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ERIC VINCENT

NULLE PART ET PARTOUT

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© Eric Vincent 1999. Tous droits réservés.

Toute ressemblance avec des situations ou des personnages ayant existé, existant ou à venir, serait fortuite.

A Florence, Charlène, Guy, Christiane, mes yeux dans la brume du futur.
1

Dimanche 26 décembre, 15 heures.
Le bedeau du village dut tempérer son ardeur coutumière à sonner les cloches. En effet, d'habitude, il s'agrippait à la corde usée et se balançait comme un grand primate, secouant le bronze du clocher à toute volée. Les mariages, il adorait. Quand par malheur ou par hasard, les fêtards oubliaient d'apporter du riz pour les mariés, il se précipitait dans sa cachette secrète, derrière la sacristie, afin d'en retirer quatre ou cinq kilos.

Hélas... Aujourd'hui, il aurait été malvenu de lancer l'aliment préféré des Chinois. Un enterrement avait lieu. Un double enterrement. Pas question de donner un air de fiesta, il fallait se contenter de sonner le glas. Deux cents personnes s'étaient entassées dans cette église de campagne, une bâtisse romane aux pierres noircies par le temps, perdue au milieu des champs. La pluie poisseuse avait rendu la terre collante ; les voitures, petites ou grandes, s'étaient embourbées dans la glaise grasse.
En cette triste fin de mois de décembre, le plafond gris mêlé aux gaz nocifs crachés par les usines empêchait la pénétration de la lumière naturelle à travers les vitraux aux motifs naïfs. A l'intérieur, chacun écoutait religieusement l'oraison du père Fabre. Christian ferma les yeux. Entre la pénombre à peine percée par les lueurs dansantes des cierges et l'obscurité, il préférait le noir des ténèbres. Christian Prieur, trente ans, futur divorcé et nouvellement promu au rang d'orphelin. Orphelin depuis qu'un terroriste avait pris pour cible le quadriréacteur ramenant ses parents de Tunis. Leur premier voyage en avion. Le dernier. L'appareil s'était volatilisé près de Nîmes alors qu'il devait se poser à Orly. Ensuite, les époux Prieur devaient redescendre à Clermont-Ferrand en train, le plus long voyage.

Il ignorait le contenu des cercueils. Les gendarmes, les sauveteurs, les policiers avaient récupéré ce qu'ils avaient pu : des vêtements, des chaussures, des bagages... et des corps désarticulés. Christian n'écoutait pas le sermon. Il se contentait de palper l'atmosphère lourde de larmes, de mouchoirs en papier. Des voiles noirs, des lunettes noires pour masquer tant bien que mal la douleur rongeant les yeux. Il serra les dents. L'intégrisme avait frappé, une fois de plus, se dissimulant derrière l'étoffe assassine ne laissant transpercer que la haine inscrite au fond des âmes.
Presque tous les siens le soutenaient. Même si sa femme était présente, ce n'était que par pure politesse. Elle n'éprouvait plus le moindre sentiment pour lui depuis des lustres. Usure du couple, mauvais choix au départ, accident de parcours ? Peu importait. Le résultat donnait une désastreuse union. Une réunion sans intersection, pour utiliser un terme mathématique. D'ailleurs, Christine se tenait au fond, conséquence d'un retard habituel, même les jours d'enterrement. Qui étaient les siens ? Des cousins, des oncles, pour les plus proches. Il était fils unique et n'avait pas d'enfant. Personne. Personne pour le soutenir, après cette épreuve.

