Vient du grec et signifie «se coucher/être coucher, se pencher» c’est donc un soin qui se pratique au chevet du malade





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Première angoisse = peur de l'anéantissement, et pas peur de la séparation proprement dite (car pour Freud l’enfant ne reconnaît pas sa mère comme un objet séparé). Freud la voit comme le résultat de l'immaturité et de la faiblesse du bébé, reprendra plus tard l'idée que, d'une manière analogue, le moi se sert de l'angoisse comme d'un signal d'alarme « qui lui annonce tout danger menaçant son intégrité » (troisième théorie de l’angoisse qui n’est qu’un prolongement de celle-ci)

Perte de la mère comme objet = c'est à une phase ultérieure du développement infantile seulement que la situation de danger se déplace de la détresse à la peur de la séparation et de la perte d'objet, lorsque le nourrisson est capable de percevoir sa mère comme objet

Lorsque le bébé commence à percevoir la présence de sa mère, il « ne peut encore distinguer l'absence temporaire de la perte durable ; dès l'instant où il perd de vue sa mère, il se comporte comme s'il ne devait plus la revoir »

L'absence de la mère est désormais le danger à l'occasion duquel le nourrisson donne le signal d'angoisse.

Angoisses successives apparaissent en rapport au danger de perdre l'objet maternel, et l'enfant passant progressivement de la crainte de perdre l'objet à la crainte de perdre l'amour de l'objet

L'angoisse de castration en tant que danger de perte d'objet.

Survient au cours de la phase phallique.

Egalement angoisse de séparation soumise à la même condition déterminante de perte de l'objet, mais la détresse est causée par un «besoin spécialisé», la libido génitale

Le danger de la perte d’amour du surmoi :

Perte du surmoi protecteur

Avec les progrès du développement, l'enfant attribue peu à peu l’angoisse à une instance plus impersonnelle, et le danger devient lui-même plus indéterminé : angoisse de castration évolue en angoisse morale et c'est à la peur de perdre l'amour du surmoi que le moi donne alors la valeur de danger et répond par un signal d'angoisse.

Forme ultime que prend cette angoisse devant le surmoi = angoisse de mort (angoisse pour la vie), l'angoisse devant le surmoi projeté dans les puissances du destin

En résumé, en introduisant différents niveaux d'angoisse au cours du développement infantile Freud apporte un éclairage important sur l'articulation entre les deux principaux types d'angoisse qu'on rencontre en clinique : d'une part l'angoisse de séparation, caractéristique des stades prégénitaux et liée à une relation entre deux personnes ou duelle, et d'autre part l'angoisse de castration, caractéristique du complexe d’œdipe, relation triangulaire.

Donc nouvelle théorie de l’angoisse qui fait du Moi le seul et unique lieu de l’angoisse, conséquence de la subdivision de l’appareil animique entrepris dans « le Moi et le Ca »

Ici, c’est donc le Moi qui doit faire les frais de cette angoisse.

Comme le Moi travaille avec de l’énergie désexualisée, l’intime corrélation de l’angoisse et de la libido a été relâchée.


c) 3ème théorie de l’angoisse :

L’angoisse est un affect éprouvé par le Moi devant un danger qui menace son intégrité d’où crainte d’anéantissement (processus plus psychotique avec mise en place de mécanisme de défense tel que le déni et le clivage où une partie tient compte de la réalité et l’autre la nie)

Accent mis sur le danger d'anéantissement et de débordement qui menace le moi est important, parce que signifie que réaction plus régressive, plus psychotique à la séparation est probablement que la peur de la séparation soit une peur de l'anéantissement.

Remarque : c’est toujours la crainte de perdre quelque chose : ici perte de soi…

Vocabulaire complémentaire :

Défense : in chapitre précédent
Traumatisme : événement de vie intense où sujet incapable d’y répondre adéquatement, provoque bouleversement et effets pathogènes durables dans l’organisation psychique.

En termes économiques : se caractérise par afflux d’excitations excessif, relativement à la tolérance du sujet et à sa capacité de maîtriser et d’élaborer psychiquement ces excitations.
Dans ISA, le Moi déclenchant le signal d’angoisse cherche à éviter d’être débordé par le surgissement de l’angoisse automatique qui définit la situation traumatique dans laquelle le Moi est sans recours.

Cette conception revient à établir une sorte de symétrie entre le danger externe et le danger interne : le Moi est attaqué du dedans c'est-à-dire par les excitations pulsionnelles comme il l’est du dehors.

Noyau du danger = accroissement, au-delà du tolérable, de la tension résultant d’un afflux des excitations internes qui exigent d’être liquidées. C’est là ce qui rend compte finalement du traumatisme de la naissance.

