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PROJET AP1-339

Intitulé du projet
Dispositif « Nouvelle Chance »

Structure porteuse du projet
PEP78

Guy Lebas, Directeur des PEP78

Structure porteuse de l’évaluation
AMNYOS CONSULTANTS

Julie PLASSAT, consultante en évaluation des politiques publiques

Durée d’expérimentation : 3 ans (septembre 2009 – septembre 2012)

Date de remise du rapport d’évaluation : décembre 2012

FICHE SYNTHÉTIQUE PROJET AP1-339 *



Décrochage scolaire Numéro du projet AP1-339

Titre : Classe de remédiation proposant un parcours éducatif de prise en charge des collégiens exclus temporairement

Objectifs initiaux :

favoriser, par un accueil spécifique, une réinsertion durable des élèves, en voie de rupture scolaire, dans un contexte de relations sociales et scolaires apaisées

Public(s) cible(s) :

Les élèves du collège Romain Rolland exclus temporairement : de 2 à 8 jours par le chef d’établissement ou plus de 8 jours par un conseil de discipline.


Descriptif synthétique du dispositif expérimenté :

- 1er cycle ; Année scolaire 2009/2010 : expérimentation avec les élèves du collège Romain Rolland de Sartrouville

- 2ème cycle ; Année scolaire 2010/2011 : extension du périmètre de l’expérimentation au collège Louis Paulhan de Sartrouville

- 3ème cycle ; Année scolaire 2011/2012 : confirmation de l’expérimentation sociale et extension aux autres collèges de Sartrouville intéressés par le dispositif.

Territoire(s) d'expérimentation :

Collège Romain Rolland de Sartrouville (implanté au coeur de la cité des

Indes de Sartrouville).

Valeur ajoutée du dispositif expérimenté :


Partenaires techniques opérationnels :

Collège Romain Rolland (Sartrouville, Yvelines), Réussite Educative de Sartrouville


Partenaires financiers (avec montant):


Durée de l'expérimentation

Durée prévisionnelle de l'expérimentation : 3 ans

LE PORTEUR DU PROJET

Nom de la structure : PEP 78

Type de structure :

L'ÉVALUATEUR DU PROJET

Nom de la structure : Groupe AMNYOS

Type de structure : .

* Données issues du projet initial (rapport final non reçu)
RESUME EVALUATION PROJET AP1-339



Le dispositif Nouvelle chance (DNC), porté par une association d’éducation populaire, les PEP78, s’est construit à partir des besoins émanant du collège Romain Rolland de Sartrouville pour répondre à la problématique de l’exclusion et du décrochage scolaire.

Par l’intermédiaire de sessions de travail de 5 jours, réalisées dans l’enceinte de l’établissement et centrées sur un petit nombre d’élèves, l’objectif est de proposer un accompagnement éducatif et individualisé de l’élève en difficulté ayant pour vocation de favoriser un réinvestissement scolaire et de lutter contre le décrochage. Sur les 3 années d’expérimentation, 222 jeunes ont été accueillis, dont une majorité d’élèves de 6ème et 5ème.

L’intérêt de ce dispositif repose dans la mobilisation d’une diversité d’intervenants, et notamment d’un éducateur spécialisé, salarié des PEP (véritable « cheville ouvrière » du dispositif, et localisé en permanence dans les locaux du collège), de l’équipe éducative du collège (enseignants et direction) et d’intervenants extérieurs au collège favorisant la prise en charge des difficultés et la découverte d’activités diverses. Le dispositif mise également sur une implication forte des parents et un travail de soutien à la parentalité et de « réappropriation du statut et du rôle de parents ».

La première année de mise en œuvre a été particulièrement difficile et a été le théâtre de tensions diverses, notamment entre les porteurs de projet et l’équipe d’enseignants, qui n’ont qu’en partie été dépassées à ce jour. D’un dispositif qui devait initialement être centré sur la prise en charge des élèves exclus temporairement pendant les temps d’exclusion, le DNC a très rapidement évolué vers l’accueil simultané d’élèves ayant fait l’objet de sanctions disciplinaires, d’élèves absentéistes, déscolarisés et/ ou décrocheurs. Ceci a contribué à gommer la singularité du dispositif et à le rapprocher d’autres dispositifs tels que les classes ou ateliers relais1 sur un délai d’intervention toutefois nettement inférieur. Ce repositionnement ne s’est toutefois pas accompagné d’une révision à la baisse des ambitions portées au plan partenarial. Par conséquent, l’écart entre les ambitions et les résultats enregistrés sur différents plans est d’autant plus flagrant et est défavorable au dispositif.

