Cout marginal zero. Que retenir pour une education technologique de demain ?





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COUT MARGINAL ZERO. QUE RETENIR POUR UNE EDUCATION TECHNOLOGIQUE DE DEMAIN ?
16- Un style de vie biosphérique et la postface Réflexions personnelles
Document rédigé par Ignace Rak en janvier 2017 pour l’association PAGESTEC www.pagestec.org

Mots-clés sur http://pagesperso-orange.fr/techno-hadf/index.html Technologie futur : approche systémique ; la 3e révolution industrielle ; coût marginal zéro.
La présente série de documents de réflexion est une contribution pour reconnaître ce qui se fait déjà dans certaines classes de collège et repérer quelques éléments nouveaux extraits de l’ouvrage et à intégrer dans l’enseignement de la discipline « technologie » d’aujourd’hui, voire à utiliser directement dans les cours.

Mais cette série de documents a aussi pour objectif d’alimenter la réflexion pour une évolution de l’éducation technologique pour demain, ainsi que faire envie de lire l’ouvrage complet. Cet ouvrage reflète un point de vue, parmi d’autres, celui de J.Rifkin. Mais par sa qualité, il est représentatif d’une réflexion incontournable et fondée. Il peut aussi servir de ressource à d’autres disciplines que la technologie.

Ce seizième document fait suite au document sur le chapitre 15 - La corne d’abondance durable (1), chapitre qui fait partie de la cinquième partie de l’ouvrage intitulé « L’économie de l’abondance ». Il reprend et approfondit des éléments de l’ouvrage de Jeremy Rifkin (2) et de son autre ouvrage sur l’avènement de la troisième révolution industrielle (3).

Pour faciliter les citations de l’auteur Jeremy Rifkin, c’est l’abrégé J.R. qui est employé dans ce document.
Avertissement aux lecteurs du présent document.

(Relire cet avertissement dans le document « Le grand changement de paradigme : du capitalisme de marché aux communaux collaboratifs ») (4).
Ce seizième et dernier chapitre est consacré à la mise perspective globale de l’avènement, via la génération des jeunes du Millénaire (personnes qui vivent dans le monde actuel), d’une économie sociale plus emphatique et plus soucieuse de la préservation de la biosphère, même si cette économie vivra se développera et cohabitera au côté de l’économie capitaliste.
Dans son introduction J.R signale que « La productivité extrême déchainée par l’Internet des objets émergent entraîne l’économie toujours plus vite vers les coûts marginaux quasi nuls et l’essor accéléré des communaux collaboratifs. La plupart des économistes traditionnels veulent encore croire qu’en dernière analyse elle sera soluble dans le système capitaliste. Mais l’inverse est bien plus probable. Les deux économies vont s’habituer à fonctionner plus ou moins en partenariat hybride, et au milieu du XXIe siècle les communaux collaboratifs seront progressivement devenus dominants et l’économie capitaliste se sera retractée dans un rôle de supplément…

Dès à présent, prosommateurs et entreprises sociales captent une part importante de l’activité économique, donc réduisent les marges de profit déjà fort minces des compagnies de la seconde révolution industrielle et acculent nombre d’entre-elles à la faillite… »
« Homo emphaticus » (5)
J.R. revient et approfondit la notion « d’empathie » « …Les nouvelles matrices énergie/communication et les paradigmes économiques qui les accompagnent ne mettent pas hors circuit les phases antérieures de la conscience et de l’élargissement de l’empathie plus large. Ces phases demeurent, mais en devenant partie intégrante d’un espace emphatique plus large. La conscience mythologique, la conscience théologique et la conscience psychologique existent encore, toutes, et elles coexistent au sein d’ensembles insérés dans chaque psychisme individuel et, à divers degrés, dans chaque culture. Il existe des poches minuscules dans le monde où des chasseurs-cueilleurs vivent encore avec une conscience mythologique. D’autres sociétés sont exclusivement liées à la conscience théologique. D’autres sont passées à la conscience idéologique et même, à présent à la conscience psychologique…
De fait, le récit de l’histoire de l’humanité a une autre face : l’évolution de la conscience humaine et l’extension toujours plus large et englobante de l’élan emphatique humain. Cette face non écrite comprend les périodes de bonheur et d’harmonie créées par la pulsion humaine qui nous incite à nous transcender continuellement et à trouver une identité dans les cadres sociaux toujours plus évolués…
J.R. précise « …On confond souvent conscience empathique et utopisme, alors qu’en fait c’est exactement le contraire… Quand j’ai de l’empathie, je ressens la fragilité et la fugacité de l’existence d’un autre - avoir de l’empathie, c’est soutenir l’autre pour qu’il s’épanouisse et vive pleinement son propre destin. La compassion est notre façon de célébrer mutuellement notre existence, de reconnaitre ce qui nous lie, nous qui sommes compagnons de voyage sur cette terre.

