Biovision est un projet Lyonnais aux ambitions larges. Outre les débats organisés, quel est son impact concret sur la société et dans quelle mesure peut-il toucher les décideurs mondiaux ?





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Biovision :

Un Projet Lyonnais
Louis-Marie Bobay et Guillaume Cornelis




Introduction

Biovision est un projet Lyonnais aux ambitions larges. Outre les débats organisés, quel est son impact concret sur la société et dans quelle mesure peut-il toucher les décideurs mondiaux ?
Comme de nombreux compte-rendus l'attestent, certains problèmes sociétaux et environnementaux majeurs ne peuvent être résolus qu'à l'échelle mondiale. Biovision est un projet Lyonnais dont l'ambition est de créer une dynamique mondiale pour parvenir à des prises de décisions d'échelle planétaires. Un tel objectif nécessite de concilier science, politique et industrie. Connaissant les difficultés d'obtenir des prises de décision unanimes et planétaires; nous proposons ici d'étudier les arguments mis en avant par le projet Biovision pour parvenir à cet objectif.

Sommaire :

I Biovision, qu'est-ce que c'est ?

A Historique et acteurs de Biovision

  1. Historique

  2. Acteurs publics

  3. Acteurs privés

B Les objectifs de Biovision

  1. Les problèmes ciblés

  2. Les solutions proposes

C Les organismes financeurs

  1. Organismes publics

  2. Financements privés


II La stratégie mise en place

A Réunir les différents acteurs lors d’un forum biénnal

  1. Des acteurs d’excellence

  2. Intérêt du site Lyonnais

  3. Organisation du forum

B Publier les résultats de ces rencontres

  1. Format des publications

  2. Cibles de ces publications

C Supporter des actions à l’échelle mondiale

  1. Biovision Alexandrie

  2. Science and Technology in Society, Kyoto

  3. Forum Biosquare

  4. Biovision.Nxt

III Les difficultés rencontrées

A Difficulté d’amener les différentes communautés concernées autour d’un même projet

  1. Attirer les entreprises et les financements privés

  2. Séduire les scientifiques

  3. Satisfaire les attentes politiques

B Difficulté de toucher les systèmes de décision politique

C Portée réelle des actions de Biovision

  1. Atteindre les mentalités

  2. Vers des programmes d’action

  3. Origines géographiques des intervenants

I Biovision, qu'est-ce que c'est ?

A Historique et acteurs de Biovision

  1. Historique

Le forum Biovision existe depuis maintenant près de dix ans et en est à sa cinquième réalisation.

Le premier forum Biovision s'est tenu en 1999 sous l'impulsion de trois Lyonnais. Un scientifique, M F. Gros, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, un politique, M R. Barre, alors Maire de Lyon et ancien Premier Ministre, et un entrepreneur, M Demarescaux, alors P.D.G. de Rhône-Poulenc. La volonté des créateurs de Biovision était de fonder un « Davos des sciences de la vie »; Raymond Barre ayant d'ailleurs participé à la création du forum économique mondial Davos en 1971. A l'origine, Biovision était organisé, selon l'idée de M R Barre, sous la forme d'un salon de biotechnologies, afin de promouvoir l'innovation technologique dans le secteur industriel prometteur des sciences de la vie. Cependant, dès le démarrage, on pouvait déjà trouver la volonté de mettre le progrès scientifique et technologique dans le domaine des sciences de la vie au profit de la société, afin d'aider la société à mieux évaluer les problèmes de développement. Le forum devait aider à l'articulation entre progrès technique et besoins de la société, pour aider la technique à mieux expliquer, mieux se faire comprendre, dans le but de mieux s'adapter et de mieux servir.

Le forum cherche à créer un espace de discussion entre Science et Société.
Pour cela, le forum réunit trois grands acteurs:

  • Ceux qui produisent la science: les scientifiques

  • Ceux qui transforment la science: les entreprises

  • Les responsables politiques et de la société civile (Organisations non gouvernementales et Leaders d'opinion)

  1. Acteurs publics

La majorité des intervenants de l'édition de 2009 proviennent du domaine public, qu'ils soient scientifiques, politiques, membres d'organisations non gouvernementales ou leaders d'opinion. Plus de 80% des intervenants proviennent du domaine public. (Cf Annexe: Liste des intervenants 2009 et Carte de répartition des intervenants).

