Vient du grec et signifie «se coucher/être coucher, se pencher» c’est donc un soin qui se pratique au chevet du malade





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Dans psychopatho du psychologique on va s’arrêter là, description avec quelques éléments explicatifs… nous verrons que dans la psychologie du patho, l’analyse explicative va plus loin.

b)- La psychologie du pathologique »
La notion de psychologie du pathologique est naturellement proche de la précédente mais la dépasse de part des nuances subtiles qui tiennent à sa méthode et à l'élargissement de son objet.

Elle désignerait l'analyse psychologique du fait pathologique (ou de la dimension psychologique du fait pathologique).

Psychopatho n’est pas la recherche des causes psychologiques d’une maladie ou d’un comportement mais tente de dégager l’objet psychologique dans des situations qui ne sont pas de l’ordre de la causalité.

La pathologie peut, en effet, être l’objet d’une investigation psychologique susceptible de l’éclairer. Cette approche privilégie l’utilisation de méthode d’analyse psychologique des situations pathologiques pour comprendre quels mécanismes sont en jeux pour faire émerger cette pathologie. Il s’agit donc de comprendre le fait pathologique.



  • Particularité au niveau de la méthode :

On distinguera deux démarches :

* La démarche clinique (d’où la confusion possible avec la psychologie clinique…) visant à saisir l’expérience du patient en se rapprochant le plus possible de son histoire vécue + importance de la relation avec le patient.

La psychopathologie, entendue comme psychologie du pathologique, est alors inséparable de l'activité clinique dont elle part et dont elle essaie de fournir une représentation explicative. Cette démarche n’est pas limité à un cadre théorique de référence (particularité de la psychologie clinique est d’englober des cadres variés : psychanalyse, psycho cognitives…)
* Démarche théorique : qui cherche à repérer le plus petit nombre d’altérations originaires et irréductibles dont découlent les perturbations



  • Particularité au niveau des objets d’étude

Parler de pathologie dans cette perspective ne se réduit pas à la maladie mentale. La pathologie peut désigner toutes les situations de souffrance, quelle que puisse en être l'origine. A l’inverse certain sujet ne souffre pas et sont pourtant atteint d’une pathologie (pervers)

Prenons un exemple : le deuil n'est pas une maladie mais il comporte une souffrance. Faire une psychopathologie du deuil consiste donc à analyser cliniquement (c'est-à-dire à partir de situations de rencontre avec des malades en deuil) les différents mécanismes de cette souffrance. Il ne suffit toutefois pas de rencontrer des malades en deuil pour produire une psychopathologie ; il faut encore savoir repérer les processus communs, le nommer, les articuler en une représentation théorique et vérifier que ces mécanismes concernent bien le deuil et pas autre chose.

Deuxième exemple : la maladie organique est bien une maladie, mais elle n'est pas "mentale". On peut toutefois faire une psychopathologie du somatique (de la souffrance somatique) en s'intéressant non pas à la maladie mais au malade et à ses positions subjectives, à son rapport à la maladie, sans préjuger de la cause de cette maladie.
Il faut donc noter que le champ de la psychopathologie (en tant que discours théorique) est, en fait, beaucoup plus large que celui de la pathologie mentale, mais qu'il ne suffit pas de dire que son objet est la souffrance pour se croire à l'abri de certaines difficultés.
Les limites de cette conception (qui élargit le champ de la psychopathologie hors de la psychiatrie en tant qu’elle s’intéresse à la pathologie mentale avérée, l’effet pathologique, la souffrance exprimée et/ou inexprimable, le comportements pathologiques, anormaux) réside dans l'existence de la notion de souffrance et dans son rapport avec l'anormalité/normalité. (postulat de base : impossibilité de définir la normalité)
De plus, elle permet difficilement une généralisation des analyses faites.

