Panorama de presse 16/08/2010 cgt sommaire





télécharger 70.42 Kb.
titrePanorama de presse 16/08/2010 cgt sommaire
date de publication04.12.2019
taille70.42 Kb.
typeDocumentos


PANORAMA DE PRESSE




16/08/2010




CGT

Sommaire




Syndicalisme (1 Document)

Le Figaro Economie (matin) - 14/08/2010 - Mailly candidat à sa propre succession (179 mots)


JEAN-CLAUDE MAILLY, le secrétaire général de FO, a annoncé hier, dans un entretien au figaro.fr, son intention de briguer en février 2011 un troisième mandat à l'issue du 22e congrès de sa centrale ...


Actualité en régions (2 Documents)

Le Parisien - 16/08/2010 - Vivre en seine-saint-denis (246 mots)


Après bientôt un an de discussions entre les organisations syndicales et le gouvernement sur la situation des travailleurs sans papiers et les critères de leur régularisation, les responsables de la ...

Le Parisien - 14/08/2010 - Les travailleurs sans papiers demandent leur régularisation (291 mots)


Cela fait dix mois qu’ils sont en grève. Leur objectif, obtenir enfin la régularisation de leur situation en France. Hier matin, place des Terrasses de l’Agora à Evry, une cinquantaine de travailleur...


Actualité sociale (3 Documents)

La Tribune - 16/08/2010 - Chômage : l'Hexagone distancé par son voisin (465 mots)


En dépit du retour des créations d'emplois au deuxième trimestre, le taux de chômage reste très élevé en France.

La Tribune - 16/08/2010 - « La hausse du chômage devrait atteindre un palier cet hiver » (492 mots)


Dans la foulée du redémarrage de l'intérim, Laurent Wauquiez espère que la reprise de l'emploi en CDI interviendra dès la fin de 2010. Un plan en faveur de l'alternance va être lancé.

Libération - 14/08/2010 - En France, un soupçon de croissance (891 mots)


«Magnifique.» C'est par ce cri du cœur que la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a accueilli, vendredi sur Europe 1, la publication des chiffres de la croissance au deuxième trimestre. Magnif...

Europe et international (1 Document)

Le Monde - 14/08/2010 - Un " socle de protection sociale " à l'échelle mondiale ? Le chemin sera long, mais Martin Hirsch y croit (555 mots)


Martin Hirsch était à Genève, mercredi 11 et jeudi 12 août, pour participer à la première réunion d'un groupe de travail sur la mise en place d'un " socle de protection sociale " à l'échelle mondial...

Syndicalisme


Samedi 14 Août 2010
Une-ECO
Mailly candidat à sa propre succession
Le patron de FO briguera en février 2011 un troisième mandat.


JEAN-CLAUDE MAILLY, le secrétaire général de FO, a annoncé hier, dans un entretien au figaro.fr, son intention de briguer en février 2011 un troisième mandat à l'issue du 22congrès de sa centrale à Montpellier. « Je ne sais pas si ce sera mon dernier mandat », a-t-il même précisé, confirmant tout de même officiellement son souhait de rempiler à 57 ans aux commandes de FO pour au moins trois ans de plus. Jean-Claude Mailly a succédé en 2004 à Marc Blondel à la tête du troisième syndicat français. Bien que plutôt implantée dans le public, sa centrale n'est pas menacée par la récente réforme de la représentativité. En conflit avec ses homologues de la CGT et de la CFDT, il est le seul des grands leaders syndicaux à réclamer l'abandon de la réforme des retraites.


Marc Landré mlandre@lefigaro.fr



Tous droits réservés : Le Figaro Economie (matin)

Diff. 342 445 ex. (source OJD 2005)

BB9E539387106F0D856F12905A0AB1CE0DB82747D10471E1314154E




Retour Sommaire

Actualité en régions


Lundi 16 Août 2010
Edition Abonnés - Seine-Saint-Denis
Bobigny
Vivre en Seine-Saint-Denis


Après bientôt un an de discussions entre les organisations syndicales et le gouvernement sur la situation des travailleurs sans papiers et les critères de leur régularisation, les responsables de la CGT départementale organisent un nouveau dépôt collectif de dossiers, demain en préfecture.

