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QUELLES PRESSIONS S’EXERCENT EN MATIERE DE RISQUES, DE POLLUTIONS ET DE NUISANCES ?


Les collectivités, les acteurs économiques, la société civile et l’Etat sont tenues de réduire la vulnérabilité, sans accroître celle des territoires voisins, et minimiser les conséquences humaines et financières en cas de crise, au moyen d’une vigilance et d’une alerte, de l’information et de la responsabilisation des acteurs et habitants, et d’un aménagement du territoire intégrant la question du risque.

Des sols de natures différentes


Le contexte morphologique et géographique est garant des propriétés du sol :

  • à savoir en vallée des sols sableux, argileux à caillouteux, davantage propices à l’arboriculture, au maraîchage, à l’horticulture et à l’élevage, et, jugés de bonne qualité.

  • Dans l’arrière-pays, en Sologne, les terres semblent être de moindre qualité, plus propices à l’exploitation forestière. Cette configuration des sols a conditionné en grande partie l’installation humaine.


Un territoire soumis aux risques d’inondations


  • Le Pays est soumis à d’importants risques d’inondation du fait du passage de la Loire. Une grande partie du territoire est répertorié dans le périmètre du Plan de Prévention des Risques d’Inondations (PPRI). Des dispositifs permettent de limiter les impacts : information préventive, annonce des crues (alerte), surveillance des levées, travaux d’entretien du lit et des levées, plan de secours ORSEC, etc.

    • En cas de crue, les impacts sont d’abord humains : 31% de la population est concernée au regard de la cartographie du risque. Les impacts sont aussi matériels étant donné la présence d’activités économiques et résidentielles (habitat, zones d’activités, récoltes agricoles).

Indicateurs et chiffres clés sur l’exposition du territoire PSVS aux inondations (© document d’élaboration charte de développement PSVS 2010)


Population

  • 12 800 habitants sont exposés aux inondations soit plus de 30 % de la population du Pays

  • Des populations vulnérables et peu autonome => 1 hôpital, 3 maisons de retraites (soit 60 % des maisons de retraite du Pays), 4 crèches – garderies.

  • 30 % des écoles maternelles et primaires du Pays sont situées en zone inondable et 20 % des établissements secondaires

Logements et infrastructures routières

  • 5 200 habitations soit 28 % des habitations du Pays

  • Des axes structurants exposés aux inondations : D951, D948, D60, ponts de Jargeau, Sully‐sur‐Loire et Meung‐sur‐Loire.


Economie

  • 21 % des entreprises du Pays sont exposées aux inondations (soit 276 entreprises)

  • 17 % des ICPE (Installation classée pour la protection de l’environnement) du Pays sont exposées aux inondations (soit 13 ICPE).

  • Des entreprises viviers d’emplois en zone inondable : St Gobain à Sully-sur-Loire (350 emplois), Super U à Saint‐Père-sur-Loire (140 emplois)

  • 37 % des salariés résidant dans le Pays seront forcés à l’inactivité

  • En moyenne, 12 % des salariés travaillant dans le Pays pourraient être dans l’incapacité de se rendre sur leur lieu de travail



  • Dans les bourgs du Val de Loire, l’enjeu est de limiter l’imperméabilisation des sols par les revêtements de voiries et les surfaces bâties qui empêchent l’infiltration naturelle de l’eau et contraignent sa progression naturelle.

    • Pour maîtriser et atténuer les risques d’inondation, noues, bassins d’orages, mares, étangs sont aménagés et constituent une alternative aux caniveaux, grilles, avaloirs et réseaux enterrés. Ces ouvrages favorisent l’infiltration des eaux de pluie et limitent les rejets polluants dans le milieu naturel. De plus, ils permettent d’intégrer la nature dans les bourgs.

    • Un risque pour les productions agricoles notamment à Sandillon et Saint-Père qui ont une plus grande valeur ajoutée (maraîchage). Les céréales sont à l’inverse plus faciles à produire.

    • La faisabilité et le montage de projet dans le Val de Loire fortement dépendants du risque inondation : le projet de méthanisation lié à l’élevage est par exemple menacé par le risque d’inondation et contraint d’être abandonné.

