Résumé Quoiqu’un consensus commence à se dégager en faveur d’un pluralisme méthodologique, on ressent encore, au sein des sciences de gestion, comme une opposition entre les démarches hypothético-déductive,





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L'induction,
au coeur du dilemme
des savoirs en sciences de gestion
1
Arnaud Pellissier-Tanon
Papier publié dans
Stratégies, Actualité et futurs de la recherche,
Coordonné par Alain Charles Martinet et Raymond-Alain Thiétart,
Paris : Vuibert, FNEGE, août 2001, pp. 55-66
*
Mots clés : démarche de recherche, induction, logique formelle, méthodologie

Résumé - Quoiqu’un consensus commence à se dégager en faveur d’un pluralisme méthodologique, on ressent encore, au sein des sciences de gestion, comme une opposition entre les démarches hypothético-déductive, au titre de la généralité des conjectures qu’elles formulent, et les démarches inductives, au titre de la certitude des expériences dont elles rendent compte. Certains proposent de dépasser cette opposition en articulant les raisonnements propres à chacune de ces démarches en une boucle récursive abduction, déduction, induction. Or il faut reconnaître que tous les recherches, qu’il s’agisse de découvrir la cause d’un fait particulier ou de retracer les effets possibles de ce fait, reposent sur des théories qu’il a fallu énoncer au préalable.

L’induction prend donc un relief particulier -c’est elle qui permet d'énoncer des théories nouvelles- ainsi que la qualité du raisonnement inductif -c’est lui qui assure l'universalité des théories qu’elle énonce- : induire une loi consiste en effet à saisir la nécessité qui sous-tend les faits contingents qu'on appréhende, ce qui exige du chercheur qu'il applique son intelligence à en isoler les ressemblances des dissemblances et ce qui suppose, s'il est conduit à rendre compte de son induction et donc du choix de ses isolations, qu'il fasse un usage précis du langage naturel (par opposition au langage symbolique). Le dilemme des savoirs en gestion trouve sa solution dans la qualité du raisonnement inductif mené par le chercheur.


En deça du débat épistémologique opposant le constructivisme au positivisme, un consensus commence à se dégager en faveur du "pluralisme méthodologique" qu'Alain-Charles Martinet (1990) appelait de ses voeux il y a déjà dix ans. Ababacar Mbengue et Isabelle Vandangeon-Derumez (1999) ont relevé qu' "il existe de nombreuses façons de faire de la recherche si l'on se réfère à la diversité des statuts des données, des modes de collectes des données, de la relation entre la théorie et les observations empiriques et des critères de scientificité de la recherche" (p. 19).

Et s'ils ont conclu leur communication en disant que la position épistémologique du chercheur, "ne doit pas lui dicter le choix de la nature de l'outil, qualitative ou quantitative, mais la façon dont il va le mettre en oeuvre" (p. 19), il ressort toutefois de leur examen des relations qu'entretiennent la théorie et les observations empiriques un constat quelque peu pessimiste : ils ne le disent pas explicitement mais on ressent comme une opposition entre la généralité des conjectures formulées à l'aide d'une démarche hypothético-déductive et la certitude des expériences d'un contexte précis, fondées sur une démarche inductive.
C'est cette opposition que nous analyserons dans ce chapitre. Nous montrerons précisément que le dilemme qui opposerait, au sein des savoirs en gestion, la généralité des conjectures à la certitude des expériences n'est pas si irréductible qu'on pourrait le croire et qu'il trouve in fine sa solution dans la qualité du raisonnement inductif mené par le chercheur.
Nous nous appuierons sur la suggestion qu'Albert David (1999) a formulée dans une communication à un congrès de l'AIMS, à savoir que, l'opposition des démarches inductives aux démarches hypothético-déductives découle de la fausse association, héritée de l'histoire de notre discipline, de ces premières aux épistémologies constructivistes et de ces secondes aux épistémologies positivistes, et, que pour fédérer les différentes approches méthodologiques, "il faut dépasser l'opposition classique entre démarche inductive et démarche hypothético-déductive et considérer une boucle récursive abduction, déduction, induction" (p. 1). Une critique interne des raisonnements tenus dans cette boucle nous conduira à conclure qu'elle ne comporte pas, à proprement parler, d'induction et nous permettra, de relever que toutes les recherches, qu'il s’agisse de découvrir la cause d’un fait particulier ou de retracer les effets possibles de ce fait, reposent, ab ovo, sur une induction.