Principal soutien des travailleurs sans papiers, dont certains sont aujourd’hui toujours en grève, depuis le mois d’octobre 2009 pour faire valoir leurs droits, la CGT appelle à une manifestation devant la Direccte, ex-Direction départementale du travail, avenue Youri-Gagarine, demain à 13 h 30. « Lors de notre rencontre avec les représentants de la Direccte, explique un porte-parole de la CGT départementale, il avait été convenu que les dossiers de sans-papiers en grève depuis octobre 2009 seraient traités rapidement et que les dépôts seraient faits chaque semaine. Or la préfecture de Paris a imposé en juillet des demandes de documents qui ralentissent ce processus, alors que la date butoir de dépôt est fixée au 30 septembre! » Pour le syndicat, qui estime que 700 travailleurs sans papiers sont concernés dans le département, cette « complexité des procédures » imposée par l’Etat va à l’encontre des engagements pris. En marge du dépôt collectif prévu mardi, la CGT demandera un prolongement de délai, ainsi qu’une rencontre avec le préfet.





Tous droits réservés : Le Parisien



1B9EF3738A506501F51C1B10CC06F13800D8044D71717FE9F8DF10F




Retour Sommaire



Samedi 14 Août 2010
Edition Abonnés - Essonne
ÉVRY
Les travailleurs sans papiers demandent leur régularisation


Cela fait dix mois qu’ils sont en grève. Leur objectif, obtenir enfin la régularisation de leur situation en France. Hier matin, place des Terrasses de l’Agora à Evry, une cinquantaine de travailleurs sans papiers et de militants CGT se sont rassemblés. Ils sont venus déposer 83 dossiers de travailleurs sans papiers en grève dans les locaux de la Direction régionale de l’entreprise, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Directe). « Suite à cette grève, qui concerne plus de 6000 travailleurs sans papiers en Ile-de-France, en mars 2010, les patrons ont commencé à dire qu’il fallait les régulariser, rappelle Raymond Chauveau, coordinateur CGT pour les travailleurs sans papiers. Du coup, des négociations ont été engagées avec le ministère du Travail pour obtenir des critères de régularisation clairs, car jusqu’ici, c’était un peu au bon vouloir des préfectures. Ce qui a été obtenu en juin dernier. Nous entrons maintenant dans le processus de dépôt des dossiers. Ces quatre-vingt-trois-là ne sont que le début. » Diakite, originaire du Mali, espère que, cette fois, ça va aboutir. « Cela fait cinq ans que je travaille en France sur des chantiers et que je paye mes impôts. Là, je fais la grève depuis octobre dernier et c’est difficile. Je ne peux plus envoyer d’argent à ma famille, mais ils comprennent. Heureusement, il y a une solidarité entre nous, car, du coup, on n’a pas beaucoup d’argent. Et puis, on sait pas quoi faire de la journée. On espère que ces dossiers vont nous permettre d’avoir des papiers. »


Sébastien Morelli



Tous droits réservés : Le Parisien



1F98F30883B0EB0465071D406308113B09E83D44E154734BC55BAFA




Retour Sommaire

Actualité sociale


Edition de La Tribune



Lundi 16 Août 2010
Evénement
Chômage : l'Hexagone distancé par son voisin

En dépit du retour des créations d'emplois au deuxième trimestre, le taux de chômage reste très élevé en France.


La comparaison n'est pas flatteuse. Alors que le taux de chômage français flirtait avec les 9,5 % au premier trimestre 2010 et pourrait, selon la plupart des économistes, dépasser les 10 % en 2011, l'Allemagne affichait, en juillet, un taux de 7,6 %. Soit le plus bas niveau atteint depuis 1992.