Des risques technologiques liés au Transport de Matières Dangereuses et au Nucléaire.


  • La présence d’une première centrale nucléaire à Dampierre-en-Burly à l’est du Pays et d’une deuxième centrale à Saint-Laurent-Nouan plus à l’ouest implique le Pays dans un périmètre à haut risque, doté d’un Plan particulier de prévention.



Un territoire émissif de pollutions et énergivore


  • Des pressions sont exercées sur l’eau, liées aux activités agricoles et aux consommations des ménages. La présence de sites industriels et d’activités de services influe sur la qualité de l’eau.

  • Le PSVS bénéficie d’une qualité de l’air relativement bonne mais qui a tendance à se dégrader : la pollution du territoire en particules fines est en constante augmentation. Sont tenus responsables : les déplacements automobiles, l’agriculture, les industries, les consommations énergétiques des ménages.

  • La consommation énergétique des ménages au PSVS est de l’ordre de 32 MWh/habitant : soit le ratio le plus élevé parmi les trois Pays du SCoT en raison d’un parc de logements majoritairement individuels (92%), anciens (52% bâtis avant 1975) et énergivores (9 Tonnes équivalent C02/habitant/an contre 5,6 tonnes CO2/hab/an au niveau national) (chiffres extraits du diagnostic du SCoT).

Le Pays, très dépendant des énergies fossiles, produit pour l’instant très peu d’énergies renouvelables. Ses émissions sont en partie compensées par la régulation des forêts qui fixent le carbone.

Des risques en matière de sécurité routière


  • Le passage d’animaux sauvages en forêts (cas de sangliers) jusqu’aux routes nationales et départementales pose problème en matière de sécurité routière. Les chasseurs revendiquent alors la régulation de ces populations. Des passages à faune spécialement conçus ou l’engrillagement des bas-côtés sont autant d’aménagements atténuant ces risques.


ATOUTS

  • La mise en place d’un Plan de Prévention des Risques (PPR)

  • Des aménagements (noues, bassins d’orages, mares, étangs) et dispositifs (relevés, annonce de crues, plan ORSEC) mis en place pour prévenir les populations du risque d’inondation

  • Une qualité de l’air relativement bonne



FAIBLESSES

  • Des consommations d’énergie importantes chez les particuliers comme dans les bâtiments publics, liées à l’ancienneté du bâti

  • Des eaux en partie polluées par les activités agricoles

  • Un trafic routier important, source de pollutions en particules fines et de nuisances sonores



OPPORTUNITES

  • Limiter l’imperméabilisation des sols dans les bourgs concernés par le risque d’inondation

  • Un potentiel de développement des énergies renouvelables (énergie solaire et géothermie en particulier)

  • Des mesures pour diminuer les nuisances sonores et les pollutions liées aux déplacements motorisés



MENACES

  • Des risques d’inondation majeurs

  • Une vulnérabilité accrue en bord de Loire (des communes plus peuplées)

  • La présence de deux centrales nucléaires à proximité du Pays



COMMENT FAVORISER L’EMPLOI ET LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE LOCAL DURABLE ?


L’emploi et le développement économique constituent des volets centraux des Agendas 21. Un développement durable s’appuie sur la valorisation des ressources locales, le développement des activités solidaires, le soutien aux filières « vertes » et aux systèmes de production et de consommation durables, etc.



Quelques grands constats sur le territoire du Pays en matière d’économie et d’emplois :


  • Une bonne dynamique économique dans l’ensemble (augmentation du nombre d’entreprises, des filières porteuses et reconnues, des zones d’activités à valoriser…)

  • Une part des secteurs historiques qui diminue, au profit des activités tertiaires

  • Des pôles d’emplois majeurs stratégiques, avec des dynamiques différenciées : Sully qui concentre les grands employeurs locaux (KronoFrance, Saint-Gobain, Areva, Inteva Product…), la Ferté-Saint-Aubin

  • Une majorité d’ouvriers et d’employés (25% à l’échelle du Pays)


