Cours de philosophie ? «Philosopher, c’est résister !»





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Première leçon : Introduction à la réflexion philosophique et au cours de philosophie

Qu’est-ce que la philosophie ? Comment philosopher, qui peut philosopher ? Pourquoi philosopher ?

Mais qu’est-ce qu’un cours de philosophie ?

« Philosopher, c’est résister ! »



  1. Qu’est-ce que le cours de philosophie ?

1. Son objectif (ou ses objectifs)

2. Ses moyens

3. Sa finalité

4. Les obstacles

  1. L’objectif principal et les objectifs secondaires du cours de philos. en terminale

*Apprendre à rédiger une dissertation ou une explication de texte, exercices canoniques du baccalauréat. Savoir-faire, technique à maîtriser.

* Le devoir porte sur des notions définies dans un programme et implique de s’appuyer sur des auteurs, également cités dans le programme.

*Apprendre à bien poser un problème à partir d’une question qu’il faut décoder, à raisonner de façon cohérente et rigoureuse pour aboutir à une réponse suffisamment justifiée pour répondre à la question.

Utilité (au sens d’utilitaire) de ce savoir-faire transférable dans toutes les autres disciplines et intérêt d’avoir une culture philosophique minimale pour se « distinguer » dans la société. Le baccalauréat institué sous Napoléon, est indissociable d’une culture philosophique. Ce n’est pas une exception française mais une tradition dans tous les pays européens où « les humanités » furent à la base de la culture savante.



  1. Ses moyens et ses outils pédagogiques

L’épreuve de philosophie au bac : une dissertation ou une explication de texte au choix en quatre heures sans aucun document. 3 sujets au choix : 2 sujets de dissertation portant sue les notions étudiées, une explication de texte d’un extrait d’une œuvre d’un auteur figurant dans la liste du programme.

Coefficient : 4 en ES, 3 en S, 2 en STG

Liste des notions et des auteurs : voir livre 

Un cours est annuel : c’est l’organisation voulue par le prof. de toutes les questions en rapport avec le programme.

Une leçon est une partie du cours qui est consacrée à une question liée à une ou plusieurs notions.

Une séance ou séquence est le découpage dans la durée et selon l’emploi du temps : deux heures ou une heure.

Les leçons traitent des notions sous forme de problèmes, c’est-à-dire de questions qui impliquent plusieurs réponses, selon les perspectives philosophiques. Ce qui caractérise une question philosophique : elle fait débat entre plusieurs approches fondées sur des principes différents, souvent opposés et incompatibles.

Toute leçon doit donner lieu à une prise de notes : plan, principaux arguments, raisonnement, références. !!!!!

Le livre : les textes lus en classe ou conseillés. L’apporter à la demande, l’utiliser comme outil de perfectionnement personnel.

Les recherches, le travail personnel : d’une séance à l’autre pour préparer la leçon, ou pour la comprendre. Questions au brouillon, lectures, recherches sur internet, revues, émissions radio ou TV. Elles font partie intégrante du travail demandé et sont parfois notées, de toute façon évaluées dans les appréciations.

Les questions en classe, posées au professeur ou les discussions. Elles font partie intégrante du travail collectif, elles exigent de l’attention et la capacité d’écouter les autres. Très bon indicateur de la qualité du travail de la classe.

Les lectures conseillées, parfois avec fiches de lecture, ou libres sont absolument nécessaires à la progression de chaque élève.

Les devoirs maison ou en classe : sont des exercices nécessaires qui n’ont aucun intérêt s’ils ne sont pas le produit d’un effort intellectuel personnel. Les devoirs corrigés et leurs corrigés écrits sont à conserver et à relire. Au moins un devoir long par mois et dans la mesure du possible des exercices une fois par semaine.

Le CDI offre des documents utiles et intéressants en philosophie, sciences humaines et sociales, histoire, art, religions, sciences et épistémologie. Voir aussi la presse, les revues : Philosophie magazine, le magazine littéraire, sciences humaines, La recherche, sciences et avenir etc.