La réalité est cependant plus nuancée. Outre-Rhin, compte tenu de l'évolution démographique, la population active diminue alors qu'elle progresse dans l'Hexagone. « Il faut beaucoup plus de créations d'emplois en France qu'en Allemagne pour faire baisser le chômage », résume Éric Heyer, le directeur adjoint du département analyse et prévision de l'OFCE. « Même avec une croissance nulle, l'Allemagne fait baisser son chômage. Mais à une population qui vieillit, je préfère le dynamisme démographique français, même s'il est plus pénalisant sur le chômage à court terme », ajoute Laurent Wauquiez, le secrétaire d'État à l'Emploi.

TEMPS DE TRAVAIL RéDUIT


Pendant la crise de 2009, un autre élément a accentué l'écart de taux de chômage entre l'Allemagne et la France. Pour amortir le ralentissement de l'activité, la première a beaucoup parié sur la réduction du temps de travail - via un recours massif au chômage partiel ou une baisse du volume d'heures travaillées. Conséquence, le nombre de salariés ayant perdu leur emploi a été plus limité que dans l'Hexagone. « Dans tous les pays, le chômage a explosé. L'exception, c'est l'Allemagne, pas la France », précise Éric Heyer. D'ailleurs, en matière de créations d'emplois, la comparaison est beaucoup moins défavorable à la France. Selon les chiffres provisoires rendus publics vendredi, l'économie hexagonale a créé 35.000 emplois au deuxième trimestre, après avoir déjà enregistré 23.900 créations nettes au premier trimestre. Même s'il reste inférieur à celui de l'économie allemande (près de 170.000 créations sur les six premiers mois de l'année), ce rythme tranche nettement avec l'année 2009 qui avait marqué un record de 250.000 destructions d'emplois.

Reste une inconnue de taille, la capacité de la France à créer rapidement des emplois permanents (au deuxième trimestre, 25.700 des 35.000 créations de postes étaient liées à l'intérim) et en nombre suffisant pour faire baisser le chômage. Laurent Wauquiez espère que ce cap sera franchi dès l'hiver prochain (lire page 5), les économistes tablent, eux, plutôt sur la mi-2011...

Agnès Laurent





Tous droits réservés : La Tribune

Diff. 89 866 ex. (source OJD 2005)

C19043F684C0C809354B1540A301F1B20C580C4801FA78BCD9A3D92




Retour Sommaire



Edition de La Tribune



Lundi 16 Août 2010
Politique France
« La hausse du chômage devrait atteindre un palier cet hiver »

Dans la foulée du redémarrage de l'intérim, Laurent Wauquiez espère que la reprise de l'emploi en CDI interviendra dès la fin de 2010. Un plan en faveur de l'alternance va être lancé.


Les 35.000 créations d'emploi au deuxième trimestre annoncent- elles la fin de la crise ?

Une tendance très claire se dessine : la France crée à nouveau des emplois. Au troisième trimestre 2009, nous perdions 78.000 emplois marchands. Aujourd'hui, l'amélioration est nette, même s'il faut rester prudent car ce sont des chiffres intermédiaires susceptibles d'être révisés. Mais cette bonne nouvelle vient après d'autres signaux positifs sur le chômage des jeunes ou le nombre de plans sociaux. Nous récoltons le fruit de nos efforts. Les choix faits pendant la crise économique par le président de la République et le Premier ministre, notamment d'investir sur la politique de l'emploi, s'avèrent les bons.

L'intérim repart. Peut-on espérer à court terme des créations d'emplois durables ?

L'intérim est toujours le moteur qui redémarre en premier. Il n'est donc pas du tout anormal qu'il reprenne aujourd'hui. Mais parallèlement, nous constatons une reprise des offres en CDD ou en CDI déposées auprès de Pôle emploi. L'amélioration sur l'emploi permanent devrait être encore timide au troisième trimestre, mais elle devrait être effective fin 2010-début 2011.

En matière de chômage, êtes-vous sur le même scénario que les économistes qui prévoient une hausse jusqu'à la mi-2011 ?