Des secteurs à enjeux sur le territoire, à valoriser :


L
L’agriculture en chiffres :

  • 389 exploitations en 2010

  • 880 emplois agricoles

  • Une perte de 210 exploitations en 10 ans


’ACTIVITE AGRICOLE
se concentre dans la partie Nord du Pays. Les productions sont différenciées d’un secteur à l’autre du Pays offrant une grande diversité de produits sur le territoire. L’activité agricole du Pays est reconnue pour sa qualité et l’engagement des agricultures dans des systèmes de production plus durables (notamment biologiques), l’un des territoires les plus engagés à l’échelle de la Région Centre et le plus dynamique du Loiret :

  • Des activités agricoles, spécialisées (maraîchage, légumes de plein champ, vergers, peupleraies, vignes…), de grandes cultures (maïs, blé, colza,…) et d’élevage ; avec des spécialités reconnues comme la betterave rouge dans la région de Sully

  • Des difficultés endémiques dans certains secteurs : la viticulture qui souffre d’un déficit d’image (2 AOC peu valorisés), l’élevage avec un recul important des surfaces en prairie

  • 9 établissements certifiés Agriculture Biologique (AB), 103 établissements intégrant les circuits courts de distribution, etc ; des initiatives d’ores et déjà valorisées via des actions de type livret recueillant les adresses clés au sein du territoire, engagées dans différentes démarches (vente à la ferme, circuits courts).

  • Les dernières évolutions témoignent néanmoins de la fragilité de certaines filières (diminution de la SAU, difficulté à trouver des repreneurs, vieillissement des chefs d’exploitations…). La diminution des terres agricoles se fait souvent au profit de l’urbanisation ou des surfaces forestières via l’enfrichement de certains terrains.  


Dans le Val de Loire, l’agriculture reste diversifiée : horticulture, arboriculture, maraîchage, viticulture (deux vins sont classés en AOC).

L’ACTIVITE SYLVICOLE constitue également une force vive du territoire (27 entreprises travaillent sur le pays dont Kronofrance à Sully-sur-Loire qui emploie 351 personnes). La forêt de Sologne au Sud du Pays représente un levier de développement important, malgré quelques difficultés :

  • Des filières à développer : le bois énergie avec un potentiel d’exploitation de la forêt pour le bois de chauffage et d’industrie estimé à 25,346 millions de stères (2 000 000 m3/an) - (quid des possibilités de développement de circuits-courts pour l’approvisionnement des petites chaudières locales par exemple)

  • Des difficultés : la gestion parcellaire liée au nombre important de propriétaires, des conflits d’usage (activités de chasse, loisirs actifs, aménagement des chemins pour le passage des camions d’exploitation…)


L’ACTIVITE TOURISTIQUE représente un levier de développement important pour le territoire avec la présence sur le territoire de deux « marques » importantes : la marque Loire et la marque Sologne portées par un patrimoine naturel et culturel riche sur le territoire :

  • L
    Loire à vélo (© Guide des SCoT, 2015)
    e
    tourisme itinérant, porté par la Loire à vélo principalement, nécessite une adaptation de l’offre : aux besoins des touristes de passage (dépense moyenne de 80€/jour/personne sur le territoire en hébergement, restauration, sports et loisirs divers pour ce secteur) et à son caractère saisonnier. La création de boucles greffées à la Loire à vélo, l’accueil des cavaliers venant de la Motte Beuvron… De son côté, la chasse draine des milliers de visiteurs : 22 000 chasseurs à l’échelle du Loiret.

  • L
    Les leviers possibles :

    • Les 3 marchés alimentaires à Cléry, Jouy et Mareau-aux-Prés

    • La valorisation des produits locaux, chez les artisans et via les circuits courts 

    • Le lien entre producteurs, transformateurs et commerçants à développer

    • Un lien à faire entre tourisme, évènements majeurs et commerçants, pour bénéficier des retombées économiques du tourisme

    • Les possibilités de développement des chaufferies bois, notamment dans les collectivités pour accompagner le développement de la filière en suscitant une demande


    ’hébergement touristique
    mériterait d’être diversifié (profil chambres d’hôte privilégié...) via une offre plus « luxueuse » et/ou professionnelle (hôtels, lieux de séminaires).