5- La cure analytique :
Dans son premier article les « Psychonévroses de défense » (1894), Freud n'emploie pas encore le mot de «psychanalyse», mais ceux d' « analyse », « analyse psychologique » ou encore « analyse hypnotique ». C'est seulement plus tard qu'il a introduit ce terme, dans un article intitulé « l'Hérédité et l'étiologie des névroses » (1896).

L'emploi du terme «psychanalyse» a, de fait, sanctionné l'abandon de la catharsis sous hypnose et de la suggestion, et le recours à la seule règle de la libre association des idées pour le patient.
Définition : méthode d'investigation qui consiste essentiellement dans la mise en évidence de la signification inconsciente des paroles, des actions, des productions imaginaires (tels les rêves, les fantasmes, les délires) d'un sujet.
Cette méthode se fonde principalement sur les libres associations du sujet, qui sont le garant de la validité de l'interprétation.

C'est ensuite une méthode psychothérapique fondée sur cette investigation, et rendue spécifique par l'interprétation contrôlée de la résistance, du transfert et du désir.

En ce sens, le mot «psychanalyse» est synonyme de «cure psychanalytique».
Freud a donné plusieurs définitions de la psychanalyse, dont une est particulièrement explicite: « Psychanalyse est le nom d'un procédé pour l'investigation des processus mentaux à peu près inaccessibles autrement ; d'une méthode fondée sur cette investigation par le traitement de désordres névrotiques ; d'une série de conceptions psychologiques acquises par ce moyen et qui s'accroissent ensemble pour former progressivement une nouvelle discipline scientifique »
Ainsi, la psychanalyse apprend au sujet à comprendre la composition de ces formations psychiques hautement compliquées : travail par lequel est amené à la conscience du malade le psychique refoulé en lui
a) Deux règles fondamentales de la psychanalyse du côté du patient :

a) 1- Méthodes des associations libres :
Technique psychanalytique et règle fondamentale de la psychanalyse selon laquelle le patient doit exprimer, pendant la cure, tout ce qui lui vient à l’esprit sans discrimination, sans autocritique quel que soit le désagrément que ça lui pose à partir d’éléments donné (rêve) ou spontanément : favorise l’accès au déterminisme inconscient.

Cette association libre vise d'abord à reconstruire les schèmes inconscients et se fonde premièrement sur l'analyse de rêves.

Dans ce cas, la libre association permet de retrouver les éléments agrégés par le puissant travail de condensation : beaucoup d'éléments s'enchevêtrent, se dissimulent les uns derrière les autres et il faudra les dégager, les reconnaître, un par un. C’est à l'analysant de leur attribuer un sens.

Cette première règle fondamentale se heurte avant tout aux résistances : silence de l'analysant qui n'a "rien à dire", dont "le cerveau est vide" et le psychanalyste va essayer d'aider l'analysant à les contourner pour qu'il puisse s'en libérer.

a) 2- Règle d'abstinence

La règle d'abstinence comporte deux versants : dans la cure et hors de la cure.

Dans la cure cette règle interdit tout passage à l'acte visant à la décharge pulsionnelle : les désirs amoureux et/ou agressifs doivent être parlés et non agis.

Cette règle s'applique de fait aussi bien à l'analysant qu'à l'analyste qui ne peut intervenir dans la réalité de la vie de l'analysant. En particulier, toute dérogation à cette règle par l'analyste signifie une rupture du contrat analytique.

Hors la cure cette règle demande de différer à la prise de décisions importantes (changements dans la vie conjugale, professionnelle, etc.) pendant la durée du traitement. La longueur des cures actuelles a entraîné une adaptation de cette règle, demandant à l'analysant d'élaborer dans la cure toute décision importante avant de l'agir dans la réalité extérieure. Cette règle se fonde sur les bouleversements pulsionnels consécutifs à la cure et qui pourraient entraîner l'analysant dans des agirs défensifs qu'il regretterait par la suite.

b) Cadre matériel

* Les séances ont lieu généralement deux à quatre fois par semaine, et une séance manquée est due. Ceci est posé en raison de la nécessité de comprendre les motifs inconscients qui, le plus souvent, se cachent derrière les "meilleures raisons du monde" de rater une séance (manifestation de la résistance, équivalente au silence en séance).

* Le paiement doit se faire en liquide pour des raisons symboliques et thérapeutiques : l'aspect concret de l'argent liquide lui permet d'être intimement relié à de nombreux motifs inconscients que la cure vise à rendre conscients afin qu'ils puissent y être élaborés. La séance étant payée, sur le champ, l'analysant est libre de venir ou de ne pas revenir à la séance suivante, un chèque par exemple supposerait des opérations après la séance.

