Vient du grec et signifie «se coucher/être coucher, se pencher» c’est donc un soin qui se pratique au chevet du malade





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On ne peut pas à proprement parler de relation d’objet à ce stade

Relation d’objet = interrelation entre le sujet et le monde extérieur : est en cause non seulement la façon dont le sujet constitue ces objets (externes, internes) mais aussi la façon dont ceux-ci modèlent l’activité du sujet.

Ici, nous l’avons dit le premier objet est la mère (au sens large) et plus particulièrement le sein (au sens large également…) = objet partiel

En considérant le sein, on voit bien que ce premier objet n’est pas représenté de manière unifiée : les premières représentations d’objet sont éparpillées, morcelées… (cf. schizophrénie fixation/régression vers le stade orale où prédomine l’angoisse de morcellement)

Le nourrisson n’a donc pas conscience du monde extérieur mais uniquement (si tant est que l’on peut parler de conscience dans ce cas…) de ses propres perceptions internes de tension et de détente : il ne distingue pas lui-même des autres…

Le bébé est donc au prise avec des morceaux d’objets (= objets partielles) qui ne sont pas même pas localisés dans l’espace : morceaux de la mère (sein) se confond avec morceaux du corps propre du bébé.

a) 2- But pulsionnel est double :

  • Plaisir autoérotique

  • Sa fonction est l’incorporation d’objet : l’enfant s’unit au monde extérieur en le portant à sa bouche, en l’avalant… il est captateur.

Peu à peu la mère devient un objet total et non plus un sein
La découverte des objets est donc graduelle :

  • La relation objectale dite primitive se constitue lors des moments d’absence de la mère




  • Enfant apprend à différencier ses impressions : objets familiers qui donnent confiance vs objets inconnus qui sont considérés comme dangereux (ex : angoisse du 8ème mois où enfant pleure devant les étrangers...)




  • L’enfant commence à communiquer avec sa mère au travers les mimiques




  • Apparition de l’ambivalence : composante hostile prend une place prépondérante et menace l’unité primitive rassurante de la haine. Projection à l’extérieur du mauvais (notamment en cas d’absence de la mère = cris, pleure…) qui fait que l’objet extérieur est affecté de haine et commence à exister. A cet égard Freud dira que « l’objet naît dans la haine »




  • Le sevrage : conflit relationnel qui s’attache à la résolution du stade oral. Parfois, souvent traumatique, il laisse une place dans le psychisme une trace permanente de la relation primordiale à laquelle il vient mettre fin. Que ce soit de façon pathologique ou non, l’image du sein maternel domine peu ou prou toute la vie (ex : alcoolisme…)

b) Stade anal (2/3 ans) :

Stade prégénital.

Les facultés de marcher, parler, penser, contrôler les sphincters… se développent et offrent à l’enfant, de façon progressive, une indépendance relative mais déjà réelle.
On peut considérer que le plaisir anal existe dès le début de la vie mais il ne constitue pas un exutoire libidinal principal, il n’est pas encore conflictualisé.

Ce n’est que lorsque s’installe le contrôle des sphincters, lorsque l’acte de défécation devient un acte sur lequel l’enfant a une certaine maîtrise que le plaisir lié à cette défécation occupe une place privilégiée.
Source pulsionnelle corporelle ou zone érogène partielle = muqueuse ano-rectal et toute la zone intestinale d’excrétion, investie d’une libido diffuse à tout l’intérieur (et non seulement orificielle)

b) 1- L’objet de la pulsion anale :

La mère reste l’objet privilégié des pulsions de l’enfant mais c’est devenu une personne entière.

Cependant, c’est un objet qui demeure fonctionnel, partiel qu’il sera question pour l’enfant de manipuler comme il manipule ses matières fécales. (cf. névroses obsessionnelles qui renvoient à l’analité et où la manipulation des objets (réels, imaginaires et symboliques) sont une caractéristiques remarquables…)

Quoi qu’il en soit, c’est surtout le boudin fécal qui est le véritable objet libidinal intermédiaire (au stade précédent = nourriture)
Trois rôles et fonctions de cet objet :

  • Excitant de la zone érogène correspondante : satisfaction liée à l’expulsion/rétention des matières fécales

  • Considéré par l’enfant comme une partie de son corps propre qu’il peut soit conserver à l’intérieur (plaisir pouvant apparaître au côté de la douleur + rétention correspond au phénomène d’opposition) soit expulser à l’extérieur en s’en séparant (soumission vis-à-vis des parents qui ont l’exigence de la propreté + permet de faire la distinction entre objet interne et externe. L’ambivalence expulsion/répulsion est fondamentale pour la constitution d’un dehors/dedans ; Moi/Non Moi)

Si la peur d’être mangé = angoisse orale spécifique, ici c’est la crainte d’être brutalement dépossédé du contenu de son corps par arrachement, d’être littéralement vidé qui représente l’angoisse de type anale.