Certains organisateurs font également partie du domaine public, participant bénévolement à l'organisation de l'évènement, à l'instar de M J.M.Roy, professeur à l'Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines de Lyon.

  1. Acteurs privés

Moins de 20% des intervenants proviennent du monde privé, avec 17 intervenants appartenant à de grands groupes industriels mondiaux, provenant en grande majorité d'Europe, et plus précisément de France. (Cf Annexe: Liste des intervenants 2009 et Carte de répartition des intervenants)

L'organisation est effectuée en grande partie par une entreprise privée, Bioevent, chargée d'organiser différents évènements dans le monde tout au long de l'année. Certains membres bénévoles de l'organisation proviennent également du monde privé, tels M A. P Godard, ancien P.D.G. de Aventis Crop Science.
B Les objectifs de Biovision

  1. Les problèmes ciblés

Les problèmes ciblés étaient au début très vastes et peu spécifiés (Cf Annexe: Liste des thèmes abordés au cours des différents forums). Le forum cherchait alors à apporter une réflexion sur les problèmes de santé, de l'industrie et de l'alimentation dans le monde. Puis au fur et à mesure, les objectifs et les questions sont devenus un peu plus ciblés, surtout depuis 2005, avec pour cette édition un fil rouge autour des “Millenium Development Goals” de l'ONU.

L'édition 2005 a abouti à la publication d'un livre en trois tomes, apportant des analyses et des recommandations particulières autour des trois thèmes principaux abordés lors du forum: La Santé pour Tous?; Agriculture et Nutrition; Bioindustrie et Environnement. En introduction sont précisés les objectifs de Biovision:

  • Explorer les sujets les plus importants, identifier les désaccords et chercher un consensus si possible

  • Identifier les opportunités existantes et faciliter leurs mises en œuvres afin qu'elles profitent à la fois aux pays développés et aux pays en voie de développement

  • Promouvoir des actions directes afin de définir des priorités, d'identifier les principes de précaution et créer un chemin vers une réussite future

  • Mettre en place un flux d'informations durable autour des sujets clés, et assurer qu'ils soient compris et partagés par les différents membres actifs de la société (Cf The World Life Science: Analyses and recommandations, 2005 Wiley-VCH)

Cette année, le thème des Sciences de la Vie sera décliné vis à vis des problèmes spécifiques inhérents aux processus d'urbanisation. Toutefois, le forum conserve toujours cette volonté de faire état des avancées dans le monde des Sciences de la Vie (Cf Annexe: Liste des thèmes abordés au cours des différents forums)

  1. Les solutions proposées

Les organisateurs du forum ne souhaitent pas l'organiser à la manière de la réunion d'un comité d'expert. L'objectif premier du forum n'est pas d'apporter de solutions directes, et son efficacité ne peut pas être mesurée en terme d'efficacité immédiate.

Sur le site internet, on peut trouver l’objectif suivant: “It is also about agreeing to move ahead together on concrete actions, step by step if necessary and without renouncing each other’s profound convictions, in the interests of the victims of disease, hunger or those who suffer from living in an unhealthy environment.”
Ce projet ambitieux tente d’apporter des solutions à des projets complexes et globaux

Le forum réunit des personnes ayant déjà discuté auparavant des différents problèmes abordés, autour de tables rondes. Il participe ainsi à la mise en place de la circulation de l'information entre différentes communautés qui ne communiquent pas naturellement entre elles. Ainsi, le forum cherche à clarifier les débats et essaye d'avoir des répercussions sur les décideurs, publics comme privés. Si le forum n'aboutit que rarement sur des actions directes, “mobiliser l'attention participe à faire bouger les choses” selon M J.M. Roy, membre de l'organisation de Biovision.

Cependant, le forum Biovision a été à l'origine de différentes manifestations dans le monde. Ainsi, le forum Biovision Alexandrie, qui se tient tous les ans à Alexandrie, a été créé suite à l'intervention de M Ismael Serageldin président de la Grande Bibliothèque d'Alexandrie, lors du premier Biovision. Celui-ci, suite à son intervention a souhaité mettre en place un évènement afin de promouvoir l'accès aux technologies dans les pays en voie de développement. De même, M Koji Omi, Ministre de la Recherche et de la Technologie Japonais a créé le forum "Science and Technology in Society" qui se déroule à Kyoto tous les ans, suite à sa participation au forum Biovision. Cet évènement annuel reprend les objectifs de Biovision, mais en l'étendant à l'ensemble des matières scientifiques.