Le bilan est malgré tout globalement encourageant tant sur le plan de l’accompagnement de l’élève que sur le terrain du soutien à la parentalité. Des effets positifs ont pu être isolés, directement connectés au travail conduit par l’éducateur. La plus-value de son intervention se situe dans la médiation parents –enfants et dans la relation triangulaire parents- enfants – collège. Il est aujourd’hui reconnu comme un interlocuteur ressource, disposant de la confiance tant du corps enseignant, que des élèves et de leurs familles. Le dispositif joue comme un sas, un terrain neutre sur lequel s’expriment les difficultés et s’apaisent les tensions, une parenthèse lors de laquelle la prise de conscience des difficultés et des solutions pour y remédier est engagée tant au niveau de l’élève que de ses parents.

L’enfant est abordé dans sa globalité, et ses difficultés à l’école, qu’elles soient d’ordre comportemental ou d’ordre scolaire (apprentissage), appréhendées au travers d’une meilleure connaissance et compréhension du contexte familial et pratiques des parents en matière d’éducation.

A ce stade, de nombreuses questions restent en suspens et la perspective d’une généralisation apparaît prématurée. Les résultats du travail d’évaluation engagé par le cabinet Amnyos doivent être mis en perspective avec celui du SG-CIV sur les effets du dispositif sur la trajectoire des élèves de manière à offrir une vision complète du dispositif

1 Les dispositifs relais (classes et ateliers) accueillent des élèves de collège, éventuellement de lycée, entrés dans un processus de rejet de l'institution scolaire qui peut se traduire par des manquements graves et répétés au règlement intérieur, un absentéisme chronique non justifié, une démotivation profonde dans les apprentissages, voire une déscolarisation.

PROJET AP1-353

Intitulé du projet
Professionnalisation de la lutte contre le décrochage scolaire

Structure porteuse du projet
Rectorat de Créteil


Structure porteuse de l’évaluation
CENTRE ASSOCIE AU CEREQ ILE-DE-FRANCE /CENTRE D’ECONOMIE DE LA SORBONNE /AXE INSTITUTIONS /UMR 8174, UNIVERSITE PARIS 1 ET CNRS

Sophie Divay, Sociologue, Chargée d’études

Durée d’expérimentation : 3 ans

Date de remise du rapport d’évaluation : 30 octobre 2012

FICHE SYNTHÉTIQUE PROJET AP1-353



Décrochage scolaire Numéro du projet AP1-353

Titre : Professionnalisation de la lutte contre le décrochage scolaire

Objectifs initiaux :

Professionnaliser les équipes éducatives des établissements scolaires dans la prévention du décrochage scolaire : aider à la structuration du repérage précoce des signes de risque de décrochage ; aider à la construction de réponses adaptées à chaque jeune dans le cadre d’un partenariat à l’interne et à l’externe.

Finalité : Diminuer le nombre d’élèves en situation de décrochage scolaire

Public(s) cible(s) :

Il est constitué des membres des Groupes d’aide à l’insertion (GAIN), de 19 lycées de l’académie. Ces membres sont de 10 à 20 adultes par lycée, plus les enseignants investis dans le tutorat d’élèves. Chaque lycée intervient auprès de 50 à 100 élèves (bénéficiaires secondaires).

Descriptif synthétique du dispositif expérimenté :

Formation des membres du groupe d’aide à l’insertion (GAIN) de 19 lycées : stage « comprendre la souffrance psychique des adolescents » réalisé dans le cadre du plan académique de formation de l’académie de Créteil ; Formation à l’entretien d’aide et d’accompagnement réalisé par le COPAS

Accompagnement des équipes de ces établissements sur site : diagnostic du fonctionnement du GAIN ; mise en place d’une méthodologie de travail interne et avec les partenaires locaux.

Séminaires de regroupement inter GAIN, animés par le COPAS : à partir des travaux réalisés dans chacun des GAIN, ils permettent de dégager des « bonnes pratiques », des principes d’actions et de produire des repères partagés.

