Table ronde 1 : La découverte des études universitaires





télécharger 0.72 Mb.
titreTable ronde 1 : La découverte des études universitaires
page5/16
date de publication18.10.2017
taille0.72 Mb.
typeDocumentos
e.20-bal.com > documents > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   16

EVALUATION « A TROIS ANS » DE L’EFFICACITE


DU TUTORAT D’ACCOMPAGNEMENT EN 1ERE ANNEE DE DEUG
Jacques ROUSVOAL4

Antoine ZAPATA5

Université de Haute-Alsace


Le tutorat dans les premiers cycles universitaires
Pour favoriser l’insertion et réduire l’échec dans les premiers cycles universitaires, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a encouragé, dès 1993, la mise en place de dispositifs de tutorat, conçus comme soutien méthodologique et suivi pédagogique, qui se placent dans une perspective de prévention de l’échec, voire de remédiation. En 1996, le tutorat a été étendu à tous les premiers cycles des universités françaises. Des groupes restreints d’étudiants de première année de Deug, volontaires, sont encadrés par des tuteurs, étudiants d’un niveau égal ou supérieur à la licence. Ces derniers font l’objet d’une formation et d’un suivi continu par les enseignants-chercheurs du CUFEF (Sciences de l’Education).

Nous nous proposons d’exposer les bases théoriques et les résultats de ces programmes d’aide aux étudiants par des étudiants tuteurs.


The tutorat in the first university cycles
To support insertion and to reduce the failure in the first university cycles, the ministry for Higher education and Research encouraged, since 1993, the installation of devices of tutorat, designed like methodological support and teaching follow-up, which is placed from the point of view of prevention of the failure, even of remediation.

In 1996, the tutorat was extended to all the first cycles of the French universities. Restricted groups of first-year students of Deug, volunteers, are framed by tutors, students of a level equal or higher than the licence. The latter are the subject of a formation and a continuous follow-up by the teachers of the CUFEF (Sciences of Education). We propose to expose the theoretical bases and the results of these supplementary programmes to the students by students tutors.

Introduction

Au cours de ces trente dernières années (de la fin des années 60 à celle des années 90), le phénomène le plus marquant pour nos sociétés est un allongement des études, qui a touché tous les milieux sociaux, associé selon le cas à une stabilité voire à une réduction des inégalités devant l’école.


Cette démocratisation apparente recouvre en fait des réalités différentes : pour les élèves et les étudiants issus des classes sociales supérieures et moyennes-supérieures, il s’agit d’une extension de l’accès aux études supérieures ; pour les jeunes issus des catégories sociales modestes, il s’agit d’une nouveauté.
« Démocratisation apparente » car, en dépit de la stabilité ou de la réduction des inégalités sociales, l’accès à «l’élite scolaire », constituée par les Grandes Ecoles et les troisièmes cycles universitaires, reste aussi fermé qu’autrefois, voire plus, aux élèves d’origine modeste. Ainsi, selon Thélot et Euriat (1995)i, l’accès aux Grandes Ecoles des enfants issus des classes populaires a considérablement diminué ; « 29% de leurs élèves étaient d’origine populaire dans la première moitié des années cinquante, 09% aujourd’hui, c’est à dire à peu près trois fois moins ». L’embourgeoisement relatif de notre société et la diminution parallèle des effectifs dans les classes populaires ne suffisent pas à expliquer cette augmentation de la sélection.
En fait, l’accès des étudiants issus des milieux modestes à l’enseignement supérieur s’est essentiellement effectué à l’université. Ce phénomène s’est concrétisé par la création de « jeunes universités » accueillant une majorité d’étudiants issus de ces milieux sociaux jusque-là peu disposés à fréquenter ce cycle d’études. Ces « jeunes universités » ont alors connu une forte croissance de leurs effectifs qui, le plus souvent, n’a pas été accompagnée d’une augmentation proportionnelle des moyens mis à leur disposition. Et, paradoxalement, les « anciennes universités », qui ont souvent conservé leurs publics traditionnels issus de classes sociales plus favorisées, ont vu leur dotation croître dans les mêmes proportions. En conséquence, les écarts se sont creusés entre les « anciennes universités » riches et les jeunes, souvent mal dotées, qui accueillent un public d’étudiants nécessitant davantage de moyens pédagogiques et matériels, et pour qui l’entrée à l’Université constitue souvent un « choix second » après le baccalauréat.
Pour un grand nombre d’étudiants se pose alors le problème de l’orientation après le baccalauréat, ou plutôt de son absence, puisqu’il apparaît dans diverses études que près d’un étudiant sur deux fréquentant un premier cycle universitaire ne souhaitait pas prioritairement s’y inscrire. En fait, les règles du jeu sont, en France, faussées par la présence d’un double système d’enseignement supérieur : des établissements qui disposent du privilège de la sélection (à l’entrée) et les universités tenues, par la loi, d’accueillir tous les bacheliers.