De plus, le forum aboutit parfois à des recommandations plus précises, et essaye d'arriver à une forme d'autorité, afin de marquer les esprits.

Enfin, le forum cherche aussi à réhabiliter l’image des sciences en général et des sciences de la vie en particulier à une période où un scepticisme de plus en plus grand se manifeste, vis-à-vis des sciences et du progrès scientifiques. S’il faut chercher à éviter les erreurs du passé et éviter de tomber dans l’écueil du scientisme il faut aussi éviter le scepticisme. On ne peut pas considérer que le bonheur de la société est nécessairement dans le progrès technique, mais il faut apporter un nouveau regard sur la science afin que le progrès scientifique profite à l’ensemble de la société. Il faut fonder une “Nouvelle forme d'illuminisme” (J.M.Roy)

C Les organismes financeurs

En 2005, Biovision représente une dépense totale de 5 million d'euros. Le financement est assuré à 50% par des fonds publics et à 50% par des fonds privés.

  1. Organismes Publics

Le financement public est réparti entre la région Rhône-Alpes, le Grand Lyon et le département du Rhône. L'état ajoute une contribution de 150.000 euros maximum.

  1. Financements privés

Les fonds privés sont issus pour 1/4 des inscriptions des participants et pour 3/4 des sponsors. Le prix des inscriptions est de 126 euros pour les non-industriels et de 1600 euros pour les industriels. Il est prévu en 2009, dans le but d'impliquer un peu plus les Lyonnais, de faire des tarifs préférentiels aux étudiants (10 euros ou gratuit si cela entre dans le cadre d'un projet du cursus universitaire).

II La stratégie mise en place.

A Réunir les différents acteur lors d'un forum biénnal

  1. Des acteurs d'excellence

Afin d'apporter un poids important à chaque forum et de réunir le plus grand nombre autour de cet événement, Biovision a su mobiliser les plus grandes personnalités parmi les acteurs concernés. Les grandes figures scientifiques actuelles sont présentes : de nombreux lauréats du prix Nobel (jusqu'à 12 pour le forum de 2005) et les dirigeants des plus grandes instances scientifiques mondiales. Sont présents également des personnalités politiques très influentes à l'échelle mondiale (le directeur du National Institutes of Health, la ministre française de la recherche et de l'enseignement supérieur et bien d'autres). De plus, les plus grandes entreprises mondiales participent à Biovision (Sanofi-Aventis, Veolia, Siemens...). Le forum ne semble donc souffrir d'aucun problème pour trouver les intervenants les plus qualifiés afin de prétendre résoudre ces enjeux colossaux. Ceci constitue peut-être la plus grande force de Biovision.

  1. Intérêt du site Lyonnais

Le forum tient son origine dans l'ambition de trois personnages Lyonnais, MM Barre, Desmarescaux et Gros. La ville de Lyon n'est pas une mégalopole mondiale, mais tient un rôle important au niveau français et européen. Deuxième agglomération de France, Lyon est un site intéressant avec un relais important entre les industries et la recherche fondamentale. La présence de grandes universités, et de nombreuses Grandes Ecoles (Centrale, ENS,…) est à mettre en regard avec une importance primordiale de la bioindustrie, avec la présence de grands groupes industriels tels que Aventis Ex-Rhône Poulenc, Sanofi-pasteur, Mérial, ou bien encore la fondation Merieux. Les Sciences de la Vie tiennent une place prépondérante en général au niveau de l'agglomération lyonnaise.

L’idée était de “Faire le Davos des Sciences de la Vie et de la Technologie” (J.M. Roy), mais avec un côté plus forum que club.

  1. Organisation du forum

Le forum se déroule sur quatre jours à la Cité internationale de Lyon. Il est organisé dans une logique de discussion plutôt que dans la logique de présentation de conférences de type universitaires. L’efficacité du forum n’est pas mesurée en termes de proposition concrètes, car le forum n’est pas la réunion d'un comité d'experts.

L’objectif de Biovision est de faciliter la rencontre, l’échange, voire la confrontation entre différentes approches tout en évitant que l’expression de ces différences ne mènent à un débat stérile

Afin de réaliser cet objectif, la réunion de personnes venant à la fois du domaine scientifique, du domaine public (ONG et politiques) et du domaine industriel apporte des points de vue indispensables à la compréhension des problèmes majeurs se posant à la société humaine de nos jours.