L’ACTIVITE COMMERCIALE DE PROXIMITE connaît des difficultés importantes sur le territoire :

  • A Sully, principal pôle du territoire, l’offre est diversifiée mais concurrencée par les zones commerciales construites en périphérie à Saint-Père-sur-Loire, et les supermarchés

  • Dans les cantons de la Ferté et d’Ardon, le commerce subit des pressions importantes malgré la dynamique démographique, les actifs qui y résident maintenant des pratiques de consommation à proximité de leurs lieux d’emplois

  • Dans les bourgs ruraux, la difficulté réside dans le maintien de l’offre commerciale : un problème à la fois pour la vie locale et la lutte contre l’isolement des personnes âgées. Les pôles multi-services notamment soutenus par le Pays permettent le maintien de l’offre commerciale et de services de proximité.


Plus généralement, c’est l’adaptation des commerces à la demande qui est aussi remise en cause : produits de qualité, accessibilité, repreneurs formés, etc. Des initiatives isolées telles que le Drive boulanger à la Ferté ou l’action du Pays via l’Opération Collective de Modernisation de l’Artisanat, du Commerce et des Services (OCMACS) permettent d’agir en faveur du maintien de la dynamique commerciale.

Des leviers d’emplois importants :





  • L’artisanat représente un levier d’emplois importants pour la production de biens et de services. Sur le Pays, on recense un tissu de petites industries spécialisées dans le bois, la plasturgie et le travail du métal. En tout, ce sont près de 680 entreprises du secteur de l’artisanat sur le Pays. Sur le territoire, un ensemble de zones d’activités permet l’accueil de ces entreprises, avec des places encore disponibles.




  • L’action sociale et l’éducation comptent également beaucoup d’emplois sur le PSVS : 690 emplois salariés dans l’enseignement, 900 emplois salariés dans la santé, le domaine social et médico-social. Le vieillissement de la population et le caractère de plus en plus résidentiel d’une partie du territoire font des services à la personne, un secteur porteur pour le territoire qui demeure encore peu valorisé (salaires, image, contraintes…)




  • L’Economie Sociale et Solidaire (ESS) représente un levier dans l’emploi. Il s’agit d’une économie multiple ancrée dans le territoire, proche des personnes et répondant à des principes de solidarité, de vivre ensemble et de respect de l’environnement. Le Pays compte aujourd’hui environ 6,3% de son effectif salarié dans l’ESS. Les emplois sont surtout nombreux au sein du secteur social : structures d’insertion et associations d’aides à domicile, hébergement médico-social en grande partie. Parmi les employeurs de l’ESS au PSVS, les coopératives et associations sont majoritaires, et principalement installées à la Ferté, à Sully et à Sandillon. Dans le cadre d’un précédent contrat, le Pays a mené un diagnostic sur l’ESS, auquel peu de suites ont été données, en raison notamment d’un manque d’implication des acteurs de la filière.


ATOUTS

  • Une bonne dynamique économique portée par de gros employeurs, notamment dans la région de Sully

  • Une agriculture diversifiée et à forte valeur ajoutée (viticulture, maraîchage, arboriculture…)

  • Un réseau d’agriculteurs engagés pour la valorisation des produits

  • Une filière bois en cours de structuration

  • Des atouts touristiques importants sur le territoire

  • Des initiatives en soutien au commerce de proximité dans les bourgs ruraux (développement des pôles multiservices par exemple dans le cadre du Contrat régional)

FAIBLESSES

  • Un manque de reconnaissance de certaines productions agricoles (deux AOC…)

  • Des filières agricoles en manque de dynamisme (élevage, culture céréalière…)

  • Le manque d’hébergement touristique de type hôtel de luxe, centre d’affaires

  • Le difficile maintien du commerce de proximité (concurrencé par les zones commerciales périphériques)

MENACES

  • Le manque de reconnaissance des métiers des services à la personne





OPPORTUNITES

  • L’artisanat et les services à la personne : deux leviers d’emplois potentiels sur le territoire

  • La Loire à vélo, une structure porteuse pour le développement du tourisme itinérant (boucles potentielles vers la Sologne)



QUELLES SONT LES POLITIQUES SOCIALES, DE SANTE, ET, LES SOLIDARITES QUI S’OPERENT AU PSVS?