Je pense que nous devrions atteindre à la fin de l'année 2010, ou tout début 2011, un palier dans la hausse du chômage, plutôt qu'à la mi-2011. Plusieurs signaux intéressants, comme le récent chiffre de la croissance, l'intérim qui ne ralentit pas ou le redressement de l'industrie, m'incitent à privilégier ce calendrier.

Quels outils allez-vous privilégier dans les prochains mois pour soutenir le redémarrage de l'emploi?

Pendant la crise, nous avons vu à quel point l'alternance a été utile pour l'emploi des jeunes. Nous allons poursuivre dans cette voie en complétant les mesures conjoncturelles par un grand plan qui sera présenté prochainement. Il nous faut aussi travailler à la reconversion des salariés qui ont perdu leur emploi pendant la crise car une de nos batailles portera sur le chômage de longue durée. Enfin, nous avons le plan rebond pour les chômeurs en fin de droits et des mesures dynamiques comme les aides à la création d'entreprise.

La réduction du nombre de contrats aidés annoncée dans le budget 2011 n'est-elle pas pénalisante?

Si l'on additionne toutes les formes de contrat, la baisse est de 15 % environ. Je pense que ce ne sera pas trop compliqué à absorber.

Propos recueillis par Agnès Laurent
HAMILTON/REA



Tous droits réservés : La Tribune

Diff. 89 866 ex. (source OJD 2005)

E894938D87E02F0C45FF1FD0DA0861B40798214A81CB7877825DE6D




Retour Sommaire



Samedi 14 Août 2010
Économie
Décryptage
En France, un soupçon de croissance
L'économie française a connu un léger rebond, à 0,6%, au deuxième trimestre 2010. Il s'avère insuffisant pour diminuer significativement le chômage, alors que le commerce mondial s'essouffle.


«Magnifique.» C'est par ce cri du cœur que la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a accueilli, vendredi sur Europe 1, la publication des chiffres de la croissance au deuxième trimestre. Magnifique, vraiment ? L'économie française, il est vrai, a été bien plus performante au deuxième trimestre (0,6% de hausse du PIB) qu'au premier (+ 0,2%). Mais c'est oublier un peu vite que la croissance allemande, elle, a connu sur la même période un record de + 2,2% (contre + 0,5% au premier trimestre), la plus forte croissance depuis la réunification, en 1990. Et surtout que les économistes anticipent un deuxième semestre bien plus difficile en raison d'une détérioration de l'environnement, et donc de la demande internationale. La Bourse de Paris, elle, ne s'est pas emballée. Elle clôturait vendredi dans le rouge, à - 0,28%.

En quoi ce chiffre est-il décevant ?

«Après un recul de 2,5% en 2009, ce rebond n'est pas spectaculaire, analyse Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis Asset Management. Certes, ce + 0,6% est élevé par rapport aux précédents chiffres, mais il se compare très mal à la performance de + 2,2 % réalisée par l'Allemagne sur la même période.» De fait, outre-Rhin, tous les indicateurs qui participent à la croissance du PIB sont orientés favorablement : la consommation des ménages, les investissements des entreprises, et surtout le commerce extérieur. En France aussi, les dépenses de consommation ont légèrement augmenté (+ 0,4%) après avoir stagné au premier trimestre, et les investissements des entreprises ont sérieusement repris (+ 1,1%). «Après huit trimestres de baisse consécutifs, ce dernier chiffre est une bonne nouvelle, il signifie que les entreprises ont une perception de leur environnement moins négative», analyse Waechter. Mais, contrairement à l'Allemagne, le commerce extérieur continue à plomber la croissance (- 0,4%). Une faiblesse qui s'explique notamment par une présence moindre dans les pays émergents. «Dans les importations chinoises, par exemple, l'Allemagne est présente à près de 40% alors que la France ne dépasse guère les 10%», signale Waechter. Autre élément qui jette un doute sur la performance réalisée par la France : la croissance au deuxième trimestre doit surtout à la reconstitution des stocks par les entreprises. Elles ont ainsi moins «déstocké» qu'au premier trimestre, ce qui s'est traduit par une contribution positive à la croissance. «Sans les stocks, la croissance du PIB aurait été nulle au deuxième trimestre», relativise ainsi Alexandre Law, économiste chez Xerfi. Dernier élément inquiétant : la production industrielle a rechuté en juin (- 1,7%), après avoir progressé de 1,9% en mai.

