Le calendrier de mise en œuvre du plan





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Mesure 2.4
L’entraide et le travail collaboratif entre élèves seront favorisés


Habituer les élèves à travailler en binôme ou en petits groupes permet de stimuler l’entraide et le soutien entre élèves tout au long de leur scolarité.

Un temps d’entraide et de travail hebdomadaire entre élèves sera développé afin d’encourager le soutien mutuel entre élèves.

Le travail en petits groupes autour d’un projet commun sera favorisé, en particulier au collège, afin de développer l’esprit collectif.

Mesure 2.5
La mesure et le suivi des absences et de l’absentéisme seront renforcés


Le suivi des absences est un des moyens privilégiés pour repérer les élèves qui risquent de décrocher et doit donc constituer une priorité et mobiliser tous les membres de la communauté éducative.

Dans les établissements, les modalités de contrôle de l’assiduité seront modernisées, notamment celles qui s’appliquent au signalement des absences des élèves.

Les outils de mesure des absences seront modernisés dans le premier degré (sous la forme d’une expérimentation) et dans le second degré.

Mesure 2.6
Chaque jeune absent sera accompagné pour préparer son retour en classe


Les interruptions ponctuelles de scolarité ne doivent pas consister, pour l’élève, en un temps de rupture dans ses apprentissages. Le maintien du lien entre l’établissement et l’élève pendant ses absences est une nécessité pour prévenir le décrochage ; la mobilisation des équipes pédagogiques et éducatives est essentielle pour assurer ce rôle.

Dès la première absence, un lien sera systématiquement maintenu avec au moins un enseignant pour préparer au mieux le retour en classe.

Dans le cas d’exclusion temporaire ou définitive, la continuité des apprentissages sera assurée pour préparer le retour en classe de l’élève.

Mesure 2.7
La collaboration entre les personnels pédagogiques et éducatifs sera renforcée pour permettre une meilleure prise en charge des jeunes en situation de décrochage


Au sein des établissements, la lutte contre le décrochage mobilise de nombreuses parties prenantes et la coordination de leurs actions nécessite un partage d’information renforcé.

Des outils de type Lycam (3) seront généralisés pour établir des diagnostics et mieux repérer les jeunes en situation de décrochage.

Une charte de déontologie et de confidentialité sera mise en place au sein de chaque établissement afin de sécuriser le partage d’informations.

Les groupes de prévention du décrochage (GPDS) qui rassemblent les personnels pédagogiques et éducatifs seront généralisés et renforcés de même que les référents décrochage.

Mesure 2.8
Des alliances éducatives avec des partenaires externes seront mises en place


Dans les bassins à fort enjeux qui ne sont pas pourvus de programme de réussite éducative (PRE)(4) en matière de décrochage, les jeunes seront pris en charge par des alliances éducatives avec des partenaires externes.

Reposant sur des équipes de professionnels aux compétences complémentaires (représentants de l’action pédagogique et éducative, de l’action médicosociales, associations, etc.), ces nouveaux modes de coopération permettront d’apporter une prise en charge adaptée et individualisée en fonction des besoins du jeune.

Axe 3 : une nouvelle chance pour se qualifier

Si l’ambition première consiste à prévenir le décrochage, l’Éducation nationale, le service public de l’emploi, les Régions et les différentes parties prenantes doivent aussi être en capacité d’apporter des réponses concrètes aux jeunes ayant quitté le système de formation initiale. Permettre plus de souplesse dans les formations et la prise en compte des acquis aux différents stades du parcours du jeune ainsi qu’un accompagnement personnalisé sont autant de solutions adaptées aux jeunes en difficulté d’apprentissage.

Les 15-18 ans représentent 57 % des jeunes ayant décroché (5).

Mesure 3.1
Une plus grande modularité et progressivité dans les formations sera expérimentée


La prise en compte des acquis du passé et la flexibilité offerte par la modularité des enseignements peuvent contribuer à limiter le risque de décrochage.

Les jeunes pourront, dès le premier redoublement après un échec à un diplôme de l’enseignement professionnel, conserver leurs notes et ne repasser que les matières auxquelles ils ont échoué. Ils bénéficieront d’un enseignement adapté tout au long de l’année.

Les jeunes en situation de décrochage auront la possibilité de valider de façon modulaire et progressive les diplômes de CAP et baccalauréat professionnel.

Mesure 3.2
Le jeune sera accompagné dans son orientation et la découverte des métiers et des formations au collège et au lycée


L’implication des équipes pédagogiques est essentielle pour aider les jeunes dans leur orientation. L’éveil aux métiers et les choix d’orientation qui en découlent doivent se diffuser dans toutes les disciplines tout au long de la scolarité.