Le renforcement de la cohésion sociale est un enjeu majeur pour les défis du développement durable. La solidarité doit viser un partage équitable entre habitants des aménités et des services présents sur le territoire (l’accès aux ressources, à la sécurité, à la santé, à la qualité de vie, à l’expression citoyenne, à l’emploi, etc.).

Ugroupe 4230ne organisation des services par pôles


Le territoire du PSVS est organisé selon différents pôles : pôle supérieur d’Orléans, pôles secondaires (Sully et la Ferté), pôles intermédiaires ou relais (Cléry-Saint-André, Sandillon, Tigy, Cerdon), et des pôles de proximité (Sennely, Ligny-le-Ribault, Jouy-le-Potier, Marcilly-en-Villette, Saint-Père-sur-Loire). Ces pôles offrent des services à la population variés (de la simple boulangerie, boucherie, jusqu’aux grands établissements scolaires, établissements de soins).

Des enjeux majeurs en matière de maintien des services de proximité et des solidarités :


De nombreux services de proximité font l’objet d’un enjeu fort de maintien :

  • Le maintien des commerces dans les centres bourgs est un enjeu tant économique que social : ils sont vecteurs de lien social et contribuent à lutter contre l’isolement de certaines personnes.

  • Le maintien des services à la personne semble également important dans le Pays, bien qu’ils soient nombreux et concurrentiels. La fusion de certaines de ces structures est en cours.

  • Les services d’aide à la personne dans le Pays font état d’une augmentation des coûts des soins et d’une précarité chez certaines personnes âgées : c’est en l’occurrence aujourd’hui bien souvent le deuxième poste de dépense après le loyer.

  • L’offre en logements sociaux est peu développée sur le territoire : seulement 43 logements sociaux pour 1000 habitants, contre en moyenne 70 à l’échelle nationale. Par conséquent la diversification du parc de logements constitue un enjeu important. Par ailleurs un manque d’adaptation des logements aux personnes âgées (logements de petite taille, chambre et salle de bain au rez-de-chaussée, élargissement des portes, rampes d’accès, etc.) est notable dans le Pays.

  • Les solidarités aux personnes les plus vulnérables constituent un point fort sur
    Structures dédiées à l’emploi et à l’insertion :

    • Antenne emploi entreprise à Sully-sur-Loire

    • Centre d’Initiatives Locales de Sologne du canton de la Ferté

    • Centre multiservices de Cléry-Saint-André

    • Maison de l’emploi du bassin d’Orléans

    • Pôle emploi

    • Missions locales de l’Orléanais et de Gien

    • 7 Unités Territoriales de Solidarité du Loiret :

      • Equipe de puéricultrices, éducateurs, psychologues, assistantes sociales, médecins, etc.

      • En charge de la protection de l’enfance, la précarité, la famille, l’aide aux personnes âgées et handicapées
    le PSVS. Pour la tranche de la population des moins de 3 ans, les structures d’accueil, éducatives et le personnel qualifié sont nombreux et adaptés à la demande. Hors période scolaire, les familles doivent néanmoins s’organiser davantage. Plusieurs maisons de retraite sont présentes dans le PSVS ; presque toutes les communes possèdent par ailleurs leur propre service d’aide à domicile (soins médicaux, repas). Se pose aujourd’hui de plus en plus la question du maintien à domicile des personnes âgées et par conséquent de nouveaux services et aides pour le faciliter : du portage de repas, au transport à la demande, et aux services de proximité.

