Bulletin officiel n° 31 du 27 août 2009





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BEP
Modalités d’évaluation du français et de l’histoire, géographie, éducation civique en formation professionnelle continue

Evaluation par contrôle en cours de formation




I – Descriptif du contrôle en cours de formation


  • Texte de référence : Bulletin officiel n° 31 du 27 août 2009


Deux situations d’évaluation en français, notées chacune sur 10
Deux situations d’évaluation en histoire - géographie - éducation civique également notées sur 10.
II – Situations d’évaluation en Français


  1. Remarques générales

Les deux situations d'évaluation, prennent place à deux moments distincts du cursus de formation.

Elles sont référées à des sujets d'étude inscrits au programme des classes de baccalauréat professionnel. Ce programme a été publié dans le bulletin officiel du 25 Février 2010 et est téléchargeable aux adresses suivantes :

  • Programme de français :

http://www.education.gouv.fr/cid50635/mene0925411a.html

  • Programme d’histoire-géographie-éducation civique

http://www.education.gouv.fr/cid50636/mene0925419a.html
Les situations d'évaluation de français sont notées sur 10

Les sujets «zéro » ainsi que celui retenu pour la session 2011 en épreuve ponctuelle peuvent aider les formateurs à construire ces évaluations. En effet, la première situation se réfère à la première partie de l’épreuve ponctuelle et la deuxième situation, à la seconde partie de l’épreuve ponctuelle (Voir annexe 1).


  1. Première situation - Lecture - 50 minutes

2.1 Descriptif

À la fin d'une séquence, pendant laquelle une œuvre ou un groupement de textes ont été étudiés, le professeur propose un support nouveau (texte ou document iconographique) qui peut être pris dans l'œuvre étudiée, qui peut être pris dans ce qui précède ou ce qui suit un extrait étudié dans le groupement de textes, qui peut être un texte ou document iconographique nouveau en lien avec la séquence dans laquelle s'insère l'évaluation.
Le candidat répond par écrit à trois consignes de travail. Il dispose de l'ensemble de ses documents (les textes lus, l'œuvre, ses notes de cours, des enrichissements de son choix, des travaux personnels.).


  • Deux consignes de travail visent à vérifier la capacité du candidat à construire le sens du texte :

  • compréhension du sens explicite d'un élément du texte : la question porte sur le lexique, un fait de langue, un effet d'écriture ;

  • interprétation: la question porte sur un élément du texte ou sur l'ensemble du texte en rapport avec le champ littéraire inscrit au programme de l'objet d'étude.

  • Une troisième consigne de travail invite le candidat à choisir, dans l'œuvre ou dans le groupement de textes étudiés, un texte ou un document iconographique qui lui a particulièrement plu, ou qui l'a particulièrement frappé, et à expliquer son choix en une dizaine de lignes.


Le candidat dispose d'une fiche, élaborée par le professeur, précisant les critères d'évaluation : connaissances relevant du champ littéraire et du champ linguistique et capacités de lecture définies par le référentiel de certification.


    1. Recommandations pour la conception de la situation d’évaluation

2.2.1 Choix des supports :

Le sujet s'appuie sur un texte littéraire (d’une quarantaine de lignes maximum) ou sur un texte littéraire et un document (iconographique ou textuel).
Les textes peuvent être des traductions.
Les références des textes et documents doivent être rigoureusement indiquées : nom et prénom de l'auteur, titre de l'œuvre, année de première publication, éditeur, traducteur (le cas échéant).
Les textes et les documents peuvent être accompagnés d'un bref paratexte typographiquement distinct.
Les textes comportent au maximum deux coupes qui ne trahissent pas l'esprit des supports.
Les champs littéraires indiqués en regard des objets d’étude dans le programme de Première ne constituent pas le cadre exclusif dans lequel le ou les textes et documents supports sont choisis. Ainsi, un sujet référé à l’objet d’étude « Du côté de l’imaginaire » peut prendre appui sur des textes ou des documents n’appartenant pas au mouvement surréaliste ni au registre fantastique. Ainsi, un sujet référé à l'objet d'étude « Les philosophes des Lumières et le combat contre l'injustice » ne s’appuie pas nécessairement sur un texte du XVIIIe siècle. Il est possible de proposer un texte du XVIIIe siècle pourvu qu'il soit mis en relation avec un texte ou un document contemporain qui l'éclaire ; dans ce cas, le texte ou le document contemporain est présenté en premier dans le sujet, le texte du XVIIIe siècle en second. Le parcours de lecture du candidat est ainsi ménagé.
2.2.2 Construction du questionnaire

Les questions visent à évaluer la construction du sens : elles ne se limitent pas à des repérages mécaniques, à des relevés sans explication, elles n’invitent pas à la récitation de connaissances.
Les questions de lecture s'appuient sur les connaissances liées aux objets d'étude de Première (et, si nécessaire, à celles liées aux objets d'étude de Seconde qui relèvent du champ linguistique).
Le libellé des questions peut s'appuyer sur des termes « techniques » qui figurent dans les programmes de seconde et de première.
Les questions de lexique n’invitent pas à remplacer un mot par un synonyme, à réemployer un mot dans une phrase en lui donnant un autre sens, à choisir dans un QCM entre plusieurs significations. Les questions de lexique, comme toutes les autres, contribuent à la construction du sens du texte.
Les capacités visées dans les questions de lexique sont celles de la lecture analytique : relever et expliquer.