Il tourna la tête sur le côté. A sa gauche, il y avait Emilie, sa cousine. Il ne l'avait pas revue depuis une éternité. Comme elle avait changé ! Elle avait poussé. Quel âge avait-elle ? Vingt ans ? Plus ? Peut-être. Il n'avait pas la mémoire des dates d'anniversaire. De toutes les façons, dans une année, il ne tiendrait pas à se souvenir de cette date. Le dimanche noir. Emilie lui adressa un sourire sentant la compassion sirupeuse. Que pouvait-elle faire d'autre ? A sa droite, il y avait son beau-frère, un as de la voltige aérienne, militaire exemplaire et dix fois plus intelligent et sympathique que sa soeur Christine, ce coeur de pierre lui servant d'épouse. Il était plus qu'un beau-frère, un véritable ami, le frère qu'il n'avait jamais eu. Mais chacun avait sa vie. Constamment en mission, souvent à l'étranger, Patrick Bovis n'avait pas de fréquentes occasions de poser pied à terre. Combien de temps ? Un an ? Deux ans ? Là encore, cela n'avait pas d'importance. Trop de temps avait passé. Son entreprise lui avait bouffé l'existence et pour quel résultat ? La crise ne l'avait pas épargné, les profits étaient au rayon des souvenirs, les pertes avaient causé des fracas dans sa comptabilité. Le personnel de l'agence de publicité avait quitté le navire peu à peu. Seule une demi-douzaine d'indécrottables collaborateurs s'accrochait à l'espoir fou d'une hypothétique reprise. Que pouvait-il faire ? La banque, actionnaire majoritaire de son agence naguère renommée, le lâchait, ne désirant plus investir un centime dans un puits sans fond.
L'assistance se levait et s'asseyait au rythme des injonctions du prêtre. Ses parents souhaitaient une cérémonie complète. Autant dire qu'il n'avait jamais été un fanatique de la religion. La messe avait été fréquentée avec parcimonie, à l'occasion d'événements bien précis. L'oraison n'en finissait pas. Sa tête bascula en avant, le menton toucha le haut de la poitrine, les paupières s'abaissèrent. Les paroles du père Fabre résonnèrent dans sa cervelle comme le glas ébranlait la nef. Le chagrin qui allait l'accabler ne devait pas exister car les siens étaient à présent dans un autre monde, bien plus enviable que notre monde terrestre. Ah bon ? Cela valait-il le coup de faire le grand saut en explosant dans un Jumbo Jet ? Le Seigneur, comme disait le prêtre, était infiniment bon. Quelle bonté ! Pourquoi tout le monde n'avait-il pas le droit de mourir sans violence ? Un mystère à résoudre lorsqu'on se présenterait devant l'Eternel : ce serait alors le moment de lui poser la question.

Christian se redressa. L'église n'était plus là. La cérémonie s'était effacée. L'odeur suffocante de l'encens se répandant dans l'atmosphère s'était dispersée. Il était sanglé sur un siège recouvert de feutrine bleue. Il n'était pas seul : des passagers souriants, bronzés, l'accompagnaient. Des hôtesses pomponnées, manucurées, coiffées comme de vraies poupées Barbie, vaquaient à leurs occupations, distribuant des boissons fraîches ou des revues. Il se tourna du côté des hublots. Il distingua parfaitement l'aile gauche de l'appareil avec ses deux énormes turboréacteurs crachant leurs fumées blanches. En dessous, la Méditerranée reflétait les rayons dorés du soleil et prenait des tons argentés, comme si des millions de morceaux de papier aluminium en couvraient la surface. Il se trouvait au dernier rang, à la queue de l'appareil, juste après la soute à bagages.
De l'autre côté du couloir central, il reconnut des visages familiers : ses parents, enchantés de leur séjour au pays du soleil se levant sur les maisons immaculées, en Tunisie. Ils plaisantaient, ils se taquinaient mutuellement. C'était ainsi. Cela avait toujours été ainsi. Leur entente avait toujours été construite à base de complicité, de bonne humeur et de galéjades. Il aurait voulu leur parler, dire combien il les aimait, combien il les remerciait du bonheur de son enfance. Mais ils ne l'entendaient pas. Ils étaient innocents. Pourquoi ? Pourquoi ?