Vivre parmi nos semblables dans une civilisation empathique, c’est nous aider les uns les autres et, à travers notre compassion, reconnaître la réalité de notre existence temporaire en célébrant mutuellement nos luttes pour nous épanouir dans un monde imparfait. Qui peut douter un seul instant que nos moments les plus heureux soient toujours, sans l’ombre d’un doute, les plus empathiques… ».
« La conscience biosphérique » (6)
J.R. amorce sa conclusion générale sur cet ouvrage (revoir (2)) « …Si nous sommes passés de la conscience mythologique à la conscience théologique, puis à la conscience idéologique et enfin à la conscience psychologique, si nous avons étendu notre élan empathique des liens du sang aux affiliations religieuses, puis aux identités nationales et enfin aux communautés associatives, n’est-il pas possible d’imaginer le prochain bond dans le parcours humain – un passage à la conscience biosphérique et l’expansion de notre empathie à toute l’humanité, notre famille, et aux autres créatures vivantes, extension de notre famille évolutionniste ?... 
La connexion de tout avec tous – l’Internet des objets – est une grande transformation dans l’histoire de l’humanité, qui permet pour la première fois à notre espèce de pratiquer une empathie et une convivialité générales au sein d’une seule et même famille étendue…cette transformation s’accompagne d’un changement du psychisme humain – le grand bond vers la conscience biosphérique et l’ère collaborative…La sensibilité collaborative consiste à reconnaître que nos vies individuelles sont intimement mêlées, et que notre bien-être personnel dépend en dernière analyse de celui des collectivités plus larges dans lesquelles nous vivons…Cet esprit collaboratif commence aujourd’hui à s’entendre à la biosphère…

Les jeunes d’aujourd’hui, en se connectant entre eux dans l’espace virtuel et physique, éliminent à bon rythme les dernières frontières idéologiques, culturelles et commerciales qui ont longtemps séparé le « mien » du « rien » dans le système capitaliste opérant par les rapports de propriété privée, les échanges de marché et les frontières nationales…Dans un monde géopolitique, la conversation a lieu entre la droite et la gauche et entend déterminer qui doit avoir la propriété et le contrôle des moyens de production – certains préférant le capitalisme et d’autres le socialisme. La génération du Millénaire parle rarement en termes de droite contre gauche ou de capitalisme contre socialisme. Quand les Millénaires jugent le comportement politique, ils ont à l’esprit un éventail de positions très différent. Ils se demandent si le comportement d’une institution, qu’il s’agisse d’un Etat, d’un parti politique, d’une entreprise ou d’un système scolaire, est centralisé, vertical, patriarcal, fermé et propriétaire, ou s’il est distribué, collaboratif, ouvert, transparent, pair à pair et constitue une expression du pouvoir latéral. Ils ont dépassé le pouvoir capitaliste même quand ils continuent à l’utiliser. Ils ne voient aucun problème à mener une grande partie de leur vie économique sur des communaux collaboratifs en réseau et à entrer en contact entre eux dans l’économie sociale autant que dans l’économie de marché… ».
« POSTFACE » (7)