Dans le cadre du parcours individuel d’information, d’orientation et de découverte du monde économique et professionnel (Piiodmep) mis en œuvre pour tous les collégiens et les lycéens, seront notamment proposés un temps dédié à la découverte des métiers et des formations et la possibilité pour les collégiens de faire un stage en lycée professionnel, dans un CFA ou dans tout autre organisme de formation. Cette découverte des métiers pourra être liée aux territoires et sera ouverte à l’ensemble des systèmes de formation, y compris l’enseignement agricole.

Mesure 3.3
Les passerelles seront facilitées entre les différentes voies : entre l’enseignement professionnel et l’enseignement général et technologique, dans les deux sens, et entre les cycles de la voie professionnelle


Les passerelles existantes entre les différentes voies de formation doivent être davantage utilisées et accompagnées pour une flexibilité accrue des parcours, y compris avec les formations proposées par le ministère en charge de l’Agriculture.

Les passerelles de la 2nde de générale et technologique vers 1ère professionnelle seront davantage anticipées, afin de préparer les élèves à un changement de cursus et de sécuriser leur passage, notamment en réservant une part des capacités d’accueil en 1ère professionnelle à cet effet.

Une période de détermination (temps de découverte et de réflexion) de quelques semaines sera mise en place en 2nde professionnelle et en première année de CAP, pour permettre à chaque jeune de découvrir des spécialités différentes et choisir au mieux sa spécialité.

Mesure 3.4
La gestion des transitions école / collège et collèges / lycées sera renforcée


La gestion des transitions permet, dans les moments où l’élève est le plus exposé au risque de décrochage (changement de cadre, d’enseignements, d’emploi du temps, etc.), de prévenir et limiter les risques de rupture. Le passage du CM2 à la 6ème, et l’entrée en 2nde doivent faire l’objet d’aménagements et d’accompagnements particuliers.

La préparation de l’arrivée en 6ème s’appuiera sur les conseils école-collège.

Un parrainage entre pairs sera mis en place à tous les niveaux de transition, et en particulier : un CP parrainé par un CM2, un 6ème parrainé par un 3ème, un 2nde parrainé par un élève de terminale.

Les actions d’accueil dans la voie professionnelle seront renforcées au travers de l’expérimentation de l’accueil anticipé de collégiens en lycée professionnel.

Mesure 3.5
Un parcours aménagé de "stagiaire de la formation initiale" sera mis en place


Un parcours aménagé de "stagiaire de la formation initiale" sera mis en place pour les 15-18 ans risquant de sortir sans diplôme ou sans qualification d’un établissement du second degré. Le jeune conservera le statut scolaire et bénéficiera d’un parcours de formation sur-mesure et d’un accompagnement personnalisé. Ce parcours permettra au jeune de disposer d’un temps de réflexion mais aussi l’opportunité de sortir de l’univers scolaire tout en intégrant des activités encadrées (ex. de type service civique, stages de découverte en entreprises, etc.). Le jeune sera suivi par un tuteur au sein de l’établissement en vue d’intégrer une solution de formation adaptée.

Mesure 3.6
Une étude sur l’opportunité d’un allongement de la période de formation obligatoire jusqu’à l’âge de 18 ans sera lancée


Les 16-18 ans ne sont pas soumis à l’obligation de scolarité en France. Or, au terme de la scolarité obligatoire, un élève sur cinq n’a pas acquis les compétences nécessaires "pour affronter les défis de la vie adulte" (6). Plusieurs pays européens, selon des modalités variées, se sont engagés dans la voie d’un allongement de la formation obligatoire jusqu’à 18 ans, incluant l’apprentissage.

Une étude sera lancée pour étudier l’opportunité d’un allongement de la période de formation obligatoire en France et les adaptations nécessaires de l’offre de formation qui devraient en découler.

Mesure 3.7
Les jeunes sortant du système éducatif sans diplôme pourront bénéficier d’une durée complémentaire de formation qualifiante


Cette mesure s’adresse aux jeunes âgés de 16 à 25 ans qui ne possèdent aucun diplôme ou, au maximum, le diplôme national du brevet ou le certificat de formation générale.

Elle vise l’acquisition soit d’un diplôme (général, technologique ou professionnel), soit d’un titre ou certificat inscrit au répertoire national des certifications professionnelles.

Pendant la durée de la formation qualifiante, le jeune peut relever de différents statuts : salarié sous contrat en alternance (contrat d’apprentissage ou contrat de professionnalisation), stagiaire de la formation professionnelle, statut scolaire.

Chaque jeune bénéficiera de l’accompagnement d’un représentant de l’une des structures contribuant au service public de l’orientation (le CIO par exemple) chargé de l’informer, de le conseiller et de le suivre dans la définition et la mise en œuvre de sa formation.

La durée complémentaire de formation qualifiante peut consister en un droit au retour en formation initiale sous statut scolaire.
Ce droit peut être exercé dans les deux années qui suivent la sortie du système éducatif.
La durée de la formation est d’une année scolaire, qui peut être prolongée en fonction du bilan de la formation qui aura été effectué.