Une explosion déchiqueta l'appareil. Dans un assourdissant tonnerre de tôles tordues, la queue de l'appareil se détacha du reste. La brusque décompression plongea plusieurs personnes dans l'inconscience. C'était un moindre mal. L'air rare à cette altitude fouettait cependant les visages avec une rare violence. Les époux Prieur, sanglés sur leurs sièges, reliés à cette misérable portion de carlingue, virent les autres parties du Jumbo s'éparpiller au-dessus des côtes françaises. Plusieurs explosions, dues cette fois-ci au kérosène stocké dans les ailes, achevèrent le fleuron de l'aéronautique américaine. Jacques et Solange Prieur mêlèrent leurs doigts une dernière fois, dans un même élan. Christian était toujours près d'eux. La chute n'en finissait pas. Dix mille mètres, même à près de deux cents kilomètres à l'heure, cela durait tout de même trois minutes. Sur leurs visages déformés par la vitesse, il ne lisait plus que l'horreur et la surprise. En moins de trente secondes, la résignation avait pris place dans leurs esprits. Ils se serrèrent l'un contre l'autre, joue contre joue, évitant soigneusement de porter leurs regards vers le sol. Il perçut leurs ultimes mots d'amour, de tendresse. Il les entendit comme si le sort avait voulu qu'il soit près d'eux en ces derniers instants. Le sol sec et caillouteux des environs de Nîmes se rapprocha très vite. C'était terminé. Il ressentit un choc terrible, des dizaines de G dans la colonne vertébrale. Les corps se disloquèrent comme des pantins usés de marionnettistes d'une époque passée. La douleur fut une nouvelle explosion, plus terrible celle-là. L'extrémité de l'avion se dispersa comme une pluie de confettis. Son siège s'était éventré, la structure métallique était devenue une arme acérée le transperçant de part en part. Son père bougea encore, soulevant une main qu'il tendit vers lui et qui s'affaissa brutalement, ses vaisseaux sanguins ayant presque tous explosé. Sa mère s'était brisée et reposait sur l'épaule de son mari. Unis jusqu'au dernier instant.
- Christian ? Appela une voix lointaine.
Une autre voix familière, puis la sensation qu'on tapotait doucement sur son épaule. Patrick le secoua davantage.
- Eh ! Tu te sens mal ? Tu veux que je te soutienne ?
Christian revint lentement. Il avait rêvé, cauchemardé. Il vivait le drame de ses parents. Un rêve éveillé ? Ou bien avait-il plongé dans le sommeil l'espace de quelques minutes ? Il n'éprouvait pas de sentiment de perdition, cette brève sensation ressentie au réveil. Il s'était juste "absenté" quelques instants.
La cérémonie, à l'église, prit fin. Il devait subir l'enterrement proprement dit, au cimetière distant d'à peine cinquante mètres.

Les images réapparurent par brèves impulsions, comme s'il jouait avec une télécommande, zappant d'un programme à l'autre. Il s'agissait d'extraits du film qu'il venait de visionner. Son cerveau lui jouait-il des tours ? Il s'agissait d'un phénomène très handicapant car son champ de vision était totalement entravé par ces images. Il imagina le désagrément et surtout le danger qu'il courrait si, par malheur, ces troubles survenaient au volant.
Une fois dehors, cela cessa immédiatement. L'air froid, la pluie le ramenèrent à la réalité.

Malgré tout, il devrait consulter son médecin généraliste. Il n'ignorait pas que les chocs émotionnels, particulièrement ceux dus à la perte d'un proche, pouvaient entraîner des déséquilibres psychiques temporaires. Ce caractère éphémère n'empêcherait pas un traitement médical, destiné à l'appuyer, à le soulager en cette période difficile. Une période difficile. C'était pire que cela ! Avec une maladresse presque puérile, il tenta de masquer la noirceur du scénario : divorce, dépôt de bilan, écrasement financier, solitude. Le pire était à venir. De nombreuses personnes étaient venues le soutenir en ce jour de douleur. Mais combien d'entre elles seraient encore là demain ?
*

* *

2

Le balancier de l'horloge rythmait le temps, le parquet craquait sous les pas, la rangée de vieilles photos jaunies de sa famille trônait toujours sur le buffet de la cuisine. Chez l'oncle Fernand, rien ne changeait. La maison respirait la rusticité et la poussière humide accumulée par endroits. Le sol, autrefois fait de terre battue, avait été recouvert de tommettes en terre cuite : c'était la seule concession à la modernité. Dans la grange jouxtant l'habitation principale, l'oncle avait organisé une collation d'adieu. Une habitude dans la famille, destinée à ne pas se séparer sur une note de tristesse mais sur l'espoir que les défunts, là-haut, vous accompagnaient du geste. Quelques instants plus tôt, les derniers fidèles s'étaient dispersés. A présent, Christian était prostré sur une chaise fraîchement rempaillée, les coudes sur la lourde table en chêne de la bibliothèque. L'oncle Fernand ne faisait pas les choses à moitié. Malgré ses modestes dimensions, la pièce contenait pas moins de cinq mille livres sur ses rayonnages et pour tout mobilier, une table, quelques chaises et cette superbe horloge du 19ème siècle, avec son balancier doré et ses chiffres romains. L'aiguille des minutes avançait inexorablement, poussant sans relâche celle des heures à en faire autant, plus lentement, certes, mais sans ne jamais pouvoir stopper. Vers quoi le menait cette marche du temps ? La mort, c'était certain. Mais quand ? Vite...

