau-gaz-électricité, les télécommunications et le secteur pétrole-gaz-pipelines…Et il faut ajouter à ces subventions la protection de la propriété intellectuelle, assurée par l’Etat sous la forme de brevets…Tout cela serait peut être passé inaperçu sans l’essor météorite d’Internet, qui a fait chuter le coût marginal de l’acquisition d’information à un niveau proche de zéro. Puis il y a eu une succession rapide de plongées du coût marginal zéro dans d’autres secteurs : la collecte du solaire, de l’éolien et d’autres énergies abondantes et renouvelables, l’impression 3D des « objets » et les cours en ligne de l’enseignement supérieur… ».
« L’énergie au peuple, c’est le pouvoir au peuple » (6)
Sous cette formule, J.R. met en évidence ce qui va arriver demain en matière d’énergie, c’est-à-dire cette puissance de la production de l’énergie qui va progressivement passer entre les mains des consommateurs (les prosommateurs : acteurs de leur production et consommateur), donc échapper aux grandes sociétés productrices actuelles fournisseuses de la production d’énergie).

J.R. illustre cela de la façon suivante : « … Les prosommateurs (1) qui ont grandi avec l’accès en source ouverte et la collaboration pair à pair, trouveront-ils un modèle de financement capable d’optimiser le potentiel pour la nouvelle infrastructure de faire advenir une société du coût marginal quasi nul ? Ou les intérêts d’affaires qui ont partie liée au vieux modèle capitaliste parviendront-ils à utiliser la protection de la propriété intellectuelle, la politique de réglementation et d’autres législations pour distordre l’infrastructure dans leur sens, en maintenant les prix bien au-dessus des coûts marginaux quasi nuls pour que les profits coulent à flots ? C’est toute la question … ».

La possession du réseau Internet est interrogée par J.R. « …Mais le financement de l’infrastructure Internet des objets vient moins des riches capitalistes ou actionnaires que de centaines de millions de consommateurs et contribuables. Commençons par Internet, le moyen de communication de l’infrastructure Internet des objets. A qui appartient-il ? A tout le monde et à personne. Internet est un système organisé par un ensemble convenu de protocoles qui permet aux réseaux d’ordinateurs de communiquer entre eux…S’il y a un réseau physique - une ossature d’Internet - composé des grandes compagnies qui posent les câbles, assurent les connexions avec et sans fil…Il y a aussi des cyberentreprises et des cyberassociations à but non lucratif qui habitent Internet et coordonnent le contenu…».
J.R. souligne une évolution irréversible, celle de la production de l’énergie qui évolue en disant ceci « …Aujourd’hui, Internet converge avec les énergies renouvelables distribuées pour créer le système nerveux d’un nouveau paradigme économique. La question devient donc : qui finance l’Internet des objets ?... ».

Et J.R. de rappeler quelques exemples de solutions existantes ou à venir « …Le tarif de rachat vert est devenu l’outil principal de promotion des énergies renouvelables distribuées. Des autorités locales, régionales et nationales leur garantissent un prix d’achat supérieur à la valeur du marché des autres énergies pendant une période déterminée…Plus les particuliers qui envoient de l’énergie renouvelable sont nombreux, plus le secteur se développe…Quand la nouvelle électricité renouvelable parvient à un coût proche de la parité, les Etats peuvent commencer à réduire la prime de rachat, et finalement, lorsque la parité sera atteinte, ils pourront supprimer entièrement le tarif. Soixante-dix pays ont institué des tarifs de rachat, et plus de la moitié sont dans le monde en développement…Les tarifs de rachat sont financés, en général, par une légère hausse du prix du courant sur la facture d’électricité mensuelle de tous les usagers… ».
Cependant « …Dans les premières années de ce système, les grandes sociétés du solaire et de l’éolien étaient les mieux placées pour tirer profit de la prime : elles ont créé de vastes parcs solaires et éoliens concentrés dont elles moissonnaient les profits…Mais la population a pris progressivement conscience de l’« arnaque » des grandes compagnies et la possibilité d’être prosommateur - producteur et consommateur de sa propre énergie verte -… ».

