Vient du grec et signifie «se coucher/être coucher, se pencher» c’est donc un soin qui se pratique au chevet du malade





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partir de potentiels biologiques

En d’autres termes, la stratégie adaptative de l’espèce humaine a été de faire naître ses enfants prématurément pour qu’ils aient une enfance longue qui leur assure une adaptabilité plus importante que les autres espèces, par la construction d’une interface psychologique entre leur organisme et leur milieu (principalement social).


2- De l’énergie biologique à l’énergie psychique : la médiation de l’émotion
De la même manière, Wallon se distingue de Janet quant à la conception énergétique du psychisme.

Avant lui, l’émotion était considérée comme un résidu parasite de la phylogenèse (évolution des espèces) qui ne pouvait que perturber la raison qui faisait la fierté de l’homme.

En prenant la peine d’observer les enfants et de les étudier dans leur genèse, Wallon s’est rendu compte que le premier mode de communication humain n’est pas cognitif mais émotionnel (pleurs, cris… pour appeler la mère…).

L’émotion est donc la première forme de l’énergie vitale sur le plan psychique.

L’émotion c’est aussi ce qui soude l’individu à la vie sociale, ce qui permet de greffer le social à l’organique (pleurs, cris… pour appeler la mère…).

Grâce à Wallon, il devient possible de comprendre que l’énergie est produite par le corps et est métabolisée par l’esprit d’abord sous la forme primitive de l’émotion, puis sur la forme sophistiqué de l’action socialisée (ex : comme un chef d’orchestre qui met en forme l’émotion à travers sa technique)
Le passage de l’énergie biologique à l’énergie psychique est alors médiatisé par l’émotion
b) La théorie de Wallon
Pour Wallon, il y a deux facteurs qui entrent en interaction dans le développement :

- Un facteur biologique, responsable de la maturation du système nerveux central.

- Un facteur social, qui gère l'interaction entre l'enfant et le milieu.
La psychologie de Wallon consiste pour l’essentiel, en une théorie des stades de développement de la personnalité infantile (nous nous situons donc bien au niveau de la genèse)

Il veut rendre compte du développement de l'enfant dans sa totalité.

Il n'isolera pas l'aspect cognitif de l'aspect affectif.
En effet, la personnalité est une construction progressive où se réalise l’intégration selon des rapports variables de deux fonctions principales :

  • L’affectivité liée aux sensibilités internes et orientée vers le monde social, la construction de la personne.

  • L’intelligence liée aux sensibilités externes et orientée vers le monde physique, la construction de l’objet.


Ainsi, le développement de la personnalité progresse selon une succession de stades dont chacun constitue un ensemble original de conduites, caractérisé par un type particulier de hiérarchie entre ces deux fonctions.

En ce sens, il s’institue une alternance entre deux types de stades :

  • les uns marqués par la prédominance de l’affectivité sur l’intelligence

  • les autres prédominés par l’intelligence sur l’affectivité.



Le passage d’un stade à l’autre présente donc un aspect discontinu (impossible de donner un repère d'âge très strict) ce qui n’exclut pas néanmoins une continuité d’ensemble du développement.

Cette continuité s’exprime en particulier dans les phénomènes de chevauchement : les stades à dominance affective comportent, à titre subordonné, une évolution des conduites intellectuelles.
On passe d'un stade à l'autre par une série de crises (sevrage, adolescence…) qui permet d’effectuer des remaniements.

La crise a un effet bénéfique.

Ainsi, il y a nouveau stade quand un nouvel ensemble de conduites est devenu dominant, et non pas quand il apparaît.
Ainsi la maladie mentale est-elle une crise non dépassée, permanente : l'individu n'a pas réussi à franchir cette remise en cause, n'a pas su se stabiliser, trouver un compromis.

Pour Wallon, le médicament ne fait qu'endormir un état manifeste, mais ne fait pas en soi évoluer le sujet.
Une telle conception a le mérite de rendre compte de la complexité et du dynamisme de l'évolution de l'enfant mais rend difficile les repères de développement selon l'âge.


Les 7 stades du développement

  • Le stade impulsif pur : (entre 0 et 3 à 6 mois).

C'est le stade de l'activité motrice réflexe.

La vie psychique du bébé se traduit par des mouvements sans coordination ni but externe.

Agitation diffuse de l'émotion, désordre gestuel.

Une évolution n'est possible que par le rapport entre les facteurs neuro-biologiques de maturation et les facteurs sociaux de relation (action de l'entourage familial) qui sert d'intermédiaire entre le physiologique et le psychique.


  • Le stade émotionnel : (entre 6 mois et 1 an).

C'est le stade de la symbiose affective qui voit le développement des actions volontaires

Les réponses de l'entourage aident l'enfant a organiser ses émotions qui sont au départ indifférenciées : les gestes deviennent utiles, expriment les besoins.

L'expression de l'émotion émerge (joie, tristesse). sont la source du langage, et de la conscience.

L'émotion devient organisatrice du comportement de l'enfant.

La maturation du système nerveux reste élémentaire mais les relations humaines permettent l'affinement des moyens d'expression.


