Chapitre 1 : Les relations monétaires internationales





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REEQUILIBRE de la Balance Commerciale


Hausse du prix des importations libellés en monnaie nationale

(Baisse)

Baisse en volume des importations

(Hausse)




Ce mécanisme est symétrique : les excédents vont disparaître.

Pour les défenseurs de ce mécanisme, il y a 3 avantages :

  • autonomie des politiques économiques (un pays qui est en charge flottante peut connaître une très forte inflation) : baisse de la valeur de la monnaie nationale sur le marché des changes. Il y a correction automatique des effets de l’inflation interne : si les prix et les coûts internes augmentent de 10%, alors le niveau des prix reste inchangé, la monnaie se dépréciera de 10% sur le marché des changes ce qui permet aux entreprises de continuer à exporter sans difficulté. Les prix libellés en monnaie étrangère demeurent inchangés. Au contraire, dans un système de change fixe, on ne peut pas dévaluer trop fréquemment la monnaie nationale donc il faudra constituer des politiques économiques restrictives pour lutter contre l’inflation. Une politique économique restrictive consiste à limiter la croissance de la demande globale :

    • limiter les dépenses de l’Etat (limiter les crédits)

    • limiter la consommation des ménages en limitant, par exemple, les hausses de salaires, les prestations sociales, en augmentant les taux d’intérêt qui n’incitent pas à emprunter.

Si on limite la croissance de la demande, on limite l’augmentation des importations et il apparaît des capacités de production disponibles dans l’exportation. Cette politique restrictive permettra de rétablir l’équilibre du commerce extérieur s’il était déficitaire (mais ça peut être coûteux pour la population).

Ces politiques restrictives peuvent contribuer à augmenter le chômage.



  • C’est un système libéral :

    • Le système d’échange flottant baisse l’intervention de l’Etat ce qui satisfait les libéraux

      • L’Etat n’a plus besoin de définir la valeur de la monnaie nationale comme dans un système de change fixe. Quand l’Etat fixe le taux de change, il fixe en quelque sorte un prix, le prix de sa monnaie.

      • La Banque Centrale (BC) n’est pas obligée d’intervenir sur le marché des changes pour réguler le cours de sa monnaie nationale ou pour soutenir le cours de la monnaie nationale.




        • La suppression des réserves de changes : en change flottant, la BC n’a plus besoin de détenir et de gérer d’importantes réserves en devises, donc d’intervenir sur le marché des changes. Néanmoins, les BC doivent limiter les fluctuations de CT quelque soit le régime de change.




    1. Les limites de ce mécanisme


Les pays excédentaires ont tendance à conserver leurs excédents et les pays déficitaires ont tendance à conserver leurs déficits donc ce mécanisme ne fonctionne pas très bien.


  • 3ème lien de causalité mis en cause (en rouge sur le schéma) : les importateurs et exportateurs ne répercutent pas immédiatement sur leurs prix les variations du taux de change. On constate que, après dépréciation, les vendeurs étrangers maintiennent constants leurs prix évaluer en monnaie nationale ceci dans le but de conserver leur PDM. Par conséquent, la hausse des prix des produits importés ne sera pas systématique. Naturellement, les vendeurs étrangers acceptent une baisse de leur profit. Si la dépréciation de la monnaie nationale est forte, ils ne pourront pas maintenir leurs prix constants pour ne pas perdre de profit. Au contraire, les exportateurs nationaux peuvent bénéficiés de la dépréciation monétaire pour reconstituer leurs marges et ils vont maintenir constant les prix de leurs produits exportés, libellés en monnaie étrangère (ils ne baissent pas leurs prix pour augmenter leurs marges bénéficiaire).




  • Pour que la balance commerciale puisse se rééquilibrer, il faut que la demande nationale et la demande étrangère soit suffisamment élastique par rapport aux prix.


e D/P = ∆ D / D

∆ P / P
∆ = variations

D = Demande

P = Prix


  • Elle est liée aux variations des prix et revenus à terme :

    • Dans le pays déficitaire, la dépréciation de la monnaie et donc le renchérissement des importations, peuvent entraîner une augmentation des prix internes car les produits nationaux incorporent des biens intermédiaires importés comme des matières premières importées => inflation importée. Lorsque les revenus et salaires sont indexés sur les prix (prix augmentent de 10% => revenus et salaires augmentent de 10%), il va apparaître une hausse généralisée des revenus nominaux, et par conséquent, un maintien des importations malgré leurs prix plus élevés. Les agents économiques conservent leur pouvoir d’achat.




    • Dans les pays excédentaires, l’apparition de la monnaie sur le marché des changes entraîne une stabilité sinon une baisse des produits importés. Par conséquent, dans les pays excédentaires, l’inflation peut être plus forte que dans les autres pays ce qui permet aux exportateurs de limiter les hausses de prix, prix libellés en monnaie étrangère, et par conséquent, conserver leur PDM et leurs ventes et donc le pays excédentaire conservera ses excédents.