« Réflexions personnelles »
« Une postface est un texte ajouté à la fin d'un livre ou d'un écrit pour en guise de supplément ou de conclusion, généralement pour émettre un commentaire, une explication ou un avertissement (8) ».
Voilà ce dit J. R. dans cette dernière partie de cet ouvrage « La mort de l’ère capitaliste m’inspire des sentiments mêlés. J’envisage avec espoir l’avènement des communaux collaboratifs, et je suis persuadé qu’ils offrent un meilleur vecteur pour guérir la planète et promouvoir une économie de l’abondance durable. Il y a néanmoins dans le capitalisme des aspects que j’admire profondément - et d’autres que j’exècre avec autant de force. (Beaucoup, je le soupçonne, sont dans ce cas, et les hommes et les femmes aux commandes du système capitaliste, qui ont fait l’expérience directe de son dynamisme créatif est de ses excès destructeurs, ne doivent pas être les derniers.)…On ne compte plus les histoires d’entrepreneurs chassés de leur propre entreprise par de managers professionnels, introduits à seule fin d’éloigner la compagnie d’une créativité théâtrale pour en faire une organisation sérieuse et « financièrement responsable », euphémisme qui signifie « plus attentive à ses résultats financiers ».
A début mon père (NDLR le père de J.R. a été l’un des premiers un industriel à produire des sacs en plastique) n’aurait jamais pu imaginer bien sûr, que les millions de sacs plastiques qu’il vendait finiraient dans les décharges et pollueraient l’environnement. Ni prévoir que les produits pétrochimiques utilisés dans l’extrusion du polyéthylène émettraient du dioxyde de carbone et joueraient un rôle crucial dans la déstabilisation du climat de la planète…
A ceux qui ont longtemps douté des postulats opératoires de la main invisible de l’offre et la demande, l’imminence d’une société du coût marginal quasi nul – l’état d’efficacité optimale – en apporte la preuve « bien visible » : le système qu’Adam Smith a été le premier à décrire a bel et bien fonctionné, en partie, bien que je tienne à ajouter quatre réserves.

D’abord, la main invisible a souvent été ralentie ou entièrement paralysée pendant de longues périodes par l’inévitable concentration du pouvoir de monopole, qui n’a cessé de faire barrage à l’innovation dans la quasi-totalité des secteurs économiques.

Deuxièmement, la main invisible n’a pas fait grand-chose pour assurer le partage de la croissance de la productivité et des profits avec la main d’œuvre qui produisait conjointement cette abondance…

Troisièmement, si le capitalisme a considérablement amélioré la vie de tous ceux qui vivaient en son sein, son comportement sur ses marges, où les ressources humaines ont été la plupart du temps exploitées sans merci au bénéfice de ceux qui étaient confortablement nichés à l’intérieur, a été horrible à l’aune de tous les critères raisonnables.
Et quatrièmement, la logique opératoire de la main invisible de l’offre et de la demande n’est jamais sortie des frontières du mécanisme du marché lui-même, et n’a donc jamais pu prendre en compte les dommages que le système capitaliste infligeait à l’environnement dont il tirait ses matières premières et où il jetait ses déchets…

