Réunion du 12 septembre 2003





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IV.INTERVENTION DU MEDECIN FEDERAL NATIONAL



Sur un ton solennel, Armand MEGRET a nonce qu’il souhaite suspendre momentanément ses fonctions de médecin fédéral. Il précise que cette décision est mûrement réfléchie et qu’elle ne débouche pas sur une démission. Il rappelle que depuis qu’il a été nommé à ce poste, en 1997, il a toujours lutté en interne et qu’il entend assumer ses responsabilités.

Face à la volonté affichée par le Ministère des Sports de réduire les dépenses allouées à la surveillance médicale des sportifs de haut niveau, le Médecin fédéral estime qu’il est absolument nécessaire de poursuivre de façon adaptée le suivi médical longitudinal contrôlé. Il rappelle sa responsabilité et celle des élus de la FFC par rapport à leurs obligations légales en matière de protection sanitaire des athlètes.

Armand MEGRET effectue ensuite un bilan des anomalies mises en évidence par le Suivi médical longitudinal contrôlé depuis sa mise en place, fin 1998 :

Les Hyperferritinémies :

Près de 60 % des coureurs (professionnels et amateurs) étaient porteurs d’une hyperferritinémie en janvier 1999. Actuellement 30 % du peloton a encore des chiffres anormalement hauts par défaut d’élimination du fer qui se dépose sur le foie. Ces compétiteurs encourent des risques hépatologiques graves à type de dégénérescence cancéreuse et pathologie cardiovasculaire. Les obligations de passage dans des services spécialisés et les campagnes d’information ont été bénéfiques et l’usage du « médicament » fer a très nettement diminué. Persiste tout de même l’apparition de quelques nouveaux cas tous les ans.

Troubles du métabolisme osseux chez la femme cycliste adulte :

23 % des cyclistes femmes adultes de haut niveau ont, soit une ostéopénie, soit une ostéoporose (mesurée par ostéodensitomètrie). Conséquence : squelette à haut risque fracturaire chez ces femmes dont le potentiel osseux diminue inexorablement avec l’âge. La prise en charge nutritionnelle et psychologique de l’adolescente ainsi que l’adjonction d’un entraînement complémentaire sont engagés. Un important travail d’information de ces jeunes filles mais aussi de leur entourage et des cadres techniques est nécessaire.

Asthme d’effort :

35 % (chiffre 2003) des cyclistes professionnels ont une hyperréactivité bronchique mise en évidence selon la procédure validée par le Ministère des Sports, le Conseil de Lutte et de Prévention contre le Dopage et le Comité International Olympique et effectuées dans les services agréés par la Fédération Française de Cyclisme. Ce chiffre, bien au dessus des chiffres de celui d’une population non sportive, nous interpelle sur l’avenir broncho- pulmonaire de ces sportifs et nous a engagé dans des études de fond avec nos experts.

Troubles du comportement alimentaire :

30 % des féminines et 10 % des hommes ont des troubles du comportement alimentaire. La recherche de l’amélioration du rapport poids/puissance induit des comportements de restriction alimentaire. L’IGF1 (marqueur endocrinien de l’axe somatotrope) est bas dans cette population. Le déclenchement de consultation spécialisée a permis le diagnostic de ce trouble du comportement. Cette tendance a été confirmée par l’abaissement de la testostéronémie chez certains cyclistes, traduisant un dysentraînement et une hypo-nutrition. Ces éléments sont des facteurs de surentraînement et une des voies de passage potentielle vers le dopage.

Insuffisance surrénalienne :


6 à 7 % des coureurs du peloton français relevant du Suivi médical longitudinal contrôlé ont une cortisolémie anormalement basse et pour 90 % d’entre eux, suite à la prise de corticoïdes de façon licite ou illicite, justifiée ou injustifiée. Une insuffisance surrénalienne peut, à tout moment, décompenser en une insuffisance surrénalienne aiguë avec risque vital.

De plus, nous avons mis en évidence une pharmacodépendance aux glucocorticoïdes chez certains coureurs cyclistes.

