Elisabeth Loth, lycée F. Daguin, Mérignac et Frédéric Pinchinat, lycée V. Louis, Talence





télécharger 50.12 Kb.
titreElisabeth Loth, lycée F. Daguin, Mérignac et Frédéric Pinchinat, lycée V. Louis, Talence
date de publication18.11.2017
taille50.12 Kb.
typeDocumentos
e.20-bal.com > droit > Documentos
Proposition de travail sur les relations israélo-palestiniennes,

sous forme d’une tâche complexe, en terminale ES-L.
Elisabeth Loth, lycée F.Daguin, Mérignac et Frédéric Pinchinat, lycée V.Louis, Talence.
Séance qui prend place dans le thème 3 - Puissances et tensions dans le monde, pour la question « un foyer de conflits », mis en œuvre sur « le Proche et le Moyen-Orient ».

Ce travail a été proposé à 3 classes de terminale (une L et deux ES) en mai 2013 puis à 2 autres classes en avril 2014. La séance a été bien appréciée des élèves, autant par son approche ludique que par la liberté laissée pour traiter la question. Le travail a été évalué mais non noté.

Cette séance de 2 heures était située dans une approche chronologique très classique du chapitre, et donc après avoir suivi un cours magistral sur le Moyen-Orient avant 1945 pour en présenter les caractéristiques (dont bien sûr la Palestine) et après avoir réalisé quelques travaux en classe d’analyse de documents pour traiter de crises révélatrices du second XXe siècle (Suez/1956 ; l’Iran/Révolution de 1979 et guerre avec l’Irak).
La complexité de cette situation historique est majeure pour des lycéens. Cette question était au programme dans les années 1990 et apparaissait déjà difficile à traiter, les dissertations posées révélant d’immenses écarts. Tous les moyens magistraux d’explicitation se confrontent, sur un tel chapitre, à deux limites récurrentes : le très inégal bagage culturel des élèves et le degré de précision événementielle à adopter. On peut ajouter l’imbrication de temporalités multiples qui se retrouve dans l’ensemble de ce chapitre.

Ainsi peut-on justifier cette « tâche complexe sur une situation compliquée » : les élèves ne sont pas tous en mesure d’assimiler les mêmes données historiques et la différenciation élevée qu’entraîne cette approche pédagogique est gage d’appropriations minimums variées. On peut attendre que les élèves maîtrisent davantage ce qu’ils ont eux-mêmes démêlé.

Néanmoins certains groupes (librement composés), même avec l’aide apportée, ont cumulé trop d’erreurs -sûrement pas plus qu’en essayant de suivre un cours magistral. Les élèves en grande difficulté le restent majoritairement sur cette étude difficile qui est alors discriminante. La contrainte d’établir une liste de problèmes en suspens à une date clé, ici lors des accords d’Oslo de 1993, a été inégalement respectée par les élèves, influencés par le récit chronologique de leur manuel.

Le bilan reste positif au vu de l’ensemble des productions réalisées et même si l’activité s’avère discriminante : elle a été favorable aux apprentissages d’une bonne partie des élèves, mais pas de tous, d’où le besoin de fournir une réponse attendue type en aval du travail.
Dans les pages suivantes, on trouvera : la fiche élèves des consignes, les aides et la liste des documents fournis, une réponse attendue type fournie a postériori aux élèves, une annexe sur les sources et trois productions révélatrices.

Manuels utilisés selon les classes : Nathan (coll. Le Quintrec) ou Hachette.

La consigne pour les élèves :
Travail de groupe sur le problème israélo-palestinien de 1948 à 1993.
Préparez des négociations israélo-palestiniennes !
Nous sommes en juin 1993 et les négociations sur le processus de paix au Proche-Orient initiées par les États-Unis piétinent.

Vous êtes les proches conseillers du ministre norvégien des Affaires étrangères, Johan Jørgen Holst, qui vient de prendre ces fonctions en avril 1993. Il propose d’accueillir une délégation de chacun des deux camps loin des médias, à son domicile à Oslo, pour avancer dans la recherche d’une solution au conflit israélo-palestinien. Il vous charge de préparer ces négociations secrètes.