La santé : un enjeu majeur du territoire


L’accessibilité aux soins dans le Pays devient de plus en plus contraignante :

  • On compte actuellement 3 pharmacies, 30 médecins généralistes et 3 spécialistes (ophtalmologue, un radiologue et un spécialiste de la santé vasculaire ou angiologue), traduisant une faible densité médicale (1 pour 1482 habitants contre 1 pour 594 en moyenne nationale). D’ici à 2017, le territoire, notamment la partie est du Pays, risque de basculer dans les zones dites de désert médical, à défaut d’attirer de nouveaux professionnels de santé. Ainsi, d’autres problématiques se posent comme les délais d’attente pour les consultations.

  • Dans le but de répondre aux enjeux de santé du territoire, plusieurs projets de maisons de santé sont en cours sur le territoire, dont certaines financées par le Pays dans le cadre du contrat régional.

L’aide à l’emploi, un servie important souvent difficile à développer en milieu rural :


  • Le Pays est plutôt bien équipé en structures liées à l’emploi (Centre d’Initiatives Locales de Sologne (CILS), centre multiservices de Cléry, etc.) ou de dispositifs spécifiques (forum des métiers Arbo’Bois pour la filière bois), mais offre très peu de formation. Le Pays souffre de plusieurs manques :


      • Des leviers importants :

        • Sur la formation des aidants et des auxiliaires de vie sociales, notamment vis-à-vis du matériel (de plus en plus « de pointe »)

        • Un travail sur l’isolement des personnes âgées, afin de développer l’entraide entre voisins pour de simples services, et développer de nouvelles activités telles que le bricolage, le jardinage, etc.

        • L’élaboration d’un Contrat Local de Santé, pour mettre en place des parcours de santé adaptés à chaque patient, faire le lien entre professionnels et coordonner l’action des acteurs.


      L’absence de lycée ne permet pas aux élèves scolarisés aux collèges de poursuivre leur formation, et implique d’une certaine manière le départ des jeunes en dehors du territoire, notamment vers Gien pour le lycée et vers Orléans pour les études supérieures. Par ailleurs, le soutien scolaire et d’accueil pour apprentis et stagiaires connaît des lacunes. La seule offre de formation professionnelle sur le territoire est rattachée à la Maison Familiale Rurale (MFR) à Férolles préparant les élèves aux concours des écoles du domaine sanitaire et social.

    • Concernant l’aménagement numérique du territoire, le territoire connaît une amélioration depuis 2004 avec une majorité des communes ayant éligibilité à une offre ADSL. Des zones blanches subsistent dans l’est du Pays, pouvant constituer un frein à l’installation d’entreprises, d’établissements de formation. Toutefois l’arrivée de la fibre optique à Guilly et Neuvy marque une grande avancée dans la couverture numérique du Pays.


ATOUTS

  • De nombreux services à la personne, notamment à la petite enfance et aux personnes les plus vulnérables

  • L’engagement des collectivités pour le maintien des services de santé, notamment via la construction de maisons médicales pluridisciplinaires

  • Des structures spécifiques dédiées à l’emploi et à l’insertion notamment dans le domaine médico-social et la filière bois (formation de la maison familiale rurale, forum des métiers Arbo’bois)

FAIBLESSES

  • Le manque de diversification de l’offre de logements et les pressions foncières qui amènent un déplacement des familles vers les bourgs les plus éloignés de l’agglomération

  • La faible densité médicale

  • Le manque de lycée sur le territoire

  • La couverture numérique du territoire non achevée, pouvant constituer un frein à l’installation (personnes, entreprises, formations)

OPPORTUNITES

  • L’opération de renouvellement urbain de Sully-sur-Loire pour l’amélioration des logements et de la qualité de vie dans certains quartiers

  • Le projet de Contrat local de santé piloté par l’ARS

  • La formation aux aidants et la mise en réseaux des praticiens dans le domaine sanitaire et social

  • Le projet de fusion de plusieurs organismes d’aide à la personne du territoire



MENACES

  • Le vieillissement de la population et l’augmentation des situations de perte d’autonomie

  • L’augmentation des coûts des soins et de la précarité chez certaines personnes âgées

  • L’avancée en âge des praticiens du territoire et les difficultés éprouvées pour le recrutement de jeunes médecins

  • La fermeture des commerces et la perte de lien social pour des personnes déjà isolées

