La France de la belle époque : une société pérenne et confiante (1900-1914)





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HISTOIRE ECONOMIQUE ET SOCIALE DE LA FRANCE AU XXè S

Chp I : De la belle époque aux années folles.


  1. La France de la belle époque : une société pérenne et confiante (1900-1914)


La France du début du siècle est caractérisée par l’extrême solidité de la pyramide sociale: strates superposées avec hiérarchie implicite et non remise en cause. Elle tient beaucoup au prestige du franc (créé en 1794 par la Convention pour remplacer la livre et qui durera jusqu’à ce qu’il soit repensé par Napoléon le 17 germinal an XI-1803- d’où le nom de franc germinal. Il restera stable jusqu’à la déclaration de guerre de 1914 grâce à sa parité-or.)

Les français épargnent donc beaucoup dans leurs bas de laine : société confiante.

Cette société est cependant très pyramidale car elle a traversé le temps sans changer depuis la Révolution, par exemple les salons qu’affectionne Proust ressemblent à ceux de 1780.

Différentes strates à la société :


  1. Les classes dominantes.

Elles ont deux grandes catégories :


  1. Le monde.

-le monde

« entrer dans le monde » : avoir accès à que qui n’appartient pas au commun.

Ce sont 1200 familles de la noblesse ancienne ou impériale. Ils ont un style de vie original car ils habitent à Paris, principalement à Saint-germain, et conservent des attaches en province : vie de fêtes permanentes. Ce monde compte des originaux : R. de Montesquiou, B. de Castellane… Ce monde n’a pas d’influence politique même si la plupart sont au service de la République (fonctionnaires) mais a en revanche une grande influence économique (garndes entreprises).

-le demi-monde et le « tout paris »

concerne principalement les femmes, appelées demi-mondaines, et surnommées cocottes ou horizontales. Elles représentent une société où il y a beaucoup de loisirs et où l’amour physique a une grande place. Le « tout paris » ce sont les notabilités du monde des arts, de la presse, du barreau c’est-à-dire le monde académique. Ils contribuent à l’essor des arts puisque la nouveauté n’est jamais refusé : les impressionnistes ont eu du succès parce que la comtesse de Camandeau a ouvert une galerie d’art avec A. Vollard, même chose pour les fauves avec Gerstrude Stein. De même, l’exposition d’art russe installée à Paris par Gragilev est financée par la comtesse Greffulhe.


  1. la bourgeoisie.

Sur 39 millions d’habitants, 6 millions appartiennent au milieu bourgeois.

Quels sont les critères d’appartenance à la bourgeoisie ?

C’est une classe peu organisée donc la définition tient à la formation intellectuelle reçue et au comportement en société.

-la formation : le bourgeois a le bac (ou a au moins fréquenté l’enseignement secondaire), ce qui fait du bac le certificat d’appartenance au milieu bourgeois. Le bac est fondé sur les humanités : le bourgeois a donc gardé le goût de la lecture, du discours et lit donc beaucoup, notamment les journaux (40 quotidiens dont 15 nationaux). Le cancre à l’école est donc mal vu. Tout ceci rend le lycée quasi obligatoire et celui-ci est le lieu d’une promotion sociale intense : si un enfant du peuple entre au lycée, il entre alors dans la bourgeoisie.

La bourgeoise est rarement bachelière malgré l’existence des lycées de filles car ceux-ci sont boudés parce qu’on a l’impression qu’ils ont été créés pour « fournir des compagnes républicaines aux hommes républicains » et donc préférence pour les institutions catholiques. Une seule carrière possible : le mariage.

-comportement extérieur et valeurs : le vêtement est le signe de la catégorie sociale à laquelle on appartient. Chez les bourgeois : le chapeau (sans qui on ne peut sortir, chapeau melon ou haut de forme), le col cassé, le frac et la redingote. Ils sont rarement rasés donc on soigne la moustache. Tout ceci constitue une efficace barrière sociale.