  • Le stade sensorimoteur : (1 an à deux ans).

C'est l'apparition de la marche et de la parole.

L'enfant se déplace et explore le monde avoisinant, il manipule et identifie les objets.

Il y a une meilleure association entre mouvements et perceptions, et une conscience plus précise des objets.

L'intelligence pratique ou l'intelligence des situations apparaît.

C'est la naissance de la capacité symbolique, de la représentation de l'objet.



  • Le stade projectif : (entre 2 et 3 ans).

Il y a passage de l'action à la pensée : l'action stimule l'activité mentale

Le mouvement accompagne les représentations mentales.

La pensée est projetée à l'extérieur par le geste : l'enfant mime sa pensée,.

Il y a nécessité pour l'enfant de se projeter dans les choses pour se saisir lui-même.

Intégration des pôles complémentaires mentaux ou comportementaux (par exemple, envie de s'auto-admirer et de se faire admirer).

L'enfant passe par l'imitation, le simulacre, puis devient capable d'évoquer un objet ou un événement absents.

L'enfant accède à la fonction symbolique dont le langage est la forme la plus élaborée.



  • Le stade du personnalisme : (entre 3 et 6 ans).

L'enfant arrive à reconnaître sa personnalité, image de lui-même.

La crise des trois ans (le moment du "non") permet a l'enfant de s'individualiser de sa famille en s'appuyant sur l'opposition.

L'imitation concourt également à cette différenciation en séparant le pareil et le pas pareil

Il y a donc une conscience de soi par une phase d'opposition, et par une intégration dans le groupe familial (recherche d’attention exclusive), de même que par le jeu (vers 4 ans).

Dans le jeu, l'enfant peut aborder 2 rôles différents, où il est actif puis passif (jeu d'alternance réciproque).

  • Le stade de la personnalité polyvalente ou catégoriel : (entre 5/6 ans et 11 ans).

Primat des activités intellectuelles : l'enfant devient capable d'attention, de mémoire volontaire.

La représentation abstraite des choses devient possible

L'enfant participe à la vie de plusieurs groupes (famille, école...). Il a désormais la capacité de prendre des rôles différents, d'influencer le groupe (comportements de coopération, de solidarité...)

Ce sont les échanges sociaux qui permettent le dépassement de la rivalité et du dénigrement.



  • L'adolescence (à partir de 12 ans).

C'est une crise très aiguë, grâce à laquelle l'enfant découvre les valeurs sociales, morales, culturelles... qui deviendront ses propres valeurs.

La puberté amène un réajustement du schéma corporel.

C'est un stade de remaniement et d'achèvement de la construction de la personnalité


c) En guise de conclusion :

Wallon a expliqué l’ontogenèse (construction de l’individu).

Or du fait qu’il travaillait précisément sur l’enfance, on a oublié qu’il jetait les bases sur une vraie psychologie globale et l’on a ramené à un simple précurseur de la psychologie du développement.

Pourtant son originalité est d’être sorti de l’adultocentrisme pour concevoir la constitution du psychisme autrement qu’à partir des catégories d’adulte (telles que celles d’individu ou de sexualité)

La trajectoire de l’enfant (et donc celle de l’adulte) est à la fois un processus d’autonomisation et d’individuat°, qui, pdt de lg mois, se réalise sous la protection de la sécurité affective de la famille

C’est donc la découverte que le moi se construit après un long temps de maturation et qu’il n’est jamais totalement terminé.

C’est aussi la découverte qu’il n’y a pas de moi s’il n’y a pas d’autre « le moi et l’autre se constitue conjointement »

3- Daniel Lagache (1903-1972) – Juliette Favez-Boutonnier :
Daniel Lagache peut être considéré comme le véritable « père » de la psychologie clinique en France.

Lagache s'est très tôt intéressé aux problèmes psychopathologiques. Sa triple formation (philosophe, psychiatre et psychanalyste), sa grande culture, sont perceptibles dans les fondements qu'il donne à la psychologie clinique : on repère notamment des références à la phénoménologie (étude de l'homme "en situation"), à l'humanisme mais aussi les rapports étroits qu'il établit avec la psychiatrie. Il se situe ainsi, pour ce qui concerne la psychologie, plus dans la lignée de Janet que dans celle de Freud.

a) Définition :
En 1949, lors d’une conférence intitulé « Psychologie clinique et méthode clinique », il pose les bases de la psychologie clinique en tant que discipline universitaire : la psychologie clinique est donc définie comme différente de la médecine, de la psychologie expérimentale et la psychanalyse.

Il existerait donc trois approches de la psychologie : clinique, psychanalytique et expérimentale.

Certes, la psychologie clinique s’inspire de la psychanalyse mais elle ne s'y réduit pas et possède un domaine spécifique.

La psychologie clinique est une discipline autonome tant du point de vue pratique que du point de vue théorique ; elle ne se confond ni avec la psychopathologie, ni avec la psychologie médicale, ni avec la psychiatrie, ni avec la psychométrie.
Il donnera une définition de la psychologie clinique qui est encore valide de nos jours : c’est « l’étude systématique et aussi complète que possible des cas individuels », c'est-à-dire des phénomènes singuliers.

