Résumé : Grenoble peut compter sur deux vecteurs de métropolisation qui font d’elle un peu plus que la ville moyenne qu’elle est : sa puissance d’innovation scientifique, technique et industrielle d’une part, son identité alpine d’autre part.





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Grenoble : quelle alliance métropolitaine ?
Martin Vanier

Professeur à l’Institut de Géographie Alpine (Grenoble I)

UMR PACTE-TERRITOIRES

Résumé : Grenoble peut compter sur deux vecteurs de métropolisation qui font d’elle un peu plus que la ville moyenne qu’elle est : sa puissance d’innovation scientifique, technique et industrielle d’une part, son identité alpine d’autre part. Ces vecteurs portent des stratégies d’insertion métropolitaine avec lesquelles elle doit composer.

Mots-clefs : Grenoble, Rhône-Alpes, Sillon Alpin, métropole, réseau de villes, alliance métropolitaine.

La politique des contrats dits de coopération métropolitaine, annoncée lors du CIADT du 18 décembre 2003 et lancée par l’appel à projets du 25 juin 2004, présente une vertu essentielle : elle pose à tous les territoires la question métropolitaine. Pour entendre cette question, il fallait, certes, commencer en ce début d’année 2004 par surmonter l’irritation bien légitime à l’égard d’un État qui prétend lancer une nouvelle procédure contractuelle, alors qu’éclate sa défaillance dans la politique contractuelle mère, celle des contrats de plan État-région tous remis en cause. Chacun restera libre de juger de la cohérence de l’ensemble et de la fiabilité de l’État partenaire, sur fond d’un acte II de la décentralisation contestée par la totalité des pouvoirs décentralisés. Il n’empêche : les contrats de coopération métropolitaine pose une nouvelle question aux villes et agglomérations de France, ou, diront les gens de mémoire, une question qu’elles n’avaient guère eu l’occasion de se poser depuis la lointaine politique des métropoles d’équilibre et les vénérables OREAM qui l’ont suivie.

Cette question n’est évidemment pas neuve pour les toutes premières aires urbaines de l’armature française (Ile-de-France, Régions urbaines de Lyon, Marseille, Lille, voire Toulouse, tous acteurs métropolitains incontestés). Au-delà d’eux, la question métropolitaine interpelle maintenant les territoires englobant la demi-douzaine d’agglomérations françaises qui, en dépit de ce qu’elles disent d’elles, et du fait de leur petite taille, ne sont pas en elles-mêmes des métropoles européennes (Strasbourg, Bordeaux, Nantes, Nice, Montpellier, Grenoble, Rennes), mais n’en connaissent pas moins une métropolisation qui les projettent à une autre échelle que celle de l’agglomération.

Posée à cette demi-douzaine d’agglomérations, et à bien d’autres villes en Europe (LE GALÈS, 2003), la question métropolitaine n’est plus tant celle des villes centres, ni même celle des intercommunalités d’agglomération, que celle de territoires élargis qui articulent des agglomérations rapprochées par la rétraction de l’espace-temps. C’est du moins le parti de la politique des contrats de coopération métropolitaine, qui vise la formation de grappes urbaines polycentrique et leur accès à de nouvelles fonctions rares. Mais alors : quel territoire élargi, pour quelles articulations, moyennant quelle gouvernance territoriale, sur quels dossiers partagés ?

Ces questions générales trouvent à Grenoble un écho particulier : laboratoire urbain des années 1960-70, incontestable technopole de portée mondiale, ville alpine parfois autoproclamée capitale des Alpes, elle doit en permanence ajuster son rôle dans un contexte régional marqué par la « grande lyonnaise », et faire avec une superbe position de cul-de-sac que seules justifiaient des considérations stratégiques d’un autre temps. Poser à Grenoble la question métropolitaine, c’est d’abord se convaincre que si Grenoble n’est pas une métropole, elle n’est pas non plus une ville moyenne comme une autre. Commence alors la recherche d’une alliance métropolitaine – lyonnaise ou alpine ? – qui dépend des stratégies des élites des petits et grands territoires en jeu, mais aussi de quelques dossiers lourds arbitrés aux niveaux régional ou national, voire européen : avec les contrats métropolitains triomphe la « politique des échelles » qui souligne à quel point l’interritorialité est désormais l’enjeu aménagiste structurant.

Grenoble n’est pas une métropole, mais pas non plus une ville moyenne comme une autre.

Des territoires et des classements.

Le mythe grenoblois a la vie dure, qui laisse parfois imaginer que Grenoble est une ville de poids. La cité olympique, laboratoire des G.A.M.1 et haut lieu de la modernité des années 1960, n’est que la 18ème ville française et la 12ème agglomération politique, au cœur de la 12ème unité urbaine et la 14ème aire urbaine (tableau 1, carte 1).
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