Une question du type « En vous appuyant sur le point de vue et le lexique vous expliquerez que… » invite le candidat à :

  • repérer un lexique (relire le texte) ;

  • le nommer (par exemple, lexique de la peur) ;

  • illustrer son propos par des exemples pris dans le texte ;

  • expliquer l’effet produit (par exemple, « le lexique de la peur, présent dans tout le texte, montre que le personnage ne parvient pas à la surmonter au cours de la scène » ; par exemple, « le lexique de la peur fait partager au lecteur l’angoisse ressentie par le personnage » ; par exemple, « le lexique de la peur accentue l’effet de suspens »…).


Une question du type « En vous appuyant sur le lexique vous montrerez qu'il s'agit d'un texte scientifique» invite le candidat à :

  • repérer le lexique du raisonnement (mobilisation des connaissances acquises dans l’année à propos de l’objet d’étude « L’homme face aux avancées scientifiques et techniques : enthousiasmes et interrogations »).

  • repérer les termes et expressions organisant un discours scientifique (argumentation, démonstration).

  • repérer le lexique scientifique.


Les questions pourront faire appel aux termes du programme : fantastique, enthousiasme, juste, intolérable, etc.


  1. Seconde situation - Écriture - 50 minutes

3.1 Descriptif

À la fin d'une séquence pendant laquelle une œuvre ou un groupement de textes ont été étudiés, le professeur propose une consigne qui peut être :

  • soit une contrainte d'écriture prenant appui sur un des supports étudiés pendant la séquence,

  • soit une question engageant une écriture argumentative en rapport avec la séquence.


Le candidat rédige un texte de trente à quarante lignes. Il dispose de l'ensemble de ses documents (les textes lus, l'œuvre, ses notes de cours, des enrichissements de son choix, des travaux personnels...).
3.2 Recommandations pour la conception de la situation d’évaluation

La consigne d'écriture est liée à l'objet d'étude précisé en tête du sujet. Le libellé du sujet ne peut simplement reprendre à l'identique une des interrogations apparaissant dans le programme pour guider l'approche des objets d'étude.
Le libellé du sujet n'impose pas une situation de communication précise. Il reste cependant possible d’en proposer une.
Afin d'aider le candidat à produire le texte attendu, le libellé de sujet propose une guidance : suggestion d’un plan pour l'écriture argumentative, suggestion d’étapes pour l'écriture à contraintes.

La longueur du texte attendu - vingt à vingt-cinq lignes - est précisée.
La notation du texte produit s'appuie elle aussi sur des critères globaux de réussite validés en trois grandes entrées :

  • invention et/ou argumentation (4 points) ;

  • expression (3 points) ;

  • organisation (3 points).

Pour guider le correcteur, des items attendus pour chaque grande entrée sont précisés mais ces items ne donnent lieu à aucune attribution mécanique de points.
Évaluation de la maîtrise de la langue : pour éviter la « double peine », le candidat n’est pas pénalisé pour la qualité de l’expression dans la partie « Lecture ». Dans cette partie, il est évalué sur la compétence de lecture. L’expression est évaluée une seule fois, comme participant à la compétence « écrire », sur 3 points.
II – Situations d’évaluation en Histoire-géographie


  1. Remarques générales

Le contrôle est organisé en deux situations d'évaluation qui prennent place à deux moments distincts du cursus de formation.
Chaque situation comporte deux parties.


  1. Descriptif des situations

Situation 1 - 1 heure

  • 1ère partie : en histoire, trois ou quatre questions de connaissance portant sur un des sujets d'étude,

  • 2ème partie : en géographie, commentaire d'un ou deux documents.


Situation 2 - 1 heure

  • 1ère partie : en géographie, trois ou quatre questions de connaissance portant sur un sujet d'études,

  • 2ème partie : en histoire, commentaire d'un ou deux documents.


Les sujets «zéro » ainsi que celui retenu pour la session 2011 en épreuve ponctuelle peuvent aider les formateurs à construire ces évaluations. En effet, la première situation se réfère à la première partie de l’épreuve ponctuelle et la deuxième situation, à la seconde partie de l’épreuve ponctuelle (Voir annexe 2)

Sujets « Zéro » - BEP français
Exemple n° 1 - Objet d'étude : Du côté de l'imaginaire

Texte 1

Dorian Gray est un jeune et riche héritier dont la compagnie est très recherchée dans la société bourgeoise londonienne du XIXe siècle. Le peintre Basil Hallward, fasciné par la très grande beauté du jeune homme, en a fait le portrait.
Comme il tournait la poignée de la porte, son regard tomba sur le portrait que Basil Hallward avait peint de lui. Il eut, comme étonné, un mouvement de recul. Puis il entra dans sa chambre, semblant toujours perplexe. Ayant retiré la fleur de sa boutonnière, il sembla hésiter. Enfin il retourna examiner le tableau. Dans la lumière terne, atténuée, qui arrivait à filtrer à travers les persiennes de soie de couleur crème, le visage lui parut un peu modifié.