Tous ces chiffres correspondent à des études statistiques effectuées par la médecine fédérale de la FFC et ces chiffres sont fiables car calculés à partir de résultats homogènes.

Armand MEGRET rappelle que face à ces anomalies, la commission médicale de la FFC a réagi du mieux possible, avec ses moyens, en mettant des experts en place. Ces actions ont un coût important que le Ministère des Sports ne souhaite plus supporter dans les mêmes conditions que jusqu’à présent. Compte tenu de cette situation, le Médecin fédéral national annonce qu’il ne sera pas capable d’assumer sa mission correctement. Il rappelle aussi que, au regard de la loi, les membres élus du Comité directeur sont responsables de la santé des licenciés de la FFC.

Le Président remercie Armand MEGRET pour tout le travail accompli. Il préconise une réaction officielle de la FFC vis à vis des ministères concernés. Il dresse aussi le constat que la FFC ne peut et ne doit pas arrêter le travail accompli dans le cadre du Suivi médical longitudinal contrôlé.

Yvon SANQUER affirme que le SMLC donne des éléments fiables et quantifiables. Ceux-ci justifient la nécessité de poursuivre les contrôles médicaux longitudinaux. Il regrette vivement que le Ministère des Sports ne laisse pas à la Fédération la possibilité d’être en conformité avec la loi.

Stellio COCIANCICH propose d’entreprendre une action de sensibilisation auprès du Président de la commission médicale de l’Assemblée nationale.

Armand MEGRET rappelle que toutes les composantes de la Fédération devraient être sensibles aux problèmes du dopage. Il déplore que ce ne soit pas le cas. Il estime notamment qu’il manque un relais auprès des athlètes. Selon lui, par carence d’information délivrée par les éducateurs, les compétiteurs n’ont pas compris l’intérêt du Suivi médical longitudinal contrôlé. Il annonce que le colloque médical de la FFC, organisé à Mulhouse en décembre 2003, aura pour objectifs de répondre aux besoins du coureur. Il rappelle que les médecins fédéraux peuvent être des points d’appui des cadres techniques dans le contexte du suivi médical de l’entraînement.

Le Directeur technique national déclare que les cadres techniques éprouvent un sentiment de frustration. Ils attendent un peu plus du SMLC dans le cadre de la lutte contre le dopage.

Yvon SANQUER partage le point de vue de Armand MEGRET lorsqu’il déclare que les éducateurs doivent jouer un rôle de relais auprès des athlètes et les médecins constituer des points d’appui pour les cadres techniques.

Le Médecin fédéral national fait référence à son expérience passée de médecin d’équipe et rappelle que sa valeur et la place qu’il occupait dans l’encadrement étaient directement conditionnées par la volonté du directeur sportif. Par comparaison, il estime que les médecins fédéraux ne représenteront une certaine valeur que lorsque les élus de la FFC leur accorderont un rôle important dans le dispositif de santé et de prévention.

Le Président propose d’inviter Armand MEGRET à assister à la prochaine réunion du Bureau de la LCPF (Ligue du cyclisme professionnel français).

Pierre POUYET souhaite vivement que Armand MEGRET poursuive la conduite des actions qu’il a initiées. Il demande aux autres membres de soutenir massivement et publiquement le Médecin fédéral national. Il insiste sur la nécessité de tenir un langage concret en termes sanitaires.

Armand MEGRET souhaite que tous les membres du Bureau présents s’expriment. Tous les membres se prononcent pour la poursuite du travail entrepris par le Médecin fédéral national.

Le Président s’engage à convaincre les dirigeants régionaux de l’importance de la prévention et de la lutte contre le dopage, de la nécessité de poursuivre le travail entrepris dans le cadre du SMLC, lors des prochaines réunions interrégionales.

Le Bureau décide qu’en cas de sanctions disciplinaires prononcées par les commissions fédérales compétentes, les Présidents de comités régionaux concernés doivent être officiellement avisés, par le responsable du service juridique de la FFC, des sanctions prises à l’encontre des licenciés de leurs comités respectifs.


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