J.R. de citer des exemples chiffrés de pays : En Allemagne « …Les grandes compagnies d’électricité traditionnelles…ne possédaient à la fin de l’année 2011 que 7 % de la capacité installée de production des énergies renouvelables. En revanche, les particuliers « possédaient » 40 % de cette capacité…Près de la moitié des éoliennes allemandes appartiennent aux habitants des régions. Dans les autres pays de l’Union européenne, le profil est le même… ».
J.R. de souligner un autre point faible et coûteux du système actuel de distribution «… Les consommateurs et les petits entrepreneurs ne paient pas seulement l’essentiel des coûts d’introduction de l’électricité verte par le biais des hausses de tarifs sur leur facture d’électricité et des augmentations d’impôts. Ils paient aussi la part du lion des coûts de construction de l’internet de l’énergie …Les pannes et coupures d’électricité […] coûtent aux américains au moins 150 milliards de dollars par an, soit environ 500 dollars chacun – hommes, femmes et enfants…La plupart des coupures de courant aux Etats-Unis sont dues au fait que les vieilles lignes électriques sont encore aériennes…Et comme si cela ne suffisait pas, « plus de 10 % de l’électricité utilisée est perdue à cause de l’inefficacité des transformateurs… ».
Après avoir cité quelques chiffres issues d’études différentes, J.J. d’énumérer les problèmes et solutions en cours pour mettre en place en activité un Internet national de l’énergie aux Etats-Unis et ailleurs : « …stockage de l’énergie, le raccordement de toutes les machines, appareils et thermostats au réseau, et le coût de gestion informatique du Big Data renvoyé par des milliards de nœuds sur l’ensemble de l’Internet de l’énergie…sans compter le démantèlement des centrales fossiles et nucléaires existantes…1500 milliards de dollars au moins… ». J.R. estime que par pays, « …il est probable que les coûts se situeront aux alentours de 1200 milliards, étalés sur 3 décennies… ».

Selon les études de l’Electric Power Research Institute, à l’échelle d’un continent « …avec l’installation d’un Internet continental de l’énergie…quatorze pays sont en train d’installer des réseaux intelligents et, dans la majorité d’entre-eux, l’Internet de l’énergie est financé par la hausse des factures d’électricité des consommateurs et par les impôts des contribuables et des entreprises…On a vu au chapitre 5 (NDLR de cet ouvrage), que chaque appareil, dans chaque maison ou immeuble, sera équipé de capteurs et de logiciels qui se connectent à l’Internet des objets et alimentent tant le prosommateur sur site que le reste du réseau en informations en temps réel sur l’usage de l’électricité. Tout le réseau saura combien consomme chaque machine à chaque instant…Ces retours d’informations permanents permettront au prosommateur sur site de programmer le mieux possible son usage personnel d’électricité… ».

Cette action permettra d’optimiser «…l’efficacité de tout le réseau. Par exemple, des millions de prosommateurs pourront pré-programmer leurs nœuds - c’est un système volontaire - pour que si la demande d’air conditionné s’envole à cause d’une vague de chaleur dans la région, leur thermostat remonte automatiquement d’un degré ou deux, ou leur machine à laver passe automatiquement à un cycle de rinçage plus court… ».

J.R. pointe les attitudes actuelles des compagnies d’électricité qui veulent absolument retirer du profit du réseau intelligent, donc préféreraient contrôler les communications sur l’ensemble du réseau. C’est par exemple le cas, en France, pour le nouveau compteur Linky d’ERDF (7). Il semble bien que ce compteur n’intègre pas des fonctionnalités futures de communication transversales entre les prosommateurs.
Pourtant, selon J.R. « …Ces retours d’informations permanents permettront au prosommateur sur site de programmer le mieux possible son usage personnel de l’électricité, tandis que la nature distribuée et collaborative du système permettra à des millions d’acteurs énergétiques de partager le courant….Par exemple des millions de prosommateurs d’énergie pourront programmer leurs nœuds… ». Et J.R. d’aller plus loin dans son analyse critique « …En verrouillant les communications essentielles à la gestion de l’Internet de l’énergie, les compagnies d’électricité peuvent empêcher des millions d’entreprises et de résidents de bénéficier pleinement du système d’électricité qu’ils financent… ».
« Le web propre » (8)
«…De jeunes entrepreneurs sociaux viennent de commencer à utiliser leurs pairs et les pousser à s’engager dans l’Internet de l’énergie…cela s’appelle le Cleanweb, le web propre…qui a pris son envol en 2011 aux Etats-Unis…Le mouvement Cleanweb organise des hackathons dans le monde entier…Les développeurs des meilleures applications des meilleures applications gagnent des prix… ».