* Le patient s'allonge sur un divan mage et ne voit pas son analyste. Ce dispositif, inauguré par Freud, permet un double effet : il évite une communication non verbale, non maîtrisée de l'analyste (contre-transfert), et d'autre part il valorise l'expression verbale, moyen privilégié d'une prise de conscience et d'une mise à distance des affects.

c) Le transfert / le contre transfert
Transfert : lien affectif intense s’instaurant de façon automatique et actuelle du patient sur l’analyste. Il s’agit de l’attitude, ou d’un ensemble d’attitudes du sujet, qui réactualise son comportement et ses émotions (d’enfant envers ses parents). L'analysant prête à l'analyste des caractéristiques qu'il n'a pas, qui sont celles de personnes de son entourage infantile

Le transfert peut être positif (sentiments amicaux, respect, etc.) ou négatif (méfiance, agressivité, etc.). Tout transfert est constitué simultanément d’éléments positifs et négatifs.

Réactualisation et répétition de ce vécu conflictuel infantile dans la relation au thérapeute

Elément qui permet au processus psychologique d’opérer vers la guérison : dans un premier temps il s’agira d’amener à la conscience le refoulé, puis dans un second temps de supprimer le refoulé = perlaboration (processus par lequel le travail de l’analyse intègre une interprétation et dépasse les résistances qu’elle génère) qui rend possible ce remaniement psychique.
L'élaboration est un travail psychique spontané : les excitations que reçoit l'appareil psychique ne sont pas seulement subies, mais élaborées et donc associées à des représentations. L'élaboration figure un travail imaginaire et symbolique. Elle désigne finalement une tendance spontanée à la construction psychique.

Dans la cure, la perlaboration en est une extension ; il s'agit cette fois d'une élaboration allant à l'encontre du symptôme. Le trouble psychique est dû à un manque d'élaboration et la cure doit apporter une surface à un regain de travail psychique, travail associatif, travail de reconstruction : le patient établit des liens, il se remémore, donne un sens aux événements de sa vie.
Amène à voir que les sentiments éprouvés ne sont pas actuels mais reproduisent un état antérieur.

Paradoxalement, le transfert est ce qui permet le travail de l’analyse et ce qui l’entrave à cause des résistances (la résistance s’oppose au retour dans le conscient de pensées inconscientes qui pourraient nuire à la guérison du patient + cf. bénéfices secondaires à la maladie…) c’est l’investissement positif au psychanalyse qui permet de surmonter les résistances.


Contre-transfert : ensemble des effets inconscients reçus par l’analyste à partir du transfert de l’analysant, notamment sur l’analyste lui-même.
TOUJOURS A ANALYSER : Indice précieux : pour certains permet de voir réaction que peut engendrer la personne de l’analysant (un peu exagéré…), pour d’autres formes de transfert en réaction au transfert du patient, enfin pour les derniers, transfert de l’analyste sur le patient.
Nous avons vu en introduction que psychanalyse et psychologie clinique se distinguait sur la question du transfert : en effet, la psychanalyse travaille sur le transfert (c’est l’analyse du transfert qui va conduire à la compréhension) alors que la psychologie clinique travaille avec le transfert (psy conscient que le phénomène existe, il est pris en compte mais pas objet d’analyse)


d) Les règles fondamentales du côté de l’analyste
Toujours en ce qui concerne les attitudes de l’analyste, Freud est le premier a avoir parlé de neutralité bienveillante et d’attention flottante. (qui décrivent l’attitude de l’analyste mais aussi qui servent de référence pour les psychologues cliniciens : en effet, c’est le propre de la psychologie clinique que de créer un espace où l’autre n’est plus un simple reflet de soi-même mais un révélateur de lui-même. L’écoutant doit accepter de ne pas s’engager dans la relation de façon réciproque, identificatoire : cf. bonne mère protectrice.)

Neutralité bienveillante :

Au départ, la neutralité bienveillante était sans doute une attitude qui s’imposait dans la rencontre du médecin avec le malade.

Neutralité dans la mesure où le médecin doit pouvoir se concentrer sur les symptômes et les signes de la maladie sans que cela l’affecte : il a besoin de toute sa raison pour comprendre ce qui se passe quelles que soient la souffrance et les émotions du patient.

Bienveillance parce que le malade est en souffrance et qu’un minimum d’empathie est nécessaire pour qu’il accorde sa confiance, qu’il puisse dire ce qu’il ressent…

L’attention flottante s’est imposée lorsque Freud décide d’écouter ce que disent les malades névrosés : ce qu’ils disent spontanément contient implicitement la vérité cachée de leur maladie, de leurs existence, de leur souffrance.

Pour pouvoir l’entendre et interpréter à bon escient, il est nécessaire d’avoir une écoute flottante c'est-à-dire qui se tient à une certaine distance du vécu immédiat et qui tente de capter les signes que l’inconscient manifeste dans le discours.
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