Elaboration d’une mallette « prévenir le décrochage »,

Territoire(s) d'expérimentation :

lycées des départements 77, 93, 94

Valeur ajoutée du dispositif expérimenté :

Il permet d’impulser une démarche collective des équipes éducatives et pédagogiques au sein de chaque lycée afin de prévenir le décrochage scolaire.

Partenaires techniques opérationnels :

1) COPAS conseil et pratiques en analyses sociales

2) partenaires effectifs : COPAS


Partenaires financiers (avec montant):

FEJ : 294 010€ Rectorat de Créteil : 446 136€

Durée de l'expérimentation

Durée initiale: 34 mois

Durée effective : 34 mois


LE PORTEUR DU PROJET

Nom de la structure : Rectorat de Créteil

Type de structure : un établissement public

L'ÉVALUATEUR DU PROJET

Nom de la structure : CEREQ

Type de structure : .publique


RESUME EVALUATION PROJET AP1-353



L’expérimentation sociale AP1 353 « Professionnalisation de la lutte contre le décrochage scolaire », portée par le rectorat de Créteil et évaluée par le Centre Associé au Céreq d’Ile-de-France rattaché au Centre d’Economie de la Sorbonne de l’Université de Paris 1, s’inscrit dans le programme 2 « Prévenir le décrochage scolaire et organiser les collaborations pour suivre les jeunes décrocheurs » de l’axe 1 « Réduire les sorties prématurées du système de formation initiale » de la vague d’appel à projets lancée en avril 2009 par le Haut Commissariat à la Jeunesse.

Le rectorat de Créteil a fait de la réussite de tous les élèves un axe prioritaire de son Projet académique. Des dispositifs d’accueil et d’accompagnement, des plates-formes de remobilisation et des dispositifs pour apporter une seconde chance aux jeunes ont été mis en place pour atteindre cet objectif prioritaire.

La baisse du nombre des élèves décrocheurs, et donc de l’absentéisme, représentant un objectif prioritaire de l’académie de Créteil, son recteur a décidé de répondre à un appel d’offres du Haut Commissariat à la Jeunesse permettant de mettre en place en septembre 2009 une expérimentation sociale, financée par le Fonds d’Expérimentation pour la Jeunesse, qui visait le soutien du développement des GAIN (groupes d’aide à l’insertion) implantés dans les lycées.

Cette expérimentation sociale avait pour objectif de professionnaliser les équipes éducatives des établissements scolaires dans le domaine de la prévention du décrochage scolaire en les aidant à détecter de façon précoce les jeunes en risque de décrochage, puis à apporter avec leurs partenaires des réponses adaptées à chaque jeune. A la rentrée de septembre 2009, un échantillon de vingt lycées de l’académie de Créteil a été constitué (pour des raisons institutionnelles, un des lycées a été retiré de l’échantillon en octobre 2009).

L’expérimentation sociale du rectorat de Créteil s’est déroulée sur trois années, et l’évaluation concomitante qui a été réalisée s’est déclinée en trois temps :

► en T1, il s’est agi de dresser un état de l’existant afin d’avoir un point de comparaison auquel confronter les données recueillies par la suite à des étapes situées dans le cours de l’expérimentation ;

► les temps T2 et T3 ont été des « phases jumelles » qui se sont déroulées à un an d’intervalle dans le but de recueillir les points de vue des membres des GAIN destinataires des différentes actions du programme. Les avis des membres des GAIN ont alors été collectés « à chaud », c’est-à-dire juste après la fin de l’administration des actions : le programme s’arrêtant en fin d’année scolaire, et le relevé des avis intervenant au cours du premier trimestre de l’année suivante. Les membres des GAIN ont non seulement été interrogés sur leurs perceptions subjectives des actions, mais aussi sur les éventuelles évolutions factuelles des GAIN. Des effets émergents ont pu être identifiés, mais leur visibilité demeurait faible ;

► c’est en T4 que cette visibilité s’est améliorée. Grâce à une prise de recul plus importante, il a été possible d’apprécier plus nettement les effets concrets des actions en donnant à cette phase moins de place aux perceptions subjectives des membres des GAIN, même s’il a été intéressant d’aborder de nouveau cet aspect afin de « tester » la constance des avis au cours du temps. Un des points essentiels des résultats obtenus à cette étape de l’évaluation a été la mise en évidence du poids de la combinaison des effets propres à l’expérimentation (effets endogènes) avec des événements étrangers à l’expérimentation (effets exogènes). En l’occurrence donc tous les lycées tests ont été réinterrogés plus d’un an et demi après la fin de l’accompagnement.