Parmi les gagnants J.R. cite nycbldgs.com « …qui utilise les données sur l’énergie produite par la ville de New York pour constituer une carte de l’ensemble des bâtiments municipaux, classés en fonction de leur consommation d’énergie et de leurs émissions de dioxyde de carbone (CO2). L’objectif est d’identifier les immeubles susceptibles d’être réaménagés et convertis en mini centrales électriques…On voir bien l’idée force du mouvement Cleanweb : utiliser les technologies de l’information, internet et les réseaux sociaux pour rassembler des gens de même sensibilité en vue de faire des économies d’échelle latérales…».
« …Aux Etats-Unis, le mouvement du web propre reçoit à présent l’aide du Big Data, grâce à une initiative de l’Etat fédéralIl s’agit d’inciter les compagnies d’électricité à assurer volontairement un accès facile aux données en temps réel sur la consommation d’énergie…parce que l’on a installé des millions de compteurs intelligents dans les domiciles privés et les entreprises…En moins d’un an, le nombre de clients qui jouissent d’un accès instantané à leurs propres chiffres de consommation d’énergie a considérablement augmenté, jusqu’à atteindre 31 millions…Lorsqu’on est en mesure de partager ses données énergétiques sur les réseaux sociaux, on dispose d’un bon moyen d’engager une conversation pair à pair sur les nouvelles façons de gérer l’énergie… ».

« …En unissant le monde des technologies de l’information, d’internet, des communications mobiles et des réseaux sociaux à celui des énergies renouvelables, le mouvement Cleanweb a créé un puissant mélange… ».
« Le Wi-Fi gratuit pour tous » (9)
Il faut savoir qu’il y a des ondes que nous n’utilisons pas et qui peuvent profiter au développement des réseaux Wi-Fi. Le problème, c’est que les chaines de télévisions et autres diffuseurs n’utilisent pas toutes leurs ondes. En 2013, aux Etats Unis, la Fédéral Communications Commission (FCC), a proposé un plan qui fait l’effet d’une bombe, consistant à « …imposer aux chaines de télévision et autres radiodiffuseurs de revendre à l’Etat les ondes qu’ils n’utilisent pas : on pourrait alors s’en servir pour créer des réseaux Wi-Fi publics. Les fréquences réemployées auraient une portée de 1600 mètres, voire plus, pourraient traverser les murs et les enceintes, et permettraient aux usagers de passer des appels gratuits avec leur téléphone portable via le web d’utiliser la connexion Wi-Fi à domicile et sur le lieu de travail, ce qui réduirait radicalement les factures d’Internet… ».

Et J.R. d’indiquer que « …Les observateurs du secteur prédisent que le Wi-Fi gratuit « pourrait remplacer les fournisseurs d’accès »… ».
Et J.R. d’appuyer son analyse sur une tendance forte « …Aujourd’hui, les nouvelles technologies de gestion des communications sur les fréquences radio ont rendu nulle et caduque la vision du spectre comme ressource rare. Cette nouvelle réalité modifie la nature même de la communication par les ondes. Les antennes intelligentes, l’accès dynamique au spectre, la radio cognitive et les réseaux maillés comptent parmi les technologies récentes qui étendent le spectre au point d’en faire une ressource abondante, parce qu’elles l’utilisent plus efficacement et avec plus d’agilité. Les nouvelles technologies peuvent concentrer un signal transmis de façon à le diriger uniquement vers l’antenne de l’usager, en évitant toute interférence avec d’autres antennes… ». Et de confirmer ainsi cette possibilité de Wi-Fi gratuit « …Dans un proche avenir, nous pourrons tous partager l’abondance des ondes gratuites de la Terre en communiquant entre nous pratiquement gratis, comme nous partageons l’abondante énergie gratuite du soleil, du vent et de la chaleur géothermique… ».
Sur ce point, J.R. conclut ainsi : «… L’usage des connexions sans fil ouvertes sur réseau Wi-Fi gratuit va probablement devenir la norme dans les années qui viennent, non seulement aux Etats Unis, mais pratiquement partout. Pour une raison simple : c’est une solution si avantageuse pour l’humanité qu’on ne peut la refuser, quelle que soit la contre-offensive des fournisseurs d’accès traditionnels… ».