Johan Jørgen Holst entend aborder la question de manière pragmatique.

Il souhaite disposer d’une liste des problèmes qui se posent à la veille de ces discussions. Vous devez l’établir en résumant chaque problème en quelques lignes.

Pour des raisons de sécurité la première rencontre a été avancée : vous avez 2 heures pour fournir votre liste au ministre avant qu’il ne reçoive les délégations. Soyez efficaces !


Ressources à votre disposition:

- chronologie et cours du manuel, dont tous les documents qui s’y rattachent [les pages utiles ont été fournies]

- des documents supplémentaires se trouvent sur le réseau du lycée dans le dossier de la classe

- accès internet (dont un site de référence : lesclesdumoyenorient.com)
Rendu de la production, avec vos noms, sous forme numérique enregistrée sur le réseau du lycée (dossier de la classe).


Aide supplémentaire apportée au besoin selon les groupes, en laissant un temps de réflexion/organisation minimum :

- aider au pilotage entre les docs

- présenter la distinction entre le conflit israélo-arabe qui trouve un équilibre vers 1980 et le problème israélo-palestinien en expliquant comment les Palestiniens prennent en main leur cause dans les 1960’s-70’s. Renvoi à la petite synthèse tirée de l’Atlas des pays arabes p54 donnée en complément.

- recommander de commencer par la fin en faisant le point sur ce qu’ont apporté les accords d’Oslo de septembre 1993 à partir du manuel.

- recommander de reprendre la lecture du manuel, organisée chronologiquement pour lister les problèmes accumulés et non résolus.


Documents supports pour le travail:

- Le contexte en 1993 est dans les manuels, au moins indirectement.

- Résolutions 242 (1967) (manuel).

- Cartes des conflits et de l’évolution des frontières (1948-1949, 1967) (manuel).

- Docs sur les réfugiés (manuel).

- Doc synthèse sur liens pays arabes et palestiniens : Atlas des pays arabes p54. Bien plus explicite que dans les manuels.

- Charte des organisations palestiniennes : OLP et Hamas (manuel).

- Photo/informations sur les accords de Camp David (manuel).

- Cartes des implantations de colonies en 1993 : carte des Dossiers et documents du Monde de 1993.

- Doc sur colonisation, Jérusalem évoqué, ressources en eau… Article du Monde 5 mai 1993 « Partager la terre et l’eau ».

- Doc sur les conditions de vie des Palestiniens : témoignage d’une écrivaine israélienne ayant vécu à Gaza (manuel Nathan).


Docs complémentaires ponctuellement utilisés :

- Doc sur les problèmes de sécurité d’Israël : rien n’a été trouvé d’utilisable sur cette période. Extrait des Mémoires de Golda Meir dans manuel Nathan p284 sur l’hostilité des pays arabes en général, (§1 et 3 suffisent), mais ne concerne pas spécifiquement les Palestiniens.

- Doc sur Intifada : renvoi, à la demande, sur l’article du site lesclesdumoyenorient.com qui mentionne l’état de la colonisation juive en 1987 et l’état de la population dans les territoires occupés: TB mais trop long, donc à éviter pour la plupart des groupes.

- Accords d’Oslo.


Document distribué après la séance, lors de la remise des productions évaluées. Il s’agit de rassembler l’essentiel des informations dans la logique de la préparation de l’examen (et pour les élèves absents).


Liste des problèmes posés par le conflit israélo-palestinien à la veille des accords d’Oslo de 1993 :
- Statut et/ou partage de Jérusalem, une même capitale revendiquée par 2 peuples. Le statut international proposé par l’ONU dans le plan de partage de 1947 n’a jamais vu le jour. Jérusalem est coupée en 2 jusqu’en 1967, l’ouest conquis par Israël et l’est par les pays arabes (Jordanie). Elle est réunifiée par la victoire d’Israël lors de la guerre des 6 jours. Déclarée par Israël comme sa capitale en 1980.