3- Psychopathologie et psychologie clinique :
Les deux termes sont souvent confondus (d’ailleurs y compris dans la formation universitaire…) : il y a bien une confusion entre domaine clinique et domaine psychopathologie dans la mesure où l'on parle de la clinique comme de la situation dans laquelle on rencontre les objets psychopathologiques, mais aussi dans la mesure où la psychologie clinique peut se fixer les mêmes objets que la psychopathologie en dépassant la méthode clinique.
Tentatives de les différencier :


  • Elles sont de nature différentes : psychopatho = domaine alors que la psychologie clinique

est une méthode, une démarche qui s’oppose à la méthode expérimentale. La psycho clin est donc appliquée à la psychopatho mais aussi à d’autres domaines (groupe ; la communication, le développement de la normalité…). De la même manière, la psychopatho peut adopter la méthode clinique, mais aussi d'autres méthodes (expérimentale, quantitative...) ; si elle est historiquement clinique, elle ne l'est pas exclusivement



  • Intérêt de la psychologie clinique pour des troubles moins sévères (position médicale).

Or, pour Pedinielli (1994), il est insoutenable que le psychologue clinicien praticien n’est pas les compétences pour intervenir auprès des malades mentaux gravement atteints.


  • Psychopatho fait partie de la psychologie clinique (elles s’intéressent également aux

pathologies lourdes) : grande partie de la psychologie clinique est composée par la psychopatho formulée en termes psychologiques. En tant qu’elle répond à des objets cliniques, une grande partie de la psychopatho peut être considérée comme clinique.

Ainsi, toujours pour Pedinielli, les liens entre psychologie clinique et psychopathologie sont certes complexes mais il existe « un recouvrement partiel entre domaine clinique et psychopathologique : la clinique c’est la situation dans laquelle on rencontre les objets de la psychopathologie mais la psychologie clinique peut se fixer les mêmes objets que la psychopathologie »

Cependant, ne peuvent pas être confondus car la psychologie clinique s’intéresse également au non pathologique. Psychopathologie et psychologie clinique seraient donc en intersection.
II- LA DISTINCTION ENTRE APPROCHE NATURALISTE ET HUMANISTE EN PSYCHOLOGIE CLINIQUE :
Nous pouvons distinguer deux courants généraux dans la psychologie et plus particulièrement dans la psychologie clinique : à savoir l’approche humaniste et l’approche naturaliste.

Nous verrons que ces courants généraux intègrent les courants que nous allons détailler par la suite.

1- Approche naturaliste :
Cette approche a été initiée par les behavioristes, la psychologie expérimentale.

C’est l’idée que l’homme, aussi singulier et unique soit-il, est un objet de la nature, comme tout ce qui existe dans l’univers et peut donc être objet de science.

Cela ne signifie pas que tous les hommes sont semblables mais que sur le plan psychologique (comme sur le plan biologique), il existe des universaux.

Ce qui fait la différence entre les individus, c’est l’interaction entre leurs patrimoines génétiques et le milieu dans ils se sont construits et évoluent (interaction entre inné et acquis) et bien sûr leur histoire personnelle.

Le travail de recherche en psychologie (y compris en psychologie clinique) est d’identifier ces lois générales du psychisme.
Y compris en psychologie clinique car malgré ses origines totalement opposées à la psychologie clinique, le courant naturaliste a été développé en psychologie clinique à travers la psychanalyse freudienne et les idées de Wallon par exemple.

Et pour cause, si la psychologie expérimentale revendique à juste titre le caractère naturaliste de sa démarche, elle oublie cependant que cette démarche n’a de sens que par rapport à une science qui a un objet global (l’homme, comme en psychologie clinique)

Les différentes facettes de l’objet ne se dévoilent qu’au fur et à mesure de l’avancée du savoir, de la connaissance toujours imparfaite de l’objet (donnant lieu à des spécialisations)

Dans aucune science (hormis donc en psychologie) l’approche naturaliste n’a justifié de prédécouper son objet avant d’avoir les moyens scientifiques de l’analyser…

En ce sens, et malgré le fait que Lagache oppose psychologie naturaliste (expérimentale) et psychologie humaniste (psychologie clinique) nous pensons que la perspective naturaliste en psychologie clinique a tout son sens.