Les scientifiques apportent une connaissance précise des domaines abordés. Ensuite, les membres de la société civile apportent une compréhension globale des problèmes ressentis et des besoins par la société, ainsi que ce que la société est prête à accepter. Enfin, les industriels apportent des moyens de mise en œuvre des solutions proposées.
B Publier le résultat de ces rencontres

  1. Format de publication

Au cours des années les formats ont été assez divers.
L’ensemble des programmes des différentes éditions est disponible sur le site internet du forum.

Les rapports des sessions, traitant des principaux thèmes abordés aux cours des interventions, sont également disponibles pour les éditions 2005 et 2007.

Un CD-Rom regroupant les conclusions des différents débats a également été édité

En 2005, un livre en trois tommes a été rédigé, et publié chez Wiley-VCH (The World Life Sciences Forum), abordant les trois grands thèmes du forum. Ce livre présente les résumés des conférences, rédigés par les intervenants eux-mêmes. Toutefois, même si ce livre est un bon résumé des connaissances du moment sur les différents thèmes abordés, le format un peu brut des données présentées est certes intéressant pour les scientifiques, mais peut être peu attractif pour un public non initié. De plus, le format ne laisse pas ressortir clairement de problématiques globales articulant les différents thèmes abordés, malgré les brèves recommandations apportées. Ainsi, il aurait peut être été préférable que l’ouvrage présente un rapport articulé des différents problèmes évoqués, afin de permettre un premier niveau de lecture rapide, facilitant la compréhension de ces problèmes par les décideurs publics.
Enfin, l’édition d’un compte rendu plus simplifié, et plus compréhensible, aurait aussi été profitable afin de toucher un public le plus large possible.

En 2009, le projet de publication actuel est la réalisation de brochures regroupant un condensé des conclusions des différentes interventions.

2. Cibles de ces publications

Ces publications sont destinées aux acteurs directs des domaines concernés (scientifiques, industriels ou décideurs publics), mais se veulent ouvert à un public le plus large possible. Elles ont pour but de fournir au public les informations nécessaires à la compréhension des sciences de la vie et de leurs implications

L’édition de 2007 regroupait un très grand nombre d’organismes de presse, à la fois locaux, nationaux ou internationaux, tels que Le Progrès, Les Acteurs de l’Economie, Euronews ou encore CNN par exemple.

Toutefois, si l’évènement semble bien relayé au niveau international, il semble paradoxalement moins connu au niveau local.

Suite au forum Biovision de 1999, l’initiative Biovision.Nxt a été lancée en 2001 afin d’intégrer les jeunes chercheurs (doctorants, post-doctorants,…) au forum Biovision. De plus, cette année, Biovision.Nxt cherche à intégrer les projets d’étudiants des universités lyonnaises, et met en place un tarif préférentiel à 10€ afin de faciliter leur accès au forum.
C Supporter des actions à l'échelle mondiale

  1. Biovision Alexandrie

Apparu la première fois en 2002, Biovision Alexandrie fut fondé par M Ismael Serageldin président de la Grande Bibliothèque d'Alexandrie, suite à sa participation à Biovision. Ce forum a lieu tous les deux ans, en alternance avec le forum Lyonnais. La politique et les objectifs de cet événement sont les mêmes que son homologue français. La différence réside principalement dans la nature des problèmes abordés. En effet, Biovision Alexandrie centre ses problématiques sur des préoccupations de développement propre aux pays du Sud. La problématique est donc un peu plus ciblée qu'à Lyon. La fondation de ce frère égyptien dénote la volonté de Biovision de générer une dynamique mondiale qui semble effectivement se mettre en place.

  1. Science and Technology in Society

Suite à sa participation à Biovision, le ministre de la recherche et de la technologie japonais : Kyoto Omi a fondé un forum annuel à Kyoto sur les principes de Biovision. Il a cependant souhaité étendre cette version japonaise du forum en l'élargissant à tous les domaines scientifiques, prenant compte par exemple des domaines du nucléaire et de l'information.