      • Liée à la spéculation : les flux de capitaux sont beaucoup plus importants que les règlements du commerce international. Ces transferts de capitaux sont beaucoup plus élevés que les flux de règlement. Ce sont les flux de capitaux qui vont entraînés l’inflation des cours de monnaie et donc ce mécanisme ne peut fonctionner. Les fluctuations qu’on observe sur les cours de monnaie sont sans aucune mesure avec ce qui permettrait d’établir l’équilibre de la balance commerciale.



  1. Le rôle du dollar dans le SMI


Malgré l’adoption de l’auro, le dollar joue toujours le rôle de monnaie internationale. On retrouve les 3 fonctions de la monnaie :

  • Unité de compte

  • Unité de règlement

  • Instrument de réserve, notamment pour les BC et multinationales.


Pour que le système fonctionne correctement, il faut que le cours du dollar soit relativement stable par rapport à l’ensemble des monnaies du monde, ce qui, historiquement, n’a pas toujours été le cas. Ainsi, en 1980, un dollar valait 5 FF alors que 5 ans plus tard il valait à peu près 10 FF.


  1. Déterminants des taux de change

    1. Les déterminants fondamentaux des taux de change




      • Le solde de la balance commerciale (cf. schéma p. 6)

      • La PPA (Parité des Pouvoirs d’Achat) : un taux de change respecte la parité des Pouvoirs d’Achat lorsque avec, un capital donné, ou une somme donnée, on peut acheté la même quantité de biens dans le pays d’origine et à l’étranger, après conversion de son capital (en devise) à ce taux de change qui respecte la PPA.

Pour calculer si un taux de change respecte vraiment la PPA, un grand journal anglais avait trouver un produit que l’on retrouve à peu près dans le monde entier : le Bic Mac de chez Mc Donald. C’est le produit phare, le produit référence. Peut-on en acheter autant avec le même capital ?

Si on estime que les taux de change doivent respecter la PPA, une inflation plus rapide dans un pays donné que dans les autres doit normalement entraîner une dépréciation de la monnaie du pays concerné.

    1. Les actions des Etats


Bien que la monnaie soit flottante, les BC interviennent sur le marché des changes pour au moins 3 raisons :

  • Limité les fluctuations à CT du cours de la monnaie

  • Rapprocher le cours de la monnaie du taux de change respectant la PPA (taux de change jugé « normal »).

  • Eviter l’inflation importée en évitant d’avoir une monnaie sous-évaluée


Très souvent, les BC interviennent de façon concertée parce que l’intervention d’une BC isolée n’est pas efficace.

Ex : en septembre 85, il y a eu les accords du Plazza à New York pris par le G-5 (G-7 actuel moins l’Italie et le Canada). Il a été décidé de provoquer une baisse graduelle du cours du dollar sur le marché des changes, car il était jugé que le cours du dollar était trop élevé.

Pour la première fois de leur histoire, les USA ont accepté de participer activement à ce type d’intervention pour faire baisser le cours de la monnaie. Cela consiste pour les USA à vendre leur propre monnaie pour faire chuter le cours du dollar.

Il n’y aucune limite pour une BC à vendre sa propre monnaie (jeu d’écriture) alors que dans l’autre sens, il faut de la monnaie étrangère en stock.

En février 1987, le G-7 décide de stabiliser le cours du dollar, ce qui a été fait.

On peut citer des interventions plus récentes :

  • Septembre 2000 : intervention sur le marché des changes de la BCE en concertation avec la FED qui est la BC américaine, la BC britannique et la BC japonaise dans le but de faire cesser la chute du cours de l’euro.

  • Le Japon est intervenu fréquemment, parfois de façon concertée avec la FED, tantôt contre l’augmentation, tantôt contre la chute du cours du yen.

  • 1990, le Japon a essayé de provoquer la chute du yen pour relancer les exportations.




  1. Crise financière internationale

        1. La crise asiatique et ses prolongements

  1. Causes de cette crise asiatique

La crise asiatique a pour cause le risque d’insolvabilité des banques et des entreprises du Sud Est asiatique.


          1. Le mode de financement des investissements


Les pays du Sud Est asiatique ont connu une croissance très rapide le siècle dernier (miracle économique asiatique). Le dénommé SAMUELSSON a dénoncé la « bande des 4 », en accusant 4 pays d’exercer une concurrence très forte vis-à-vis des industries des pays développés (Malaisie, Hong-Kong, Corée du Sud et Taiwan).

Ces pays du Sud Est asiatique ont eu des besoins de financement importants. Ce financement a été rendu possible par apport de capitaux étrangers. Le taux d’épargne est de l’ordre de 20 à 30% du PIB et le taux d’investissement a pu atteindre 40% et l’écart a été comblé par les investisseurs étrangers. L’investissement étranger représente 10% de l’investissement local.