Ainsi, en dehors des Grandes Ecoles et des Classes Préparatoires qui sont destinées à accueillir l’élite sociale et scolaire, un « cycle court » est a priori destiné à recevoir des étudiants se destinant à des études courtes (en deux ans ) et professionnalisées : les Instituts Universitaires Technologiques (IUT) et les Sections de Techniciens Supérieurs (STS), or ceux-ci disposent du privilège de la sélection6. Les étudiants qui n’y peuvent entrer sont alors contraints de s’inscrire dans les premiers cycles universitaires. C’est dans ce dernier système que se joue l’essentiel de la sélection après le baccalauréat. La conséquence – mais ce n’est sans doute pas le seul facteur – est l’échec universitaire. Pour de nombreux bacheliers, le problème n’est plus d’entrer à l’Université, mais d’y survivre !

Cette situation, qui a un coût en termes de gaspillages économiques et humains, a été dénoncée depuis de nombreuses années (Bireaud, 1990ii ; Jallade, 1991iii ; Molinari, 1992iv ; Bédarida, 1994v ; Romainville, 1997vi) et associée aux contraintes financières qui pèsent sur les dépenses d’éducation de nombreux pays, elle justifie, pour certains, une demande de sélection à l’entrée à l’Université. Alors que pour d’autres, cette sélection par l’échec apparaît plus juste car elle se réalise non pas sur des compétences et acquis antérieurs, mais à l’issue d’une première année commune où tous, en théorie, auraient les mêmes chances de réussite.
L’étude que nous présentons dans le cadre de cette communication vise à examiner sous 3 ans le « destin scolaire » des nouveaux bacheliers entrés à l’université en septembre 1995.
Descriptif de la population et résultats de l’ensemble des primo-entrants
Tableau 1: Ensemble des primo-entrants

filières

effectifs

%

Sexe %

Lettres


109

15.01

G=10% F=90%

Anglais

188

25.90

G=22.3% F=77.6%

Allemand

69

9.5

G=10.2% F=89.8%

Histoire

150

20.66

G=40.7% F=59.3%

Sciences

210

28.93

G=66.7% F=33.3%

Ensemble

726

100

G=36% F=64%
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   16

similaire:

Table ronde 1 : La découverte des études universitaires iconAtelier de formation doctorale Emplois du temps 2016-2017 Le département...
«Centre d’études féminines» a été fondé à Paris 8 (Vincennes) en 1974 par Hélène Cixous. La filière Études féminines proposait alors...

Table ronde 1 : La découverte des études universitaires iconAtelier de formation doctorale p. 66 Emplois du temps 2015-2016 p....
«Centre d’études féminines» a été fondé à Paris 8 (Vincennes) en 1974 par Hélène Cixous. La filière Études féminines proposait alors...

Table ronde 1 : La découverte des études universitaires iconSynthèse des interventions et de la table ronde sur le thème

Table ronde 1 : La découverte des études universitaires iconAtelier 2 table ronde innovation

Table ronde 1 : La découverte des études universitaires iconTable ronde 1 : Pourquoi et comment développer l'usage

Table ronde 1 : La découverte des études universitaires iconLe programme santé environnement suite à la table ronde «finale»

Table ronde 1 : La découverte des études universitaires iconTable Ronde : Samedi 15 novembre 2014, 14h30 – 16h30

Table ronde 1 : La découverte des études universitaires iconTable ronde sur Alimentation, production locale et circuits-courts

Table ronde 1 : La découverte des études universitaires iconCompte rendu – augmenté d’une table ronde des jeco
«halo» du chômage(A) – ce sont plus de 6 millions de personnes au total qui «manquent» de travail en France

Table ronde 1 : La découverte des études universitaires iconProgramme des enseignements master «genre(S), pensées des différences, rapports de sexe»
«Centre d’études féminines et d’études de genre», a été fondé à Paris 8 (Vincennes) en 1974 par Hélène Cixous. Contemporain des tout...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com