Sera-t-il suffisant pour faire baisser le chômage ?

Ce retour (un peu) plus ferme de la croissance confirme néanmoins le redressement du marché du travail, observé depuis le début de l'année. Alors que le pays détruisait des emplois depuis le printemps 2008, les chiffres publiés vendredi font état de 35 000 nouveaux postes au deuxième trimestre dans le secteur marchand, après un solde déjà positif (+ 23 900) au premier trimestre. Un progrès certes, mais qui représente une goutte d'eau au regard du demi-million d'emplois détruits pendant la crise. Pis encore : ces créations de postes, même orientées à la hausse, ne parviennent pas à faire trembler le taux de chômage, qui stagne à un niveau important (9,9% avec les DOM). Contradictoire ? Non, car parallèlement, la population active (personnes disposant d'un emploi et chômeurs) augmente elle aussi. Davantage de gens se présentent sur le marché du travail. Conséquence : le nombre de créations d'emplois, faible, permet tout juste de compenser l'augmentation du nombre de personnes souhaitant travailler. Certainement pas de faire baisser le chômage. L'Insee prévoyant une augmentation de la population active de 78 000 personnes en 2010, il faudra donc que l'économie crée plus de 78 000 emplois avant de faire baisser le chômage.

Quelles sont les perspectives pour 2010 ?

Sachant que le commerce mondial s'essouffle et que le chiffre du deuxième trimestre est traditionnellement le meilleur de l'année, les troisième et quatrième trimestres devraient être, en France, moins performants. Christine Lagarde s'est pourtant dit «convaincue» que le pays tiendra en 2010 sa prévision de croissance annuelle de 1,4% (3% pour l'Allemagne), même avec 0,2% seulement sur la deuxième moitié de l'année, comme anticipé par les économistes. Cette croissance «magnifique» au deuxième trimestre a en tout cas fait un autre optimiste : François Baroin, le ministre du Budget, qui estime qu'elle permettra «de tenir [les] engagements de réduction de déficits». Sur 2010, peut-être, mais sur 2011, rien n'est moins sûr.


Par Luc Peillon et Alexandra Schwartzbrod



Tous droits réservés : Libération

Diff. 144 054 ex. (source OJD 2005)

009F83758B309606C5C11970430DF1B90ED89341D1A87C6CF5EEA77




Retour Sommaire

Europe et international


Samedi 14 Août 2010
Planète
Un " socle de protection sociale " à l'échelle mondiale ? Le chemin sera long, mais Martin Hirsch y croit