  1. La finalité du cours de philosophie

Finalité : but ultime qui donne le sens et la valeur d’un parcours. Le cours de philosophie a pour ambition de permettre à l’élève d’acquérir des méthodes d’analyse et de réflexion pour mieux conduire sa pensée et exercer son jugement de façon plus critique. L’utilité propre à chacun : exercer son intelligence naturelle, résister à tout ce qui lui fait obstacle afin de mieux penser. Apprendre à bien penser.

Non plus « à quoi ça sert », au sens utilitaire, mais en vue de quel perfectionnement de soi?

  1. . Les obstacles à surmonter pour s’exercer à philosopher vraiment :

La maîtrise insuffisante de la langue

La subculture ambiante : cupidité, vulgarité, facilité etc.

La culture personnelle insuffisante

Le système scolaire en crise : inadaptation de l’unité classe, de l’emploi du temps, des locaux etc.

La difficulté des textes philosophiques, de l’exercice de la dissertation

Mais qu’est-ce que la philosophie ? Peut-on définir La philosophie ? Ou ce qu’est-ce que c’est que de philosopher ?

Intermède : Exercice d’application :

Qu’est-ce que, comment et pourquoi philosopher ?

! Remarque :

La philosophie, substantif est devenue le verbe philosopher.

Pourquoi ?

Un substantif désigne une chose déjà réalisée, un verbe désigne une action en train de se faire. (Question grammaticale : enjeu philosophique)

Si la philosophie est un savoir, ou un ensemble de théories, qu’il suffit d’apprendre c’est une histoire des idées, des doctrines des philosophes, on peut alors se demander à quoi elle peut servir, sauf à donner une culture générale. La question de son usage se pose alors, à quoi cela sert-il de savoir ce que pensait Platon ou Aristote, s’il ne s’agit que de répéter, Platon dit que… ?

La valeur et l’intérêt des pensées laissées par les philosophes et les penseurs ne viennent que de la lecture et de l’interprétation que nous en faisons, que chacun peut faire pour lui-même. Lire un texte de Platon, c’est s’efforcer de le comprendre, donc de le faire sien ou au contraire de comprendre pourquoi, décidément il ne peut entrer dans notre façon de voir.

Mais, si les œuvres des « grands philosophes » sont comme des nourritures spirituelles, elles ne sont pas les seules nourritures de notre esprit (entendons par là notre capacité de penser de façon critique et réflexive). Tout ce qui nous est présent à l’esprit et que nous sommes capables d’analyser pour le comprendre afin d’en rendre raison et de le juger est matière à philosopher : exemple ?

Cette activité accessible à tous les hommes sains peut aussi leur être utile, « en fin de compte », « finalement », c’est-à-dire, « tout bien considéré ».

Si l’on tient compte de ce que représente un être humain, la vie d’une personne, de vivre comme un être humain et non comme une bête de somme ou un mollusque accroché à son rocher au gré des courants, alors il faut accepter d’envisager l’utilité à long terme de l’exercice de la philosophie, comme on investit à long terme pour tout apprentissage.

La nature de ces exercices est telle qu’elle implique le dialogue entre des individus conscients, responsables et de bonne volonté, courtois les uns envers les autres, respectueux de la liberté de penser et d’exprimer ce qui est pensé, individuellement et collectivement, ce qui n’interdit nullement de s’y opposer mais sans intention de réduire à néant la pensée refusée.

Qu’est-ce que la philosophie Comment philosopher ?

=

Réponse par leçon magistrale que faire ? Action, acte de :

Cours ex cathedra

Confronter sa pensée, penser contre et/ou avec :

- la réalité

- la réalité et la pensée des autres

Faire l’exercice de passer du « je dis que », qui s’avère souvent un « on pense que » vers un « je sais ce que je pense », et « je comprends ce que tu penses »

donc finalement, voilà ce que nous pensons.

Deux pensées à méditer :

« Mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine » Montaigne

« On n’apprend pas la philosophie, on apprend à philosopher ». Kant 

II. Qu’est-ce que philosopher ?

1) Définition par l’étymologie 

2) -Définition comparative 

3)-Définition par l’essence ou la nature 

Question en elle-même déjà philosophique : comment définir quelque chose, qu’est-ce donner une définition ? (Socrate) Ce n’est pas seulement décrire un aspect, énumérer des cas particuliers, ni même donner quelques propriétés. Il s’agit d’atteindre la nature même de ce que l’on cherche à connaître, d’en saisir la raison profonde, ce qui le fait exister, ce qui le détermine à être.