  • Les difficultés de maintien des équipements et services dans un contexte rural et de baisse des moyens financiers

FAIRE DE LA CULTURE ET DU SPORT DES LEVIERS DE DEVELOPPEMENT DURABLE


Le sport, la culture et la participation à la vie associative constituent des facteurs d’épanouissement pour la population, contribuant à la santé, favorisant les rencontres et la connaissance de l’autre et développant la cohésion sociale. Ils représentent des clés de voûte de la vie locale, pour éviter l’effet « ville dortoir » dans certains bourgs

Un tissu associatif et des équipements riches et variés


L
Les équipements et structures sportives et culturelles en chiffres

  • 80 associations culturelles et

  • 180 associations sportives.

  • 45 salles associatives (ou salles polyvalentes),

  • 262 équipements sportifs

  • 27 bibliothèques et médiathèques

  • des structures plus spécifiques (l’auditorium, salle de danse, salles de musique, salles polyvalentes, cinéma).
e Pays Sologne Val Sud possède un tissu associatif riche et varié, dans une bonne dynamique, avec des équipements relativement bien répartis sur le territoire :

  • 96% des communes du Pays sont équipées d’au moins un équipement sportif.

  • Les pôles du territoire (La ferté, Sully et Cléry) regroupent la majorité de ces équipements.

  • Le football, la gymnastique, le tennis, la randonnée, l’équitation figurent parmi les sports les plus représentés.

  • Globalement, le nombre d’usagers des équipements et de licenciés dans les associations augmente, témoignant de cette bonne dynamique

  • Des temps de rencontre dédiés au sport, à la découverte, comme la « fête du sport » dans la Communauté de communes du Val d’Ardoux sont l’occasion d’investir un plus grand nombre d’habitants dans la vie locale, avec des acteurs engagés (Amicale sportive de Cléry-Saint-André par exemple).

La culture et le sport, des leviers pour le développement touristique du territoire


Le Pays bénéficie d’un cadre propice pour de développement des activités de pleine nature, sorte de vitrine pour le développement touristique du territoire (« Loire à vélo », sentiers de découverte, etc.) :

  • groupe 313 Le circuit de la « Loire à vélo » qui draine un nombre important de visiteurs le long de l’axe ligérien ainsi que les sentiers de découverte (à pied, à cheval…) représente une aubaine pour la pratique du sport et la découverte de la culture et du patrimoine local : les bords de Loire, les Châteaux de Sully et de la Ferté, la Basilique de Cléry et son vignoble, le Domaine du Ciran, l’architecture Solognote (église à caquetoire, maison en briques et bois) ou encore les musées de Vienne en Val et Tigy…

  • La chasse, dans la partie solognote, constitue également un loisir particulièrement important sur le territoire.

Des enjeux importants pour le maintien de la dynamique sportive et culturelle du Pays


Plusieurs enjeux importants se posent sur le Pays pour le maintien de l’offre sportive et culturelle :

  • Les associations et les clubs éprouvent des difficultés dans leur gestion quotidienne : un certain essoufflement pour certains avec un manque de renouvellement dans le tissu de bénévoles ; la difficulté pour trouver des personnes ayant les formations requises pour l’encadrement.

  • Un contexte rural (petites communes éloignées) et national (coupes budgétaires…) qui nécessite une adaptation des collectivités pour le maintien de leurs équipements (coût, gestion, nombre d’usagers…). Cette adaptation passe par un passage progressif à une gestion communautaire des grands équipements (centre aquatique de la Ferté par exemple) ou des dispositifs plus spécifiques tel que les cinémas itinérants (ciné Sologne, Cinémobile) mis en place par la Région. Le Pays, dans le cadre de sa Charte apporte son soutien aux projets culturels et sportifs, notamment dans le cadre de la création ou la réhabilitation d’équipements.