  • Enfin, boudin fécal représente pour l’enfant une monnaie d’échange entre lui-même et les adultes. (problématique du donner/ne pas donner)



b) 2-But pulsionnel : Plaisir à expulser mais aussi à retenir :
Concernant l’expulsion :

  • Sensations agréables pendant l’excrétion : décharge de la tension stimule la muqueuse ano-rectal qui produit un plaisir sexuel comparable à celui de la succion = plaisir autoérotique.

  • En plus du plaisir naturel, plaisir supplémentaire du fait de l’importance que les parents accordent aux fonctions anales d’où augmentation de l’intérêt pour cet acte qui exige l’effort de pousser.

Retenons de cette première facette de l’analité :

  • Comporte toujours une dimension autoérotique

  • Aspect sadique qui caractérise la totalité du stade anal : sadisme qui dérive de deux éléments

* Les matières fécales sont considérées comme des objets qui sont détruits et pour lequel l’enfant n’éprouve aucun égard.

* La faculté d’expulsion peut permettre de défier les parents qui tiennent à apprendre à l’enfant la propreté.

Concernant la rétention :

Même origine que précédemment mais utilisé de manière différente :

  • Découverte que stimulation de la muqueuse anale peut engendrer également la rétention.

Découverte du plaisir autoérotique masochiste.

  • Autre déterminant du plaisir est une fois encore l’importance accordée aux selles.

Si les autres considèrent ces produits comme trop précieux alors l’enfant préfère les garder plutôt que de les donner.

C’est ici que l’élément sadique apparaît, l’enfant pouvant :

* Utiliser les matières fécales comme un cadeau pour montrer sa satisfaction

* Les retenir ce qui à la signification d’un geste hostile (sadique) envers les parents préoccupés par ces productions.

b) 3- La relation d’objet :
C’est sur le modèle des relations entretenues par l’enfant avec ses matières fécales et en fonction en outre des conflits suscités par l’éducation à la propreté que le sujet va orienté sa relation d’objet avec ses caractères spécifiques :
* Le sadisme :

Se définit comme une agression chargée de plaisir contre un objet

Deux tendances dans le sadisme anal :

  • Détruire l’objet

  • Le conserver mais exercer sur lui un contrôle

Ces deux tendances sont gratifiantes
Le contrôle des sphincters permet à l’enfant de découvrir sa propriété privée (les selles qu’il donne ou non), son pouvoir (pouvoir autoérotique sur son corps propre + pouvoir sur l’adulte qu’il peut gratifier ou frustrer).

Ces découvertes vont de pair avec le sentiment de toute puissance et de surestimation narcissique par le plaisir éprouver à contrôler, maîtriser bref de posséder.

Tout objet est donc assimilable à sa possession la plus primitive à savoir les matières fécales.

* La masochisme :

= but passif d’accéder au plaisir par des expériences douloureuses (lié au premier : on parle souvent de sadomasochisme)

Ici, plaisir liés au châtiment corporel à condition qu’il ne soit ni trop fort, ni trop grave : plaisir à la fessée (peut sembler bizarre mais relire « Les confessions » de Rousseau + enfant qui se conduit de manière très agressive pour se faire battre…)
* L’ambivalence :

Ambivalence très prégnante physiologiquement fondée sur l’attitude contradictoire vis-à-vis des matières fécales qui sert de modèle aux relations avec autrui.

Ainsi, la mère, les objets extérieurs… pourront être :

  • Eliminés, retranchés c'est-à-dire refusés, expulsés et par la même détruits

  • Introjectés c'est-à-dire gardés comme objets d’appropriation, retenus comme une possession précieuse et aimée.



En conclusion de ce stade, on peut retenir :

  • Opposition entre activité (sadisme) et passivité (masochisme) fonde couple antagoniste (gentil/méchant, beau/laid…) en deçà de la problématique du masculin et du féminin (phase génitale même si constitue précurseur activité cf. masculin et passivité cf. féminin)

Univers manichéen, duel, binaire excluant toute génitalité (qui suppose l’introduction du tiers)


  • Racine de la bisexualité (d’ailleurs intégration de cette bisexualité psychique = signe de richesse du fonctionnement) car organe d’excrétion en creux pouvant expulser activement et être excité passivement par la pénétration d’un corps étranger (tendance féminine et homo masculine)

D’ailleurs choix narcissique d’objet pourrait expliquer relation d’objet de type homosexuel.


c) Stade phallique, génital (3/5ans) : stade où se réalise l’oedipe
L’abandon ou la résolution des conflits propres aux deux stades précédents instaure une unification des pulsions partielles sous un certain primat des organes génitaux.

Mais il ne s’agit pas encore d’une véritable génitalisation de la libido.

L’enfant ne prend pas encore conscience de la différence des sexes : au contraire un seul organe anatomique mâle (le pénis) a valeur tant pour le garçon qui en est pourvu que pour la fille qui n’en a pas.

c) 1- 4 caractéristiques :
L’érotisme urétral :

Peut être considéré comme un intermédiaire entre phase anale et phallique.