Les résultats de cette évaluation concomitante sont présentés ici dans trois grandes parties. La première rend compte de la problématique de cette étude et des conditions méthodologiques suivies dans le cadre d’une approche qualitative du dispositif. La deuxième partie porte sur les deux principaux types de résultats : d’une part, l’exposé des appréciations subjectives des actions et des formations recueillies auprès des bénéficiaires ; d’autre part, une évaluation des effets immédiats et différés du programme sur l’activité des GAIN. Enfin, une réflexion est menée sur la question des conditions de possibilité de « transférabilité » de l’expérimentation sociale à travers l’examen de facteurs endogènes et exogènes à l’Education nationale susceptibles d’entraver le fonctionnement des GAIN et sur lesquels de tels dispositifs d’accompagnement peuvent avoir une emprise plus ou moins importante.



PROJET AP1-354

Intitulé du projet
Bourse aux projets de classe

Structure porteuse du projet
Académie de Créteil

Structure porteuse de l’évaluation
Ecole d’économie de Paris – PSE

Responsable scientifique du projet : Luc Behaghel

Durée d’expérimentation : 7 mois

Date de remise du rapport d’évaluation : Avril 2010

FICHE SYNTHÉTIQUE PROJET AP1-354 *



Décrochage scolaire Numéro du projet AP1-354

Titre : Lutte contre l’absentéisme et incitations collectives

Objectifs initiaux :

Diminuer l’absentéisme qui est l’un des indicateurs de décrochage scolaire.
Le dispositif ne s’appuie pas sur des incitations privées et individuelles, mais sur le groupe classe, en lui permettant de mettre en œuvre un projet qu’il aura élaboré à l’aide d’un adulte référent.

Public(s) cible(s) :

Les élèves de lycées professionnels en risque de décrochage

Descriptif synthétique du dispositif expérimenté :

Etant donné le caractère novateur du projet, il se déroulera en deux temps :

  1. Sur l’année 2009-2010, un programme pilote est mené dans 4 classes, sur un ou deux établissements volontaires. Ce pilote permet de tester deux protocoles pour en déceler les difficultés, les ajuster et retenir un protocole qui semble fonctionner convenablement.

  2. Sur l’année 2010-2011, le protocole retenu est mis en œuvre de manière à en permettre l’évaluation, avec un grand nombre de classes contrôle et témoin tirées ay sort.


Le projet se présente comme un contrat entre l’équipe éducative et les élèves : l’institution scolaire est disposée à mettre des moyens importants à la disposition des élèves, mais en contrepartie, elle attend une implication plus grande dans l’ensemble des activités scolaires. L’effort ne doit pas être à sens unique. La contrepartie attendue des élèves conduit à indicer le montant mis à disposition du projet sur la présence des élèves en cours et leur sérieux.

Territoire(s) d'expérimentation :

Académie de Créteil

Valeur ajoutée du dispositif expérimenté :


Partenaires techniques opérationnels :

Académie de Créteil, Ecole d’économie de Paris.


Partenaires financiers (avec montant):


Durée de l'expérimentation

Durée prévisionnelle: deux années scolaires (2009-2011)

LE PORTEUR DU PROJET

Nom de la structure : Académie de Créteil

Type de structure :

L'ÉVALUATEUR DU PROJET

Nom de la structure : Ecole d’économie de Paris

Type de structure : .

* Données issues du projet initial (rapport final non reçu)