Martin Hirsch était à Genève, mercredi 11 et jeudi 12 août, pour participer à la première réunion d'un groupe de travail sur la mise en place d'un " socle de protection sociale " à l'échelle mondiale. Vaste chantier... " Bien sûr, comme toujours, on peut soit faire un flop, soit ouvrir une petite fenêtre qui entraînera des grands changements " , reconnaît l'ancien haut-commissaire à la jeunesse et aux solidarités actives contre la pauvreté.
Cette initiative, lancée en avril 2009 par les Nations unies parmi neuf réponses à la crise financière, est pilotée par le Bureau international du travail (BIT) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle vise à généraliser à toute la planète un ensemble de droits sociaux, d'infrastructures et de services. Tandis que plus de 75 % de la population mondiale ne bénéficie d'aucune protection sociale et que les pays du Nord coupent dans leurs dépenses, tout cela pourrait bien ne déboucher que sur un indigeste rapport sans perspective de concrétisation. Mais à écouter Martin Hirsch, qui a accepté ce mandat d'un an aux côtés de dix autres personnalités, cet " enjeu très excitant " serait beaucoup plus en prise avec le contexte international qu'il n'y paraît au premier regard.
Quelle mission ce groupe de travail présidé par Michelle Bachelet, l'ancienne présidente du Chili, s'est-il fixée ? En premier lieu de démontrer qu'investir dans un socle de protection sociale à l'échelle mondiale - concept qui reste encore à définir dans le détail - pourrait constituer un des moyens les plus efficaces de stabiliser la situation économique et de relancer la croissance. Autrement dit, un outil permettant de mieux résister à la crise actuelle, et non un poids qui grèverait les budgets publics.
Chinois réceptifs
Riche de son expertise en matière de pauvreté dans les pays du Nord, Martin Hirsch veut croire à ce " saut conceptuel " . Mais comment passer de la théorie aux actes et encourager certains Etats à se doter de systèmes de protection sociale dignes de ce nom ? Selon M. Hirsch, certains pays émergents y réfléchissent déjà, tandis que des conflits de grande ampleur autour des salaires se sont déclenchés au Bangladesh et en Chine. Invité récemment dans ce dernier pays par un think tank pour y parler du revenu de solidarité active (RSA), il a pu constater que les Chinois étaient réceptifs à cette thématique.
L'initiative onusienne pourrait aussi pousser les pays du Nord à perfectionner leurs propres systèmes de protection sociale. Des financements seraient trouvés pour aider les pays les plus pauvres à mettre les leurs en place. L'ancien directeur d'Emmaüs, qui se dit allergique au " bla-bla " , a suggéré de réaliser des études de faisabilité. Il s'agit d'évaluer ce qu'il en coûterait à un Etat, en termes de moyens, de temps et d'obstacles à franchir, de se doter de cet outil. Cinq pays asiatiques et africains se sont déjà proposés pour servir de terrain d'expérimentation.
Agathe Duparc (Genève, correspondance)



Tous droits réservés : Le Monde

Diff. 367 153 ex. (source OJD 2005)

B69603C38F601B0BB5961350190811A80D58BB4AE11E71D7CC31709




Retour Sommaire

similaire:

Panorama de presse 16/08/2010 cgt sommaire iconPanorama de presse 12/05/2009 cgt sommaire

Panorama de presse 16/08/2010 cgt sommaire iconPanorama de presse 20/10/2008 cgt sommaire

Panorama de presse 16/08/2010 cgt sommaire iconPanorama de presse 14/01/2009 cgt sommaire

Panorama de presse 16/08/2010 cgt sommaire iconPanorama de presse 04/08/2008 cgt sommaire

Panorama de presse 16/08/2010 cgt sommaire iconPanorama de presse 21/12/2009 07h10 cgt sommaire

Panorama de presse 16/08/2010 cgt sommaire iconPanorama de presse 04/05/2009 07h27 cgt sommaire

Panorama de presse 16/08/2010 cgt sommaire iconPanorama de presse 04/01/2010 07h36 cgt sommaire
«autopsie psychologique» pour prouver la vulnérabilité d'un salarié du Technocentre de Guyancourt et écarter sa responsabilité d'employeur...

Panorama de presse 16/08/2010 cgt sommaire iconPanorama de presse 11/02/2009 cgt sommaire
«fonds d'investissement social» de cinq à dix milliards d'euros permettant aux person

Panorama de presse 16/08/2010 cgt sommaire iconPanorama de presse 23/03/2009 07h15 cgt sommaire
«peut-être l'occasion» de rencontrer «dans les prochains jours» Nicolas Sark

Panorama de presse 16/08/2010 cgt sommaire iconPanorama de presse 08/01/2009 07h16 cgt sommaire
«Progrès» qu'elle ouvre, tous les lundis à partir du 12 janvier à la bourse du Travail de Lyon salle 20, entre 14 heures et 17 h






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
e.20-bal.com