  1. Forum Biosquare

A l'instar de Biovision, le forum Biosquare se déroule tous les deux ans à Lyon et durant les mêmes jours. Sa création date de 2001. Mais une année sur deux, lorsque Biovision n'a pas lieu, Biosquare a lieu à l'étranger. L'événement ne cesse de prendre de l'ampleur : de 500 entreprises et 900 participants en 2002, Biosquare a comptabilisé 800 compagnies et 1250 participants en 2007. Biosquare permet la promotion de nombreuses compagnies pharmaceutiques et de biotechnologies. C'est l'occasion de présenter de nouvelles entreprises dans ce domaine très dynamique que sont les biotechnologies. Afin de favoriser le développement de ses biotechs, le Grand Lyon finance des stands pour les start-up et les PME régionales. Biosquare est donc un tremplin pour ces entreprises lyonnaises.

  1. Biovision.Nxt

Créé en 2001, Biovision.Nxt est un projet qui vise à inviter une centaine de doctorants, post-doctorants et jeunes chercheurs de moins de 35 ans. Ces « candidats » sont sélectionnés parmi les meilleurs mondiaux. L'intégration des futures générations de leaders scientifiques au forum est importante, à la fois pour les sensibilisés aux enjeux planétaires, mais également pour recevoir le point de vue d'une génération différente de celle actuellement au pouvoir. Biovision offre une opportunité à ces jeunes scientifiques de rencontrer leurs homologues plus expérimentés et plus renommés. En retour, ceci a l'avantage d'attirer des chercheurs compétents à Lyon et de faire connaître Lyon en tant que pôle de recherche biologique.
III Les difficultés

A Difficulté d'amener les différentes communautés concernées autour d'un même projet

Les organisateurs du forum cherchent à réunir les trois communautés : scientifique, industrielle et politique permet la réunion de compétences et de pouvoirs complémentaires pour affronter les grands enjeux planétaires actuels. Cependant, outre la volonté personnelle de chaque représentant de l'une ou l'autre de ces catégories de participer à la résolution de tels enjeux, Biovision a su séduire ses différents acteurs afin de réunir un maximum de personnalités parmi les plus compétentes. Cette démarche est effectivement essentielle pour permettre la participation des plus grands acteurs mondiaux.

  1. Attirer les entreprises et les financements privés.

Il est important de rappeler que les entreprises ont pour but premier la réalisation de bénéfices, qui sont nécessaires à leur survie et à leur développement. La moitié du financement de Biovision est issue de fonds privés, à hauteur de près de 2,5 million d'euros en 2007. Mais si l'industrie accepte de financer Biovision, c'est qu'elle attend également des avantages en retour.

Premièrement la participation à un événement aussi digne participe à la bonne image des entreprises finançant l'événement et jouissant d'un droit de parole.

Les bénéfices, parfois importants, réalisés par de telles entités sont souvent critiqués par des mouvements altermondialistes ou plus généralement par la société civile. Ces critiques sont d'autant plus vives envers les entreprises concernées par Biovision, étant donné qu'elles sont, pour beaucoup, impliquées dans les secteurs “nourrissant ou guérissant la planète” et par là-même, parfois accusées de faire passer leurs bénéfices avant la santé et la vie humaine. Si cette image négative est entretenue par certaines ONG, le financement et la participation à Biovision de certaines entreprises sert leurs intérêts en améliorant l'image que la société civile perçoit de ces entreprises. Le cas de Monsanto illustre assez bien – en dehors du débat sur les OGM – le type d'industries très largement critiquées pour son comportement qualifié d'”immoral” par de nombreuses associations. Il reste difficile de juger jusqu'à quel point une entreprise peut sacrifier une partie de son capital pour améliorer son image, et même si Biovision offre une opportunité de repenti, ce n'est certainement pas la motivation majeure qui pousse les industries à participer.

L'atout principal, outre l'occasion de servir la planète, que Biovision offre à l'industrie est le marché Biosquare.

Fondé en 2001, Biosquare permet la rencontre de nombreuses entreprises et la signature de nombreux contrats. Etant donné le nombre important de personnalités scientifiques et industrielles présentes à cette occasion, Biosquare est une opportunité importante pour les entreprises de faire connaître leurs produits ou leurs services. (D'après Alain-Paul Godard, ) Le développement de ce marché parallèle à Biovision s'est avéré nécessaire pour satisfaire les intérêts des industriels selon M A.P. Godard; le but étant que tous les acteurs participant à Biovision puissent tirer profit de cette rencontre. Si Biovision a la prétention de réunir les personnalités mondiales les plus qualifiées, il se heurte tout de même à la nécessité de trouver des moyens d'attirer ces acteurs. Ainsi, le marché Biosquare apparaît comme un “appât” aux financements industriels.