Ainsi, pour reprendre les exemples que nous avons cités, Freud, l’un des fondateurs de la théorie et de la pratique clinique, s’inscrit donc dans l’approche naturaliste. En effet, il avance que ce qui différencie l’homme et l’animal c’est qu’il possède un appareil psychique (ce qui constitue en quelque sorte un des universaux de l’humain), dans l’interaction entre les forces provenant de sa nature biologique et celles provenant de son milieu (on retrouve ici, l’interaction entre inné et acquis…).
Dans la conception freudienne, on retrouve donc :

  • Le niveau psychologique comme un niveau de la réalité à part entière,

  • L’établissement de lois générales d’élaboration et de fonctionnement à visée universelle. (par exemple le complexe d’Œdipe est un des universaux)

  • Une problématique de l’adaptation : pour lui, pas d’opposition entre le normal et le

pathologique : le patho est résultat des difficultés ou des échecs produits par les mêmes lois générales dans leur fonctionnement et leur élaboration de l’appareil psychique en fonction des influences du milieu externe et de diverses aléas du développement. (pour reprendre le complexe d’Œdipe, pathologie sous tendue par l’échec, le non dépassement de cette étape de développement, l’élaboration du complexe d’Œdipe fondée sur l’influence du milieu : punir la masturbation infantile chez le petit garçon ayant atteint le stade phallique)

Certes, on peut reprocher à Freud la difficulté de vérifier empiriquement les concepts qu’il utilise et les déductions qu’il en tire (ce qui fait grincer les dents des purs expérimentalistes, ceux là même qui targuent la psychanalyse de non scientifique...) Il inscrit cependant son œuvre dans la démarche hypothético-déductive qui caractérise la science : poser des problèmes (ici trouble), faire des hypothèses (toutes les hypothèses par rapport au fonctionnement psychique : névrose, perversion…), mettre en place un protocole pour vérifier et valider ces hypothèses (cure).

Psychanalyse = théorie de type naturaliste qui débouche sur des pratiques formalisées à partir de son contenu.

Wallon s’inscrit également dans cette perspective naturaliste, apte à fonder des savoirs scientifiques et pratiques.

Connu comme théoricien de la psychologie de l’enfant et de l’éducation mais c’est aussi un clinicien et un praticien.

Il défend, en effet, la nécessité de considérer l’homme dans sa globalité, indissociable et le principe de l’exploration prolongée et individuelle (étude de cas) pour accéder à la compréhension humaine (il s’agit donc bien d’une approche clinique).
C’est le seul à avoir sorti l’étude de l’homme de son égocentrisme naturel (donc démarche naturaliste).

Il définit la psychologie comme étant l’étude de l’élaboration du psychisme indissociablement lié aux capacités que lui offre son organisme biologique et son milieu dans lequel il évolue = psychologie de l’interaction organisme/milieu dans lequel le psychisme n’est plus au centre mais constitue une interface qui se construit pour mieux gérer cette interaction. (toujours
Ainsi, dans cette perspective naturaliste, la relation entre le clinicien est toujours singulière et unique : le professionnel a à sa disposition une grille de compréhension théorique qui lui permet de resituer la singularité du patient dans l’universalité des lois régissant la psychologie humaine.


2- L’approche humaniste

C’est une position psychologique qui met l’homme et ses valeurs au dessus de toutes les autres valeurs.

Reproduit la pensée traditionnelle populaire qui place l’homme au centre de l’univers (egocentrisme). Le risque que l’humanisme n’a pas su hélas éviter, c’est qu’en considérant chaque homme comme psychologiquement de nature différente, il n’existe pas d’homogénéité de l’espèce humaine… ce qui ouvre la voie aux dérives xénophobes, racistes… qui n’étaient bien entendu pas recherché au départ par les humanistes…

Quoi qu’il en soit, elle affirme, contrairement à l’approche précédente, l’impossibilité d’élaborer un savoir théorique général sur le psychologique et considère la personne comme une totalité dynamique.