En suggérant que chacun agit sans avoir à l’esprit les intérêts des autres, Smith a fait un étrange contresens sur la dynamique de l’un des principes clés de la théorie économique classique : l’inlassable recherche d’innovations par les vendeurs pour accroître la productivité, qui leur permet de réduire leurs coûts de fonctionnement et les prix de leurs biens et services, afin de gagner de nouveaux acheteurs, d’améliorer leurs marges de profit et d’élargir leurs parts de marché…
C’est cette double fonction -rechercher son intérêt personnel d’entrepreneur dans la promotion du bien-être des autres sur le marché – qui nous a conduits toujours au plus près d’une société du coût marginal proche du zéro…Une fois atteint le coût marginal quasi nul, les biens et services deviennent presque gratuits, les marges de profit s’évaporent et l’échange de propriétés privées sur des marchés perd sa raison d’être. Le mécanisme du marché devient toujours moins nécessaire dans un monde de biens et services pratiquement gratuits organisé autour d’une économie de l’abondance, et le capitalisme rétrécit pour devenir un phénomène de niche…
Donc, si je célèbre, avec des réserves, l’esprit d’entreprise qui a inspiré mon père et tant d’autres, je ne pleure pas la mort du capitalisme. Le nouvel esprit d’entreprise sociale, qui anime une génération insérée dans les réseaux collaboratifs des communaux, passionne autant ceux qui l’embrassent qu’a pu le faire l’esprit d’entreprise commerciale inséré sur les marchés, mais il est d’un autre ordre. L’esprit nouveau est moins autonome et plus interactif ; moins soucieux de faire avancer l’intérêt financier et plus attaché à faire progresser la qualité de vie ; moins passionné par l’accumulation du capital du de marché et davantage par celle du capital social ; moins avide de posséder et d’avoir et plus désireux d’accéder et partager ; moins prompt à exploiter la nature et plus engagé pour la durabilité et l’intendance de l’écologie de la Terre. Les nouveaux entrepreneurs sociaux sont moins guidés par la main invisible et davantage par la main secourable. Ils sont beaucoup moins utilitaristes et beaucoup plus empathiques.
La logique inhérente à la main invisible et au mécanisme du marché a contribué à nous conduire à ce carrefour d’une société du coût marginal quasi nul où l’humanité a la possibilité de quitter une économie de la pénurie pour une économie de l’abondance durable…n’oublions pas que qu’Internet a été inventé par des scientifiques au service de l’Etat et par des universitaires, et que le World Wide Web a été créé par un expert en informatique dont l’objectif était de promouvoir les communaux…C’est essentiellement l’économie sociale qui inspiré Linux, Wikipédia et les MOOC, tandis que Facebook et Twitter sont des entreprises commerciales dont le succès repose sur la mise en place de communaux sociaux en vue d’en tirer des profits financiers…
Et J.R. de terminer cet ouvrage avec espoir et prédiction : « …Nous n’allons pas nous réveiller un beau matin et découvrir que l’ancien ordre économique a été détruit et qu’un nouveau a pris sa place. Souvenez-vous que la seconde révolution industrielle est apparue dans les années 1890 alors que la première était en plein essor ; elle s’est déployée parallèlement à la précédente pendant un demi-siècle, jusqu’au jour où elle a fini par devenir la force économique existante…
Les start-ups qui ont saisi les nouvelles occasions offertes par la seconde révolution industrielle ont été plus nombreuses et ont occupé le terrain restant…De nombreuses firmes de seconde révolution industrielle sont confrontées à une occasion comparable, et doivent choisir. Certaines font déjà le grand saut dans la troisième révolution industrielle : elles intègrent à leurs portefeuilles actuels les nouveaux modèles d’entreprise et les nouveaux services, et elles élaborent des stratégies de transition pour tenir le rythme du changement de paradigme qui nous conduit à une économie hybride, composée à la fois de communaux collaboratifs et du marché capitaliste traditionnel… ».
Que retenir pour une éducation technologique de demain ?
Dans ce chapitre, un certain nombre de notions peuvent être revisitées ou revues, pour nous les professeurs, et aussi pour les élèves voire découvrir, ou approfondir, les notions suivantes : empathie, conscience biosphérique.

Bibliographie, sitographie

(1) RAK, I. (2016). La nouvelle société du coût marginal zéro. Que retenir pour une éducation technologique de demain ? « 15- La corne d’abondance durable » - sur http ://pagesperso-orange.fr/techno-hadf/index.html.

(2) RIFKIN, J. (2014). La nouvelle société du coût marginal zéro. L’internet des objets, l’émergence des communaux collaboratifs et l’éclipse du capitalisme. Editions Les liens qui libèrent. IBSN : 979-10-209-0145-5 ; 510 pages, 26 euros.

(3) - RIFKIN, J. (2012). La troisième révolution industrielle. Editions : Les liens qui libèrent Editions. ISBN 978-2918597476. 380 pages. 24 euros.

(4) RAK, I. (2015). Le grand changement de paradigme : du capitalisme de marché aux communaux collaboratifs http ://pagesperso-orange.fr/techno-hadf/index.html p.1.

(5) RIFKIN, J. (2014). Op cité p.-442-448.

(6) RIFKIN, J. (2014). Op cité p.448-45

(7) RIFKIN, J. (2014). Op cité p.451-460.

(8) WIKIPEDIA consulté le 24 novembre 2016


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