Les valeurs de la bourgeoisie sont l’esprit de travail (ce qui différencie bourgeoisie et le monde). Le travail est un élément social très valorisé, on admire ceux qui réussissent (armateurs du Havre, négociants en vin…). L’épargne est importante (dépasse d’un quart le budget de l’état) et a été érigé en valeur par la bourgeoisie.

Il y a cependant des clivages :

-horizontaux : l’argent. D’une part il y a les grandes familles de la haute bourgeoisie, puis la moyenne bourgeoisie (petits chefs d’entreprise, médecins, ingénieurs..) et enfin la petite bourgeoisie (salariés…)

- verticaux : on se différencie sur les opinions politiques et religieuses. La grande et la moyenne bourgeoisie ont une pratique sociale claire mais la petite bourgeoisie est le lieu de l’incroyance (farnc-maçonnerie). Cependant à l’ENS renouveau spirituel avec les « talas ». En politique on se déchire autour de l’affaire Dreyfus : moyenne b. dreyfusarde tandis que la petite b. est partagée.
Avant 1914, évolution des mœurs bourgeoises :

-pour les garçons : apparition du sport qui devient chic et patriotique (bruit de guerre, donc nécessité du sport)

-pour les filles : début de l’émancipation (abandon des chaperons..)

C’est une classe dynamique car bien que peu prolifique (enfant unique) elle se renouvelle grâce aux meilleurs éléments des classes populaires sélectionnés par l’école.


  1. Les classes populaires : ouvriers et paysans.

Ce sont 33 millions de gens : grande masse de la nation français. La conscience de classe se manifeste rarement et sporadiquement donc c’est un mauvais critère d’appartenance (de même que le salariat ou la situation matérielle). Le vrai critère c’est le genre de vie et le niveau d’instruction : l’homme du peuple n’a fréquenté que l’école primaire et a donc un savoir de base.


  1. les ouvriers

Ils sont moins nombreux que les paysans. C’est un monde peu organisé, sans grand tissu associatif (syndicalisme peu répandu : 836 000 cotisants à la CGT). Pourquoi ?

-esprit d’indépendance

-crainte : peur du patron car le syndicalisme est suspect

-influence du compagnonnage

Au nom du libéralisme on considère que l’état n’a pas à légiférer dans ce domaine : la durée du travail est établie à la journée et est fixée à 10h par une loi du 30 mars 1900 (hebdomadaire 70h) ; il faudra attendre 1906 pour que soit rétabli le repos hebdomadaire. C’est en 1910 que l’on veut créer une caisse de retraite pour les ouvriers de + de 60 ans. L’état se désintéresse des conséquences, c’est l’initiative privée qui veut changer les choses.

Il existe un habitat ouvrier : à Paris ce sont les baraquements (Ménilmontant) mais pas encore de vrais quartiers ouvriers. En province, ils habitent en ville à l’étage qui leur est réservé : au 1er les nobles, au 2nd les bourgeois et au-dessus les ouvriers.

Il y a également une pyramide sociale :

-aristocratie ouvrière : artisans, petits patrons…. Ce sont des ouvriers hautement qualifiés dont le nombre diminue. Ils ont des valeurs propres : conscience professionnelle extrême, souci du travail bien fait, culture autodidactique, grande fierté (refus de l’aide) et sens de l’économie.

-agents du service public & petits fonctionnaires : sont différents des ouvriers car ont de petits avantages, mais interdiction du droit syndical et proches des ouvriers.

-gens de maison : ce sont les domestiques dont aucune famille bourgeoise ne saurait se passer. N’ont aucun statut ni jour de congé.

-les irréguliers : les garçons sont surnommés les « apaches », ils n’appartiennent pas vraiment à la class ouvrière.

-les travailleurs à domicile : lingerie, blanchisserie… ont une situation médiocre car le salaire féminin n’est pas protégé


  1. le monde rural :

L’agriculture est prospère avec un bon rendement à l’hectare car la France a rapidement adopté les nouvelles méthodes ; à l’exception des vignerons qui subissent les ravages du phylloxera et dont on a remplacé les vignes par d’autres à haut rendement ce qui a entraîné la chute des cours à cause de la surproduction.