RESUME EVALUATION PROJET AP1-354



Ce rapport dresse le bilan de la phase pilote du programme expérimental de « Bourse aux projets de classe », en se situant du point de l’évaluateur. Il ne constitue en rien une évaluation de l’impact du dispositif. Comme prévu par la Convention entre l’Etat, l’Académie de Créteil et l’évaluateur, le bilan du pilote doit instruire la décision de poursuivre ou non l’expérimentation. A ce titre, nous considérons trois critères : le dispositif est-il bien défini ? Est-il généralisable ? Enfin, les conditions éthiques et scientifiques de l’évaluation sont-elles réunies ?
Le rapport répond positivement à la première question : le dispositif est bien défini, et le pilote permet de l’affiner. Le pilote soulève néanmoins des doutes importants sur la possibilité de généraliser le dispositif. Il est apparu que la mise en œuvre de projets de classe véritablement collectifs – portés par les élèves – est difficile. L’initiative de l’équipe pédagogique, à laquelle le dispositif tente pour partie de substituer l’initiative des élèves, s’est révélée cruciale. Or les enseignants se sont montrés réservés, ce qui fait craindre que les possibilités de généralisation soient limitées par le manque de volontaires.
En ce qui concerne la faisabilité d’une évaluation d’impact, sur les plans scientifique et éthique, les résultats sont contrastés. Du point de vue éthique, le risque le plus sérieux est relativisé : il ne semble pas que les incitations collectives constituent, en elles-mêmes, un vecteur d’exclusion et de conflit au sein du groupe. En revanche, du point de vue scientifique, force est de constater que les conditions d’une évaluation objective – où les acteurs ne modifient pas leur comportement en fonction de l’évaluation – n’ont pas été réunies au cours du pilote. Il n’y a pas de raison de penser que ces conditions puissent être réunies en 2010-2011.
Finalement, nous portons un avis négatif sur la faisabilité d’une évaluation d’impact au cours de l’année scolaire prochaine. Cet avis ne signifie pas que le dispositif n’ait pas d’effets (positifs ou négatifs), mais que les conditions pour évaluer rigoureusement ces effets ne sont pas réunies.

PROJET AP1-359

Intitulé du projet
Accompagnement Partenarial d’Itinéraires Personnalisés d’Accès à la Qualification (APIPAQ)

Structure porteuse du projet
Mission Locale de Marseille

Madame Brigitte CAVALLARO

Directrice générale de la Mission Locale de Marseille

Structure porteuse de l’évaluation
Centre d'études et de recherches sur les qualifications

Dominique MAILLARD, Virginie MORA, Pascale ROUAUD, Michel THERY, Patrick VENEAU, avec la collaboration de Tania LEHBERGER

Durée d’expérimentation : 2 ans et 6 mois

Date de remise du rapport d’évaluation : 31 mars 2012

FICHE SYNTHÉTIQUE PROJET AP1-359



Décrochage scolaire Numéro du projet AP1-359

Titre : APIPAQ

Objectifs initiaux :

Accompagner les jeunes décrocheurs vers un itinéraire personnalisé d’accès à la qualification, développer l’efficacité de la coopération entre les partenaires du territoire, faciliter le passage d’une structure à une autre sans discontinuité et réduire les sorties sans qualification du système scolaire.


Public(s) cible(s) :

500 jeunes repérés. Parmi les 250 jeunes du groupe Test, 150 d’entre eux intègreront les plates formes.


Descriptif synthétique du dispositif expérimenté :

Mise en place des plates formes, repérage, entrée et accompagnement par les plates formes


Territoire(s) d'expérimentation :

Marseille


Valeur ajoutée du dispositif expérimenté :

Les plates formes sont des lieux de transition hors des murs de l’école. Principe de pédagogie de la réussite, individualisation des parcours et mobilisation des partenaires


Partenaires techniques opérationnels :

(1) Partenaires initialement indiqués dans le projet : MGI EN, CIO, ADDAP 13, PJJ, Réseau Papej, UNISCITE, ACTEL, E2C, Maison de l’Apprenti, Cité des Métiers.

(2) Partenaires effectifs de l’expérimentation : tous


Partenaires financiers (avec montant):

Fonds d’Expérimentation pour la Jeunesse : 261 585€

Fondation Caisse d’Epargne : 20 000€


Durée de l'expérimentation

(1) Durée initiale : 25 mois

(2) Durée effective : 25 mois


LE PORTEUR DU PROJET

Nom de la structure : Mission Locale de Marseille

Type de structure : Association

L'ÉVALUATEUR DU PROJET

Nom de la structure : Cereq

Type de structure : . Structure publique


RESUME EVALUATION PROJET AP1-359



1. L’expérimentation

L’Accompagnement Partenarial d’Itinéraires Personnalisés d’Accès à la Qualification (APIPAQ) est destiné aux jeunes non qualifiés en rupture scolaire ou présentant des risques sérieux de rupture. L’objectif de ce dispositif est de favoriser le retour ou le maintien de ces jeunes dans une formation qualifiante.