Et ce balancier... Toujours le même mouvement, toujours le même son. Christian le fixa et suivit sa course de gauche à droite et de droite à gauche. Ses yeux se figèrent au centre de l'horloge. Doucement, l'image du balancier s'effaça. Peu à peu, elle fut remplacée par celle d'un téléphone noir à touches et à cristaux liquides, un modèle répondeur avec deux témoins. Ils indiquaient la présence d'un message. L'image disparut dès qu'Emilie, sa cousine, pénétra dans la pièce froide et humide.
- Christian ? Je ne te dérange pas ?
De nouveau, il éprouva cette sensation dérangeante d'être ailleurs, pendant quelques instants, et de revenir d'un seul coup. Etait-ce le syndrome de la télécommande ?

Emilie tira une chaise et s'assit près de lui, passant une main entre ses bras pour découvrir l'aspect de son visage. Il arborait une expression inhabituelle qui intrigua la jeune femme. Il ne s'agissait pas de tristesse mais d'une impavide torpeur. Même une drogue ne produirait pas un tel effet. Encore moins la folie. C'était comme une petite mort où l'esprit disparaissait. Il ne se volatilisait pas mais il se transportait ailleurs. Le visage ne frémissait plus, il ressemblait à une statue de bronze, imperméable aux événements extérieurs. Il se fermait à la réalité, il s'ouvrait au rêve ou à une autre réalité. Emilie avait déjà vu cette expression. Ou plutôt, cette "non" expression.

Ses pupilles se rétractèrent tandis que la lumière ambiante n'avait pas varié d'un iota. Il revint à lui, résorbant ses excès d'absence lorsque la jeune femme apposa ses doigts sur l'étoffe de sa chemise. Le contact était étrange : il mélangeait le frisson et l'électricité.
- Emilie ?

- Tu dormais ? Questionna-t-elle.

- Non. Je... Je rêvais...

- A quoi ?

- A un téléphone. C'est curieux !

- Pourquoi ? Le propre du rêve est d'être déroutant.

- Ce qui est curieux, c'est que je rêve sans dormir. J'ai rêvé d'un téléphone avec un répondeur, à l'instant. De plus, à l'église, j'ai vu... un film qui aurait retracé la fin tragique de mes parents. J'ai ressenti la douleur...

- Oh oh !

- Que veux-tu dire par là ? Que j'ai un problème psychologique ? C'est bien ce que je pensais !

- Non, tu n'y es pas du tout. C'est autre chose.

- Quoi donc ?

- Tu as des visions, c'est aussi simple que cela !

- Eh bien ! Tu ne crois tout de même pas que je vais avaler de pareilles couleuvres ? Des visions ! Des hallucinations, oui ! Je pète les plombs. Je perds pied. Christine et moi allons divorcer.

- Quoi ?

- Oui... Par-dessus le marché, ma société n'en a plus pour longtemps.

- Tu t'inquiètes terriblement pour ton avenir, n'est-ce pas ?

- C'est vrai. J'ai peur du futur. Je n'ai que trente ans et je crains que le futur, mon futur ne soit trop long et trop incertain. Comment savoir ?

- Les visions te donneront des réponses.

- Je ne vois pas quoi... Quels secours peuvent m'apporter des dératés de mon cerveau ?

- A toi de le découvrir...
Que signifiait ce clin d'oeil adressé furtivement par sa cousine ? Elle l'abandonna dans la bibliothèque avec ses angoisses et ses incertitudes. Il inspira une bouffée d'air frais à la fenêtre. Dehors, les rangs de vignes s'étendaient à perte de vue. Elles étaient nues, les bois n'étaient pas encore tirés. Le crachin tombant sans interruption rendait le paysage plus triste qu'il ne l'était d'ordinaire. Une bourrasque rabattait la pluie fine sur son visage, sensation rafraîchissante, dirait-il, désagrément dirait un gars de la ville, peu habitué aux promenades sous la flotte. Il ouvrit la fenêtre plus largement et s'assit sur le rebord, les pieds frôlant les plantes vivaces poussant dans la rocaille, au-dessous. La saison printanière était encore trop éloignée pour y voir la moindre fleur rouge, jaune ou violette. L'hiver, l'entrée de l'hiver, n'était pas propice à la pousse. Le temps était à la désertification des fleurs et à celle de l'espoir. Le printemps viendrait, c'était assuré. Seulement, son printemps, à lui, renaîtrait-il des cendres de l'hiver ?
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