Différentes catégories d’ouvriers :

-journaliers : 1/3 de la population agricole, aucune stabilité de l’emploi et conditions de vie très difficiles car on s’intéresse peu au monde agricole au niveau législatif ;

-fermiers et métayers : ne sont pas propriétaires de la terre qu’ils cultivent. Traits comportementaux : sobriété de l’alimentation, logement médiocre (sol en terre battue, pas d’installations sanitaires…)

Ce monde commence à bouger avec l’apparition d’horizons nouveaux dus au service militaire, au chemin de fer et à l’école. Réduction du niveau des naissances due au souci de voir la famille s’élever (ne pas diviser le patrimoine), au recul de la religion et au recul de l’instinct devant la réflexion. La natalité reste cependant forte dans les départements pauvres comme la Corrèze, le Corse, le Finistère… Cette classe rurale sera très utile en 1914 car elle est endurante et disciplinée.


  1. Une belle époque ?

Nécessité de nuancer : la démocratie politique est bien installée mais elle n’est pas sociale car elle est dirigée par la bourgeoisie, cette classe reste cependant en accord avec la société.

Le point noir c’est le prolétariat (=celui qui n’a d’autre bien que ses enfants, futurs bras) mais pas de volonté de remettre en cause la structure sociale car sentiment de dignité de la classe ouvrière qui attend plus d’elle-même que d’autrui le progrès.

Il y a malgré cela une floraison artistique : musique (Debussy, Ravel...), art…


  1. La France des années 20.




  1. France où est ta victoire ?

La victoire est un jour de gloire mais aussi de tristesse.


  1. la gloire.

-triomphalisme car les armées françaises ont lavé l’humiliation de 1870-1871. La France retrouve l’Alsace et la Lorraine, des gisements importants (fer, potasse, charbon…) qui lui avaient été enlevés par le traité de Francfort. Retrouve également le Congo, le Cameroun, la Syrie et le Liban donc gains territoriaux.

-art 231 du traité : l’Allemagne est déclarée seule responsable de la guerre, et doit donc des réparations (dont des pensions à verser aux veuves) soit 134 milliards de marks –or

-sur le plan militaire, l’armée française est considérée comme la meilleure du monde (prêtera assistance en 1919-1920 à la Pologne contre l’armée rouge). Les maréchaux (Joffre, Pétain…) sont élus à l’académie française. Le 11 novembre 1918 devient fête nationale et Jeanne d’Arc est canonisée en 1920 et consacrée patronne de la France. ; moments de ferveur patriotique.


  1. l’amertume

Malgré tout cela il y a une rapide prise de conscience des dégâts de la guerre, ce qui amènes des jours d’amertume :

-l’hémorragie démographique : la France est plus atteinte que d’autres pays avec 1,4 millions de tués au feu, 100 000 décès prématurés, 3 millions de blessés et 1,1 million d’invalides ; la population est touchée dans ses forces vives. Cela entraîne une forte dénatalité ce qui explique une loi très dure contre l’avortement. En 1935, les décès sont supérieurs aux naissances.

-les dévastations matérielles : maisons, terres arables, voies de communication, sont détruites dans le nord et les mines ont été volontairement noyées par les allemands.

-déficit du budget : France très endettée auprès des USA (32 Md de francs) et également endettée auprès des citoyens donc la dette publique est multipliée par 5 au cours de la période. LA France a du rapatrier ses capitaux de l’extérieur donc elle a perdu 50% de ses investissements. La Russie soviétique a également refusé de rembourser les emprunts impériaux. On a donc un problème de la valeur de la monnaie car l’émission de monnaie sans encaisse est passée de 30 à 78% (donc inflation). La France est dépendante des du bon vouloir de l’Allemagne pour le paiement des réparations mais également de celui de ses alliés pour qu’ils l’aident dans sa reprise économique et dans ses exigences face à l’Allemagne. Cependant les USA reprennent le commerce avec l’Allemagne et renforcent le protectionnisme et l’isolationnisme. Enfin la France est dépendante de la SDN qui est la seule en mesure de faire respecter les traités.