Elle va donc rechercher un savoir faire pratique à visée thérapeutique fondé principalement sur la relation singulière et unique entre deux Hommes que sont le thérapeute et son patient (ou le groupe)

Appelée la 3ème force pour marquer sa différence au regard des modèles psychanalytique et béhavioriste, cette psychologie humaniste est apparue dans les années 60 aux E.U.

On retrouvera dans ce courant, Rogers, théories systémiques… que nous allons développer. C’est d’ailleurs Rogers qui a créé ce mouvement en instaurant l’approche centrée sur la personne

Modèle qui s'appuie sur l'expérience consciente du client et introduit le postulat de l'autodétermination : il s'agit de développer chez la personne qui consulte la capacité de faire des choix personnels (choisir, c'est devenir autonome). La non directivité vise à libérer les tendances positives de l'homme, lequel possède de puissantes forces de changement.

Si ce courant n'est pas homogène (c’est l’étayage de la pratique sur une ou des techniques différentes… approche centrée sur le client, thérapie systémique), on peut citer certaines caractéristiques communes.

Conception de l’homme (ne relevant pas de l’explication scientifique mais de la compréhension humaine) qui est seul à même de résoudre ses propres problèmes.

  • utilisation fréquente de technique de groupes (comme dans les thérapies systémiques)

  • accent mis sur l'expérience présente (ici-et-maintenant) ;

  • place importante aux approches corporelles ;

  • suppression ou atténuation de la dichotomie entre maladie et santé ;

  • objectifs de développement, de croissance, d'épanouissement personnel ;

  • importance de l'expression émotionnelle et de la communication non verbale.




Autre exemple que nous développerons : l’approche systémique
Thérapies systémiques : cadre naturel = la famille

Le principe de base est que l’individu se construit et fonctionne selon la place et le rôle qu’il occupe dans la famille.

La famille cherche donc à entretenir et à défendre son équilibre en maintenant chacun des membres de la famille à sa place désignée dans le système.

Dans cette perspective, la thérapie individuelle ne peut avoir que peu d’effet car la tendance à l’homéostasie du système familiale est plus forte que les velléités individuelles conscientes tendant au changement psychologique.
Il convient donc de réunir le groupe et de le faire travailler selon différentes techniques (jeux de rôles…) qui vont rendre possible une modification globale des positionnements psychologiques des membres de la famille et donc une rééquilibration de chacun. Cela est surtout important pour celui est désigné comme « le vilain petit canard ».
Or, le problème c’est que les autres membres, ainsi légitimer dans leur dysfonctionnement et qui représentent les « bénéficiaires inconscients » de la manière dont son distribués les rôles, ne sont pas forcément prêts à participer à une thérapie qui pourrait remettre en question leur confort voire leur équilibre propre.
III- PSYCHANALYSE : FREUD (1856-1939)
Lien indéniable entre psychanalyse et psychologie clinique surtout en France (principale référence de la psychologie clinique = psychanalyse) bien qu’elles ne soient pas confondus.

Rappelez vous : Freud est même considéré comme l’un des fondateurs de la psychologie clinique même si ce terme est absent de son oeuvre…

Sa démarche peut en effet être qualifiée de clinique en tant qu’elle prône l’analyse approfondie de cas individuel.

La psychanalyse est même qualifiée d’ultra clinique par Lagache en tant qu’elle représente une sorte de « superobservation » de l’homme total.

Rappelons que la psychanalyse c’est :

  • Procédé d’investigation des processus psychiques

  • Méthode de traitement

  • Doctrine, théorie explicative des troubles du fonctionnement psychique


Ainsi la psychanalyse a donné à la psychologie clinique un modèle de compréhension tant du fonctionnement psychique, en termes d'instances, topiques etc. que de ce qui s'y joue (transfert, identification, projection, clivage etc.).