L’induction prend donc un relief particulier -c’est elle qui permet d'énoncer des théories nouvelles- ainsi que la qualité du raisonnement inductif -c’est lui qui assure l'universalité des théories qu’elle énonce-. Nous analyserons donc avec attention le travail que le chercheur mène lorsqu'il procède à une induction : induire une loi consiste à saisir la nécessité qui sous-tend les faits contingents appréhendés, ce qui exige du chercheur qu'il applique son intelligence à en isoler les ressemblances des dissemblances. L'induction n'a rien de facile et l'isolation des ressemblances d'avec les dissemblances n'a rien d'évident, si bien que le chercheur doit pouvoir rendre compte de son induction et donc du choix de ses isolations. Il est conduit, pour cela, à faire un usage précis du langage naturel (par opposition au langage symbolique) car seul ce langage permet d'exprimer la nécessité qui sous-tend les faits contingents. En bref, le dilemme des savoirs en gestion trouve in fine sa solution dans la qualité du raisonnement inductif mené par le chercheur.


1. Dépasser l'opposition
des démarches inductives aux démarches hypothético-déductives

Albert David (1999) propose donc de dépasser l'opposition, que nous avons reçue de l'histoire de notre science, des démarches inductives aux démarches hypothético-déductives et considère, pour ce faire, que toute recherche emprunte "une boucle récursive" comportant une abduction, une déduction et une induction.

1.1. Une "boucle récursive abduction, déduction, induction"
Il est habituel de considérer qu'il y a deux modes de raisonnement, deux façons de progresser dans la connaissance, l'induction et la déduction. Et il est tout autant habituel de définir la déduction comme "le raisonnement qui conduit de propositions données aux propositions qui en découlent rationnellement" (Isabelle Mourral et Louis Millet (1995), p. 73) et l'induction comme "l'opération par laquelle l'intelligence passe des faits aux lois qui les expliquent" (Ibid., p. 169). Mais on doit à Charles S. Peirce la mise en évidence d'une troisième forme de raisonnement, l'abduction, à savoir, selon la formule d'Isabelle Mourral et Louis Millet (1995), qui se réfèrent à son Dictionnary of Logic (1867), la "conjecture sans force probante, fondée sur une hypothèse tirée de l'expérience" (p. 7).
L'apport de Peirce est de concevoir le raisonnement scientifique comme l'articulation d'une abduction avec une déduction et une induction, partant, le progrès de la science comme le déroulement indéfini de ce cycle. Selon Albert David, qui emprunte à Raymond Boudon (1990/1991) l'exemple de la rue mouillée, "cette articulation peut se formaliser comme suit :

- une hypothèse explicative est construite par abduction pour rendre compte de données posant problème (j'observe que la rue est mouillée et je cherche une explication : il pleut, la balayeuse est passée, etc.) ;

- les conséquences possibles de cette hypothèse sont explorées par déduction (s'il pleut, non seulement la rue est mouillée mais aussi les trottoirs et les vitres chez moi ; si la balayeuse est passée, seule la rue est mouillée mais alors nous sommes l'après-midi, etc.) ;

- l'induction permet une mise à jour (confirmation ou infirmation) des règles et théories mobilisées (lorsqu'il pleut, la rue est mouillée, la balayeuse ne passe jamais le matin, etc.) ;