- Reconnaissance de l’existence d’Israël. Un seul pays arabe l’a reconnu en 1993 : l’Égypte, lors de la paix signée avec Israël en 1979. Israël est donc un pays dont l’existence est niée par ses voisins et qui doit sa survie à son armée nationale, Tsahal. La plupart des Palestiniens réfugiés dans les pays arabes refusent également d’admettre Israël comme un état légitime.

- Quelles frontières ? Lors de la guerre des 6 jours de 1967, Israël a pris possession des territoires qui avaient été annexés par les pays arabes en 1948-49 : la Cisjordanie et la bande de Gaza. Israël a aussi conquis le Sinaï sur l’Egypte (rendu lors de la paix de 1979) et le plateau du Golan sur la Syrie afin de se protéger. Ces territoires occupés peuvent-ils devenir la terre d’un futur Etat palestinien ?

- Les Palestiniens restent un peuple sans Etat. Soumise aux décisions des pays arabes jusqu’aux années 1960, la cause palestinienne prend en main son devenir avec la création de l’OLP qui incarne la résistance à Israël, par les armes. Quelle autonomie pour les Palestiniens ? Quelle forme peut prendre leur existence à côté d’Israël ? Revendication d’un état palestinien sur les territoires occupés par Israël.

- Conditions de vie des Palestiniens très difficiles dans les territoires occupés : pauvreté, chômage. Infrastructures gérées par les Israéliens, développement limité, économie dépendante.

- Tensions ravivées par l’Intifada de 1987-91 : cette « guerre des pierres » est la révolte d’une population palestinienne meurtrie d’être soumise à l’occupation d’Israël. Elle engendre un regain de violence dans les territoires occupés et une mauvaise image de l’armée israélienne confrontée à ses jeunes palestiniens faiblement armés.

- Problème de sécurité en Israël : action de résistance/attentats terroristes (selon le point de vue) de Palestiniens, dans les territoires occupés et jusqu’en Israël (qui vit donc constamment dans la menace). L’OLP a diminué ces actions violentes depuis la fin des 1980’s mais le mouvement islamiste Hamas a pris le relais.

- Que faire des réfugiés palestiniens ? Ce sont pour l’essentiel les descendants des Palestiniens qui ont fui devant la victoire israélienne de 1948-1949 : ils sont dans les territoires occupés ou dans des camps de réfugiés dans les pays arabes voisins. Ils réclament un droit au retour qui reviendrait à rendre les juifs minoritaires en Israël, ce que ne peut accepter l’Etat hébreux.

- Colonisation israélienne dans les territoires occupés, en Cisjordanie essentiellement. Cette colonisation de terres qui ne sont pas dans les frontières d’Israël est notamment le fait de groupes religieux juifs orthodoxes ou de nationaliste israéliens qui n’entendent pas rendre les territoires occupés et se les approprient donc (car ce sont aussi des terres du patrimoine biblique).

- Partage des ressources en eau : Israël exploite largement l’eau disponible dans les territoires occupés pour sa consommation.
NB : conséquence de cet accord : accord de paix et reconnaissance mutuelle signée entre Israël et la Jordanie en juillet 1994.


Annexes : sources.
- Article « Johan Jørgen Holst » de l’encyclopédie Universalis :

 Inconnu au-delà du cercle limité des experts, le nom de Johan Jørgen Holst apparut à la fin de l'été de 1993 dans les médias, qui, pris au dépourvu, découvrirent en lui le principal artisan de la réussite du processus de paix entre les Israéliens et les Palestiniens de l'O.L.P., qui conduisit aux accords de Washington. Quelques mois plus tard, malheureusement, ils devaient annoncer le décès de ce ministre norvégien, spécialiste compétent des questions de défense et de relations internationales, qui était passé avec tant de succès et de manière si personnelle du domaine de l'analyse théorique à celui des applications politiques les plus ardues.