La visée en est la compréhension, en termes d'équilibre des forces en présence (pulsions et défenses) et de signification inconsciente des symptômes, traits de caractères ou comportements qui ont provoqué la consultation du psychologue.

Psychologie clinique est devenue une science appliquée c'est-à-dire une discipline appliquant dans sa démarche les concepts et les principes d’une autre discipline (psychanalyse) dont l’expérience, les méthodes et les objets sont différents des siens.
Psychanalyse critique de la psychologie clinique : manque d’assises théoriques, s’approprie les théories psychanalytiques en faisant l’économie du transfert

En effet, si la psychanalyse travaille sur le transfert (que nous définirons plus loin), la psychologie clinique travaille avec le transfert sans l’analyser (le psychologue clinicien est conscient que ce phénomène existe mais ne l’analyse, c’est pourquoi on parlera davantage de l’analyse de l’implication chez le clinicien plutôt que du transfert…)
Psychologie clinique et psychanalyse sont deux domaines spécifiques et séparés bien qu’en interaction (Favez-Boutonnier) : place privilégiée de la psychanalyse qui défriche les problématiques ensuite explorée par la psychologie clinique avec des méthodes d’observation plus rigoureuses (tests projectifs par exemple qui sont plus quantifiables…).

La psychologie clinique a notamment ouvert les yeux à la psychanalyse sur de nouveaux questionnements : psychodrame (sorte de psychanalyse de groupe…), thérapie familiale systémique…

Freud créateur de la psychanalyse
Freud (1856-1939) = créateur de la théorie et de la pratique psychanalytique.

Cette approche est le fruit d’une maturation progressive sur la base d’une pratique d’abord psychiatrique avec Charcot en 1885 auprès des patientes hystériques.

On peut considérer que la naissance de la théorie psychanalytique se situe dans les années 1895-1905 et ne cessera d’être affinée jusqu’à sa mort.
En 1915, Freud introduit le terme de métapsychologie pour désigner la forme la plus théorique de la « psychologie des profondeurs » :

La métapsychologie c’est l'ensemble des concepts théoriques formulés par la psychanalyse.

Elle décrit la réalité psychique (par opposition à la réalité extérieure) selon trois aspects :

  • Le point de vue économique renvoie à la libido.

La métapsychologie considère que le désir est d'abord une poussée constante (par opposition aux besoins, rythmés) et insatiable. Irrigation des processus psychiques par l’énergie pulsionnelle.

La description du désir sera donc énergétique, et quantitatif, même si non-mesurable.

  • Le point de vue topique considère des lieux, au sens figuré, de ce conflit : les instances psychiques (celles-là même qui entrent en conflit).

Aspect structural de l’appareil psychique, conçu métaphoriquement par Freud sous un forme spatiale, en terme de lieu différencié. Freud élabora deux topiques.

  • Le point de vue dynamique considère ensuite une personnalité en mouvement.

L'aspect dynamique de la psyché s'occupe d'autre part de la dimension conflictuelle du psychisme humain (intra- et inter-psychique).Les phénomènes psychiques résultent d’un conflit intrapsychique inconscient d’origine pulsionnelle et se distingue d’une vision statique de l’inconscient

Ces trois aspects valent comme grille d'analyse.

Ils s'attachent au sens du conflit psychique et à son évolution.

Le désir se révèle comme contradictoire ; la métapsychologie désigne l'individu comme divisé, secoué entre différentes volontés le plus souvent inavouables.
Exemple : analyse métapsychologique de la décompensation psychotique avec hallucination :

NB : décompensation psychique = rupture de l’équilibre psychique. Crise avec effondrement des défenses qui maintiennent une certaine stabilité de l’organisation de la personnalité…


  • Point de vue économique :

Emergence des processus primaires : l’énergie s’écoule librement et n’est plus soumise au principe de réalité (toute puissance du principe de plaisir)


  • Point de vue topique :

Le lieu du conflit = CA et la réalité


  • Point de vue dynamique

Nature du conflit : conflit entre le CA et la réalité : émergence d’une néo réalité provenant du CA (réservoir pulsionnel)

Nous allons maintenant explorer les concepts fondamentaux de la psychanalyse (qui seront certainement repris dans l’enseignement consacré aux théories psychanalytiques… cependant, pour ceux qui se sentent plus proche des concepts cognitiviste : c’est par la répétition qu’on apprend !!)