En d’autres termes, la psychologie clinique a pour objet l’étude de la conduite humaine individuelle et de ses conditions psychologiques (hérédité, maturation, conditions psychologiques et pathologiques, histoire de vie) soit l’étude de la personne totale en « situation ».

C’est l’étude de la conduite humaine qu’elle soit adaptée ou inadaptée, normale ou pathologique.

Enfin, s'appuyant sur les conceptions psychanalytiques, il avance que les dysfonctionnements et les symptômes expriment quelque chose et sont dotés de signification.

La notion d'"interprétation compréhensive" est avancée pour définir la spécificité de l'approche clinique.

b) Méthode :

La méthode clinique, est conçue comme le recueil de faits par observation, entretien et analyse des productions du sujet.

Daniel Lagache distingue deux types de méthode clinique.

  • La première est fondée sur l’observation de l’individu et la conduite d’entretiens, c’est la clinique à « mains nues ».

  • La seconde se caractérise par l’utilisation de tests et d’échelles. Il s’agit de la psychologie clinique dite « armée ».

Quelle que soit la méthode utilisée (à mains nues ou armées) l’important est d’observer comment la situation est vécue : quelles représentations le sujet a de lui-même, de sa place dans le monde et du sens de sa vie.

Méthode qualitative voire intuitive (ce dernier point a d’ailleurs été vivement critiqué…)

c) Objectif de la psycho clinique :

Conseiller, guérir, éduquer ce qui constitue l’activité concrète du psychologue.

C’est donc une psychologie appliquée et concrète puisque son objectif premier n'est pas l'activité scientifique et la production de connaissances générales.

Elle vise, selon Lagache, à comprendre la conduite dans sa perspective propre, à relever aussi fidèlement que possible les manières d'être et de réagir d'un être humain concret et complet aux prises avec une situation.

Dans cette perspective, le diagnostic est très important = c’est l'étape initiale, opération fondamentale.
De plus, c’est l’étude approfondie de cas qui fournit la base empirique de la généralisation c'est-à-dire de la connaissance scientifique.

C’est donc une pratique appuyée sur une méthode (clinique) visant un objet (l'homme en conflit) et procédant essentiellement par analyse de cas, la constitution d'un savoir supposant une généralisation à partir des cas singuliers.


d) Critiques :
Notamment de la part de la psychologie expérimentale :

  • Absence de scientificité

  • Insuffisance dans l’administration de la preuve

  • Absence de prédiction des phénomènes

  • Mélange de philosophie sans la rigueur, une éthique sans exigence et une médecine sans contrôle


Si Lagache admet la relative infériorité de la psychologie clinique sur la psychologie expérimentale sur ces plans, il soutient que la psychologie clinique apparaît comme le mode d'approche le plus adapté aux conduites humaines concrètes.
En conclusion, on peut dire que faire admettre la pratique clinique en psychologie et rompre avec un objectivisme atomisant les phénomènes (comme celui de la psychométrie ou de l'expérimentation) telle semble être l'intention première de Lagache.

Favez Boutonnier (elle aussi philosophe, médecin et psychanalyste) affine et complète les conceptions de Lagache

  • La psychologie clinique est fondée sur la spécificité de l’individu et son unicité.




  • La psychologie clinique a pour objet « l'être humain en tant qu'il existe et se sent exister comme un être unique ayant une histoire personnelle, vivant dans une situation qui ne peut être assimilée à aucune autre »




  • Elle souligne différents aspects de la psychologie clinique :

* La distinction de la psychologie clinique avec la psychologie médicale et avec la psychanalyse

* Les rapports étroits entre la psychologie clinique et la phénoménologie (science des phénomènes, c’est la science des vécus par opposition aux objets du monde extérieur).

→ D’où l’importance de décrire la subjectivité de manière rigoureuse et la dimension vécue de l’expérience : étude des individus sans comparatisme.

→ Prend donc de la distance avec le modèle médical et s’oriente vers la question de l’intersubjectivité

Critique du diagnostic face à l’observation continue : c’est donc une approche opposée aux approches objectivantes


  • Pratique et recherche clinique articulée, elle dira que c’est une « approche contrôlée de l’homme par l’homme dans une situation d’implication réciproque »




  • Etend la psychologie clinique vers d’autres domaines : orientation, groupe, éducation donc elle se détache de la psychopathologie et devient plus généraliste




  • Contribue à introduire la psychologie clinique à l’Université :

* 1959 : création d’un labo de psychologie clinique

* 1966 : création de la maîtrise de psychologie.

A la suite de ces auteurs et notamment de Favez-Boutonnier, on a pu observer une consolidation de la psychologie clinique

L'évolution depuis les années soixante est marquée par l'importance institutionnelle croissante qu'elle prendra tant dans les universités (cursus spécialisé en psychologie clinique + poste d’enseignants…) que dans les lieux soignants ou éducatifs



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