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Zone euro / Economie / BCE

Le rachat de dette publique par la BCE inégalement accueilli
(MFI / 11.09.12) La décision de la Banque centrale européenne de racheter, sous conditions, de la dette publique de pays en difficulté, a provoqué dès son annonce jeudi 6 septembre 2012 une poussée à la hausse des bourses. Vendredi 7 septembre, les places financières asiatiques réagissaient également à la hausse. Les taux d’emprunt à dix ans de l’Espagne et de l’Italie, les pays les plus fragiles de la zone euro, se sont fortement détendus. Du côté des politiques les réactions se sont aussi multipliées. Tour d'horizon.
De Londres, où il recevait ce jeudi 6 septembre le président français François Hollande, le Premier ministre britannique s’est félicité de l’initiative de la Banque centrale européenne (BCE). La BCE est «plus proche que jamais» de ce que souhaitait le gouvernement britannique, a déclaré David Cameron, dont le pays n’est pas membre de la zone euro. Il souhaite que l’institution se tienne «fermement derrière l'euro». 

De son côté, François Hollande a déclaré respecter «l'indépendance de l'institution» qui «a agi en conformité au mandat qui lui est confié», en veillant à la «stabilité des prix» et à la «croissance en Europe».

Le président du Conseil italien, Mario Monti, a qualifié pour sa part de «pas en avant important» l’initiative de la Banque centrale européenne, «qui va vers une gouvernance plus satisfaisante de la zone euro».
Angela Merkel perd et gagne en même temps
La chancelière allemande, Angela Merkel, était en visite en Espagne ce 6 septembre. Elle a déclaré que la BCE avait agi «dans le cadre de son indépendance et de son statut», mais confirmé son opposition au rachat de dette publique.

Angela Merkel perd et gagne, analyse le correspondant de RFI à Berlin, Pascal Thibaut. L’opposition allemande a beau jeu de souligner que la décision de la Banque centrale européenne traduit l’échec de la politique longtemps promue par la chancelière qui rejette des rachats d’obligations souveraines. 

Mais le rachat massif de dettes par la Banque centrale européenne enlève aussi une sérieuse épine du pied déjà meurtri de la chancelière. L’alternative, à savoir un nouveau plan d’aides pour les pays du Sud en difficulté avec le vote nécessaire du Parlement allemand, aurait pu mal tourner pour Angela Merkel dont la majorité traînait toujours plus les pieds.

Et la BCE a pris en compte les craintes allemandes. Le «donnant-donnant», toujours avancé par la chancelière, est au centre de la décision de la Banque centrale. Cette dernière rachète certes la dette des pays en difficulté mais à condition qu’ils fassent appel au fonds de secours de l’euro et s’obligent à poursuivre l’assainissement de leurs finances publiques. Et si le programme annoncé échoue, Angela Merkel peut toujours se retrancher derrière l’indépendance de la Banque centrale à l’approche, dans un an, des élections générales.
Madrid ne se prononce pas pour le moment
Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, qui recevait la chancelière, n’a pas commenté le plan de rachat de dette publique de la BCE. Il est vrai que l’Espagne n’a pas encore sollicité l’aide européenne faute de précisions sur les mesures d’austérité exigées.

«Quand j’aurai du nouveau, je vous le dirai» s’est borné à déclarer Mariano Rajoy. Mais Madrid sera contraint de solliciter l'aide de la BCE ; les seules questions qui vaillent sont «quand» et «comment» selon le quotidien espagnol El Pais.

Du côté des institutions européennes, Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a soutenu le plan de la Banque centrale qui a, selon lui, agi en pleine «indépendance» et en totale conformité avec son mandat.

Vendredi 7 septembre, la bourse de Tokyo a ouvert en hausse, et celle Shanghai a dépassé une hausse de 3% en séance, autant de signes du bon accueil du plan de la BCE par les marchés financiers. Et c'était précisément l'objectif de cette initiative, rassurer les marchés.
MFI / RFI

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