    Né à Oslo le 29 novembre 1937, Holst avait commencé par faire des études de russe à l'école de langues de l'armée (1958). Il se spécialisa alors en science politique et, les années suivantes, il séjourna tantôt aux États-Unis, tantôt en Norvège : université Columbia de New York (1960), Centre de recherches sur la défense d'Oslo (F.F.I., de 1960 à 1962), Centre d'affaires internationales de Harvard (1962-1963), à nouveau le F.F.I. (1963-1967), Hudson Institute de New York dirigé par Herman Kahn (1967-1969). Fort de cette formation qui fera de lui aussi bien un remarquable analyste des doctrines stratégiques américaines, notamment en matière nucléaire, qu'un expert des relations européennes à l'époque de la guerre froide - ce dont devait témoigner la publication de plusieurs ouvrages et articles, ainsi que ses interventions à l'International Institute for Strategic Studies de Londres -, il occupa le poste de directeur des recherches à l'Institut norvégien des affaires internationales (N.U.P.I.), de 1969 à 1976.

    Vint alors le temps des responsabilités politiques dans les rangs des travaillistes, qui le choisirent comme secrétaire d'État au ministère de la Défense (1976-1979) puis à celui des Affaires étrangères (1979-1981). Partisan de l'adhésion à la Communauté européenne (1972), atlantiste convaincu mais devant compter avec la forte minorité pacifiste de son parti, il eut à intervenir dans le débat sur la stratégie nucléaire de l'O.T.A.N., qui conduisit à l'installation des missiles Cruise et Pershing en Europe. Il le fit en essayant de concilier les angoisses plus ou moins téléguidées des uns et les préoccupations stratégiques des autres, et en insistant sur l'intérêt d'une politique de contrôle des armements fondée sur l'élaboration d'une confiance réciproque avec une Union soviétique en pleine métamorphose. Il revint ensuite au N.U.P.I. comme directeur, poste qu'il assuma de 1981 à 1986 avant d'être désigné comme ministre de la Défense dans le second cabinet Gro Harlem Brundtland (1986-1989).

    Quand celle-ci eut retrouvé la présidence du gouvernement, elle le nomma, en avril 1993, ministre des Affaires étrangères. On sait ce qu'il advint. Alors que rien ne le prédisposait à intervenir dans la poudrière du Moyen-Orient, il sut exploiter les contacts qu'un de ses compatriotes, T. Roed Larsen, entretenait avec des responsables israéliens et palestiniens favorables à la paix et offrir aux représentants des deux délégations le cadre discret de son domicile. Pratiquant au cours de quatorze rencontres une “approche familiale” des différents problèmes mobilisant aussi bien sa seconde épouse que son jeune fils Edvard, âgé de quatre ans, il réussit à désamorcer les antagonismes réciproques et à maintenir le secret indispensable au succès de l'opération, réduisant ainsi à l'impuissance les extrémistes des deux camps, qui furent placés devant le fait accompli. Par ce succès d'une portée internationale, qui devait poser les bases d'un nouvel équilibre dans une région du monde déchirée par des conflits depuis près d'un demi-siècle, Holst devait gagner une notoriété méritée qui faisait de lui un candidat tout désigné aussi bien pour occuper les fonctions de secrétaire général de l'O.T.A.N. que pour recevoir le prix Nobel de la paix. Tragiquement, la mort en décida autrement. Hospitalisé le 16 décembre 1993 à la suite d'une commotion cérébrale, il devait mourir le 13 janvier 1994.

© Encyclopædia Universalis 2004, tous droits réservés
- Consultés en ligne sur google book :

Uri Savir Mille cent jours qui ont changé le Moyen-Orient, Odile Jacob, 1998. C’est le chef de la délégation israélienne de 1993 à 1996.