L’expression paraissait différente. On eût cru qu’il y avait une ombre de cruauté dans la bouche. Eh oui, c’était bizarre.

Il fit volte-face, alla à la fenêtre et ouvrit la persienne. L’aube claire envahit la pièce, balaya les ombres fantastiques, les repoussant dans les coins ombreux où elles s’entassèrent en tremblant. Mais l’expression étrange qu’il avait remarquée sur le visage du portrait y demeura et sembla même s’intensifier. Le soleil qui palpitait et ardait1 lui montra les rides de cruauté qui entouraient la bouche aussi clairement que s’il s’était regardé dans un miroir après avoir fait quelque chose d’affreux.

Il tressaillit, et prenant sur la table une glace ovale encadrée de cupidons2 d’ivoire, un des nombreux cadeaux que Lord Henry lui avait faits, il en scruta à la hâte les profondeurs polies.

Aucune ride de ce genre ne déformait ses lèvres rouges. Qu’est-ce que cela signifiait ?

Il se frotta les yeux, vint tout près du tableau et l’examina de nouveau. On ne voyait aucun changement dans la peinture elle-même, et pourtant l’expression en avait été indubitablement3 altérée4. Ce n’était pas lui qui imaginait des choses. C’était terrible à voir.

Il se jeta dans un fauteuil et médita. Soudain, ce qu’il avait dit dans l’atelier de Basil Hallward le jour où le tableau avait été achevé lui revint à l’esprit. Oui, il s’en souvenait parfaitement. Il avait exprimé un souhait insensé : que lui-même restât jeune tandis que le portrait vieillirait ; que sa propre beauté demeurât sans tache, tandis que le visage sur la toile payerait le prix de ses passions et de ses péchés ; que l’image peinte fût marquée au fer de la souffrance et de la pensée, tandis que lui garderait la délicate efflorescence5 et la joliesse de la juvénilité6 dont il venait de prendre conscience. Ce n’était tout de même pas son souhait qui avait été réalisé ?

De telles choses n’arrivent pas. Ne fût-ce qu’y penser semblait monstrueux. Et pourtant le tableau était là, devant lui, avec cette touche cruelle dans la bouche.
Oscar WILDE, Le Portrait de Dorian Gray, 1890.

© Librairie Générale française- Le Livre de Poche, 2001, pour la traduction de Vladimir Volkoff
1. Ardait : brûlait.

2. Cupidons : sculptures de Cupidon, dieu de l'amour dans la mythologie romaine ; connu pour être jeune et beau.

3. Indubitablement : qui ne fait pas de doute.

4. Altérée : modifiée.

5. Efflorescence : épanouissement.

6. Juvénilité : jeunesse.
Document 2

Man RAY, Autoportrait, vers 1925 (tel qu’il figure sur la page de garde de l’édition Folioplus classiques de Rhinocéros, E. Ionesco, Gallimard 2006, n°73) : photographie de trois quart, image déformée.



Évaluation des compétences de lecture (10 points)

Texte 1

1- Expliquez pourquoi le souhait de Dorian Gray, qui est « insensé » (ligne 22), est pourtant réalisé. (2 points)

2- Quel aspect de la personnalité de Dorian Gray apparaît sur le portrait modifié ? Montrez comment l’auteur insiste sur cette marque révélatrice. (1point)

3- En vous appuyant sur le point de vue et le lexique utilisés, analysez comment l'auteur, dans le premier paragraphe, nous fait partager les doutes de Dorian Gray. (4 points).
Texte et photographie

4- Quels rapprochements pouvez-vous effectuer entre la photographie de Man Ray et le texte d’Oscar Wilde ? Justifiez votre réponse par une analyse précise de la photographie (son sujet, sa composition, sa technique…) que vous mettrez en relation avec des éléments du texte. (3 points)
Évaluation des compétences d'écriture (10 points)

« Un jour, j’ai rencontré un bon génie qui m’a offert la possibilité d’exaucer mon vœu le plus extraordinaire… ». Voici les premiers mots du conte fantastique que vous avez décidé d’écrire pour faire rêver vos amis.

Rédigez la suite de votre conte sous la forme d’un texte de vingt à vingt-cinq lignes, en respectant les étapes suivantes :

- la rencontre du génie et l’exposition de votre vœu,

- les effets de sa réalisation,

- les sentiments que vous avez alors éprouvés.
Exemple de grille d’évaluation pour la notation

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