FAIBLESSES

  • Un manque de lien entre associations et acteurs locaux en général (peu de mise en réseau, de temps de rencontres, des initiatives plus isolées comme la fête du sport)

  • Des équipements manquants sur certains territoires (gymnase couvert dans certains collèges…)

  • Le manque de connaissance de la population locale pour le patrimoine

OPPORTUNITES

  • Des espaces propices au développement des activités de pleine nature (à destination d’activités de loisirs et du tourisme)

  • Le contrat régional pour l’aide au maintien et à la rénovation des équipements

  • La mutualisation des équipements au niveau intercommunal



MENACES

  • Les difficultés des associations pour le renouvellement de leurs bénévoles

  • Le manque d’implication, notamment des nouveaux habitants dans la vie locale (évolution des modes de vie, dynamique périurbaine…)

  • Les difficultés de maintien des équipements et services dans un contexte rural et de baisse des moyens financiers

ATOUTS

  • Des équipements sportifs et culturels nombreux plutôt bien répartis sur le territoire

  • Un patrimoine local et culturel important, intéressant à valoriser

  • Une vie associative dynamique (clubs sportifs nombreux, festival son et lumière, fête du sport…)

  • Des initiatives locales et régionales pour permettre le maintien de l’offre culturelle du territoire, adaptées au contexte rural (cinéma itinérant par exemple)


QUELLE PARTICIPATION CITOYENNE ET QUELLE GOUVERNANCE POUR LE PAYS ?


Les projets de développement durable et notamment les Agendas 21 font appel à de nouvelles manières de travailler ensemble et de monter des projets, plus transversales et participatives. Ils interrogent également la structure Pays, sa communication, sa visibilité et son fonctionnement.

Une visibilité du Pays limitée


Le manque d’identification et de connaissance de l’action du Pays par les élus et les acteurs locaux en général constitue un enseignement important de la concertation de l’Agenda 21:

  • Pour beaucoup d’élus et acteurs locaux, le Pays représente encore un « tiroir-caisse » régional pour participer aux financements de leurs projets communaux ou intercommunaux, plus qu’un territoire de projet où les acteurs locaux et notamment les élus se fixent des objectifs de travail communs. Si la concertation menée dans le cadre de l’Agenda 21, s’appuyant notamment sur une réunion de présentation du Pays aux élus, permet d’introduire ces notions et objectifs, ce type de démarche devra être approfondi par la suite.

  • Dans le contexte de refonte territoriale, la place et rôle du Pays sont parfois questionnés : quel maintien des périmètres intercommunaux actuels ? Quel volontarisme politique autour de la structure Pays ? Quelle place du Pays devant les intercommunalités ? Ces questionnements mettent en évidence la nécessité de se positionner sur un projet de territoire du Pays dont l’Agenda 21 constitue un support important.

  • Le Pays bénéficie d’outils de communication importants, régulièrement mis à jour, à mettre en valeur pour communiquer sur les actions menées : les lettres de Pays et le site internet. La communication et l’information passent également par les élus du Conseil syndical, représentants des collectivités.

La cohérence entre l’Agenda 21 de Pays et les autres échelons territoriaux


Sur le territoire du Pays, plusieurs collectivités mènent déjà des démarches de développement durable :

  • La Région et le Conseil Général bénéficient tous deux d’un Agenda 21, qui fixe des objectifs qu’il est important de mettre en cohérence avec l’Agenda 21 de Pays

  • Plusieurs communes du territoire disposent également de leur Agenda 21 : l’Agenda 21 de la Ferté-Saint-Aubin dont les actions sont mises en œuvre progressivement depuis 2011 et l’Agenda 21 conjoint de Mézières-lez-Cléry et Mareau-aux-Prés. Ce dernier a suscité une mobilisation importante des habitants et des acteurs locaux.

Un enjeu important de l’Agenda 21 du Pays : la mise en marche du plus grand nombre pour le développement durable


L’Agenda 21 représente un projet important pour la définition d’objectifs communs, aboutir à des actions partenariales et sensibiliser aux enjeux du développement durable. Le projet participe ainsi d’une part à la mise en réseau du plus grand nombre et d’autre part à la visibilité du Pays. La démarche joue un rôle important pour la réaffirmation et le développement de nouveaux partenariats, ainsi que pour faire vivre le Conseil de développement, structure de concertation du Pays.

groupe 297


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