Michael Bar-Zohar Shimon Peres et l'histoire secrète d'Israël, Odile Jacob, 2007 (trad. 2008).
- Autres sources : Atlas Autrement 
Atlas géopolitique d’Israël, Frédéric Encel, 2012 ;
Atlas des pays arabes, Mathieu Guidère, 2012.
- Commentaire : manifestement, en recoupant plusieurs sources, les négociations ont commencé en janvier à Oslo, entre intellectuels partisans de la paix, proches du pouvoir israélien ou de l’OLP. Le Ministre Holst permet de les rendre plus officielles, en accueillant directement les délégations menée par Uri Savir et Abu Ala (Ahmed Qurei, ministre des finances de l’OLP, proche collaborateur de Mahmoud Abbas, chargé des relations entre l’OLP et Israël) aux noms de Rabin et Arafat (3 ministres du gvt israélien seulement étaient au courant de ces négociations directes avec l’OLP à leurs débuts, dont Peres bien sûr). Une première rencontre pour préparer la possibilité de négociations est organisée à Oslo le 20 mai 1993 entre Savir et Ala. Après accords de Rabin (beaucoup plus méfiant que Péres) et Arafat, les négociations véritables s’ouvrent le 12 juin, en 7 rencontres. Une signature est réalisée le 20 août 93, avec Peres présent, attendant les lettres mutuelles de reconnaissances, courant septembre, au moment où les E.U. reprennent la main (EU informés des détails de l’accord vers le 30 août, ils savaient qu’il y avait un « deuxième canal » norvégien de négociations avec l’OLP mais ne savaient pas qu’elles se déroulaient directement entre les délégations chez Holst).

Les négociations de Washington se poursuivent en parallèle par une énième négociation débutée en avril 1993 (et qui dure jusqu’en juillet), sans la participation officielle de l’OLP. Il n’est pas question d’aborder avec les élèves la question des rivalités au sein du camp palestinien, qui sont une des composantes des difficultés du processus de paix de ces années-là.
Exemples de 3 productions d’élèves :
Travail d’un groupe d’élèves sérieux, très peu autonomes en début d’année et guère ouvert sur l’actualité internationale ou politique mais qui a su délimiter ce qu’ils pouvaient maîtriser :
Le 5 juin 1993,
Objet : Problèmes posés par le conflit israélo-palestinien

Monsieur le ministre des Affaires étrangères, Johan Jorgen Holst,

Suite à votre demande de préparer les négociations israélo-palestiniennes qui auront lieu demain, nous avons établi une liste de problèmes qui se posent à la veille de cette discussion.

Tout d'abord, il faudrait proposer un plan de partage entre les populations arabes et populations juives afin de mieux délimiter les frontières, étant donné que le premier plan de partage proposé par l'ONU en 1947 a été refusé par les populations arabes, ce qui a conduit à une guerre civile de 1947 à 1948.

Nous avons également constaté que l'état d’Israël a été proclamé le 14 mai 1948 mais celui-ci n'est pas reconnu par les autres états mis à part par l’Égypte. Il serait donc nécessaire de proposer des traités de paix qui officialiseraient la reconnaissance de cet état d’Israël.

Puis, nous avons remarqué que la Guerre des six jours, qui a eu lieu du 5 au 10 juin 1967, a eu diverses conséquences. Parmi elles, les territoires de la Cisjordanie, du Golan, de la bande de Gaza et de Jérusalem Est ont été occupés par Israël. De ce fait, cela a provoqué un soulèvement des palestiniens en Cisjordanie et à Gaza contre l'armée israélienne et l'administration en 1987, révolte connue sous le nom d'Intifada.

Pour continuer, il serait nécessaire de créer une autorité palestinienne dans les territoires occupés afin de regrouper les populations palestiniennes chassées par la première guerre israélo-arabe de 1948. De ce fait, les palestiniens, n'ayant pas d'état officiel, donnent lieu à des mouvements de résistance et de libération dirigé par l'OLP et le Hamas.

De plus, du fait qu'Israël confisque les ressources aquifères des territoires occupés, il faudrait donc que celui-ci accepte de retirer ses troupes et de restituer leurs terres.

Enfin, il faudrait apporter des aides financières à Gaza, qui dépend largement de Israël pour ses ressources en eau et en électricité, du fait des importantes inégalités économiques.