- si ces règles sont infirmées, alors il faut reformuler, par abduction, de nouvelles hypothèses explicatives, et le cycle recommence" (p. 5).
Il semble bien que cette "boucle récursive abduction, déduction, induction" permet, comme le souhaite Albert David, de dépasser l'opposition de la démarche inductive à la démarche hypothético-déductive : déduction et induction y ont chacune une place, distincte et complémentaire l'une de l'autre. Pour l'induction, il s'agit de "mettre à jour" (confirmer ou infirmer) les règles et théories mobilisées. Pour la déduction, il s'agit d'explorer les conséquences possibles de l'hypothèse abduite, ce qui permet au chercheur de satisfaire l'exigence de falsifiabilité des hypothèses formulée par Karl Popper (1934/1973). Et il découle clairement de tout cela que "cette boucle n'a pas besoin d'être parcourue intégralement par chaque chercheur au sein de chaque dispositif de recherche : il suffit qu'elle le soit collectivement dans la communauté de recherche" (p. 1). Ainsi, la boucle récursive permet, à première vue, de considérer les raisonnements inductif et déductif comme complémentaires, alors que l'association de ces raisonnements aux épistémologies constructiviste et positiviste a laissé croire qu'ils étaient opposés.
Ce point est capital pour notre propos, à savoir dépasser le dilemme des savoirs en gestion. Pourtant, nous ne sommes pas entièrement satisfaits par la troisième étape de la boucle récursive décrite par Albert David. Reprenons donc, dans le détail, le plus fidèlement possible, le raisonnement tenu dans la boucle "abduction, déduction, induction" et illustrons notre analyse à l'aide d'un exemple :

a) tout d'abord, une abduction qui relie un fait constaté (la compagnie aérienne Air nouveauté sous-traite à une autre compagnie aérienne, Econair, l'affrètement de la ligne Pau-Brest qu'elle vient d'ouvrir mais non la commercialisation des places d'avions) à une théorie (or les entreprises sous-traitent des activités régulières notamment si cela leur permet de diminuer leurs frais de personnel) et formule une conjecture (la convention collective d'Air nouveauté serait-elle plus "généreuse" que celle d'Econair ?) ;

b) ensuite, une déduction, prenant pour hypothèse la conjecture dégagée par l'abduction (si la convention collective d'Air nouveauté est plus "généreuse" que celle d'Econair), tire de la même théorie (et comme les entreprises sous-traitent des activités régulières notamment si cela leur permet de diminuer leurs frais de personnel) la nécessité d'un autre fait (Air nouveauté doit donc sous-traiter à Econair l'affrètement d'autant de lignes qu'il lui est possible de le faire sans générer des coûts qui l'emportent sur l'économie que cette sous-traitance permet) ;

c) enfin, un raisonnement qui tire de la constatation du fait déduit de la conjecture (parce qu'Air nouveauté sous-traite effectivement à Econair l'affrètement d'autant de lignes qu'il lui est possible de le faire sans générer des coûts qui l'emportent sur l'économie que cette sous-traitance permet) la conclusion que la théorie mobilisée à la première et à la seconde étape est bien adéquate au cas considéré (Air nouveauté sous-traite effectivement des activités régulières notamment si cela lui permet de diminuer ses frais de personnel).