« Au-delà de l’Etat et du marché » (10)
Dans cette partie de ce chapitre J.R. s’appuie sur les constatations précédentes qu’il a mis en évidence pour décrire l’avènement en cours d’une nouvelle société au coût marginal zéro « …Les nouvelles technologies de communication ont transformé le spectre des fréquences radio : il est une ressource non plus rare mais abondante, et c’est exactement ce qui est arrivé à l’information, aux énergies renouvelables, à l’impression 3D et aux cours universitaires en ligne… ». Mais il met en garde sur des difficultés qui ne manque pas de poindre « …Le voyage vers une économie de l’abondance n’en est pas moins semé d’obstacles qui risquent de retarder l’ère collaborative et même de la faire dérailler. Face à ce défi, nous devons trouver un modèle de gouvernance capable de faire rentrer dans la société dans le nouveau paradigme. Et sa recherche nous ramène tout droit à la controverse du coût marginal, qui a opposé de front il y près de soixante-dix-ans, Hooteling et Coase : Hotelling a plaidé avec passion pour que l’Etat prenne en charge les biens d’infrastructure, et Coase s’est fait le champion de leur gestion par les marchés … ».
Pour le spectre des fréquences radio, qui est « …un actif commercial très précieux …», « …Les ingénieurs font valoir que, s’il n’était pas une ressource infinie, il était à coup sûr une ressource renouvelable dotée d’une capacité inexploitée qui pouvait faire chuter le coût de son usage à pratiquement rien…Mais les militants modernes sont en désaccord avec les disciples de Coase quand ceux-ci affirment que la gestion par le marché est la seule solution viable qui permettrait d’échapper à la main mise de l’Etat. Ils soutiennent pour leur part que, si on louait les ondes restantes au secteur privé, les géants des télécoms mettraient sous le boisseau de vastes pans du spectre (les fréquences radio NDLR), monopoliseraient le reste et tiendraient d’une main de fer les canaux de communication du pays – en refusant à des millions de prosommateurs et à des centaines de milliers d’entreprises la communication quasi gratuite et les avantages économiques, sociaux et politiques qui l’accompagnent…Ils appellent ce nouveau modèle de gouvernement les « communaux en réseau »…une forme de communaux technologiques du XXIe siècle, capable de gérer des activités économiques distribuées, pair à pair, et à extension latérale que rend possible l’Internet des objets… ».
Pour la dernière partie de ce sujet, et de ce chapitre 9, J.R. conclut que cela va bien au-delà du mode de gestion des fréquences radio « …puisqu’on déploie de plus en plus le calcul informatique, les télécommunications sans fil et la technologie Internet pour organiser et gérer l’information, l’énergie et l’électricité verte, l’impression 3D de produits infofabriqués, l’enseignement supérieur en ligne, la commercialisation sur les réseaux sociaux, les moyens de transports branchables et la logistique propre, les communaux en réseaux deviennent le modèle de gouvernance qui englobe l’intégralité de l’Internet des objets…Les communaux collaboratifs sont entrés sur la scène mondiale. ».
Que retenir pour une éducation technologique de demain ?
Dans ce chapitre encore, un certain nombre de perspectives déjà en place, peuvent alimenter la formation initiale et continue des professeurs, ainsi que des élèves dans la discipline technologie

Je pense notamment aux notions de prosommateurs, Wi-Fi gratuit, web propre, et de communaux collaboratifs en réseaux.

Dans le prochain chapitre
Le prochain document traitera avec le chapitre 10 « La comédie des communaux » de la troisième partie de l’ouvrage de J.R. « La société du coût marginal quasi nul » qui aborde des notions comme : Les communaux, Brevet, Les communiers, et Les appropriateurs.
Bibliographie, sitographie
(1) RAK, I. (2015). La nouvelle société du coût marginal zéro. Que retenir pour une éducation technologique de demain ? L’impression 3D - sur http ://pagesperso-orange.fr/techno-hadf/index.html.

(2) RIFKIN, J. (2014). La nouvelle société du coût marginal zéro. L’internet des objets, l’émergence des communaux collaboratifs et l’éclipse du capitalisme. Editions Les liens qui libèrent. IBSN : 979-10-209-0145-5 ; 510 pages, 26 euros.

(3) - RIFKIN, J. (2012). La troisième révolution industrielle. Editions : Les liens qui libèrent Editions. ISBN 978-2918597476. 380 pages. 24 euros.

(4) RAK, I. (2015). Le grand changement de paradigme : du capitalisme de marché aux communaux collaboratifs http ://pagesperso-orange.fr/techno-hadf/index.html p.1.

(5) RIFKIN, J. (2014). Op cité p.203-208.

(6) RIFKIN, J. (2014). Op cité p.208-217.

(7) http://www.quechoisir.org/environnement-energie/energie/electricite-gaz/actualite-compteurs-linky-dangereux-ou-pas

(8) RIFKIN, J. (2014). Op cité p.218-222.

(9) RIFKIN, J. (2014). Op cité p.222-226.

(10) RIFKIN, J. (2014). Op cité p.226-229.

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