Il est intéressant de souligner que ce marché permet aussi la mise en avant de sociétés Biotech françaises et plus particulièrement Rhône-Alpines, le Grand Lyon financant d'ailleurs des stands pour les strat-up et les PME de la région. Ainsi à travers Biovision il ressort ainsi un rayonnement international de ces entreprises.

Des attaques saillantes ont été portées à Biovision par certains groupes alter-mondialistes pour dénoncer le marché Biosquare, qui, selon eux, serait la seule véritable finalité de Biovision. Il reste important de garder à l'esprit que le large financement privé du forum est essentiel à sa réalisation et qu'il est ainsi strictement nécessaire de maintenir une véritable contre-partie aux investissements fournis par les sponsors privés, au risque de perdre ces investissements. Même en ce qui concerne les questions majeures du développement durable, de la santé et de l'agriculture, le profit et les intérêts financiers restent en position centrale si l'on souhaite, dans les conditions actuelles, résoudre ces problèmes mondiaux majeurs. Il est donc encourageant de constater que si la réponse à ces questions ne peuvent survenir qu'en dégageant des intérêts financiers, Biovision a réussi à s'adapter à cette situation et peut être considéré comme un pas vers des solutions mondiales sachant allier profit industriel et avancées humanitaires. Le but de Biovision est de trouver un terrain d'entente entre scientifiques, industriels et politiques.

  1. Séduire les scientifiques.

Au cours des trois dernières décennies, le monde de la science, et celui de la biologie en particulier, a beaucoup changé. Le progrès technique implique la mise en place de lourdes institutions et est un domaine hautement compétitif, au même titre que le domaine industriel. Il est effectivement aisé de constater que la science a su accélérer sa productivité de connaissances en sachant jouer sur la compétitivité et la concurrence, caractéristiques auparavant réservées au monde de l'industrie. Cette métamorphose du comportement du scientifique a eu l'avantage de permettre d'augmenter la production du savoir. En contre-partie, les scientifiques sont victimes de symptomes particuliers : un isolement par rapport au reste de la société dû au manque de temps disponible pour communiquer et ainsi un manque de recul pour juger les besoins et les craintes de cette société.

Les scientifiques ont un rôle évident pour résoudre les problèmes planétaires actuels et ce n'est pas seulement en temps qu' ”ouvriers du savoir”. Leur point de vue est essentiel si l'on souhaite prévoir au mieux les stratégies à mettre en place pour faire progresser la santé, la saciété et le développement durable. Mais la logique actuelle de pratique de la science n'est pas en faveur d'une réflexion plus globale du scientifique sur le monde, étant donné ses impératives de travail. Comment Biovision peut-il séduire cet acteur indispensable au débat ?

L'avancée de la science, en ce qu'elle peut être assimilée à la connaissance, est avant tout construite sur l'échange de savoirs et de plus en plus sur le travail collaboratif. Si les discours du forum permettent effectivement d'échanger des informations; l'intérêt professionnel de chaque scientifique ne se situe pas là. Biovision offre l'opportunité aux scientifiques de se rencontrer entre eux et d'établir des contacts permettant ainsi de créer des collaborations. Cet aspect est totalement indépendant des objectifs globaux de Biovision, mais on peut constater que la structure du forum est faite en partie pour permettre des échanges privés entre scientifiques. Certains scientifiques invités à Biovision nous ont confié participer en grande partie dans le but de rencontrer certains de leurs pairs. On ne peut que féliciter le double rôle du forum qui permet ainsi en quelque sorte de catalyser le développement de la connaissance. La motivation première des scientifiques participant au forum reste cependant, d'après notre petit sondage, de communiquer face à l'ensemble de la société.

  1. Satisfaire les attentes politiques.

La qualité des intervenants faisant foi, Biovision est un signe extérieur de réussite internationale pour la ville de Lyon, la région Rhône-Alpes et la France. Si l'initiative de MM Raymond Barre, Philippe Desmarescaux et Francois Gros permet de placer Lyon sur les devants de la scène internationale, les dirigeants poltitiques actuels entendent bien entretenir cette notoriété scientifique déjà acquise. La région Rhône-Alpes fournit en effet environ 50 % des financements nécessaires, soit près de 2,5 million d'euros en 2007.