Veuillez agréer, Monsieur le ministre, nos sincères salutations.
Travail d’un groupe d’élèves autonomes et intéressés par le sujet :
Négociations israélo-palestiniennes
Contexte en 1993 :
Intifada (soulèvement déclenché en 1987 par des jeunes Palestiniens). Charte de l'OLP déclarée obsolète par son dirigeant, Yasser Arafat à partir de 1989. Il explique que les articles de la charte concernant la destruction d'Israël ne sont plus d'actualité, l'OLP exige non plus la destruction d'Israël mais le retour des réfugiés Palestiniens chassés par la guerre israélo-arabe de 1948. En effet, 3,8 millions de Palestiniens vivent dans les territoires occupés. Échec des négociations de paix en 1991 lors de la conférence de paix à Madrid. Les Israéliens refusent toute négociation avec l'OLP à propos du retour des réfugiés considérant cette organisation comme terroriste.

Problèmes :
→ Une non-reconnaissance mutuelle : Israël se sent constamment agressé par les états arabes voisins et désire donc obtenir des états du Moyen-Orient la reconnaissance de ses frontières en échange de la restitution des états occupés suite à la Guerre des Six Jours. L'OLP quant à elle revendique la création d'un état Palestinien ainsi que la destruction d'Israël (avant 1989).

→ Opération Israélienne « Paix en Galilée » en 1982 au Liban destinée à chasser l'OLP du Liban. Les Palestiniens répliquent 5 ans plus tard avec l'Intifada, en effet, les jeunes Palestiniens se révoltent contre l'occupant Israélien, avec l'Intifada vient la création du Hamas (mouvement de résistance Islamique) crée en février 1988. Cela explique le climat de tension actuel entre les deux camps.

→ Les problèmes de frontières entraînent un problème de gestion des ressources. Les ressources en eau présentes sur les territoires occupés par Israël sont utilisées à 82 % par les seuls Israéliens, les Palestiniens désirent donc avoir un plus grand accès à ces ressources. Dépendance de la bande de Gaza vis à vis de la compagnie d’électricité Israélienne qui fournit le courant aux populations de ce territoire.
→ Conformément à la charte de l'OLP, les Palestiniens désirent la naissance d'un état Palestinien regroupant la Cisjordanie et la Bande de Gaza, les juifs présents avant « l'invasion sioniste » seraient alors considérés comme Palestiniens pour créer une unité ethnique dans le pays. Israël n'accepte pas de céder les territoires occupés notamment pour des intérêts géostratégiques (ressources comme l'eau) mais aussi à cause d'une politique de colonisation menée par Israël en Cisjordanie soutenue par la droite ultra-orthodoxe.
→ Jérusalem est aussi un enjeu symbolique et historique : la présence de vestiges de lieux saints juifs (comme le Mur des Lamentations) légitime le retour de la diaspora juive à Israël. Néanmoins la présence de lieux saints communs aux juifs et aux musulmans pose un problème de contrôle de la ville. Jérusalem étant déterminante dans l'identité des deux camps (Israélien et Palestinien).
Ainsi, c'est dans ce contexte complexe qu'il faudra essayer de trouver un terrain d'entente entre les deux camps pour que les tensions s'amenuisent enfin.

Travail d’un groupe d’élèves qui n’a pas su exploiter les documents : trop d’informations prélevées sans être assimilées, avec des erreurs :
Guerres de Territoires du a des conflits d’intérêt :

-Guerre civile a cause du refus du partage de l'onu par les Arabes, multiples attaque entre juifs et arabes pour défendre leurs intérêt

-1er guerre israélo-arabe le 14 mai 1948, naissance de l'état d’Israël reconnu par les usa et l'urss mais pas par les états arabes

-Crise de Suez, panarabisme ( idéologie arabe ), a partir de 1948 la lutte contre Israël en constitue le principal élément fédérateur