          1. Développement des risques

Les capitaux étrangers ont été attirés par des perspectives de plus-values et des taux d’intérêts très élevés. De plus, les risques ont été considéré comme limités :

            • Le risque de change est apparu comme faible car les monnaies des pays du Sud Est asiatiques étaient définies par rapport au dollar ou panier de monnaie ou le dollar avait un poids prépondérant.

            • Grande liberté d’action aux banques locales pour attribuer des prêts. Les autorités monétaires ne contrôle pas les banques et les investisseurs étrangers ont prêté directement en dollar et les banques locales ont accordés des prêts aux entreprises.

Les banques locales ont prêté à des entreprises, secteur de moins en moins rentables. Elles ont même investi et spéculé dans l’immobilier.

Il y a eu une mauvaise allocation du capital entre les secteurs d ‘activité. Il y a eu formation d’une bulle financière et d’une bulle dans l’immobilier.


    1. Le déroulement de la crise

          1. Le retrait des capitaux étrangers


Les investisseurs étrangers, en 1997, prennent conscience du risque d’insolvabilité des entreprises du Sud Est asiatique. Ils constatent que les monnaies des pays du Sud Est asiatique sont surévaluées et que ça freine leurs exportations. Ils donc retirer brutalement leurs capitaux, les monnaies locales sont descendues sur le marché des changes, ce qui fait déprécier le cours de ces monnaies.

  • crise sur le marché des changes doublée d’une spéculation


Les monnaies vont perdre 30 à 50% de leur valeur et deviennent flottantes par les Etats. Naturellement, les investisseurs étrangers vendent massivement leurs actions : baisse du cours des actions.


          1. Mise en difficulté des banques et des entreprises


Les banques sont victimes d’un « effet de ciseau ». dans le bilan, côté actif, il y a dévalorisation des immobilisations et des titres à cause de la crise boursière et il est apparu une crise dans l’immobilier. Côté passif, les engagements (ce qu’on doit) libellés en monnaie locale augmente parce que la plupart des dettes étaient libellées en dollar et comme le cours de la monnaie locale s’est effondré, les dettes ont fortement augmentées.

Dans les pays du Sud Est asiatique, le prix des marchandises importées augmentent fortement (ex : prix du riz multiplié par 3, troubles, émeutes en Indonésie). Les exportateurs ne peuvent pas souvent exportés faute de financement. Des exportations ont un « fort contenu en importation » : pour pouvoir fabriquer les produits exportés, il faut au préalable importé des produits finis ou de la matière première et les banques refusent les crédits libellés en dollar. De nombreuses entreprises sont en difficulté à cause des faillites bancaires.


    1. La contagion de la crise asiatique

          1. Baisse du prix du pétrole


La crise a fait chuter le prix du pétrole : prix du baril 24$ à 11$ (+ de 50$ actuellement).

Les pays producteurs de pétrole sont directement affectés par la baisse du prix du pétrole :

    • recettes d’exploitation baissent

    • recettes budgétaires étroitement liées au cours du pétrole



          1. La crise russe

La Russie présente toujours de nombreuses faiblesses structurelles :

    • endettement public élevé

    • faible réserve de change

    • fraude fiscale



La Russie est directement affectée par le canal du commerce extérieur. La baisse des achats des produits sidérurgiques par les pays asiatiques, la Russie, gros exportateur de matières premières, est directement touchée par la baisse du cours des matières premières dont le pétrole.

C’est le même scénario que pour les pays du Sud Est asiatiques : investisseurs étrangers retirent leurs capitaux, vendent les roubles qu’ils possèdent et le cours du rouble s’effondre sur le marché des changes.

    • Avant, 1$ = 6 roubles

    • Après, 1$ = 21 roubles

  • Le gouvernement russe est obligé d’élargir la marge de sa monnaie : cours flottant.

Le taux d’inflation atteint 80% en 98 alors qu’il était de 11% en 1997. Le PIB en volume baisse de 10% : forte hausse du chômage en Russie.

Les banques, également en difficulté, comme celles des pays du Sud Est asiatique font des faillites bancaires.

La crise en Russie n’a eu qu’un effet limité sur le reste du monde (RDM), car leur PIB ne représente qu’1,5% du PIB mondial.
Incidence sur les USA et l’Europe : ils ont tiré un avantage de la crise asiatique :

  • Le prix de la matière première a baissé dont le pétrole.

  • Le taux d’intérêt ont baissé, notamment ceux de LT car il y a eu des placements massifs sur les marchés financiers occidentaux.

L’Europe et les USA n’ont pas été victime de la crise mais aurait pu l’être par le biais du commerce extérieur.


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