Si une telle somme peut être fournie tous les deux ans, Biovision doit justifier de ces dépenses. Visiblement, bien que le niveau des débats soit très élevé et que le fond des discours permette parfois d'identifier les véritables problèmes à surmonter pour parvenir à agir, il semble que le nombre d'actions engendrées à la suite de ces rencontres reste assez modeste. Cependant, il est bien entendu difficile d'évaluer quelle part des actions mondiales peut être attribuée à l'impact de Biovision.

Il existe donc d'autres moyens de justifier ces dépenses. Biovision est une source de dynamisme scientifique et économique pour la région Rhône-Alpes, qui va de paire avec le récent essort des pôles scientifiques lyonnais et grenoblois.

B Difficulté de toucher les systèmes de décision politique

Biovision a donc su obtenir le soutien récurrent des instances politiques régionales et nationales. Mis à part de grands dirigeants français, chaque forum réunit des personnalités politiques mondiales (cf carte).

Les instances politiques ne sont pas les seules instances décisionnelles à pouvoir faire avancer les choses. Les associations représentent également une puissance importante pouvant au moins partiellement contribuer concrètement aux enjeux de Biovision. Par exemple, la célèbre ONG WWF a passé un contrat avec Lafarge pour mener à bien un projet de remise en état de carrières industrielles. Bien que ce genre d'ONG soient constituées dans le but de servir aux mieux les intérêts de la planète et de l'humanité, Biovision permet de guider leurs actions pour répondre au mieux aux problèmes abordés. Le forum permet de fournir les informations, parfois consensuelles, et scientifiquement fondées permettant de guider l'action de ces ONG.

C Portée réelle des actions de Biovision

Il est très difficile de mesurer précisément la réussite d'un tel projet. Biovision a plusieurs objectifs : interagir avec la société et l'industrie pour apporter un point de vue éclairé et représentatif des opinions de la communauté scientifique, et, idéalement, mener à l'aboutissement de plans d'actions en convaincant les instances décisionnelles. Quel est l'état réél de ces objectifs ? En quelle mesure


  1. Atteindre les mentalités.

Le but principal de Biovision reste d'informer la société sur les conclusions scientifiques et les moyens industriels pour répondre au mieux aux questions d'environnement, de santé et de nutrition. Si l'assemblée présente à chaque forum n'est évidemment pas représentative de la société dans son ensemble, Biovision jouit d'une médiatisation internationale forte (plus de 100 médias en 2007, dont Euronexs, CNN,...).

Toutefois, même si Biovision semble acquérir une visibilité à l'internationale, sa portée locale reste plus limitée. La volonté première des organisateurs d'éviter de tomber dans l'éceuil de l'évènement “Lyonno-Lyonnais” se traduit aujourd'hui par une méconnaissance du public Lyonnais de cette manifestation. Cette méconnaissance se manifeste même dans les milieux les plus concernés comme les étudiants en Science de la Vie. Cet état de fait est probablement en train de changer, avec la mise en place de tarifs étudiants, et de partenariats avec les différentes universités et écoles lyonnaises.

  1. Vers des programmes d'action.

De toute évidence, Biovision parvient à chaque manifestation à réunir des interlocuteurs de premier choix pour traiter de ces questions. Les acteurs réunis disposent d'une grande autorité dans leurs domaines de compétences pour permettre d'établir des conclusions de poids.

Ce pouvoir d'autorité peut être utilisé pour faire pression sur les instances gouvernementales (politiques) et non gouvernementales (ONG). D'après les programmes d'action réalisés suite à Biovision, aboutis ou non, il semble que seules des ONG aient, pour l'instant, véritablement répondu aux consignes du forum.

La difficulté majeure, comme toujours, se situe au niveau des moyens de financement de tels projets, coûteux et non rentables. Si Biovision s'est attiré un financement important et diversifié, c'est qu'il a su répondre aux intérêts des différents acteurs financeurs. Mais son apparente infertilité à donner suite à des programmes d'action s'explique par l'absence d'intérêts financiers des solutions proposées. Il ne faut pas perdre de vue que soutenir le développement durable est, à court terme, non rentable. Même les instances politiques, qui sont informées de cette nécessité, peinent à investir pour changer les choses.