L’innovation porte sur un partenariat renforcé entre l’Education Nationale et la Mission Locale et sur la mise en place, en plus des solutions habituellement mobilisées par ces deux acteurs dans le cadre de la prise en charge des ruptures scolaires, d’espaces d’accueil personnalisé (EAP) hors les murs de l’école, à destination des jeunes qui présentent le plus de difficultés. L’organisme en charge de chaque jeune décide si l’orientation vers un EAP constitue la solution la plus adaptée. Ces EAP, animés par un organisme de formation, proposent à chaque jeune sur une période d’un an, un suivi régulier et personnalisé ainsi qu’une gamme de possibilités élargies. S’appuyant sur la pédagogie de la réussite, les EAP visent à remobiliser les jeunes, construire avec eux un parcours personnalisé, les orienter vers une formation adaptée et les suivre dans leur démarche.

2. L’évaluation

Celle‐ci procède d’une double démarche :

‐ l’une quantitative consistant à comparer deux groupes initialement comparables puisque composés chacun de 500 jeunes tirés de façon aléatoire. Le premier groupe appelé « groupe intervention » a la possibilité de bénéficier d’un EAP, tandis que l’autre appelé « groupe témoin », n’a pas cette possibilité.

‐ l’autre plus qualitative consiste à recueillir auprès des jeunes et des institutions les raisons évoquées du décrochage scolaire ainsi que le fonctionnement du rapprochement entre les différents acteurs impliqués pour optimiser le recours aux différentes solutions existantes.

3. Résultats et préconisations

Au plan quantitatif, 149 jeunes du groupe intervention (29%) ont effectivement rejoint un EAP. La comparaison des groupes « intervention » et « témoin » ne met pas en évidence de différence statistiquement significative sur les aspects relatifs aux formations suivies, diplômes obtenus après la rupture ou situation du jeune à la date de l’enquête (emploi, chômage, …) Deux ans après le décrochage scolaire, le retour ou le maintien en formation et l’obtention d’un diplôme reste dans les deux cas extrêmement limité. Les jeunes du groupe « intervention » commencent un peu plus fréquemment une formation que ceux du groupe « témoin » mais ils abandonnent aussi cette formation avant son terme avec une plus grande fréquence. En dehors des objectifs d’accès à la qualification, les deux groupes voient de semblables proportions de jeunes en emploi à la date de l’enquête (15%)

Au regard des objectifs assignés, ce résultat n’incite donc pas à préconiser une quelconque généralisation de ce dispositif expérimental.

L’étude par questionnaire des raisons évoquées par les jeunes pour décrire leur éloignement du système scolaire, ne permet pas d’en distinguer une qui, même combinée avec d’autres, ferait apparaitre des groupes différenciés. Tous les motifs évoqués concourent à produire cette rupture.

Le récit que font les jeunes de leur parcours scolaire montre que le passage du collège au lycée constitue un facteur crucial dans le risque de décrochage scolaire. Cette transition peut venir renforcer des tendances déjà présentes au niveau du collège (difficultés scolaires, absentéisme, indiscipline) mais elle peut aussi provoquer la rupture, quand la spécialité professionnelle poursuivie est vécue comme une orientation contrainte. Prévenir le phénomène suppose une intervention adaptée tout au long du parcours et pas seulement une fois le décrochage intervenu.

Du côté du système scolaire l’attention portée à cette question paraît vive. Elle s’exprime souvent sous la forme d’un sentiment que l’offre adaptée pour prévenir le décrochage est insuffisante, du moins de la part de ceux dont l’implication est la plus forte et qui n’entendent pas considérer l’absence de certains élèves comme un soulagement.

Enfin, les relations interinstitutionnelles sont aussi bonnes que possible sans pour autant faire disparaître une forme patriotisme institutionnel.

PROJET AP1-364

Intitulé du projet
SOA RUGBY A XIII

école de rugby éducative

Structure porteuse du projet
Sporting Olympique Avignon – SOA XIII

Joris CLEMENT, agent de développement

Structure porteuse de l’évaluation
Pluricité

Pierre GROUSSON, consultant

Durée d’expérimentation : 3 ans

Date de remise du rapport d’évaluation : mars 2012

FICHE SYNTHÉTIQUE PROJET AP1-364



Décrochage scolaire Numéro du projet AP1-364

Titre : Orientation ,lutte contre l’échec scolaire

Objectifs initiaux :

Aller au devant des enfants et des adolescents dans les quartiers. Conventions avec les écoles, collèges, centres sociaux et lycées. Sport-insertion-Formation.