  1. les suites financières de la guerre

Avant-guerre la France n’avait pas de problème financiers or à partir de 1919, ces problèmes vont empoisonner toute la période.


  1. l’inflation (1919-1926)

ses causes résident dans le double déséquilibre entre dépenses et ressources (augmentation des dépenses). Le budget est réorganisé en distinguant le budget général (dépense normales) et le budget spécial (dépenses qui doivent être recouvrables c’est-à-dire les pensions, réparations qui seront payées par l’Allemagne). Pour payer ces dépenses on va lancer de nouveaux emprunts.

Le déficit budgétaire avoisine 40% donc nécessité d’emprunts extérieurs ( surtout GB et un peu USA), intérieurs (bons du trésor) et d’avances consenties par la Banque de France.

La situation financière est inquiétante et va causer l’inflation. Cependant le principal problème vient du fait que l’Allgn ne va pas payer mais que la France ne s’en ait jamais douté. Poincarré a même occupé la Ruhr en tant que « gage productif » car ces réparations sont vitales pour la France.

-conséquences financières : augmentation des prix

-conséquences politiques : le bloc national disparaît et le cartel des gauches entre à l’assemblée (Herriot), on parle alors d’un impôt sur le capital ce qui entraîne beaucoup de spéculation pour faire baisser le franc. En 1926, démission d’Herriot qui s’est heurté « au mur d’argent ».


  1. Poincarré et le rétablissement du franc (1926-1929).

Dans une atmosphère de drame absolu, Doumergue fait appel à Poincarré après la démission d’Herriot. Il crée un cabinet d’Union nationale avec 5 anciens présidents du conseil dont Briand ou Herriot sur 13 ministres en tout. La simple nomination de Poincarré change l’atmosphère (retour des capitaux, nouveaux investissements, spéculation à la hausse).

    • veut rétablir l’équilibre en diminuant les dépenses (baisse du nombre de fonctionnaires)

    • augmentation des impôts

    • il faut stabiliser le franc et donc dévaluer. Poincarré fait le choix de la dévaluation et fixe la nouvelle valeur du franc qui est défini par son poids en or (4/5 e par rapport à 1914) : franc de 4 sous.

Cette dévaluation stabilise le franc ce qui réévalue l’encaisse-or de la banque de France, provoque l’enrichissement de la France et rétablit la confiance dans le franc ( afflux de devises et d’or de l’étranger).

Dans les années 30-31, la France apparaît comme un pays riche et en 1932 elle détient 27% de l’or mondial ce qui fait du franc la monnaie la plus forte au monde. Cela résout le problème de la dette extérieure car elle est réduite de 53% après négociation avec les USA.


  1. les mutations de l’économie.




  1. l’industrialisation.

A partir de 1925-30 l’activité industrielle commence à grandir au détriment du secteur primaire. La France passe au 2nd rang mondial de la production d’aluminium ou dans la mécanique de précision, l’automobile… L’artisanat s’effondre au profit de grandes entreprises : Renault est en 1930 la 1ère industrie d’Europe avec 40 000 salariés . On assiste à la formation de concentrations ou de holdings. 3 grands foyers industriels : Nord, Est et région lyonnaise, ce qui suscite un appel à la main-d’œuvre notamment étrangère.


  1. l’agriculture

il faut d’abord reconstituer les terres agricoles mais rapide enrichissement car les prix montent. Cela permet l’augmentation de la taille des exploitations et la production s’organise autour de confédérations ou de coopératives. Des difficultés susbsistent mais au nom du libéralisme les pouvoirs publics s’en désintéressent.


  1. la crise démographique.




  1. les aspects de la crise.

Dénatalité et faible diminution de la mortalité.

    1. dénatalité : avant-guerre 830 000 naissances/an alors qu’en 1936-39, 618 000. A partir de 1926, les naissances sont inférieures aux décès. Causes

-occasionnelles : liées à la guerre

- profondes : civilisation plus sensible au confort, émancipation de la femme, déclin du sentiment religieux.