- 1) Définition par l’étymologie :

Philosopher, du grec philein aimer, désirer, tendre vers et sophia, sagesse, savoir théorique et pratique, savoir que et savoir comment.

On a une piste : ceux qui ont choisi de se consacrer à la philosophie, les philosophes, cherchent à atteindre une perfection du savoir et du savoir vivre. Donc ils ont conscience de leur imperfection, c’est la différence avec les sagesses « orientales » qui enseignent une voie à suivre. Un maître a déjà fait le chemin et il faut l’imiter. C’est aussi l’enseignement des religions révélées et messianiques, une voie est donnée, il faut la suivre. Philosopher, c’est chercher sa propre voie, compter sur ses propres forces intellectuelles, sur son seul jugement.

-2. Définition comparative : ce que le philosophe n’est pas.

Il n’est pas parfaitement sage, il n’est pas dans l’extase, la pure contemplation, ce n’est pas un mystique qui verrait directement la vérité absolue ; il résiste à ces formes d’exaltation qui peuvent être dangereuses (sectes, fanatisme).

C’est un chercheur qui ne se satisfait pas des réponses immédiates, faciles, miraculeuses. Donc c’est un esprit critique. Mais est-ce à dire qu’il ne vise aucune connaissance stable, aucune réponse ? C’est un vrai problème pour définir la nature de l’acte de philosopher. Est-ce tout remettre en question et relativiser toutes les pensées ? Ou bien est-ce critiquer les pensées aveugles en vue d’atteindre une pensée « éclairée » sinon lumineuse ?

Les penseurs « sceptiques » « relativistes » sont ceux qui ne croient pas dépasser l’exposé des points de vue différents. Il n’y a que des manières de penser, des opinions relatives aux individus, aux groupes. Elles expriment des manières d’être, de vivre, de ressentir les choses. L’homme est la mesure de toutes choses disait Protagoras.

Par la voix de Socrate, personnage principal de ses dialogues, Platon oppose le relativisme d’opinions à la recherche d’une vérité unique et universelle. Les relativistes sont des philodoxes, des amants de l’opinion (doxa), seuls les chercheurs de vérité sont des philosophes, des amants de la sagesse ( sophia).

Avant de porter un jugement, essayons de comprendre l’enjeu de cette opposition. Socrate fustige les relativistes qu’il appelle des sophistes. Le terme prête à confusion car le sophos est justement celui qui est détenteur d’un savoir. Mais de quel savoir les « sophistes » tels Protagoras ou Gorgias sont-ils détenteurs ? Ce sont des maîtres d’opinion et de savoir technique. Ils savent tout ce qui se pense dans la société et ils savent comment s’y prendre pour agir sur l’opinion publique. On pourrait les comparer aux conseillers en communication auprès des hommes politiques. D’ailleurs l’une des fonctions principales des « maîtres d’opinion » est de former l’élite politique des cités grecques. Le contenu de la pensée est finalement indifférent, seule compte la manière de l’exprimer pour l’emporter sur la place publique. La philosophie serait réduite à une simple rhétorique, un art du discours. Le but serait de persuader le plus grand nombre pour qu’il adhère sans réfléchir aux propos qui sont aussi des propositions de pensée et d’action.

On peut néanmoins réhabiliter ces philosophes relativistes mais il faut alors leur attribuer un autre pouvoir que celui de séduire un auditoire crédule. Il faut leur reconnaître un pouvoir de critique des traditions, de remise en question des croyances, et surtout d’animation du débat d’idées. Philosopher c’est essentiellement débattre de question que se posent les hommes de façon cruciale et qui ne peuvent être réglées sans discussion.

3. Définition par l’essence ou la nature 

(on appelle essence ou nature de quelque chose ce qui la fait exister telle qu’elle est, ce qui lui donne ses propriétés et ce qui permet de la comprendre dans son principe).