Public(s) cible(s) :

5-17ans,18-23ans, mixte, handicapés.

(Environ 2 100 jeunes/an, des quartiers et autres).


Descriptif synthétique du dispositif expérimenté :

Amener le sport et le rugby à proximité des jeunes. Travailler sur le respect et l’insertion. Lutter contre l’échec scolaire par le sport.


Territoire(s) d'expérimentation :

Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Avignon et le grand Avignon, départements limitrophes 13 et 30,en zone urbaine sensible et en zone rurale.


Valeur ajoutée du dispositif expérimenté :

L’expérimentation a lieu dans les quartiers sensibles où le décrochage des jeunes est importante et peu de structure sont présentes. Participation des familles.


Partenaires techniques opérationnels :

(1) Partenaires initialement visés dans la convention : Ecoles, collèges, centres sociaux, lycées

(2) Partenaires effectifs de l’expérimentation : idem


Partenaires financiers (avec montant):

Conseil régional : 70 000 €,CNDS : 91 100 €,Emplois aidés : 103 900 € et bénévolat : 105 000 €.


Durée de l'expérimentation

1) Durée initiale : 30 mois

2) Durée effective : 30 mois.


LE PORTEUR DU PROJET

Nom de la structure : Sporting Olympique Avignonnais

Type de structure : association

L'ÉVALUATEUR DU PROJET

Nom de la structure : PLURICITE

Type de structure : . structure privée


RESUME EVALUATION PROJET AP1-364



Quelques constats, d’abord :

- Le public touché relève largement de l’école primaire, soit des enfants de moins de 11 ans, les adolescents ayant été peu touchés quand ils n’ont pas été d’abord captés plus jeunes ;

- Le public touché habite majoritairement dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville d’Avignon, sur lesquels d’une part la pratique sportive est limitée en tout cas dans un cadre formalisée et, d’autre part, l’offre sportive est faible voire nulle, ou limitée au football ;

- A l’exception de quelques familles particulièrement impliquées, le projet n’a pas permis de mobiliser largement les parents autour de l’activité réalisée par les enfants ;

- La mise en place d’ateliers de rugby à XIII dans le cadre de l’accompagnement éducatif des écoles primaires d’Avignon a permis de nourrir la dynamique des Ecoles de Rugby Educatives de proximité, sans inscrire pour autant l’action du SOA dans une logique aboutie sur le suivi éducatif des enfants, y compris au regard de la dimension partenariale ;

- L’originalité du projet, l’intervention d’un club élite sur un projet à dimension sociale à l’échelle de son territoire, si elle a suscité initialement beaucoup d’enthousiasme, a rencontré un soutien éphémère notamment des acteurs locaux de la politique de la ville, qui ont accompagné le financement du projet avant de s’en retirer, favorisant puis freinant la professionnalisation du club sur le champ socio-sportif ;

- L'action n'a pas mis en œuvre en tant que tel d’approche éducative intégrée et intégrant un partenariat local formalisé autour du repérage des problématiques sociales rencontrées par les enfants et le relais vers les acteurs compétents.

Concernant les impacts du projet ensuite :

- Un certain nombre d’indices (nombre de réinscriptions d’année en année, augmentation du nombre de licenciés et observations des professionnels locaux du secteur éducatif et socio-éducatif) indiquent les effets positifs de l’action sur les enfants qui y ont participé, en termes de capacité à s’impliquer sur le long terme, à apprendre et à respecter des consignes et des règles, à s’intégrer dans une dynamique collective et à la nourrir, à oser et à accepter l’échec ; l’action a également permis de faire sortir les jeunes des quartiers dans lesquels ils vivent en proposant de nombreuses sorties gratuites autour du rugby et du sport en général, et en rencontrant d’autres jeunes qu’ils ne fréquentaient pas par ailleurs ;

- Il est cependant impossible d’indiquer si l’action a un impact quelconque sur la lutte contre l’échec scolaire, mais on peut faire l’hypothèse qu’elle semble participer de la réussite éducative des enfants en direction de qui, dans tous les cas, elle n’a pas d’effet pervers ;

En conclusion :