Plaisir à uriner (plaisir à la rétention également)

D’abord autoérotique, ce plaisir se tourne par la suite vers des objets (fantasme d’uriner sur les autres) tandis que l’énurésie pourra acquérir une valeur d’un équivalent masturbatoire

Comme le contrôle du sphincter anal, le contrôle du sphincter vésical entraîne une fierté narcissique de l’enfant due au fait que les parents font honte à l’enfant lors des échecs de ce contrôle.

La masturbation infantile : (onanisme infantile) concernant le gland et le clitoris les organes sexuels

Souvent niée par les adultes du faut de leur propre Surmoi.

Cependant, elle laisse des traces profondes et inconscientes dans la mémoire et semble représenter l’une des causes principales de la fameuse amnésie infantile dans le sens où activité masturbatoire réprimée par les parents mais surtout à cause des fantasmes dus à cet âge (fantasme oedipien angoissants et culpabilisants)

La curiosité sexuelle infantile : 3 points :

* La découverte de la différence anatomique des sexes est ambiguë

En effet, pour les enfants de cet âge, il n’y a qu’un seul sexe : le pénis et c’est seulement petit à petit que l’enfant va prendre conscience de la réalité anatomique du pénis et de s’interroger sur l’existence ou non de cet organe.

* La scène primitive = scène réelle ou fantasmée au cours de laquelle l’enfant a assisté au coït de ses parents. Constitue pour Freud l’un des fantasmes originaires structurant toute la vie fantasmatique de l’enfant.

Plusieurs mécanismes en cause comme l’identification à l’un des partenaires (plus souvent position passive) ; scène primitive perçu comme un acte sadique/agressif : gémissement perçu comme souffrance et non plaisir, sentiment d’abandon du fait que l’enfant est exclu de cette relation…

* Le voyeurisme

Pulsion liée à la scène primitive

Plus tard, elle sera sublimée dans la curiosité (chercheur…).

Les théories sexuelles infantiles :

A défaut de pouvoir intégrer ou de trouver des réponses satisfaisantes, l’enfant interprète les faits à sa façon en fonction de son vécu libidinal.

Par rapport à la fécondation : par le baiser ou l’ingestion d’un aliment, par simple contact… (persiste parfois à l’ado)

Croyance que enfant naît par l’anus (cloaque dimension anale) ou par le nombril (déjà plus élaboré)

Rappelons que dans un premier temps, l’enfant ne reconnaît qu’un seul sexe : le pénis, non reconnaissance de la différence des sexes : tous les êtres humains sont dotés d’un pénis.

Le pénis n’est alors pas encore perçu comme un organe génital mais comme un organe de puissance et de complétude c'est-à-dire un phallus.
Attention pénis pas même signification que phallus :

  • pénis = organe mâle dans sa réalité anatomique

  • phallus = fonction symbolique, le fantasme selon lequel la possession d’un pénis procure et signifie la complétude et la puissance



Donc ici la différence des sexes amorcée ne s’établit en terme de sexe masculin et féminin mais en terme de présence (cf. puissance) /absence (faiblesse) de pénis

Ainsi plutôt que de décrire le stade phallique en terme d’établissement de la différence des sexes c’est plutôt pendant longtemps le déni de cette différence qui perdure :

  • chez le garçon = nier la castration par la négation du sexe féminin

  • chez la fille, même négation, revendication phallique en avançant que le clitoris poussera



En conclusion, si le stade phallique instaure bien une primauté du pénis ou plutôt du phallus, il ne s’agit nullement de la primauté du génital : primauté seulement issu du de l’élaboration et le dépassement de l’oedipe et de l’angoisse de castration.

c) 2- Complexe d’Œdipe et angoisse de castration :
Complexe d’oedipe : rôle fondamental d’organisateur central dans la structuration de la personnalité.

Conflit qui s’inscrit dans une problématique à trois (on parlera de triangulation) : enfant/père/mère inaugurant la véritable génitalisation de la libido
Angoisse de castration = réaction affective qui fait suite au constat de l’absence de pénis chez la fille, lequel constat engendre chez le garçon la peur fantasmatique de le perdre et chez la fille, le désir de l’acquérir. (car l’enfant pense qu’il en a été dépossédé)

Chez le garçon : l’angoisse de castration marque la fin du complexe d’Œdipe (menace de castration)

Il y a continuité de l’objet sexuel (la mère) entre les stades prégénitaux et génitaux.

Or, père est introduit ou s’introduit dans la dyade mère/enfant et le petit garçon prend conscience que l’objet du désir maternel se trouve en fait chez le père qui possède le phallus lequel est l’attribut de l’autorité, de la puissance, de la loi.

Dans cette relation fantasmatique à la mère, le père est un rival que l’enfant aimerait éliminer pour prendre sa place. (Cependant, il peut exister une forme inversé où on observe un attitude tendre, féminine du garçon à l’égard du père tandis que l’hostilité et la jalousie sera portée à la mère : important est la présence du 3)

Néanmoins toujours attachement au père : certes c’est un rival à supplanter mais c’est surtout un modèle à imiter (= identification).
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