Conseils pour ceux qui se destine à cette voie théorique : importance des définitions !!

1- Les deux topiques : 1900-1923
Topique : représentation du psychisme et de son fonctionnement comme un appareil ayant une disposition spatiale et composé de différentes instances.
Instance : différentes substructures. (Ex : instance de la censure ; instance du Surmoi)


Inconscient – préconscient –conscient (1900)
Inconscient : postule cette instance psychique car le conscient ne suffit pas à rendre compte de l’ensemble des phénomènes psychiques observables. S’appuie sur les résultats de la cure analytique, l’analyse des rêves, des lapsus et actes manqués (manifestations d’un désir inconscient) qui ne peuvent s’expliquer par les contenus conscients.

Désigne un système qui est constitué de contenus refoulés qui se sont vus refuser l’accès au système préconscient-conscient par la censure

Pas création freudienne : lui-même reconnaît que provient de Charcot et Janet, terme utilisé dès 1800, accepter en 1900. Particularité de Freud est d’avoir proposé une modélisation ayant l’inconscient pour centre.

Caractéristiques essentielles de l’inconscient :

→ Ses contenus sont régis par les processus primaires comme le déplacement (une quantité d’affect se détache de la représentation inconsciente à laquelle elle est liée et va se lier à une autre qui n’a avec la précédente que des liens d’association peu intenses ou même contingents ; être agressif/ne pas aimé quelqu’un, un homme dès la première impression parce que inconsciemment rappelle le père…) et la condensation (représenter par un seul élément une multiplicité d'éléments (image, affect, représentation...)

Il obéit au principe de plaisir (visant la réduction des tensions) et ignore le principe de réalité

Caractérisé par la décharge de l’énergie dite libre : décharge d’énergie directe, non contrôlée c'est-à-dire sans le détour par les processus de symbolisation qui assurent la liaison à la réalité.
→ Fortement investis de l’énergie pulsionnel, ils cherchent à faire retour dans la conscience et dans l’action (retour du refoulé) mais ils ne peuvent avoir accès au système préconscient-conscient que dans des formations de compromis après avoir été soumis aux déformations (rêves, lapsus actes manqués… toujours expression de désirs inconscients) de la censure.
→ Ce sont plus particulièrement des désirs de l’enfance qui connaissent une fixation dans l’inconscient.
Inconscient est intemporel : représentation refoulée durant l’enfance peut apparaître de manière intacte à l’âge adulte.
Dans la seconde topique, inconscient n’est plus une instance particulière puisqu’il qualifie le Ca (qui reprend ses caractéristiques) et pour une part le Moi et le Surmoi. (c’est plus un adjectif)

Principe de plaisir : ensemble des activités psychiques qui a pour but d’éviter le déplaisir et de procurer du plaisir. En tant que le principe de déplaisir est lié à l’augmentation des tensions et le principe de plaisir à leur diminution, le principe de plaisir est un principe économique.

Il s’agit d’un processus de régulation automatique.

Première théorie des pulsions se base sur cette alternance, cette opposition entre principe de plaisir/déplaisir…


Censure : fonction qui tend à interdire aux désirs et formations inconscients l’accès au système préconscient/conscient et se retrouve donc à l’origine du refoulement. (1ère topique)

Frontière entre l’inconscient et le système préconscient-conscient qui contrôle le passage d’un système à l’autre.

2ème topique : Surmoi possède certaines caractéristiques de la censure (conscience morale…). Or, d’autres fonctions de la censure (déformation des rêves…) sont rapportées au Moi.

Préconscient : qualifie les opérations et les contenus qui ne sont pas dans le champ actuel de la conscience (inconscients au sens descriptif) mais qui demeurent tout de même accessible à la conscience (implicite, souvenirs non actualisés).