C'est sûrement en cela que les ONG ont actuellement une réponse à Biovision prédominante sur les gouvernements : certaines ONG ont axé leurs objectifs sur les problématiques soulevées par le forum. Les fonds récoltés par ces organisations n'ont pas d'impératives de rentabilité mais seulement d'efficacité. Si Biovision veut aboutir à lancer un plus grand nombre de programmes d'action, il lui faudra non seulement réfléchir à des solutions scientifiques mais les inscrire dans des contextes et des programmes économiques.

Cette solution semble s'écarter du but initial de Biovision, mais elle serait en adéquation avec les nécessités actuelles de voir de tels projets aboutir. Chaque forum permet de déterminer parfois ce qu'il faut faire pour résoudre certains problèmes mondiaux, mais la question des moyens disponibles est tout aussi importante et devrait être également considérée.

  1. Origines géographiques des intervenants.

On peut observer que la très grande majorité des intervenants proviennent des pays développés, et notamment de l’Europe (Cf Cartes).

Cela peut se comprendre aisément pour les intervenants industriels. En effet, les entreprises leader mondiales et influentes sont quasi-exclusivement des entreprises des pays développés, ce qui peut expliquer cette sur-représentation vis-à-vis des pays en voie de développement. En outre, c’est également le cas au niveau des intervenants scientifiques, qui proviennent en très large majorité de pays européens, ainsi qu’au niveau des intervenants politiques, avec 4 intervenants politiques pour les pays en voie de développement contre 8 pour les pays développés, dont 6 européens.

Ce déséquilibre est préjudiciable dans l’optique d’envisager des problèmes globaux. En effet, les solutions apportées à l’échelle mondiale doivent être proposées, discutées, comprises et acceptées par l’ensemble des partenaires mondiaux afin d’avoir une efficacité durable. Il est cependant à nuancer par la présence de nombreux responsables d’ONG provenant des pays en voie de développement ou d’instances internationales qui prennent naturellement en compte les intérêts des pays du Sud.

Conclusion
Cette brève analyse de Biovision s'est attachée principalement à mettre en évidence les défauts du forum faisant obstacle à la réalisation de ses objectifs ambitieux.

Il faut toutefois reconnaître que la démarche de cet événement : réunir la science, l'industrie et la politique pour faire naître un dialogue constructif est essentiel pour appréhender les problèmes de la faim, de la santé et du développement durable à l'échelle planétaire. Quoiqu'en soit l'état actuel du forum, sa démarche ne peut être que bénéfique et doit être poursuivie. 2009 sera la cinquième édition de Biovision, le projet n'est encore qu'à ses débuts mais son influence commence à réellement s'élargir à travers le monde, ce qui est très promoteur pour l'impact croissant qu'il a sur la planète. Le forum, s'il est aujourd'hui bel et bien lancé, semble souffrir de quelques faiblesses qui pourraient être améliorées afin d'augmenter son impact sur la société.
Voici les points qui semblent perfectionnables :
- La nécessité d'attirer les acteurs scientifiques, industriels et politiques par des moyens ne concernant pas directement les débats du forum. Ce point peut cependant être nuancé, puisque ces intérêts communs ne nuisent pas forcément à la compréhension des problématiques abordées.

- La nécessité de rééquilibrer les proportions d’intervenants provenant des pays développés et des pays en voie de développement, notamment au niveau politique.

- La difficulté de toucher les instances décisionnelles pour agir.

- La difficulté de produire une réponse consensuelle et concise. Ce problème est peut-être à l'origine du précédent.
Il n'en reste pas moins que la cause à laquelle s’attaque Biovision doit être considérée par la société et les acteurs mis en jeu lors des forums. Sa complexité impose du temps et des moyens importants. Si les actions concrètes réalisées à l'heure actuelle semblent encore mineures, il est essentiel de considérer que ces changements devront passer également par un changement des mentalités et d'une prise de conscience de la société face à ces enjeux.
En conclusion, au cours de ces dix années, il semble que Biovision soit devenu bien plus qu'un projet lyonnais.

Références:

  • Site officiel de Biovision : www.Biovision.org

  • Site de l'ENS Lyon : www.ens-lyon.fr

  • The World Life Science Forum, Analyses and Recommandations, Wyley-VCH, 2005

  • Interviews de MM :

      • Jean-Michel Roy

      • Alain-Paul Godard

      • Philippe Desmarescaux

  • Site officiel de RebelLyon : rebellyon.info




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