En proposant une offre sportive originale, le rugby à XIII, en proximité de quartiers peu investis par d’autres clubs, le SOA XIII a réussi à ouvrir des jeunes de quartiers prioritaires à la pratique d’un sport « pas classique » et à les fidéliser et à les impliquer sur le moyen – long terme. Le SOA XIII a réussi à établir une relation de confiance avec les enfants et à aborder ponctuellement leur parcours et éventuelles difficultés. L’opportunité de la transférabilité du projet répond à deux niveaux de lecture :

- S’il s’agit de lutter contre l’échec scolaire, l’expérimentation ne permet pas de constater l’opportunité de déployer le projet sur d’autres territoires ;

S’il s’agit de participer de la réussite éducative des enfants en leur proposant une offre socio-sportive en proximité qui s’inscrive dans une logique de territoire et portant une préoccupation éducative, il parait tout à fait opportun de réaliser ce type de projet sur d’autres territoires.

Il s’agit alors de veiller à coupler les objectifs d'accès à la pratique sportive et d’approche éducative, à l’inscription partenariale du projet dans une coordination renforcée autour de l'enfant pour un meilleur accompagnement, c'est-à-dire en relation avec les parents, les établissements scolaires, les centres sociaux, etc., à définir un contenu pédagogique formalisé pour faciliter l'intervention auprès des enfants et mesurer leur évolution, à favoriser des mini-interventions de qualité à un déploiement massif à l’échelle d’un territoire.



PROJET AP1-373

Intitulé du projet
Prévention du décrochage et entrée dans la vie active

Structure porteuse du projet
Rectorat de l’Académie de Rouen, Monsieur Auber, CSAIO

Mission locale de l’agglomération Rouennaise, Madame Annie Jeanne, directrice de la Mission Locale de Rouen)

Association régionale des missions locales de Haute-Normandie, Madame Sylvie Saintemarie, animatrice Régionale des Missions Locales de Haute-Normandie

Coordonnateur du projet expérimental : Gil Cottenet

Structure porteuse de l’évaluation
COPAS (conseil en pratiques et analyses sociales – SCOP)

Samuel Thyrion, consultant

Durée d’expérimentation : 28 mois (du 1er septembre 2009 au 31 décembre 2011)

Date de remise du rapport d’évaluation : 31 mars 2012

FICHE SYNTHÉTIQUE PROJET AP1-373



Décrochage scolaire Numéro du projet AP1-373

Titre : Prévention du décrochage scolaire et entrée dans la vie active

Objectifs initiaux :

Engager des coopérations nouvelles entre les différents réseaux pour améliorer le repérage et l'accompagnement des jeunes en rupture scolaire

Public(s) cible(s) :

Décrocheurs et décrochés de la formation initiale.

Nombre de bénéficiaires effectivement atteints:

1100 pour 2011 (estimation sur durée expérimentation 2500)

Descriptif synthétique du dispositif expérimenté :

Articulation des partenariats autour de la production d'outils communs de signalement et de pratiques innovantes.

Territoire(s) d'expérimentation :

une zone pilote sur les deux Bassins d'Éducation et de Formation (B.E.F.) du Grand Rouen et une extension parallèle sur le territoire haut normand.

Valeur ajoutée du dispositif expérimenté :

Renforcement des partenariats et amélioration du repérage dans un premier temps puis contribution très utile à la mise en place des plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs en Haute Normandie.

Partenaires techniques opérationnels :

Rectorat (SAIO, MGI, CIO), DRAAF, ARML (Missions locales et PAIO), des acteurs de la formation initiale (Établissements scolaires publics et privés, MFR, CFA), auxquels d'autres partenaires se sont associés (Région, Chambre des métiers, EPIDE)

Partenaires financiers (avec montant):

Fonds d'expérimentation pour la jeunesse.

Participation des opérateurs réalisée sur leur potentiel.

Durée de l'expérimentation

(1) Durée initiale : 25 mois (1er septembre 2009 au 31 décembre 2011)

(2) Durée effective : idem

LE PORTEUR DU PROJET

Nom de la structure : rectorat académie de Rouen, missions locales.

Portage financier: GIP Formation Continue et Insertion Professionnelle de l'académie de Rouen.

Type de structure : GIP / FCIP Groupement d'intérêt public (Pilotage EN)

L'ÉVALUATEUR DU PROJET

Nom de la structure : COPAS (Lille) Conseil en Pratiques et Analyses Sociales

Type de structure : .Structure privée agréée
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