Vient du grec et signifie «se coucher/être coucher, se pencher» c’est donc un soin qui se pratique au chevet du malade





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Liaison : opération tendant à limiter le libre écoulement des excitations, à relier les représentations entre elles, à constituer et à maintenir des formes relativement stables.

La répétition sert à tenter de maîtriser une expérience douloureuse.

Face à un traumatisme, le sujet va revivre, reproduire le traumatisme de manière répétée (notamment à travers les rêves) afin de tenter de maîtriser la situation émotionnelle (on voit bien dans ce cas qu’aucun plaisir n’est éprouvé)

De la même manière, dans la cure, le transfert consiste en la reproduction de fragments refoulés du passé infantile et que ce qui est ainsi répété doit être élaboré.

Cependant, chez certains sujets, ce processus d’élaboration échoue de sorte que la simple répétition devient une « compulsion de répétition » plus grave susceptible de compromettre le succès thérapeutique.

En observant ce type de rapport, on constate que les expériences du passé ramenées par la compulsion de répétition ne comportent aucune possibilité de plaisir aussi bien en psychanalyse que dans la vie de tous les jours

Au cours de la cure, patients soumis à la compulsion de répétition reproduisent inexorablement ces situations de déplaisir dans le transfert et revivent circonstances non désirées et situations affectives douloureuses (d’où le désir d’arrêter la cure)

Dans la vie de tous les jours, ce phénomène de compulsion de répétition est également observable (qui n’a pas eu l’impression de revivre inexorablement le même type d’événement…) et donne l’impression d’un destin démoniaque qui nous poursuit…

A première vue, la personne semble vivre passivement cet éternel retour du même mais l’analyse montre qu’il s’agit en fait d’un comportement actif de l’intéressé mais inconscient.

Il existe donc dans la vie psychique une compulsion de répétition qui se place au dessus du principe de plaisir

La compulsion de répétition apparaît lorsque le pare excitation n’a pas ou n’a pas pu jouer son rôle protecteur.

Fonction du pare-excitation = protéger le psychisme d’un trop plein d’excitation en provenance de l’extérieur et de l’intérieur (pulsion) afin d’éviter le danger de l’effraction traumatique. Protège donc le psychisme des énergies externes et internes destructrices et assurent leur transformation

Les excitations qui ont un effet traumatiques sont celles qui font effraction dans le pare-excitation et perturbent la fonction de tout l’organisme

C’est pourquoi, dans un premier temps, le principe de plaisir est mis hors d’action et une autre tâche entre en jeu : il n’est plus question d’empêcher l’appareil psychique d’être submergé par de grandes sommes d’excitation mais il s’agit de maîtriser l’excitation, de lier psychiquement les sommes d’excitations qui ont pénétré par effraction pour les amener ensuite à liquidation.

En ce qui concerne la compulsion de répétition et ses rapports avec le principe de plaisir, les rêves traumatiques ont pour but la maîtrise rétroactive de l’excitation, fonction qui est plus originaire que la recherche de plaisir et l’évitement du déplaisir.
Première tâche de l’appareil psychique consiste à maîtriser et à lier les excitations internes (tâche qui se manifeste à travers la compulsion de répétition) ; c’est dans un second temps seulement que le principe de plaisir entre en jeu

Ces rêves = exception par rapport à la théorie qui soutient que les rêves sont l’accomplissement d’un désir ; même si l’on considère qu’ils obéissent au désir de faire ressurgir l’oublié, le refoulé

Car lorsque les rêves traumatiques ramènent le souvenir traumatique psychique infantile, ils obéissent à la compulsion de répétition plutôt qu’au principe de plaisir.

Donc il existe bien un au-delà du principe de plaisir…
Or, il arrive que dans la cure, la compulsion de répétition qui s’oppose au principe de plaisir prenne un caractère littéralement démoniaque : il s’ensuit que les expériences infantiles refoulées qui se répètent dans le transfert ne parviennent pas à être liées psychiquement au principe de plaisir ce qui les rend inaptes aux processus secondaires et à l’élaboration
Constatant que les pulsions peuvent conduire l’individu à un échec thérapeutique sous l’emprise de la compulsion de répétition, Freud avance l’hypothèse générale quant à la nature des pulsions :

Celles-ci n’auraient que pour but de rétablir l’état initial c'est-à-dire l’état inorganique d’avant la vie.

Selon lui, les pulsions organiques auraient un caractère conservateur et chercheraient à rétablir un état antérieur, de sorte que le développement et le progrès de l’organisme sous des influences extérieures ne font que détourner les pulsions de leur but ultime

Opposition entre Pulsions de vie ou Eros (pulsions du Moi + pulsions sexuelles) qui visent à constituer des ensembles toujours plus larges, l’union / pulsions de mort ou Thanatos (pulsions de destruction, agressivité…) qui visent la déliaison, la dissolution des unités.