Dans la deuxième topique, terme utilisé comme adjectif pour qualifier ce qui échappe à la conscience actuelle sans être inconscient au sens strict.

Qualifie les processus rattachés au Moi pour l’essentiel et aussi au Surmoi.

Conscient : fonction du système perception-conscience; équivalent à un organe des sens. Conscient = perception

Point de vue topique, système perception-conscience est situé à la périphérie de l’appareil psychique recevant à la fois les informations provenant de l’extérieur et celles provenant de l’intérieur (sensations qui s’inscrivent dans la série plaisir-déplaisir + traces mnésiques).

Séparé de l’inconscient par le préconscient (= passage obligé pour accès au conscient)
Système préconscient-conscient régi par les processus secondaires :

  • inscrit dans la rationalité

  • inscrit dans la temporalité (chronologie)

  • régi par le principe de réalité

  • énergie dite liée c'est-à-dire qu’elle s’écoule de manière contrôlé, l’accès à la satisfaction est différé.



Principe de réalité : modifie le principe de plaisir duquel il succède, dans la mesure où il parvient à s’imposer comme principe régulateur, la recherche de satisfaction ne s’effectue plus par les voies les plus courtes mais elle emprunte des détours et ajourne son résultat en fonction des conditions imposées par le monde extérieur.

Envisagé du point de vue économique : il correspond à la transformation de l’énergie libre à l’énergie liée.

Du point de vue topique : caractérise essentiellement le système préconscient/conscient (1ère topique)

Du point de vue dynamique : il intervient sur un certain type d’énergie pulsionnelle qui serait plus spécialement au service du Moi.
Résumé/Schéma de la première topique

Principe de plaisir Principe de réalité
Confins Inconscient C Précs Cs S provenant

somato-psychiques (refoulé) E du monde ext

N

S

U

R

E
Processus Primaires Processus secondaires

(déplacement, condensation) (raisonnement, langage, mémoire)
sens régrédiant (refoulement)

←←←←←←←
La prise en compte d’un certain nombre de faits troublants (notamment les résistances qu’opposent le moi dans la cure) démontrent l’existence de mécanismes inconscients propre au moi, échec inexplicable conduit Freud à proposer un nouveau modèle descriptif du fonctionnement psychique.

La 2ème topique ne supprime pas la première topique, elles sont complémentaires : les différentes instances (Ca/Moi/Surmoi) appartiennent à la fois au conscient et à l’inconscient.

Ca – Moi – Surmoi (Idéal du Moi, Moi idéal) (1923)
Ne recouvre qu’imparfaitement la première topique.

Ca renvoie à principalement à l’inconscient même si parties les plus hautes peuvent effleurer le conscient (« ça a été plus fort que moi »)

Moi et Surmoi en partie inconscient

Limite entre instances moins nette que dans la 1ère topique : Moi pas séparé du Ca, dans ses parties inférieures se mélange avec lui, Surmoi pas autonome, plonge dans le Ca, Ca ouvert à son extrémité du côté somatique

Ca = est le lieu des pulsions, réservoir de la libido (point de vue économique), ses contenus, expression psychique des pulsions sont inconscients, pour une part héréditaire et inné et pour l’autre part acquis et refoulé ; lieu où règne le principe de plaisir, le libre écoulement des énergies qui cherchent à se décharger par les voies les plus courtes (= processus primaires).
Entre en conflit avec le Moi et le Surmoi (point de vue dynamique) qui sont des différenciations du CA (point de vue génétique)

Moi = la notion de Moi apparaît dès le début de l’œuvre de Freud, il désigne alors la personne consciente. A partir de 1923, il présente le Moi comme « une instance de régulation » des phénomènes psychiques, qui doit sans cesse trouver un équilibre entre les exigences du Ca (réservoir des pulsions) et le Surmoi (autrefois nommé « instance critique »/« critique de la conscience »)

C’est une
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