La durée de la formation suivie par le jeune (sous statut scolaire ou stagiaire de la formation professionnelle) sera mentionnée dans son compte personnel de formation (CPF).

Mesure 3.8
Le développement de pratiques de remédiation innovantes sera encouragé


Dans chaque académie, au moins une structure innovante de raccrochage sera mise en place, de préférence au sein d’un établissement "classique", pour essaimer les bonnes pratiques.

L’échange de pratiques et la capitalisation des expériences entre les structures innovantes dans le périmètre de l’Éducation nationale (microlycées, lycée nouvelle chance, etc.) et au-delà (avec les E2C, les Epide) seront structurés au niveau national.

Mesure 3.9
L’action des plates-formes de suivi et d’appui aux décrocheurs (PSAD) sera confortée et optimisée (coordination des actions par les régions à partir du 1er janvier 2015) (7)


Les PSAD permettent de coordonner l’ensemble des acteurs locaux impliqués dans la recherche de solutions personnalisées pour les jeunes de plus de 16 ans ayant quitté le système de formation initiale sans diplôme. Elles constituent un élément central dans la prise en charge des jeunes sans solution de formation.

Une convention type État-Région sur la prise en charge des jeunes sortant sans diplôme sera élaborée en concertation avec les Régions.

Un guide de fonctionnement des plates-formes permettra de diffuser les bonnes pratiques constatées localement.

Les équipes des plates-formes seront renforcées.

Mesure 3.10
Un abondement du compte personnel de formation sera mis en place pour les jeunes en situation de décrochage à réintégrer un cursus de formation


La mise en œuvre effective des CPF va permettre à chaque jeune à partir de 16 ans de bénéficier d’un quota d’heures de formation disponibles, quota alimenté par le temps passé en entreprise. Le CPF constitue donc une opportunité de bénéficier de formations qualifiantes en utilisant les heures accumulées.

Afin d’encourager les jeunes en situation de décrochage à réintégrer un cursus de formation, un abondement supplémentaire, venant compléter les heures disponibles dans le compte à hauteur du besoin de financement du projet de formation pourra leur être proposé lors de leur prise en charge par un référent PSAD. Cet abondement, organisé par la Région, pourra concerner un panel de formations ciblées dans le cadre de la stratégie définie par le service public régional de la formation.



Notes
1- Implication des parents et prévention du décrochage scolaire, rapport final d’évaluation, juin 2014, École d’économie de Paris
2 - Inspection générale de l’Éducation nationale, Inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche, rapport "Agir contre le décrochage scolaire, alliance éducative et approche pédagogique repensée" juin 2013, p.73.
3 - Questionnaire à objectif préventif permettant un recensement précoce des élèves susceptibles d’abandonner l’école.
4 - Créés en 2005, les programmes de réussite éducative (PRE) concernent les enfants entre 2 et 16 ans scolarisés en éducation prioritaire et/ou en territoire "politique de la ville". Ils reposent sur une approche globale des problèmes d’enfants vulnérables repérés notamment dans le cadre scolaire, depuis l’école maternelle jusqu’au secondaire, et qui se voient proposer un suivi spécifique qui ne se limite pas à l’accompagnement scolaire (suivi social et/ou médical, activités culturelles, etc.)
5 - MENESR, Évaluation partenariale de la politique de lutte contre le décrochage scolaire, rapport de diagnostic, mars 2014
6 - Rapport IGAENR, IGEN, "Le traitement de la grande difficulté au cours de la scolarité obligatoire", Novembre 2013
7 - Article 22 de la loi du 5 mars 2014.
 
 

Les conditions de réussite du plan

Afin de créer les conditions de réussite du plan et d’assurer sa pérennisation, des leviers doivent être actionnés : des moyens financiers renforcés, des outils plus performants, une gouvernance partenariale, un accompagnement du changement et une politique de ressources humaines adaptée et enfin, une évaluation plus systématique des dispositifs et expérimentations.

Une gouvernance dédiée au décrochage

Couvrant les trois champs (prévention, intervention, remédiation), et regroupant les différentes parties prenantes de la politique publique (ministères concernés, associations, etc.), une gouvernance dédiée au décrochage sera mise en place :

  • Au niveau national, avec la création d’un comité interministériel de lutte contre le décrochage

  • Au niveau régional, par la mise en place de comités opérationnels dans les cadres existants

Cette gouvernance permettra de suivre la mise en œuvre du plan et de faire vivre le pilotage partenarial de la politique de lutte contre le décrochage scolaire.

Des moyens financiers renforcés

Les moyens consacrés à la lutte contre le décrochage seront renforcés par la mobilisation de 50 millions d’euros supplémentaires (+ 7 %) chaque année dès 2015, s’appuyant notamment sur une forte sollicitation des fonds européens (près de 95 millions d’euros sollicités sur la période 2014-2020, en particulier au travers du Fonds social européen et de l’Initiative pour l’emploi des jeunes).
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