Tout vivant meurt nécessairement pour des causes internes : impossible d’échapper à ce destin, toute tentative ne signifie qu’un allongement du chemin qui mène à la mort…
Pulsions de vie ou Eros : tend à constituer des unités toujours plus grandes et à les maintenir, les conserver. Recouvre les pulsions sexuelles proprement dites (qui veillent sur la vie à travers la reproduction) et les pulsions d’autoconservation (maintient de l’existence propre du sujet) ainsi orientée vers le but de la liaison vitale. Principe d’union, de liaison.

Dans 1er dualisme, pulsion sexuelle définit par énergie libre, processus primaire, principe de plaisir.

Avec le nouveau dualisme, c’est la pulsion de mort qui devient cette force primaire, pulsionnelle tandis que la sexualité paradoxalement se retrouve du côté de la liaison.

Pulsions de mort ou Thanatos (dénomination post freudienne) : s’opposent aux pulsions de vie et tendent à la réduction complète des tensions, c'est-à-dire à ramener l’être vivant à l’état anorganique ; niveau d’excitation le plus bas (principe de Nirvana) dans ce sens, concorde avec la formule de la pulsion selon laquelle une pulsion tend au retour à un état antérieur.

Son but est de dissoudre les assemblages et ainsi de détruire les choses.

Tendent à la destruction de soi ou des objets extérieures.

En ce sens, le fonctionnement psychique n’est pas tourné que vers le plaisir mais vers une tendance beaucoup plus archaïque : le retour à un état antérieur du non vivant...
Principe de Nirvana : tendance de l’appareil psychique à ramener à 0 ou tout du moins à réduire le plus possible en lui toute quantité d’excitation d’origine externe ou interne.

Or, définition ambiguë car identique à celle du principe de constance (= maintenir constant un certain niveau, tendance à réduire à 0 toute excitation)

Cependant, le principe de Nirvana exprime autre chose qu’une loi de constance : tendance radicale à ramener au niveau 0, le principe d’inertie + suggère liaison profonde entre plaisir et anéantissement.

Vocabulaire complémentaire :

Energie libre/liée : terme qui connote du point de vue économique, la distinction entre processus primaire et processus secondaire.

Dans les processus primaires, l’énergie est dite « libre » ou mobile dans la mesure où elle s’écoule vers la décharge de la façon la plus rapide et la plus directe possible.

Dans les processus secondaires, elle est liée dans la mesure où son mouvement vers la décharge est retardé et contrôlé.

Union/désunion des pulsions : décrit les relations entre pulsions de vie/mort telles qu’elles se traduisent dans telle ou telle manifestation concrète.

Union des pulsions = véritable mélange où chacun des deux composants peut entrer dans des proportions variables.

Désunion des pulsions = processus dont la limite aboutirait à un fonctionnement séparé des deux types de pulsions, chacune poursuivant son propre but de manière indépendante.

Opposition pulsions vie/mort impose question de savoir quel est le mode d’association de ces deux types de pulsions ?

Ici, pulsions destructrices ont même puissance que pulsions sexuelles, elles s’affrontent dans le même champ et se retrouvent dans des comportements (sado-maso), des instances (surmoi)…

Or, union des deux pulsions pas abordée de façon symétrique quant aux deux termes en présence.

Quand Freud parle de désunion c’est explicitement ou implicitement pour désigner que l’agressivité aurait réussi à rompre tout lien avec la sexualité.
Union ≠ convergence des pulsions sur un même objet

En effet, l’ambivalence (qui correspond à cette définition) est l’exemple même d’une union qui ne s’est pas accomplie (désunion)

Pour qu’il y ait union, il faut en plus une harmonisation des buts, une sorte de synthèse dont la coloration spécifique revient à la sexualité : « nous pensons que le sadisme et le masochisme nous présentent deux excellents exemples de l’union de deux sortes de pulsions, Eros et agressivité »

Dans évolution de la sexualité, agressivité entre au service de la pulsion sexuelle.

Comme union = mélange, toute proportion est concevable entre Eros et agressivité

(ex : excédent d’agressivité fait d’un amoureux un sadique…)
La désunion = processus qui rendrait à chacune des pulsions l’autonomie de son but.

Ex : névroses obsessionnelles
Libido et agressivité ne sont pas à considérer comme des éléments symétriques, la libido est facteur d’union et agressivité tend à dissoudre les rapports.

Donc si l’agressivité l’emporte, l’union pulsionnelle tend à se désintégrer (et inversement)

3- Le développement psychosexuel : (1905, 1915) in Trois essais sur la théorie du sexuelle
Elabore le développement ontogénétique (développement de l’individu par opposition au développement phylogénétique, de l’espèce) comme psychosexuel.
Utilise la succion comme prototype pour définir les caractéristiques de la sexualité infantile à ses différents stades de développement.

Rappelons que la sexualité infantile est indifférenciée et peu organisée.