Psychologiques : prise de conscience des horreurs de la guerre.

L’enfant unique devient alors courant et si la natalité diminue, la nuptialité se maintient.

    1. la mortalité : diminution très lente, elle est plus élevée en France que dans autres pays d’Europe.

- les conditions de travail ne s’améliorent pas

- logement insalubre n’a pas disparu

- alcoolisme

- absence d’hygiène, de soins

Cette crise est un facteur de ralentissement économique. Cela a même des conséquences internationales, car la France a moins d’influence et devient un pays d’immigration.

-immigration politique : Russes blancs, Arméniens, Juifs allemands, Espagnols…

Malgré la nécessité de main d’œuvre le problème de l’assimilation a fini par se poser. La crise économique a rendu ces étrangers insupportables aux Français.

    1. aide à la famille : certaines entreprises mettent en place des systèmes d’aide pour leurs ouvriers. L’Etat attend 1904 pour demander aux conseils généraux d’aider les familles de plus de 3 enfants. Après-g de nombreuses initiatives. L’idée que l’état peut aider les familles sera longue à venir : 1925, 27 000 familles aidées et en 1932 le principe d’allocs familiales est obligatoire dans tous les secteurs sauf agriculture.

En 1939, adoption du Code de la Famille qui prévoit des allocs à partir du 2ème enfant et des aides pour la mère au foyer.
E) Les années folles.
Cette expression caractérise l’ensemble de l’Europe occidentale jusqu’en 1929. 3 caractéristiques :

  1. au lendemain de la IGM et donc on cherche le divertissement dans tous les domaines : engouement pour le music-hall (Mistinguett, Joséphine Baker), grande époque des cabarets parisiens, engouement pour les danses nouvelles (tango, charleston, chimmy, fox-trot), pour les spectacles artistiques comme théâtre (Dulin, Pitoeff) ou les créations (Pagnol, Guitry), le cinéma (muet) avec Abel Gance ou Marcel Lherbier

  2. les changements : au sein de la cellule familiale l’autorité du père décline et le style de vie des jeunes filles commence à faire scandale (« La garçonne », Margueritte) au point que son auteur est radié de la Légion d’Honneur.

  3. Volonté de couper les liens avec le passé au point de donner dans la surréalité. Ex : le mouvement Dada né en Suisse 1916 dont le nom a été trouvé par Tzara pour souligner l’absurdité du monde. Compagnons : Kandinsky, Klee, Ball

« Dada travaille de toutes ses forces à l’instauration de l’idiot partout. Mais consciemment. Et il tend lui-même à le devenir de plus en plus ». Il s’agit par exemple de désagréger le langage en produisant des textes dont le sens n’est pas clair. Le mouvement a beaucoup de succès car il touche notamment l’art avec Marcel Duchamp ou Man Ray. A partir de 1918-1920, après parution du manifeste dada, Tzara rencontre Aragon et Breton qui veulent créer une revue « Littérature » pour critiquer la littérature officielle. Sont bientôt rejoints par Eluard et Desnos. Tzara connaît une crise dans son cercle car refuse de créer un congrès. En 1924, publie les 7 manifestes dada qui sont la dernière manifestation du mouvement.

Le relais est pris par le surréalisme qui apporte des types d’écriture spécifique : écriture automatique ou cadavre exquis. Breton publie le manifeste du surréalisme en 1924 et y définit lui-même le surréalisme comme « automatisme psychique par lequel on se propose d’exprimer le réel de la pensée ». Dans la revue « La Révolution surréaliste », il cherche volontairement à choquer comme à l’occasion de la mort d’Anatole France. Le mouvement connaît des crises notamment politiques car Breton et ses amis sont trop proches du PC. Soupault et Artaud sont donc exclus. Cependant en 1927, tous quittent le PC pour ne pas entrer dans la bureaucratie. Le 2nd manifeste du surréalisme paraît en 1929 mais le mouvement est déjà mort.
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