Philosopher c’est résister à la bêtise, exercer son jugement, s’interroger, réfléchir de façon critique sur tout ce qui intéresse notre humanité, c’est confronter sa pensée à celle des autres non pour vaincre et dominer mais pour avancer vers une meilleure compréhension de soi et du monde. S’aider pour ce faire des œuvres des philosophes en leur prenant ce qu’elles ont de meilleur pour nous.

Exercice du jugement : s’engager, résister, chercher, critiquer ; raisonnement et réflexion critiques (autoréflexion) : s’interroger ; porter un jugement de valeur, un jugement esthétique en les justifiant, après réflexion ; discours : parler, écrire pour autrui, donc argumenter, chercher à convaincre par des arguments fondés en raison, s’adresser à l’intelligence rationnelle des autres, viser la plus grande universalité possible.

Débattre pour poser des problèmes, tracer des problématiques, montrer des enjeux.

Dialoguer en permanence avec les autres et avec l’autre qui est en soi-même.

« Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière de mon livre » dit Montaigne en s’adressant au lecteur au début des Essais, et il lui conseille ironiquement de ne pas perdre de temps à le lire.

Pascal, dénonce le « sot projet de Montaigne de se peindre lui-même », il n’avait pas été sensible à l’ironie du propos.

Comme Socrate, Montaigne se présente dans sa singularité mais c’est pour atteindre à travers sa personne, sa façon de penser et d’exister, ses sentiments, ce qui est propre à tout homme. « Certes, c’est un sujet merveilleusement vain, divers et ondoyant que l’homme ».

Donc, Montaigne est un bon exemple de ce que fait un philosophe authentique, il s’examine mais cherche en lui-même ce qui est humain car, comme l’a dit le poète latin Terence : « Rien de ce qui est humain ne m’est étranger ». L’universel est présent en chaque homme. Tout homme sain d’esprit est apte à philosopher, il est philosophe en puissance. Mais il ne suffit pas d’avoir des aptitudes, il faut passer à l’acte. Devenir philosophe en acte.

  1. Comment philosopher ? Qui peut philosopher ?

1. Comment ?

La réponse à la question comment philosopher dépend de celle faite à la question pourquoi.

Tout d’abord il s’agit de déterminer un rapport entre la fin et les moyens. Si je sais ce que je vise dans l’exercice philosophique, je chercherai les moyens appropriés à la fin.

1°) Si je cherche seulement à donner le change et à avoir une bonne note, les moyens seront techniques : je chercherai des modèles à imiter, je peux même reproduire une pensée toute faite de façon assez habile.

Je fais alors un calcul et je raisonne selon un impératif hypothétique : « si tu veux une bonne note, suis les règles indiquées… » La philosophie n’a pas plus de valeur qu’un concours de jet de crachats, il suffit d’arriver à une certaine habileté et d’assurer une réussite régulière.

2°) Au contraire, si je cherche un intérêt propre : faire une expérience intellectuelle en vue d’une meilleure compréhension de ma culture, d’une maîtrise du jugement critique, d’une forme de lucidité nouvelle, alors je dois trouver ma voie dans les exercices proposés.

L’idéal est de s’inventer librement ses propres exercices, de se donner des recherches à faire. Figures imposées et figures libres, comme dans la danse. Il faut faire des gammes pour jouer d’un instrument de musique mais celui qui croirait que le plaisir de jouer est dans l’exercice des gammes serait un sot. Toute la difficulté est de ne pas se rebuter devant la difficulté et la répétition. Il faut de l’humilité et de la bonne volonté avant de pouvoir improviser librement.

2. Qui peut philosopher ?

Toute personne qui ose le faire. Il faut donc une étincelle, le désir d’échapper au « cirque » médiatique, de faire le premier pas hors de la société de consommation.

Tout homme peut en principe s’intéresser aux questions propres à l’humain : qu’est-ce que je suis ? Quelle différence entre un chimpanzé et un enfant ? Jusqu’où s’étendent les connaissances humaines et que valent-elles ? Comment vivre ensemble ? Qu’est-ce qui est bien et qu’est-ce qui est mal ? etc.

