Recommandations de l’Académie Nationale de Médecine





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L’ALIMENTATION ARTIFICIELLE



La France, avec ses 830 000 naissances en 2006 et un faible niveau d’allaitement maternel est confrontée de façon très majoritaire au choix d’une alimentation artificielle. C’est pourquoi depuis 1976 et 1978, les pédiatres nutritionnistes et les organismes nationaux type CNRS, AFSSA, CNERNA ont défini des règles quant à la composition des préparations artificielles destinées aux nouveau-nés et nourrissons et publiés au Journal Officiel (2, 3).

Le 10 janvier 1994, un arrêté a modifié ceux de juillet 1976 et mars 1978. L’ensemble des produits est issu de transformations du lait de vache. L’objectif sur le plan nutritionnel d’abord était de se rapprocher le plus possible de la composition du lait de femme d’une part, et de couvrir le mieux possible les besoins énergétiques, minéraux et vitaminiques de l’enfant de l’autre (4, 5). Le lait de vache contient par litre trois fois plus de protéines, six fois plus de caséine, trois plus de minéraux, sodium, potassium, calcium et six fois plus de phosphore avec comme conséquence une charge osmotique rénale trois fois plus élevée que celle du lait de femme.

En outre, le lait de vache manque d’acides gras essentiels, de vitamines, d’oligo-éléments mais aussi d’oligosaccharides, d’IgAS et autres anticorps, de nucléotides, lactoferrine et lyzozyme. C’est dire que des transformations sont considérables pour répondre aux besoins des nourrissons depuis la période néonatale.
Les préparations artificielles ont été divisées en trois groupes :

  • préparations pour nourrissons de la naissance jusqu’à 5 mois,

  • lait de suite de 5 à 12 mois,

  • lait de croissance pour la période de 1 à 3 ans.


Les plus grandes modifications ont été les suivantes : réduction de la concentration en protéines et rééquilibrage entre protéines solubles et caséine. Les formules les plus récentes n’en contiennent plus que 12 à 14 g/litre pour celles destinées aux nouveaux-nés et jeunes nourrissons (préparation pour nourrissons) contre 33 g/litre dans le lait de vache avec parallèlement, une réduction du pourcentage de caséine. La taurine 50 mg/litre a été ajoutée.
Parallèlement, les concentrations en sodium, protéines, calcium et phosphore ont été réduites avec le souci de rapprocher le rapport calcium phosphore de 2 c’est-à-dire celui de lait de femme. Ces premières modifications ont permis la réduction de la charge osmotique rénale autour de 100 mosmol/l.
Au niveau des lipides, l’évolution la plus importante a d’abord été l’adjonction d’acides gras essentiels c’est à dire acide linoléïque et acide alpha-linolénique dans un rapport de 5 à 10 à partir d’huiles végétales, palme, coprah, tournesol, soja, colza, coco. Depuis deux ans et sur les conseils de l’European Society of Pediatric Gastroenterology Hepatology and Nutrition (ESPGHAN) des acides gras polyinsaturés à longue chaîne ont été ajoutés dans la majorité des formules : 0,5 % des acides gras totaux pour l’acide arachidonique, 0,3% pour ceux de la lignée n-3 acide docosahexaenoique en raison de leur intérêt quant au développement neurologique (6, 7). Par contre, ils n’influent pas la croissance (8). De plus, l’ensemble des préparations a été enrichie en carnitine : autour de 15 mg/l.
Sur le plan des glucides, les préparations pour nourrissons en contiennent 70 à 80g/litre donc plus que le lait de vache avec dans la majorité des préparations 70% de lactose et 30 % de dextrine maltose. Pour couvrir les apports nutritionnels conseillés en 2001 par l’AFSSA chez le nourrisson et l’enfant, les concentrations en vitamines et en oligo-éléments particulièrement vitamines A, E, C, Folates et en fer ont été complétées.
Dans ces conditions, nous disposons actuellement de préparations dont la qualité est très améliorée depuis ces dernières années et ceci compense d’une certaine façon la place trop réduite de l’allaitement maternel.
Il est également utile de rappeler la nécessité de reconstitution des biberons avec une eau plate peu minéralisée, de préférence eau minérale naturelle et insister sur les mesures d’hygiène rigoureuse concernant les biberons et les tétines.

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