Elle diffère de celle de l’adulte sur trois points :

  • Les régions corporelles de plus grande sensibilité (ou source pulsionnelle) ne sont pas forcément les régions génitales. D’autres zones érogènes (régions qui procurent le plaisir sexuel) viennent prédominer.

  • Les buts sont différents : la sexualité infantile ne conduit pas à des relations sexuelles proprement dites mais comportent des activités qui, plus tard, joueront un rôle dans les plaisirs préliminaires.

  • Cette sexualité infantile a tendance à être autoérotique plutôt que dirigée sur des objets.



Au départ, les fonctions vitales du corps désignent la cible de la sexualité infantile (on parlera d’étayage des pulsions sexuelles sur les pulsions d’autoconservation) mais petit à petit la cible acquiert son indépendance par rapport à la fonction vitale et devient une zone érogène (partie du corps qui, stimulée, procure du plaisir : cf. chapitre sur les pulsions)

Recherche de plaisir soumise à la répétition : répond au besoin de faire cesser un état de tension se traduisant par du déplaisir (principe plaisir/déplaisir)

Plaisir spécifique engendré = plaisir d’organe correspondant à une pulsion partielle c'est-à-dire pas sur le primat du génital.
Définit différents stades du développement psychosexuel :

Passage d’un stade à l’autre progressif : déclin des conflits propres à un stade amorce les conflits suivants, le passage d’une pulsion sexuelle à l’autre (pulsion orale, anale, génitale).

Evolution objets partiels (sein, fecès…) à l’objet total (objet d’amour génital) et son corollaire intégration des pulsions partielles à la génitalité (sexualité adulte).

a)Stade oral (naissance-2ans, sevrage) :
Stade prégénital sous la primauté de la zone buccale comme zone érogène ou source corporelle pulsionnel.

Il se met donc en place chez le nourrisson dans la tétée et dans la succion d’une partie du corps propre (pouce) générant de la satisfaction au niveau de la zone labiale (bouche)
Cependant, oralité ne se limite pas à la bouche mais comprend :


  • Le carrefour aérodigestif évidemment mais aussi les organes respiratoires en jeu dans l’inspiration et l’expiration (par exemple, chez certains asthmatiques, on peut noter des fixations orales)




  • Les organes de la phonation donc relatifs au langage




  • Les organes des sens : gustation, olfaction, vision (on dit bien « dévorer quelqu’un des yeux ») sont en rapport avec l’oralité : percevoir implique une sorte de préhension et de mise à l’intérieur de soi d’éléments appartenant au monde extérieur.




  • Le toucher et la peau elle-même appartiennent au monde de l’oralité. Par exemple les personnes qui ont toujours trop chaud ou trop froid, ceux qui présentent des atteintes de la peau (dermatose, eczéma…) ou plus simplement ceux qui dans leur ébats amoureux sont hypersensibles à des attouchements cutanées forts éloignées des zones génitales… ont tous une oralité très fortes. Cette conclusion se justifie par le fait qu’à ce moment de son existence, le bébé est également très sensible aux chatouilles, gratouilles…


a) 1- L’objet du désir sexuel du nourrisson = le sein ou son substitut
Première expression de la pulsion sexuelle = la tétée

En effet, non seulement cet acte de téter satisfait le besoin de nourriture mais il procure également du plaisir en lui-même (cf. opposition entre pulsion d’autoconservation et pulsion sexuelle : les secondes s’étayent sur les premières).
La séparation avec la mère au moment de la naissance instaure une nouvelle relation mère/enfant, relation de dépendance quasiment symbiotique (continuité du monde intra-utérin), relation fusionnelle certes mais désormais médiatisé par la fonction alimentaire.

A cette fonction alimentaire est attaché un plaisir que l’enfant éprouve, apprend au moment d’être nourri…

Peu à peu la fonction libidinal va se détacher du besoin physiologique : l’enfant découvre que l’excitation de la bouche, des lèvres procure un plaisir en soi sans être accompagné de nourriture (succion du pouce…).
NB : on peut relever que cette pulsion à téter existe dans le monde intra-utérin (l’enfant suce son pouce dans le ventre de sa mère…).

On peut donc faire l’hypothèse d’une pulsion orale primaire qui ne serait pas acquise par apprentissage mais qui serait génétiquement déterminée… Voie ouverte pour la recherche…

NB : ici le terme d’objet ne confère pas à celui-ci le statut d’objet extérieur différencié.

En effet, il est traditionnellement reconnu (sauf pour M. Klein) que le nourrisson n’a pas encore la notion d’un monde extérieur différencié de lui.

Cet état est définit comme un état « anobjectal » où règne la confusion entre le Moi et le Non Moi

Ainsi, le nourrisson à cet âge ne perçoit pas les individus ou les choses du monde extérieur autrement que comme faisant parti de lui.

L’objet à ce stade est une partie de lui : le bébé porte à sa bouche tout ce qui l’intéresse et le plaisir « d’avoir » se confond avec le plaisir « d’être ».
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