Mais s’intéresser suppose un acte de la pensée, tourner sa pensée vers un objet de réflexion, lui consacrer de l’attention, du temps, faire un effort intellectuel.

Tout homme sain est capable de philosopher, c’est un philosophe en puissance, cela n’implique nullement qu’il passe à l’acte. Devenir philosophe en acte exige un engagement personnel, un désir et une volonté de mener une recherche sur des questions qui seront bien posées, élucidées et exprimées en des termes rationnels.

Dans certains pays, la France, L’Espagne, le Portugal, le Brésil, l’Italie, la philosophie est au programme de l’enseignement secondaire. Dans les pays anglo-saxons, Royaume Uni, Allemagne, Etats-Unis c’est une spécialisation de l’enseignement supérieur. Au fond, c’est toujours une possibilité qui est offerte à un nombre plus ou moins grand, mais on ne peut obliger personne à réfléchir, à penser. On peut conditionner les esprits pour les empêcher de penser, jamais on ne peut les forcer à user librement de leur jugement.

  1. Pourquoi ? (finalité : « en vue de quoi ? »)

Comment peut-on s’intéresser à la philosophie ?

Ou bien on croit naïvement qu’il y a des cours intéressants par eux-mêmes, ce n’est pas faux mais c’est relatif, ce qu’on trouve intéressant dépend de l’époque, du public, des circonstances. Ecoutez une conférence de Jean-Paul Sartre qui fut une vedette de la philosophie existentialiste, un ténor de la philosophie engagée, elle est très datée. Ce qui fait l’intérêt de ces discours c’est aussi les réactions suscitées, c’est comme on dit, un climat, une époque. Une classe c’est aussi un climat, un moment qui est fait par le système des élèves et des professeurs. Un cours n’est pas la distribution d’un savoir tout fait, c’est un événement qui met à l’épreuve les participants.

Que signifie s’intéresser à quelque chose ? Le verbe est réflexif, il s’agit donc d’abord de l’action du sujet. S’intéresser a un tout autre sens que : être intéressé.

Etre intéressé c’est trouver son intérêt, c’est-à-dire, penser avoir un intérêt à faire quelque chose, recevoir en échange. On retrouve la première hypothèse, la philo obligatoire, il faut faire quelques exercices formels et en échange recevoir une note, bonne si on fait « ce qui est attendu ».

S’intéresser c’est donner une valeur à ce qui retient notre attention, par exemple un programme de TV que nous choisissons, nous ne zappons pas. Mieux s’intéresser c’est désirer entrer dans un échange, dans une discussion à laquelle nous nous intéressons nous voulons avoir notre mot à dire, nous voulons écouter et être écouté.

Etymologie : inter-esse : être parmi, être avec les autres, participer au processus de la pensée, par l’échange des idées, la discussion, les objections, l’argumentation, la recherche d’une cohérence et finalement de ce qui peut s’accorder, faire sens, ou, si c’est possible saisir ce qui fait que les choses sont ainsi.

Il faut retenir que l’intérêt a plusieurs sens, qu’il peut signifier donner de la valeur, juger valable ou au contraire il peut s’opposer à la valeur au sens supérieur et signifier ce qui nous rapporte de l’intérêt, ce qui conforte notre égoïsme.

La philosophie est souvent rejetée par ceux qui cherchent d’abord un intérêt au sens le plus étroit et égoïste parce qu’elle passe par la remise en question de sa propre pensée, par l’autocritique, et cela est difficile, amer, ne fait pas plaisir.

L’intérêt au sens supérieur (la philosophie utilitariste) s’oppose à l’égoïsme, signifie ce qui nous est vraiment utile, notre utile propre (donc utile universellement). Mais nous confondons souvent ce qui est réellement utile et ce que nous croyons utile sur le moment.

Ex : tricher pour avoir une bonne note sans se fatiguer.

Est intéressant ce qui nous touche, nous attire, nous captive, nous prend, on dit que c’est passionnant. Il faut aussi être méfiant, captiver a la même étymologie que captif, être prisonnier. On peut croire qu’il est plus intéressant de sortir s’amuser dans des bars que de lire des livres ardus, mais s’amuser, se divertir n’est-ce pas une façon de se fuir ?
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