1.2. Une boucle qui ne modélise pas un raisonnement entier
La troisième étape de cet exemple de boucle "abduction, déduction, induction" nous gêne quelque peu : elle semble tenir implicite une conclusion du raisonnement, à savoir la démonstration de la vraisemblance de la conjecture abduite lors de la première étape. Elle se focalise en effet sur l'adéquation de la théorie mobilisée au cas considéré et ne précise pas si la conjecture abduite lors de sa première étape peut être considérée comme vraisemblable, ce qui pourtant nous semble être tout autant capital pour le chercheur.
Pour expliciter ce point, il faudrait compléter, nous semble-t-il, cette troisième étape par un raisonnement qui tirerait de la constatation du fait déduit de la conjecture (parce qu'Air nouveauté sous-traite effectivement à Econair l'affrètement d'autant de lignes qu'il lui est possible de le faire sans générer des coûts qui l'emportent sur l'économie que cette sous-traitance permet) et de la théorie mobilisée à la première et à la seconde étape (les entreprises sous-traitent des activités régulières notamment si cela leur permet de diminuer ses frais de personnel) la conclusion que la proposition formulée à la première étape du raisonnement comme une conjecture est vraisemblable (la convention collective d'Air nouveauté est sans doute plus "généreuse" que celle d'Econair). On aurait ainsi trouvé une explication vraisemblable du fait sur lequel portait notre recherche.
On pourrait créditer la troisième étape de la boucle "abduction, déduction, induction" de tirer cette conclusion implicitement. Elle semble, en effet, être sous-entendue par celle portant sur l'adéquation de la théorie mobilisée tout au long de la boucle, à savoir si cette théorie rend compte de l'ensemble de ces faits d'une façon satisfaisante. Certes, les faits qui nous importent ne sont pas tous constatés car la vraisemblance de l'un d'entre-eux est démontrée, à savoir la déduction de la conjecture. Mais cette vraisemblance est démontrée à l'aide de cette théorie. Démontrer la vraisemblance de la déduction de la conjecture permet donc au chercheur de juger de l'adéquation de la théorie aux faits constatés, si bien que, lors d'une recherche, juger de cette adéquation suppose qu'on a démontré cette vraisemblance, ne serait-ce qu'implicitement. Mais comme l'objet même de la boucle "abduction, déduction, induction" est de modéliser le raisonnement tenu par le chercheur, il n'est pas inutile, ici, d'avoir explicité le raisonnement complet qu'elle modélise et d'analyser la nature de ce raisonnement.

1.3. Une boucle qui ne comporte pas, en fait, d'induction
La troisième étape de la boucle "abduction, déduction, induction" nous gêne aussi pour une seconde raison quelque peu : le raisonnement que le chercheur y tient, avant notre ajout, n'est pas une induction, car il n'y tire aucune théorie nouvelle de l'observation de faits mais y juge, comme nous l'avons vu, de l'adéquation aux faits constatés des théories dont il dispose, les infirme ou les confirme, en ce sens là. Et notre ajout, explicitant la démonstration que le chercheur y fait de la vraisemblance d'un fait qu'il n'a pas pu constater, ne peut transformer cette étape en une induction. Reste à savoir quel raisonnement le chercheur tient donc dans cette troisième étape.
Il n'est pas besoin d'insister sur le fait que le raisonnement que nous venons d'ajouter à la troisième étape de la boucle récursive n'est ni une abduction, car il ne formule pas d'hypothèse, ni une déduction, car il ne conclut pas d'une façon certaine. Il ressemble à ce qu'Aristote a appelé un enthymème, à savoir une forme de raisonnement qui emprunte sa structure au syllogisme mais n'en a pas la force probante.

Nous assimilerons la déduction au syllogisme, qui est précisément le raisonnement qui rapproche deux propositions, les prémisses, et en tire, avec certitude, une troisième impliquée ni dans l'une, ni dans l'autre prise séparément : "le syllogisme, affirme Aristote, est un discours dans lequel, certaines choses étant posées, quelque chose d'autre que ces données en résulte nécessairement par le seul fait de ces données"2. On choisira, comme exemple de syllogisme, de préférence à un exemple classique3, l'exemple suivant : "Tout sot est ennuyeux, or tout bavard est sot, donc tout bavard est ennuyeux".