-la guerre de 6 jours , contre attaque d’Israël sur l’Égypte, la Syrie et la Cisjordanie ( ancienne appartenance aux états arabes ) défaites des états arabes, reconnaissance des états voisin de l'état d’Israël grâce au conseil de sécurité de l'onu qui exige cette reconnaissance

-La radicalisation du mouvement national palestinien, la guerre bouleverse la situations des palestiniens qui sont sous le régime d'occupation israélienne,

-La guerre de kippour, réduction de la production de pétrole dans les pays arabes qui provoque le premier choc pétrolier et qui accroît la tension internationale

-La division du monde arabe, négociations menées par les usa permettent de renouer les liens entre Israël et l’Égypte , l’Égypte reconnaît l'état d’Israël et elle est exclue de la ligue arabes

-Charte contre Israël venant de l'olp ( organisation anti-israélien ) :

-article 5 : palestiniens sont citoyens arabes

-article 6 : juifs résidant en palestine sont palestinien

-article 9 : lutte armée est le seul moyen de libération

-article 15 : libération est un devoir national pour les arabes
problèmes de ressources, un besoin d'échanges  :

-partager l'eau et la terre : 52% des terres sont confisqué par Israël, les ressources aquifères sont utilisé a 83% par Israël, les palestiniens veulent confirmer l'unicité de la terre

-mémoires de Golda Meir : 15 mai : agressions armée en Israël car il y a un refus de rendre les territoires conquit, la paix devra être du a la présence des israélien en Palestine

-Développement inégale : problème de l'eau, de sa qualité et de sa distribution, conflit du au bonne qualité de l'eau dans les colonies juives

similaire:

Elisabeth Loth, lycée F. Daguin, Mérignac et Frédéric Pinchinat, lycée V. Louis, Talence iconLycée Frédéric Joliot-Curie

Elisabeth Loth, lycée F. Daguin, Mérignac et Frédéric Pinchinat, lycée V. Louis, Talence iconJean-Louis Bonnaure, Lycée Joliot-Curie, Nanterre Elisa Capdevila,...
«Londres, ville mondiale» s’insère dans le thème du programme 2014 de dnl histoire-géographie/anglais intitulé «Les dynamiques de...

Elisabeth Loth, lycée F. Daguin, Mérignac et Frédéric Pinchinat, lycée V. Louis, Talence iconLycée Frédéric Joliot Curie – Dammarie-les-Lys

Elisabeth Loth, lycée F. Daguin, Mérignac et Frédéric Pinchinat, lycée V. Louis, Talence iconRambouillet lycée Louis Bascan

Elisabeth Loth, lycée F. Daguin, Mérignac et Frédéric Pinchinat, lycée V. Louis, Talence iconResultats des étudiants du lycee louis pergaud en classe preparatoire ens cachan d2

Elisabeth Loth, lycée F. Daguin, Mérignac et Frédéric Pinchinat, lycée V. Louis, Talence iconResultats des étudiants du lycee louis pergaud en classe preparatoire ens cachan d2

Elisabeth Loth, lycée F. Daguin, Mérignac et Frédéric Pinchinat, lycée V. Louis, Talence iconResultats des étudiants du lycee louis pergaud en classe preparatoire ens cachan d2

Elisabeth Loth, lycée F. Daguin, Mérignac et Frédéric Pinchinat, lycée V. Louis, Talence iconLycee bartholdi enseignement general et technologique 9, rue du lycée 68025 colmar cedex

Elisabeth Loth, lycée F. Daguin, Mérignac et Frédéric Pinchinat, lycée V. Louis, Talence iconEnseignements d’exploration et bacs préparés
«droits et grand enjeux du monde contemporain» se prépare au lycée J. Récamier et au lycée A. Camus

Elisabeth Loth, lycée F. Daguin, Mérignac et Frédéric Pinchinat, lycée V. Louis, Talence iconTable des matières
«Nom Lycée», sis «Adresse» et représenté par «Nom Proviseur» en sa qualité de chef d’établissement ci-après dénommée «le Lycée»






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com