Le raisonnement que nous avons ajouté à la troisième étape de la boucle récursive part bien de deux prémisses (le fait qu'Air nouveauté sous-traite l'affrètement d'une ligne à Econair et la théorie selon laquelle les entreprises sous-traitent des activités régulières notamment si cela leur permet de diminuer ses frais de personnel) et en tire quelque chose impliqué ni dans l'une ni dans l'autre (la convention collective d'Air nouveauté est sans doute plus "généreuse" que celle d'Econair). Mais il ne peut conclure d'une façon certaine, mais seulement vraisemblable, comme nous l'avons vu. Aussi nous semble-t-il être un enthymème.
Reste à considérer la partie initiale de cette troisième étape : le chercheur est censé tirer de la constatation du fait déduit de la conjecture (parce qu'Air nouveauté sous-traite effectivement à Econair l'affrètement d'autant de lignes qu'il lui est possible de le faire sans générer des coûts qui l'emportent sur l'économie que cette sous-traitance permet) la conclusion que la théorie mobilisée à la première et à la seconde étape est bien adéquate au cas considéré (Air nouveauté sous-traite effectivement des activités régulières notamment si cela lui permet de diminuer ses frais de personnel). Si on considère cette étape de la boucle isolément des deux étapes précédentes, il semble bien que, du fait constaté, le chercheur induit une règle universelle d'un fait particulier (la sous-traitance de l'affrètement de lignes est bien un fait particulier au regard de la sous-traitance des activités régulières).

Mais cette isolation est factice : avant même de franchir la troisième étape, le chercheur a mobilisé une théorie dont la formulation est plus universelle que la règle qu'il y formule (les entreprises sous-traitent... est en effet une proposition plus universelle qu'Air nouveauté sous-traite...). En bref, il n'induit des faits qu'il constate aucune théorie qu'il n'avait pas déjà à sa disposition. Vraiment, l'objet de cette étape est clairement non l'induction d'une théorie nouvelle mais le jugement de l'adéquation aux faits de théories préexistantes, au point qu'on peut se demander si elle ne marque pas une rupture dans le raisonnement du chercheur, voire si le chercheur y tient encore un raisonnement : il ne s'agit plus, pour lui, de conjecturer sur la cause probable d'un fait constaté, mais de juger de la théorie qui lui permettra de le faire de la façon la plus vraisemblable et il s'agit, pour lui, de le faire, comme nous l'apprend la sociologie de la science, au regard de ce qui est tenu pour vraisemblable par ses interlocuteurs.
---
Nous venons de transformer la boucle "abduction, déduction, induction" en une boucle "abduction, déduction, enthymème". Ce faisant, nous avons précisé le projet qui animait le chercheur, dont cette boucle modélise le raisonnement, à savoir la recherche de la cause d'un fait qu'il a constaté. Et nous avons détaillé le raisonnement qu'il tient pour ce faire (l'abduction infère, au regard d'une théorie, quelle peut être la cause du fait qu'il a constaté ; la déduction tire de cette cause hypothétique l'ensemble des effets que la même théorie entraîne et l'enthymème démontre, à partir de la constatation de l'ensemble de ces effets, la vraisemblance de cette cause, au regard de cette même théorie). Mais nous n'avons pas explicité le progrès scientifique que cette boucle modélise : le chercheur choisit une nouvelle théorie parmi celles dont il dispose et parcourt à nouveau frais cette boucle tant que son intelligence n'est pas satisfaite de la démonstration de la cause qu'il recherche ou, en d'autres termes, aussi longtemps qu'il n'a pas trouvé, parmi celles dont il dispose, une théorie qui lui semble adéquate aux faits dont il désire rendre compte. En bref, il nous semble que la troisième étape de la boucle "abduction, déduction, induction" n'est pas une induction justement parce qu'elle permet, comme l'affirme Albert David, de confirme ou d'infirmer l'adéquation aux faits, dont le chercheur désire rendre compte, des théories dont il dispose mais non d'énoncer, à partir des faits qu'il constate, de nouvelles théories. Ce constat n'invalide pas la capacité de la boucle récursive à modéliser une forme de progrès scientifique mais seulement, et c'est ce qui nous importe ici, sa capacité à dépasser l'opposition des démarches inductives aux démarches déductives.

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